Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

écologie - Page 261

  • Incinérateur de Givet : la commission dit non

    Le Conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) réuni hier par le Préfet des Ardennes a été unanime.

    Le Préfet lui-même avait déclaré ne pas être favorable au projet d'incinéateur de papiers prévu par un industriel à Givet.

    Sous couvert d'écologie, l'implantation de cette industrie à Givet souffrait des graves lacunes. On peut entre autres en retenir deux.

    -La nature des approvisionnements (en refus de tri) ne garantissait pas la nature de déchet ultime dont le seul devenir possible aurait été l'incinération. Un tri complémentaire aurait permis de séparer les composants et de les recycler au mieux.

    -L'incinération aurait dégagé de nombreux gaz polluants et les conséquences sur la santé des populations étaient mal évaluées.

    Il ne fait pas de doute que, suite à cet avis, le Préfet va prendre une décision défavorable au projet.

     C'est une victoire pour tous ceux qui se sont battu pour l'abandon de l'incinérateur.

     

    Sur le plan national la FNE vient de prendre position sur ce sujet de l'incinération du papier recyclé. Voici des extraits de son communiqué dont la portée va au-delà du cas ardennais.

    (...)

    Un euro dans le tri pour en éviter cent dans l’incinération

    Le ministère de l’Ecologie a annoncé sa volonté d’augmenter le recyclage du papier. Pour cela, il fixe unincineration_ivry_alainbachelliercp.jpg objectif de recyclage de 60% et augmente le soutien au recyclage de 65 à 80 € par tonne de papiers recyclés. Cela va dans le bon sens. Mais pour FNE, le message en direction des citoyens serait plus lisible et cohérent si l’argent prévu pour le recyclage ne continuait pas à soutenir l’incinération ou la méthanisation. En effet, le ministère annonce que « dix millions d’euros seront reversés à l’accompagnement au changement pour les collectivités devant progresser vers davantage de recyclage ou qui sont équipées d’installations d’incinération à faible rendement ».

    Ces millions seraient mieux investis dans le soutien aux collectivités pour développer des collectes séparées des papiers d’une part et des emballages d’autre part. Il s’agit d’un modèle de collecte qui favorise des taux de recyclage plus élevés [1] et cela à des coûts moindres. Afin de limiter les coûts pour le citoyen, la priorité c’est d’optimiser les dispositifs de collecte, pas d’alimenter les incinérateurs.

    Bruno Genty, président de FNE, rappelle la hiérarchie de prise en charge des déchets : « la priorité doit être donnée à la prévention, éviter d’émettre des déchets, puis au recyclage. L’apposition d’un Stop Pub et l’adoption d’éco-gestes au bureau peut permettre d’éviter près de 100 kg par personne et par an de déchets en papier. Les soutiens financiers apportés doivent traduire la hiérarchie des déchets : une tonne évitée doit être plus avantageuse qu’une tonne recyclée, qui coûtera elle-même moins cher qu’une tonne incinérée »

  • la centrale de Chooz jugée plus dangereuse que Fessenheim.

    La catastrophe de Fukushima aura au moins eu le mérite de remettre au premier plan la question de la sécurité nucléaire.

    L'Europe vient de faire subir des tests à toutes les centrales et le Figaro dévoile les premiers résultats.

    Les stress-tests européens post-Fukushima révèlent des défaillances de sécurité dans toutes les centrales nucléaires françaises. Mais aucune fermeture n'est préconisée par Bruxelles.

    Chacun des 58 réacteurs nucléaires d'EDF affiche des défaillances, d'incidence variable, à l'issue de contrôles de sécurité systématiques menés par l'Union européenne (UE), selon un bilan encore confidentiel, obtenu par Le Figaro.

    Les accidents "improbables" ont été testés, ce qui le moins que l'on puisse attendre, puisqu'un accident est par définition imprévu, voire imprévisible. L'article du Figaro rapporte  :

    fig_chooz.jpg"Un exemple: les procédures prévues en cas d'accident grave sont jugées insuffisantes à Chooz et Cattenom mais adéquates à Fessenheim."

    On va attendre le rapport complet pour se faire une idée plus précise sur les problèmes, mais cela est loin d'être rassurant. A priori les mesures prises en faveur de la protection des populations n'ont pas été testées, celles-ci datent de longtemps et méritent aussi une refonte radicale.

    Le discours simpliste sur la non dangerosité du nucléaire n'a plus lieu d'être, il va falloir que les décisions suivent rapidement ce constat.

