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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 374

  • Le braconnage en France accélère la disparition de l'ortolan

    Communiqué de la LPO

    Une étude scientifique internationale, coordonnée par le Muséum D’Histoire Naturelle et publiée le 22 mai dans la revue américaine Sciences Advances, démontre les menaces existentielles que fait peser le braconnage dans le sud-ouest de la France sur les populations de Bruant ortolan (Emberiza hortulana).

    Ces travaux, menés pendant prés de 5 ans par une trentaine de chercheurs, ont mesuré l’état de conservation de l’espèce et ses rythmes de migration. Les conclusions étaient très attendues à la fois par les associations de protection de la nature et par les chasseurs, ces derniers ayant même cofinancé l’étude et s’étant engagés à en respecter le verdict.
    En voie d'extinction
    Il est sans appel : la population européenne d’ortolans, aujourd’hui estimée à près de 5 millions de couples, a diminué de 88% depuis 1980, ce qui en fait l’un des passereaux les plus menacés du continent. Si d’autres facteurs telles que l’agriculture intensive et la destruction des habitats restent majoritairement responsables de l’effondrement des populations d’oiseaux, le braconnage pratiqué en France reste la cause directe d’une partie importante de la mortalité des ortolans. En effet, ceux qui évitent notre territoire au cours de leurs trajets migratoires entre l’Afrique et l’Europe connaissent un déclin moindre de leur population.
    A un tel rythme, l’étude prédit à terme une extinction quasi certaine de l’espèce. D’après Fréderic Jiguet, l’ornithologue qui a dirigé les travaux, un arrêt total de la chasse illégale donnerait deux fois plus de chances à l’ortolan de s’en sortir mais seule une réforme en profondeur du modèle agricole permettrait véritablement de garantir la pérennité de l’espèce.
    Chasser ce migrateur est pourtant interdit depuis 1979 par la Directive Oiseaux de l’Union Européenne, et il est inscrit sur la liste des espèces protégées de France depuis 1999. La LPO a fait de la lutte contre braconnage de l’ortolan l’un de ses principaux combats, menant chaque année des opérations de terrain pour débusquer les contrevenants et détruire leurs pièges grillagés, ou matoles. En 2015, l’homme en slip attaquant à coups de pelle notre Président Allain Bougrain Dubourg avait fait le buzz sur le web, et attiré l’attention sur cette pratique. Il a depuis été condamné à des amendes pour violences (une première fois en 2017 par le tribunal de Dax, puis en appel par celui de Pau en 2018) mais pas pour les faits de braconnage, le tribunal considérant qu’il pratiquait une chasse autorisée, celle de l’alouette, alors même que l’emplacement de ses pièges prouvait le contraire !

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  • Fête des Mares 2019

    Les mares jouent un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique, et atténuent ses effets sur le cycle de l’eau. Elles favorisent l’autoépuration des eaux, et contribuent donc à la santé publique, en plus d’être des réservoirs de biodiversité et de permettre des productions alimentaires. Enfin, les mares peuvent aussi avoir un impact positif sur le bien-être quotidien et favoriser le développement du tourisme.

    Du 1er au 10 juin, partez à leur découverte à l’occasion de la fête des mares. Organisé par la Société de Protection de la Nature, cet événement vous propose des expositions, des sorties natures, des inventaires et des centaines d’autres activités. N’hésitez plus et renseignez-vous, il y en a surement près de chez vous, vous rencontrerez certainement des associations membres de France Nature Environnement.

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  • Résultat des européennes à Vouziers

    Le résultat des élections européennes en France ne montre pas de surprise importante par rapport aux intentions données par les sondages. Deux mouvements dominent la vie politique : La République en marche et Le Rassemblement National. Celui-ci est en tête, mais il ne progresse pas dans un scrutin qui lui est favorable. En 2104, il était déjà le premier avec un score de plus de 24 %.

    On retiendra la confirmation de la chute des deux grands partis traditionnels : la droite à moins de 10%, le PS à 6%. La gauche divisée fait un mauvais résultat, décevant pour LFI à 6% et pour le PC à 2,5%.

    La seule surprise positive est le score des Ecologistes, avec près de 13%, ils sont en troisième position. Rappelons cependant qu'ils avaient obtenu 16% en 2019, avec une chute à 9% en 2014.

    Ces élections ne bouleverseront pas le paysage politique français, mais les résultats des autres pays peuvent aboutir à un Parlement européen fort différent dans sa composition par rapport à l'assemblée sortante.

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  • Votre voix compte

    Communiqué d'Amnesty International

    À l'heure des élections européennes, il est temps de faire entendre nos voix ! En Pologne, en Hongrie, mais aussi en Italie ou en France, des responsables politiques remettent en cause les droits humains.

