Publié par Greenpeace le 20 juin 2019 Alors que le débat national sur la gestion des matières et déchets nucléaires fait étape à Bar-le-Duc jeudi 20 mai, Greenpeace réaffirme son opposition au projet Cigéo à Bure et son soutien total aux opposants non-violents.
En janvier 2019, Greenpeace France a publié un rapport d’experts intitulé “la crise mondiale des déchets nucléaires”, démontrant qu’aucun des pays les plus nucléarisés n’a trouvé de solution satisfaisante pour gérer les déchets nucléaires et que parmi les différents projets d’enfouissement géologique, aucun n’est opérationnel.
« Le projet Cigéo à Bure est une folie sur le plan écologique et technique. Enfouir ces déchets hautement radioactifs à vie longue serait la pire des solutions car le projet n’est pas réversible, ce qui signifie que tout incident serait fatal. L’enfouissement géologique présente encore trop de failles et d’incertitudes, comme l’a démontré la désastreuse expérience d’Asse en Allemagne. Nous ne pouvons pas laisser un tel fardeau aux générations futures », explique Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires à Greenpeace.
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Déchets nucléaires : le projet Cigéo à Bure doit être stoppé
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Partenariat entre la LPO et Terre de Liens
Les projets associatifs des 2 partenaires s’accordent sur la nécessité d’aller vers une agriculture plus durable au bénéfice d’un développement humain et territorial plus harmonieux prenant en compte les enjeux de biodiversité.
Allain Bougrain Dubourg et Franck Bernard, respectivement Présidents des associations LPO France et Terre de Liens, viennent de signer une convention de partenariat pour une durée renouvelable de 6 ans. L’objectif principal est de favoriser les échanges et les initiatives communes tant au niveau des territoires qu’au niveau national, dans le but de contribuer à la transition du modèle agricole et alimentaire actuel vers un modèle durable prenant notamment en compte l’enjeu de préservation de la biodiversité à la fois sur les plans économique social et environnemental.
Terre de Liens est né en 2003 de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique et biodynamique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural. Son objectif principal est d’enrayer la disparition des terres et de faciliter l’accès au foncier agricole pour de nouvelles installations paysannes.
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Soudures défectueuses de l’EPR de Flamanville : il faut abandonner le chantier !
Communiqué du Réseau "Sortir du Nucléaire" 20 juin 2019.
Dans un courrier du mercredi 19 juin adressé à EDF, l’Autorité de sûreté nucléaire a confirmé qu’EDF devra réparer sans attendre huit soudures défectueuses traversant l’enceinte de confinement de l’EPR de Flamanville. Après avoir tenté de jouer le fait accompli et proposé de laisser ces soudures en l’état, EDF suggérait un stratagème pour démarrer à tout prix son réacteur en 2020 : n’effectuer les réparations qu’en 2024, alors qu’il serait déjà en fonctionnement ! Contrairement à ce qui s’était passé avec la cuve de l’EPR, l’ASN a refusé cette proposition.
Le Réseau “Sortir du nucléaire“, qui a déposé plainte en juillet 2018 avec Greenpeace au sujet de des soudures défectueuses de l’EPR, appelle à prendre toute la mesure de la gravité de cette affaire, révélatrice de l’attitude inacceptable d’EDF et des failles du système de contrôle de la sûreté. Les conclusions qui s’imposent doivent en être tirées.
Cette situation est le résultat de la fuite en avant d’EDF, qui a négligé non seulement les exigences de haute qualité qui s’appliquaient à des pièces cruciales, mais aussi le contrôle de la qualité de ces soudures, déclarées conformes alors qu’elles étaient défectueuses. Comble du comble, l’entreprise n’a informé l’ASN de la non-prise en compte des exigences spécifiques s’appliquant aux soudures que deux ans après leur fabrication en usine, alors que les pièces étaient déjà installées dans le réacteur. Comme pour la cuve de l’EPR, EDF a pratiqué la politique du fait accompli. -
Nos paysages remarquables livrés aux bétonneurs ?
Les sites classés français, ces joyaux naturels et bâtis dont font partie le Mont Saint-Michel, le massif du Mont-Blanc ou encore les Gorges du Tarn, sont protégés depuis 1906 par une loi qui donne au seul Ministère chargé des sites (le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire) le pouvoir d'autoriser de gros travaux. Mais un décret prévoit de transférer ce pouvoir aux préfets de département, pourtant plus exposés aux pressions locales. Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, France Nature Environnement et plusieurs organisations condamnent ce projet de décret et appellent les citoyens à s'y opposer en participant à la consultation en ligne sur le site du Ministère jusqu'au 20 juin 2019.
Qui ne connaît pas le Mont Saint-Michel, le pont du Gard, le massif du Mont-Blanc ou encore les Gorges du Tarn ? Ces monuments naturels et bâtis font partie des 2700 sites français « classés » couvrant aujourd’hui seulement 2% de notre territoire. Les plus prestigieux d’entre eux figurent sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO : lagons de Nouvelle Calédonie, Val de Loire, golfe de Scandola en Corse… La France protège ces espaces remarquables par un « classement » depuis une loi de 1906 : l’objectif est de transmettre ces paysages emblématiques aux générations futures en confiant au ministre chargé des sites le contrôle des travaux qui s’y déroulent.
