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politique nationale - Page 139

  • Camp Climat 2019 : le mouvement climat confirme sa montée en compétence

    Communiqué d'Alternatiba le 13.09.2019

    Le Camp Climat organisé par Alternatiba, les Amis de la Terre et Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21) à Kingersheim (Alsace) s’achève sur un bilan extrêmement positif : pendant douze jours de formations, plus de mille participants, majoritairement jeunes, ont suivi un programme axé sur la mise en pratique immédiate et le partage de stratégies. Ce pari audacieux confirme la montée en puissance et en compétence du mouvement climat. Dans un contexte de catastrophes climatiques qui marquent l’été 2019 (incendies massifs, tempêtes de grêle au Mexique…), l’exercice aura permis de préparer une rentrée militante qui s’annonce chargée.

    300 sessions de formations 

    Du 1er au 10 août, les participants ont pu assister à des formations assurées par 155 intervenants bénévoles sur différentes thématiques de la mobilisation climat. Un programme diversifié allant des techniques de blocage non-violentes à l’élaboration d’une stratégie, en passant par l’usage des réseaux sociaux ou la réalisation de banderoles. Ces ateliers étaient complétés par des tables rondes politiques, où différentes personnalités comme Didier Lestrade, fondateur d’Act Up-Paris, ou encore Cyril Dion, réalisateur, ont pu échanger sur la désobéissance civile, la construction d’un récit mobilisateur ou encore les luttes locales. Grâce à une organisation collective minutieuse, le Camp Climat a fonctionné sur la base du bénévolat de tous les participants, permettant notamment de servir en moyenne 1 800 repas par jour, d’assurer une ambiance bienveillante et de proposer un programme ouvert à tous chaque soir.

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  • Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises : vérité et justice ?

    Journée d’étude
    Vendredi 20 septembre 2019
    salle Victor Hugo, bâtiment Jacques Chaban-Delmas
    Assemblée nationale, 101, rue de l’Université 75007 Paris.

    Cette journée d’étude est née d’une rencontre, celle d’historiens, de juristes et d’archivistes. L’origine en remonte à la déclaration du président de la République du 13 septembre 2018, lors de sa visite à Josette Audin, veuve du mathématicien et militant communiste Maurice Audin, « disparu » à l’âge de vingt-cinq ans suite à son arrestation à Alger, le 10 juin 1957, par des parachutistes français : « La disparition de Maurice Audin a été rendue possible par un système dont les gouvernements successifs ont permis le développement : le système appelé “arrestation-détention” à l’époque même, qui autorise les forces de l’ordre à arrêter, détenir et interroger “tout suspect dans l’objectif d’une lutte plus efficace contre l’adversaire” et affirmant que “ce système s’est institué sur un fondement légal : les pouvoirs spéciaux”. »
    Des historiens, notamment Pierre Vidal-Naquet (1930-2006), ont travaillé depuis longtemps sur cette pratique généralisée de la torture pendant ce qu’il est convenu d’appeler la « bataille d’Alger » et sur ce système institutionnalisé d’arrestation-détention, avec son cortège de disparitions. Dans le temps de la guerre elle-même, des journalistes l’ont porté à la connaissance de l’opinion publique, ce qui a valu condamnation de plusieurs journaux et éditeurs. Depuis les années 2010, des historiens, des mathématiciens et des élus de la nation ont joué un rôle décisif dans l’obtention de la déclaration du président de la République. Celle-ci a été une occasion d’ouvrir, le 15 septembre 2018, à l’initiative de l’association Histoire coloniale et postcoloniale et de l’Association Maurice Audin, le site de recueil de témoignages « 1000autres.org », qui a reçu très vite de nombreuses contributions sur les autres disparus algériens de la « bataille d’Alger ».

     

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  • Rapport du GIEC : transformons notre système alimentaire

    Le rapport du GIEC publié ce jeudi 8 août 2019 le confirme : l'utilisation des terres et l’agriculture sont à l’origine de 23% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour faire face à la crise climatique, il est impératif d’assurer la protection et la restauration des forêts et de transformer radicalement le système alimentaire mondial qui produit de la viande en quantités industrielles.

    Des écosystèmes précieux sous pression

    Le rapport du GIEC détaille que plus d’un quart des terres sont dégradées par l’activité humaine. La pression que nous exerçons sur les terres alimente dangereusement le dérèglement climatique. En effet, les sols peuvent agir comme un puissant puits de carbone permettant ainsi de capter le CO₂ présent dans l’atmosphère. Il est donc essentiel de protéger et de restaurer les écosystèmes capables d’absorber le CO₂ tels que les forêts, prairies ou zones humides pour lutter contre la crise climatique. Les dégrader nous met en danger. Mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts tout en restaurant les écosystèmes dégradés est un défi de taille. Pourtant, des solutions existent bel et bien. La France doit notamment mettre en œuvre les engagements pris dans sa stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée. Ils restent pour l’instant de grands principes non suivis d’actions.

