Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

arabie saoudite

  • Affaire Jamal Khashoggi : l’Arabie saoudite dans la tourmente

    Éditorial de "Cartooning for peace" du 19.10.2018

    Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi (opposant du régime et exilé aux États-Unis depuis 2017 où il travaillait pour le journal The Washington Post) est porté disparu depuis le 2 octobre, après s’être rendu au consulat de son pays à Istanbul pour des démarches administratives.

    L’enquête révèle que le journaliste opposant aurait été sordidement dépecé à la tronçonneuse, et semble placer Mohammed Ben Salman, le prince héritier saoudien, au cœur de tous les soupçons.

    Ce fait sinistre et révoltant met au grand jour deux choses : d’une part, l’hypocrisie diplomatique qui entoure l’Arabie saoudite, premier pays producteur de pétrole et championne dans l’achat d’armes, est-il besoin de le rappeler… D’autre part la schizophrénie d’un régime qui, sous l’apparence de récentes réformes de libéralisation (notamment des femmes), cache en réalité un autoritarisme plus qu’inquiétant…

    Lire la suite

  • 3 militantes saoudiennes pour le droit des femmes emprisonnées

    Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef et Iman al-Nafjan ont été arrêtées en mai dernier. Portraits de ces 3 défenseures des droits des femmes

    Ces défenseures des droits humains militent depuis plusieurs années pour que les femmes aient le droit de conduire et pour qu'il soit mis fin au système répressif de tutelle masculine en Arabie saoudite.

    Elles ont été emprisonnées en mai 2018, soit 1 mois avant la mise en œuvre du décret d’application permettant enfin aux femmes de conduire en Arabie Saoudite. Elles risquent jusqu’à 20 ans de prison.

    Loujain al-Hathloul

    Loujain al-Hathloul a fêté ses 29 ans derrière les barreaux, le 31 juillet 2018. Loujain est une figure a8a9fc75a45a1f27ab1b726b1397df92b9532bf2_loujain_alhathloul.jpgemblématique du droit des femmes en Arabie Saoudite, notamment sur les réseaux sociaux.

    Elle a été classée 3ème dans la liste des 100 femmes arabes les plus influentes en 2015. Elle est diplômée de l’université de Colombie britannique (Canada).

    Arrêtée pour la première fois en décembre 2014, elle a été détenue pendant plus de 73 jours.

    Cette arrestation faisait suite à la tentative filmée de Loujain, de passer la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite en signe de protestation contre la loi injuste interdisant aux femmes de conduire dans le Royaume.

    Lire la suite

  • 47 personnes exécutées : le mépris total des droits humains de l'Arabie saoudite

    Communiqué d'Amnesty International

    LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME : UN PRÉTEXTE POUR RÉGLER DES COMPTES

    Nimr Baqir al Nimr, un dignitaire religieux chiite avait été déclaré coupable à l’issue d’un procès politique et inique devant un Tribunal pénal spécial. À l’exception de cet homme et de trois militants chiites, les autres personnes avaient été reconnues coupables d’implication auprès d’Al Qaïda.

    Nimr al Nimr avait critiqué haut et fort le gouvernement saoudien. Avec 7 autres militants, ils avaient tous été arrêtés pour avoir participé à des manifestations pour avoir réclamé une réforme politique.
     
    Les autorités saoudiennes ont indiqué que les exécutions avaient pour but de combattre la terreur et de préserver la sécurité. L’exécution de Nimr al Nimr en particulier semble toutefois indiquer qu’elles recourent également à la peine de mort sous couvert de lutte antiterroriste pour  régler des comptes et écraser la dissidence.

    LE NEVEU D’AL NIMR LUI AUSSI CONDAMNÉ À MORT

    Ali al Nimr, le neveu de Nimr al Nimr, Abdullah al Zaher et Dawood Hussein al Maroon, également condamnés à mort en raison de leur participation à ces manifestations, étaient tous mineurs au moment de leur arrestation. Tous trois continuent à risquer d’être exécutés d’un moment à l’autre, après avoir été déclarés coupables à l’issue de procès iniques, et affirmé avoir été soumis à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements.

    Lire la suite

  • L’Arabie Saoudite et la Commission des Droits de L’Homme de l’ONU : un scandale !

    Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme
    La désignation du représentant de l’Arabie saoudite au poste de président du comité chargé de sélectionner les rapporteurs spéciaux de la Commission des droits de l’Homme des Nations unies est en totale contradiction avec les valeurs qui devraient dicter la composition et la conduite de cette instance.

    L’Arabie saoudite est un Etat théocratique et sexiste, portant atteinte à tous les principes édictés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux pactes qui en découlent. La fréquence des exécutions capitales, l’assassinat programmé d’Ali Mohammed Al-Nimr, qui a pour seul tort d’être un opposant politique, l’absence totale de libertés politiques et de libertés individuelles, voici qui aurait dû interdire, à l’évidence, la nomination de l’Arabie saoudite à cette nouvelle responsabilité.

