Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

politique nationale - Page 277

  • La fermeture du site de Le Chesne votée au C A du collège

    Les collèges multi-sites sont (étaient ?) un peu une spécialité ardennaise depuis la tentative avortée du conseil général de fermer des établissements (en 2005).

    Des regroupements avaient alors été réalisés (Buzancy-Grandpré et Vouziers-Le Chesne pour notre secteur) avec un statut pas très clair, un peu expérimental, et avec une dotation de moyens renforcée mais pas garantie dans le temps. Au fil des années il est devenu de plus en plus évident que la volonté des décideurs était de fermer de nombreux sites ardennais, car "le département est surdoté en nombre de collèges". Un certain cynisme s'est manifesté, par des élus favorables à la fermeture mais se disant défenseurs du monde rural par ailleurs. Le sommet a été atteint par Benoît Huré, le président du Conseil Général des Ardennes qui a déclaré :"De toute façon il faudra d'une manière ou d'une autre réviser la carte des collèges, et je ne m'y opposerai pas. Mais aujourd'hui, pour moi, la balle est dans le camp du rectorat : je mets des collèges là où il met des profs, tout simplement. Moi, j'ai déjà donné…"

    Le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale (DASEN) est chargé de mettre en œuvre la politique définie par les élus nationaux. Concernant les collèges, son action tend depuis deux ans à faire fermer les "petits" collèges, d'une manière ou d'une autre. L'an dernier, il s'est heurté à une résistance assez forte, notamment à Buzancy et à Le Chesne.  Il a continué à avancer cette année, même si une étude globale a été préconisée et qu'un moratoire a été décidé en attendant les conclusions de cette étude.

    Il a ainsi annoncé en décembre dernier la fermeture du site de Buzancy.

    Pour le site de Le Chesne, la méthode a été différente. Les moyens affectés au multi-site Vouziers Le Chesne pour la rentrée 2014 rendent quasi impossible un fonctionnement correct sur deux sites. Il n'est plus question de moyens spécifiques pour les multi-sites, encore moins pour les petites unités. Pour tuer son chien, on peut dire qu'il a la rage, on peut aussi ne plus le nourrir suffisamment, c'est peut-être un peu plus long, mais cela reste très efficace.

    Toujours est-il que le conseil d'administration du multi-site Vouziers-Le Chesne a voté ( à une faible majorité) la fermeture du site de Le Chesne pour la rentrée prochaine. Si cette fermeture était confirmée, beaucoup de questions d'organisation se poseraient (transport des élèves en particulier) et ces questions sont loin d'avoir une réponse claire à l'heure actuelle.

    2310108541.jpg

    Le collège de Le Chesne (photo L'An Vert  D.R.)

  • Station d'épuration et mesure de compensation

    La nouvelle station d'épuration de la ville de Vouziers est située tout à côté de l'ancienne, à la sortie de Condé-lès-Vouziers.

    Cette zone est classée inondable, et les constructions n'y sont possibles que sous certaines conditions. Par exemple, la surface occupée par un bâtiment surélevé ne permet plus à l'eau de se répandre à cet endroit. La réglementation oblige alors à compenser cette perte de surface ( et donc de volume en cas d'inondation) par la création d'une zone d’expansion des crues de taille équivalente. La ville de Vouziers qui est maître d'ouvrage de la station d'épuration a donc cherché un terrain pour répondre à cette obligation. Son choix s'est porté sur l'arboretum situé à l'entrée est de la ville, avant la station service "ESSO".  Une superficie équivalente à celle de la station a donc été décaissée, avec l'extraction de centaines de m3 de terre. Une large bande à l'arrière de cet arboretum a donc disparue, ramenant la surface nouvelle au niveau des pâtures environnantes.

    Pour le moment, la végétation n'a pas repris ses droits sur le terrain remodelé, ce sera le cas d'ici quelques mois. Par contre, les arbres qui étaient plantés sur cette parcelle ne pourront être transplantés sur place.

    12412950755_044737c8b5_z.jpg

    Dans une note récente nous avons cité un rapport officiel de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme qui affirme que "le nombre comme la part de logements construits en zones d’aléas fort à très fort sont en augmentation constante pour atteindre 18 500 logements et près de 50 % sur la dernière décennie."  Ces chiffres s'appliquent aux constructions en région parisienne, pour laquelle il est possible d'affirmer qu'aucune mesure de compensation n'est requise en cas de construction en zone inondable (ce serait simplement impossible. On constate donc que les agglomérations situées en aval demandent  aux territoires d'amont de faire preuve de solidarité (voir le dossier des barrages et réservoirs, dont celui de Savigny) Par ailleurs ces agglomérations continuent à construire en zone inondable, en s'affranchissant des contraintes qui nous sont imposées. Drôle de conception de la solidarité et du partage des risques et des inconvénients.