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  • G7 : Appel à une marche des portraits

    Dimanche 25 août à 10h dans le centre ancien de Bayonne

    Les mouvements Alternatiba, ANV-COP21 et Bizi organisent une “marche des portraits” pour le climat et la justice sociale le dimanche 25 août à 10h00 dans le centre ancien de Bayonne, à l’occasion de la tenue du G7 à Biarritz.

    Nous appelons toutes les personnes exigeant des politiques cohérentes avec les grands et beaux discours sur le climat et la justice sociale, et prêtes à se mobiliser de manière exclusivement non-violente, à participer à cette marche. Elle convergera vers une conférence de presse géante qui se tiendra à 10h30 dans un lieu du centre ancien qui sera rendu public à 10h00 (suivre le hashtag #DécrochonsMacron ou rester attentifs aux messages diffusés ce matin-là dans le centre ancien).

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  • Chasse : 6 000 Courlis cendrés seront abattus

    La France reste le dernier pays de l’arc Atlantique à autoriser la chasse de cette espèce en danger.

    A peine arrivée, la nouvelle Ministre de la transition écologique et solidaire vient de signer un arrêté autorisant l’abattage de 6 000 Courlis cendrés. Cette espèce est pourtant en danger selon les listes rouges de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (IUCN).

    Une décision prise au mépris de l’avis de la Commission européenne, des scientifiques et des citoyens

    Rien n’aura donc fait fléchir Emmanuel Macron qui, c’est de notoriété publique, gère directement les questions relatives à la chasse : ni les rapports du comité d’experts sur la gestion adaptative, ni l’ouverture d’une procédure d’infraction contre la France par la Commission européenne, ni les contributions écrites des milliers de citoyens qui se sont majoritairement opposés à ces projets sur le site des consultations publiques.

    Cette décision montre que les lobbies les plus néfastes sont toujours à l’œuvre aujourd’hui en France, et obtiennent malheureusement encore gain de cause.

    Le Courlis cendré : une espèce menacée au niveau européen

    Récemment mis en place par le Ministère et questionné sur ce projet, le Comité d’experts de la gestion adaptative a d’ailleurs conclu qu’il était urgent de cesser toute chasse de cet oiseau. Mais pour la Ministre en charge de l’écologie, l’urgence était ailleurs : l’arrêté devait être signé avant l’ouverture de la période de chasse, censée débuter le premier samedi du mois d’août, c’est à dire demain.

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  • Décès de Steve : une affaire de trop

    Communiqué LDH

    Le 21 juin dernier à Nantes, lors de la soirée de la fête de la musique, plusieurs personnes ont été contraintes de se jeter dans l’eau suite à une intervention très violente de la part des forces de l’ordre.

    Ces dernières n’ont pas hésité à utiliser sans discernement des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement alors que le lieu où se déroulaient les faits était dangereux.

    Depuis plus d’un mois la disparition de Steve, tombé dans la Loire, était passée sous silence de la part des autorités. La découverte de son corps le 29 juillet a malheureusement conforté ce que tout le monde craignait.

    Il est l’heure aujourd’hui de faire le bilan de cette triste soirée.

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) dénonce, une fois de plus, les conditions d’intervention des forces de l’ordre qui ont à l’évidence manqué totalement de discernement, démontrant que le pouvoir choisit la répression comme méthode face aux contestations ou événements de toutes sortes qu’ils soient revendicatifs ou simplement… festifs.

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  • Conseil d'état : carte blanche au gouvernement pour continuer à blesser des manifestants

    Communiqué commun LDH, Confédération CGT et UD CGT de Paris

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH), la CGT et son Union départementale CGT du 75, avec de nombreuses autres organisations (le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, l’Unef, l’UNL-SD, et l’Union syndicale solidaires) avaient saisi le Conseil d’État pour faire interdire l’usage des Lanceurs de balle de défense 40 (LBD 40) par les forces de l’ordre pendant les manifestations.

    Les LBD 40 ont déjà fait 193 blessés dont certains très grièvement. Ces armes ne sont pas appropriées à une utilisation lors de manifestation et mettent les citoyens gravement en danger.

    En effet, ces armes sont prévues pour être utilisées dans certaines conditions uniquement (cibles non mobiles, pose d’un genou à terre, les tiers à la cible doivent être hors d’atteinte, etc.). Conditions qui ne sont, par définition, presque jamais réunies pendant les manifestations lors desquelles les personnes se déplacent en permanence et en groupes resserrés. Il est donc très difficile de viser précisément une personne en particulier et une partie du corps. C’est ainsi que nous comptons aujourd’hui 189 personnes touchées à la tête, sur les 193 blessés par LBD, alors qu’il est interdit de viser la tête.

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