    Lire la suite

  • La Cour suprême saoudienne confirme la condamnation de Raif Badawi

    Communiqué d'Amnesty International

    UNE TERRIBLE CONFIRMATION DE SA CONDAMNATION

    La Cour suprême d’Arabie saoudite a  confirmé la condamnation du blogueur Raif Badawi à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet. Il s’agit d’un coup terrible à la liberté d’expression. Le maintien de cette peine cruelle et injuste est odieux. 

    Le 7 mai 2014, Raif Badawi a été condamné par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison, 1 000 coups de fouet et une amende d’un million de riyals (environ 235 000 euros) pour avoir créé un forum en ligne de débat public.

    Le 9 janvier 2015, Raif Badawi a reçu 50 coups de fouet en public après la prière du vendredi sur une place de Djedda, ce qui a suscité l’indignation de la communauté internationale. Deux semaines d’affilée, la séance de flagellation qui devait suivre a été annulée sur avis médical. Il n’a pas été flagellé depuis lors, sans que les autorités en révèlent le motif. À la suite de cette décision, le risque qu’il reçoive les 950 coups de fouet restants est imminent.

    Tenir un blog n’est pas un crime. Raif Badawi est puni pour avoir simplement osé exercer son droit à la liberté d'expression.

    Lire la suite

  • Raif Badawi : un an après sa condamnation

    [07/05/2015] Communiqué d'Amnesty International

     

    Aujourd’hui 7 mai, cela fait un an que Raif Badawi a été condamné à 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison. Nous continuons à demander sa libération immédiate et sans condition

    Une année s’est écoulée depuis que Raif Badawi a été condamné à cette peine cruelle et injuste. Il est manifestement puni pour avoir osé exercer son droit à la liberté d'expression.

    Lire la suite

  • Raif Badawi: 1000 coups de fouet pour un blog

    Amnesty International France et reporters sans frontières  se sont rendues devant l’Ambassade d’Arabie saoudite pour exiger ensemble l’arrêt immédiat des flagellations subies par Raif Badawi.

    Le blogueur et militant Raif Badawi a été flagellé en public de 50 coups de fouet vendredi 9 janvier 2015. Les autorités saoudiennes prévoient de poursuivre ce châtiment cruel, inhumain et dégradant pendant les 20 prochaines semaines. 

    B7YeuBFCIAA0Vd7.jpgAprès la première session, sa femme Ensaf Haidar nous a indiqué: « Raif m’a dit que la douleur était insupportable après la flagellation, sa santé est vraiment mauvaise et je suis certaine qu’il ne pourra pas supporter une deuxième séance de coups…

    Selon nos récentes informations, Raif va être flagellé une deuxième fois vendredi. L'application de sa peine de flagellation a commencé la semaine dernière après la prière du vendredi, lorsqu'il a reçu 50 coups de fouet devant la mosquée d'Al Jafali à Djedda. Tous les regards sont tournés vers l'Arabie saoudite. Si ses autorités ignorent les très nombreuses critiques et poursuivent sans complexe la flagellation de Raif Badawi, ce pays fera alors preuve d'un grand mépris du droit international et de l'opinion mondiale. L'épouse de Raif Badawi, Ensaf Haidar, a indiqué à Amnesty International qu'elle craignait que son mari ne puisse pas supporter physiquement une deuxième série de coups de fouet. 

    "Raif m'a dit qu'il souffrait beaucoup à la suite de sa flagellation, son état de santé n'est pas bon et je suis certaine qu'il ne pourra pas résister à une nouvelle série de coups de fouet. J'ai annoncé la nouvelle à nos enfants la semaine dernière pour éviter qu'ils ne l'apprennent par des amis à l'école. Ils sont extrêmement choqués. La pression internationale est essentielle ; je suis convaincue que si nous maintenons notre soutien, il finira par payer. Nous devons continuer de nous battre."
    Ensaf Haidar, l'épouse de Raif Badawi

    La flagellation et les autres formes de châtiments corporels violent l'interdiction de la torture et des autres mauvais traitements. En continuant d'appliquer cette peine inhumaine, les autorités saoudiennes bafouent de façon flagrante les principes fondamentaux des droits humains. 

    Les gouvernements des États-Unis, du Canada, de l'Allemagne et de la Norvège, notamment, ont condamné la flagellation de Raif Badawi. Des milliers de personnes à travers le monde ont exprimé leur indignation concernant cette affaire sur les réseaux sociaux et plusieurs centaines de militants ont organisé des manifestations devant les ambassades d'Arabie saoudite dans divers pays. La France s'est exprimé publiquement sur Twitter pour une re-examination de son cas sans exprimer sur sa libération.

    Dans une autre affaire révélatrice de l'intolérance absolue de l'Arabie saoudite à l'égard de l'opposition pacifique, lundi 12 janvier, l'avocat de Raif Badawi, le défenseur des droits humains Waleed Abu al Khair, a vu sa condamnation confirmée en appel. Initialement condamné à 15 ans d'emprisonnement, il ne devait en purger que 10. Cependant, le juge a ordonné lundi qu'il purge l'intégralité de sa peine car il a refusé de présenter des excuses pour les faits qu'on lui reproche. Le tribunal pénal spécial l'avait reconnu coupable de divers chefs d'accusation, notamment « déloyauté envers le souverain », « atteinte au pouvoir judiciaire » et « création d'une organisation non autorisée ».