  • Notre Dame des Landes : Toutes et tous à Nantes le 22 février 2014 !

    L'Etat et les pro-aéroport menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l'aéroport.

     Une nouvelle vague d'expulsions pourrait survenir. 

     Nous ne les laisserons pas faire ! Les travaux ne commenceront pas!

    Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu'à l'automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux. Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.

    Nous appelons toutes les forces anti-aéroport à se joindre à la manifestation du 22 février 2014 à Nantes pour leur montrer qu'il n'est pas question qu'ils touchent au bocage.


    Appel lancé par la coordination des opposants (50 associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs) – le COPAIN 44 – Les Naturalistes en lutte - Des habitant-e-s de la ZAD

    Sites internet de référence :

    Evènement Facebook : https://www.facebook.com/events/1445452955676156/

    2423253549.jpg

  • Libe va-t-il disparaître ?

    En difficulté financière depuis plusieurs années, le journal Libération voit sa diffusion continuer de chuter. Les actionnaires actuels semblent réticents à investir d'avantage pour sauver le titre.

    Un projet a été présenté, qui ferait de Libération « un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias (print, vidéo, tv, digital, forums, évènements, radio, etc.) ».

    D'après "Le Monde" , les actionnaires estiment que le déménagement du journal est « inéluctable » mais réfléchissent, avec le designer Philippe Starck, à transformer les 4 500 m2 du siège du journal, situé rue Béranger, à Paris, en « un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digitale, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up ». Ce « lieu d'échange ouvert et accessible à tous, journalistes, artistes, écrivains, philosophes, politiques, designers » serait « entièrement dédié à Libération et à son univers » dans l'esprit d'un « Flore du XXIe siècle, carrefour de toutes les tendances politiques, économiques, ou culturelles » en misant sur « la puissance de la marque Libération ».

    On peut remarquer que la rédaction du journal n'a plus sa place dans ce projet, ce qui inquiète fortement les journalistes du quotidien qui ont observé une journée de gréve hier. Liberation a connu beaucoup de crises et de nombreuses évolution de sa formule, mais cette dernière proposition pourrait bien signifier sa fin définitive.

     

    ?format=jpg&size=x500

    La une du journal daté de samedi

  • Le programme de Manuel Valls dans les Ardennes

    Le ministère de l'intérieur a publié  le programme détaillé de la venue de Manuel Valls dans notre département vendredi 07 février (demain!).

    9h45 : Accueil républicain en mairie de Charleville-Mézières - Place Ducale – 08000 Charleville-Mézières
    10h20 : Inauguration du commissariat de Charleville-Mézières - 36, avenue Jean-Jaurès – 08000 Charleville-Mézières

    Coupure du ruban
    Allocution du ministre et réponses aux questions des journalistes.

    11h35 : Cheminement dans le quartier de Manchester
    11h50 : Rencontre avec des acteurs associatifs de la prévention au centre social de Manchester (Tour d’images) - 26, rue Jules Raulin – 08000 Charleville-Mézières
    12h20 : Remise de décorations à des personnels de préfecture et de gendarmerie, à un fonctionnaire de police et à un bénévole de la sécurité civile -  Préfecture des Ardennes – 1, place de la Préfecture – 08000 Charleville-Mézières - Salle Rouget de Lisle
    12h50 : Déjeuner de travail avec des acteurs locaux de la prévention de la délinquance (Hors presse)
    14h15 : Réunion de travail sur le projet de service de la préfecture et des sous-préfectures (Tour d’images) - Préfecture des Ardennes - Salle Rouget de Lisle
    15h50 : Visite de la compagnie de gendarmerie de Rethel - 15, avenue du général de Gaulle – 08300 Rethel
    Présentation de l’activité des services

    Image-39X.jpg

    Dans le quartier de Manchester

    A noter que les élus communistes de Charleville ont décidé de boycotter la réception du ministre. Voici un extrait du courrier de S. Dalla Rosa adressé au Maire de Charleville :

    (...)Je vous informe que les élus communistes ne participeront pas à cette initiative. Tout d’abord, en raison de la politique du gouvernement qui n’a de cesse de donner des gages au Medef et aux marchés financiers.