Afin de simplifier l'instruction de modifications limitées, les services de l’Etat ont travaillé pendant 3 ans sur un premier décret, qui convenait à toutes les parties. Il permettait notamment au préfet de département d’autoriser des projets de travaux modestes (extension de constructions existantes, travaux de restauration, plans de gestion forestière...). Pour des travaux plus conséquents, nécessitant notamment un permis de construire ou d’aménager, le ministre et son bureau des Sites étaient obligatoirement saisis après une instruction locale par les services et un examen par la commission départementale des sites.
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On n’enferme pas un enfant. Point.
Communiqué de l'UNICEF
La France enferme des enfants, vous avez la clé pour les libérer !
Milo* a 6 ans et il a brusquement arrêté de parler. Depuis qu’il a été enfermé avec sa famille dans un centre de rétention administrative, ce garçon d’ordinaire joueur et curieux, est en état de stress post-traumatique. Son cas n’a rien d’isolé : l’an dernier, 208 enfants ont été placés en rétention en France métropolitaine en raison du statut migratoire de leurs parents. Comme Milo, ils ont vécu de graves traumatismes.Le 14 mai, nous avons rencontré le préfet de Moselle. La conclusion du rendez-vous : tant que la loi l’autorisera, la rétention sera une option pour les préfets, qui trouveront des moyens pour la justifier, même par commodité. Si nous voulons que cette pratique cesse, il faut donc que le ministre de l’Intérieur, Mr Castaner, se prononce publiquement contre l’enfermement des enfants.
C’est pourquoi nous décidons d’interpeller M. Castaner (qui a autorité sur les préfets) afin de le mettre face à ses responsabilités ! Lui seul pourra impulser un changement des pratiques, puis de la loi pour faire interdire l’enfermement des enfants.*Son prénom a été modifié
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Transport aérien et climat : il est temps d’atterrir
Communiqué de FNE le 12.06.2019
Alors que les députés s'apprêtent à examiner des amendements sur la taxation du transport aérien dans le cadre de la Loi Mobilité, France Nature Environnement signe avec des associations et collectifs citoyens une tribune pour éclaircir les débats et appeler les députés à prendre des mesures rapides pour réduire le trafic et ses émissions de gaz à effet de serre.
Le secteur aérien est inquiet. En Suède, les engagements à ne plus prendre l’avion ou à voler moins se multiplient et le trafic aérien a déjà commencé à baisser. En France et ailleurs, les compagnies aériennes redoutent de perdre leurs privilèges fiscaux sous la pression de la prise de conscience grandissante de la crise climatique et de l’exigence de justice fiscale. Ainsi, plus de la moitié des Français soutiennent la taxation du kérosène selon un sondage publié le 7 juin. Les députés se penchent dès cette semaine sur des propositions de mesures capables de répondre à ces attentes. Afin d’éclaircir le débat, nous rétablissons ici quelques faits.
« C’est une grande menace. Le secteur du transport aérien est confronté à un risque de réputation. C’est une première », a déclaré le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), Alexandre de Juniac, annonçant dans la foulée une grande campagne de communication.
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Nous voulons des coquelicots rassemblement du 7 juin
Toujours motivés, les défenseurs de la nature se sont à nouveau réunis ce vendredi à Vouziers et dans de nombreuses villes de France. Pour ce deuxième rendez-vous, les manifestants vouzinois étaient un peu moins nombreux ( environ 25), mais tout aussi déterminés.
Des points positifs ont été mis en avant, comme la satisfaction de revoir quelques talus fleuris de coquelicots au bord des routes du secteur. Les derniers chiffres connus montrent une augmentation du nombre d'agriculteurs pratiquant le bio, avec une surface cultivée qui atteint 10 % des terres agricoles. Il n'en reste plus que 90% à convertir !
Le site national de l'appel nous encourage à poursuivre la mobilisation, voici un extrait de son appel :
Le temps est chafouin ces jours-ci… Mais bientôt ce sera l’été, et la dispersion. Un été comme les autres ? Non, car quelque chose nous est arrivé depuis 9 mois, qui change tout! Profitons d’avoir un peu plus de temps. Profitons des rencontres avec des gens nouveaux. Profitons de l’été pour faire rayonner autrement encore l’Appel des coquelicots. Et ne désertons pas nos rassemblements mensuels, quitte à organiser des temps informels sur notre lieu de villégiature. Soyons inventifs ! Soyons entêtés !
La rentrée se prépare déjà activement, où l’on fera entendre une toute nouvelle musique. Amis de partout, nous allons gagner.
L’association « Nous voulons des coquelicots »Le prochain rassemblement est programmé le vendredi 5 juillet, toujours à 18 h 30 devant la Mairie de Vouziers.