    Les élections européennes sont l’occasion de faire revivre l’idéal européen aujourd’hui menacé et de défendre ce à quoi nous tenons : paix et solidarité entre les peuples, respect des libertés fondamentales, équité…
    En prétendant vouloir protéger la nation, l’emploi ou la sécurité, de nombreux responsables européens remettent en cause les droits humains. Les droits des femmes, comme l’accès à l’avortement, sont attaqués au nom de la tradition. La peur de l’étranger, du terrorisme, de la précarité, est utilisée par certains partis pour attirer des citoyens inquiets.
    L’Union européenne passe des accords honteux avec la Libye pour intercepter des personnes migrantes en Méditerranée centrale et les renvoyer vers l’enfer. La solidarité envers ces migrants est criminalisée – y compris en France – et des ONG, notamment en Hongrie et en Italie, sont victimes de représailles. Enfin, l’inertie des dirigeants européens face au changement climatique est irresponsable.
    Ensemble, nous pouvons nous faire entendre sur ce que nous voulons voir changer, pour mettre nos élus au défi de construire des sociétés justes, libres et égalitaires.

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  • Industrialisation de la bio : la Confédération paysanne et la FNAB quittent le Comité bio d’Interfel

    LOGOCONFFNAB.PNGCe jeudi matin, le comité Bio de l'interprofession des fruits et légumes a élu comme co-rapporteur un défenseur affiché d'une agriculture biologique industrialisée, poussant notamment un recours sans restriction au chauffage des serres pour la production de fruits et légumes bio à contre saison, en contradiction totale avec le règlement biologique européen.

    L'interprofession des fruits et légumes veut tirer le cahier des charges bio vers le bas

    Depuis plusieurs mois, la FNAB, aux côtés des acteurs de l'économie bio que sont Forébio (fédération des organisations économiques de producteurs 100% bio), le Synabio (syndicat des transformateurs et distributeurs bio) et Biocoop, se bat pour empêcher le recours au chauffage en agriculture bio conformément au règlement européen qui stipule que la production biologique doit respecter le cycle des saisons et faire un usage raisonné de l'énergie.

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  • En Syrie, à Idlib, des témoignages effrayants

    Publié le 23.05.2019 par Amnesty International.

    Le gouvernement syrien, avec le soutien de la Russie, mène une offensive délibérée et systématique contre des hôpitaux et des établissements médicaux à Idlib et Hama. Nous avons recueilli des témoignages bouleversants des professionnels de santé de la région.
    Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni encore une fois vendredi 17 mai pour débattre de la situation dans le nord-ouest de la Syrie. Nous avions demandé que la Russie fasse l’objet de pressions au sujet des attaques délibérées contre 15 hôpitaux à Idlib et à Hama au cours des trois dernières semaines, mais encore une fois, la Russie a rejeté toute faute.
    Cependant, bombarder des hôpitaux qui dispensent des soins médicaux est un crime de guerre. Ces récentes attaques ont éliminé des possibilités de secours vitales pour les civils qui ont désespérément besoin de soins. Elles s’inscrivent dans le cadre de tactiques éprouvées qui consistent à cibler des structures médicales en vue de s’en prendre de manière systématique à la population civile et constituent des crimes contre l’humanité.
    Jusqu’ici, la communauté internationale a totalement échoué à protéger les civils des horreurs de ce conflit, alors que tout devrait être fait pour mettre un terme à l’offensive contre les civils à Idlib et amener les auteurs présumés de ces crimes affreux à rendre des comptes.

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  • Projet commercial : on prend les mêmes et on recommence

    Une impression de déjà vu se dégageait lors des débats du conseil municipal de ce mardi, pendant la discussion sur l'implantation d'un projet commercial en périphérie. Le 26 février dernier, les élus avaient étudié un dossier présenté par investisseur, qui prévoyait de créer plusieurs cellules commerciales près du supermarché Aldi. Il avait été décidé de saisir la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) afin de rassembler des arguments précis sur les conséquences de cette arrivée sur le commerce de centre-ville.

    Mais cette saisie a été faite hors délai, et le porteur de projet a modifié sa demande de permis.

    La question est donc revenue sur le devant de la scène, avec la même interrogation sur le bien-fondé de cette arrivée.

    Le projet n'a pas été présenté en détail, mais il apparaît que la nouvelle version compte le même nombre de cellules commerciales, mais que la surface de plancher a été divisée par 3. Le retrait d'un projet de pharmacie et d'un restaurant expliquerait cette distorsion.

    Le Maire et son équipe municipale souhaitent saisir à nouveau la CDAC, mettant en avant le risque de "mettre en péril le tissu commercial existant du centre-bourg, des grandes surfaces à proximité immédiate et des communes avoisinantes". C'est presque mot pour mot l'argumentaire utilisé en février dernier.

    De son côté, Frédéric Courvoisier-Clément a repris également son raisonnement, en doutant de la pertinence de l'analyse de la CDAC. Il réitère son interrogation antérieure sur l'intérêt de créer une zone puis de décourager le premier investisseur qui se présente pour s'y implanter.

    Finalement, l'appel à la CDAC a été validé à la grande majorité avec 3 votes en abstention.

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