    (...) Il convient d’ajouter à cette gestion libérale les dossiers portés directement par le Ministre de l’intérieur comme le redécoupage des cantons, l’offensive contre les départements ou l’aggravation d’une politique sécuritaire qui se fait au détriment des effectifs policiers présents sur le terrain.

    (...) Tout cela, ajouté au renoncement, ce week end, sur la politique familiale dont Monsieur Valls a été un des principaux protagonistes, entraine chez les élus communistes un sentiment de profonde colère.

    Nous ne pouvons, dans ces conditions, participer à la réception organisée pour accueillir le Ministre de l’Intérieur.

    La rédaction de l'An Vert n'ayant reçu aucune invitation officielle ou officieuse n'aura à boycotter aucun événement de cette journée.

  • Manuel Valls dans les Ardennes vendredi prochain

    L'agenda officiel du ministre de l'intérieur comporte à la date du  vendredi 7 février la mention "déplacement dans les Ardennes"

    C'est donc en tant que ministre que Manuel Valls viendra dans notre département, puisque sa venue est notée sur son agenda officiel. On ne connait pas  pour le moment les détails de sa journée. Il semble difficile que les élections municipales très proches n'interfèrent pas dans les choix des sites visités. Le ministre et son cabinet ne peuvent faire l'impasse sur cette échéance politique, et une venue très médiatisée peut favoriser tel ou tel candidat du PS que Manuel Valls souhaite soutenir.

    Rappelons que ce vendredi se tient à Charleville une étape du tour de France pour l'accès aux soins et le droit à la santé et que ce week-end se déroule le Forum Citoyen des Ardennes à Charleville également (Moncy Notre Dame). Manuel Valls pourrait venir à la rencontre des participants de ces deux manifestations, cela le changerait des réunions de notables formatés par les cabinets officiels.

    Quand nous aurons des précisions sur son emploi du temps ardennais, nous les publierons dans ces pages.

    manuel-valls-7.jpg

    Le ministre lors de sa visite à Reims en décembre dernier.

  • Qui fait et défait la loi dans la République ?

    Communiqué LDH
    Ainsi donc, la « Manif pour tous les intégristes » a gagné. La promesse faite en 2012, les amendements présentés par les députés socialistes lors de la loi sur le mariage instituant l’égalité d’accès à la PMA, l’engagement qui leur avait été fait que ce que l’on bloquait alors serait repris en 2014 dans la loi sur la famille… Tout cela est passé à la trappe.


    Comme il y a dix ans, le ministre de l’Intérieur est Premier ministre, ministre de la Famille, ministre de la Justice, auto-investi du pouvoir de définir le « destin » des Roms, des étrangers, des homosexuels, de déclencher des censures a priori, etc.

    Ainsi donc, le reste du gouvernement ne sert à rien. Le Parlement ne sert à rien. Les associations porteuses d’égalité des droits, la « société civile », dont on nous rebat les oreilles quand cela peut servir la communication électoraliste, tous ceux qui connaissent l’état réel de la société quant aux rapports familiaux, aux droits et à l’intérêt réel des enfants, eux non plus ne servent à rien.

    Quel gâchis démocratique ! Aujourd’hui comme hier, le mélange d’astuce et d’inaction est un double message que ses auteurs ne sont pas en état de maîtriser. Aux manifestants d’extrême droite et de droite extrême, que l’on croit naïvement « apaiser », on montre « ce qui paie » : à quand les mobilisations des « familles » sur la « fin de vie », contre l’avortement, pour une Europe à la Mariano Rajoy ? Et message non moins redoutable, pour toutes celles et tous ceux qui avaient entendu « le changement, c’est maintenant » : citoyens électeurs qui vous imaginiez souverains, députés qui vous imaginiez législateurs, voyez comme le vrai pouvoir, qui est ailleurs, est capable de faire très vite ce qu’il n’avait pas dit, et d’oublier très vite de faire ce qu’il avait promis.

    Avec cette combinaison d’impuissance et de reculade face aux forces les plus régressives, avec une forme d’autoritarisme face au Parlement et un mépris des engagements pris, c’est l’effectivité de la démocratie qui est gravement compromise. Et l’on peut craindre que ceux qui ont fait ce pas de clerc ne soient pas les seuls à en payer le prix.

    La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de tous ceux et toutes celles qui continuent à faire avancer l’égalité des droits, appelle les citoyennes et les citoyens à continuer à construire ensemble un avenir qui n’est ni dans le rétroviseur ni dans l’immobilisme.

    Paris, le 4 février 2014

    contre_manif4.jpg?itok=71VLBaYD