  • Les protocoles d’évaluation des OGM sont à réformer d’urgence !

    Communiqué de la FNE

    L’étude conduite par l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini, à propos de la toxicité d’un OGM et révélée aujourd’hui, constitue une très sérieuse remise en cause de la fiabilité des protocoles d’évaluation mis en place par l’industrie agroalimentaire. FNE demande que les autorisations des OGM accordées à des fins alimentaires humaines (MON810 et Amflora) soient suspendues en attendant de plus amples analyses toxicologiques.


    Dans un article paru ce jour dans la très réputée revue scientifique Food and Chemical Toxicology, lesmais-ogm.jpg équipes de Gilles-Eric Séralini, Didier Hennequin et Manuela Malatesta apportent un nouveau regard sur la toxicité d'un OGM, le maïs NK603, et du Roundup.

    À partir d'une étude sur deux ans, au lieu des 90 jours habituels, ils décrivent l'apparition de pathologies lourdes (tumeurs, atteintes rénales sévères notamment). Ces essais étant obtenus avec le Roundup mais aussi avec l'OGM seul, les auteurs émettent des hypothèses très intéressantes quant au mode de survenue de ces pathologies.

    Ces informations sont suffisamment alarmantes pour que des mesures soient prises immédiatement au niveau national et international :

    - - poursuite de cette étude pour confirmer ou non les hypothèses émises sur les modes d'actions pathogènes observées ;

    - - mise en route d'expérimentations pour confirmer ces résultats et portant sur d'autres OGM, notamment le soja tolérant au Roundup, avec au moins 20 rats par groupe ;

    - - suspension immédiate des autorisation de culture du mais MON810 et de la pomme de terre Amflora ;

    - - étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM ;

    - - révision en profondeur des protocoles d'évaluation des OGM et des produits issus des nouvelles technologies de modification du vivant avec révision du Codex Alimentarius.

    FNE rappelle que les protocoles d'évaluation des OGM au niveau international ont été mis en place par l'industrie agroalimentaire pour son propre usage, que ce sont ces industries elles-mêmes qui font les études d'accréditation de leurs OGM et que cette situation est inacceptable. Il en résulte une expertise sanitaire et environnementale qui n'a rien à voir avec une pratique scientifique

  • La culture à Boult de bras

    A Boult aux Bois, on cultive de tout, c'est pratiquement dans les gènes, mais sans OGM, c'est culturellement incompatible.

    Ainsi ce dimanche chez Jacques Laloua on pouvait apprendre à faire de la confiture sans les mains et à récolter des légumes traditionnels sans pesticides.

    Dans le cadre du festival "sème la culture" les spectateurs ont eu droit à une présentation en trois temps.

    Et ce en plus des expositions, du marché bio et du repas collectif proposé aux visiteurs du village.

    Dans un premier temps, les élèves de l'école Taine de Vouziers ont présenté une pièce écrite par S. Machinet . Le thème est tiré de leur expérience de visite d'exploitations agricoles. Les petites scènes présentaient les animaux de la ferme avec un regard un peu particulier et plutôt humoristique. Ils se sont offert un beau succès auprès des spectateurs présents.

     

    boult aux bois,ecologie,culture

    L'entracte, forcément culturel, permettait à J. Laloua de faire visiter son exploitation de maraîchage bio, qui fonctionne également en circuits courts (approvisionnement et livraisons des produits).

    Avec sa gouaille habituelle, il a su intéresser à cette journée les participants , que leur origine soit champêtre ou citadine.

     

    boult aux bois,ecologie,culture

    Le troisième temps était réservé au spectacle "la tête en confiote". L'artiste a fait la démonstration qu'il était possible de confectionner de la confiture sans les mains. Puis elle s'est transformée en fildefériste pour démontrer qu'on pouvait marcher sur un cable sans tomber (ou presque).

    boult aux bois,ecologie,culture

    boult aux bois,ecologie,culture

     

     

  • La banquise arctique disparaît

    Greenpeace qui mène une campagne pour sauver l'Artique commente les dernières évolutions connues.

    Il y a quelques jours, le NSIDC & la NASA délivraient des images impressionnantes de l’état actuel de la banquise arctique. À 4,1 millions de km2 la surface de la glace de mer n’avait jamais été aussi réduite… Mais le minimum de la banquise arctique n’était pas encore atteint : ce triste record battu, la banquise a continué de se rétracter, jusqu’à diminuer à une surface de 3.41 millions de km2 – soit une chute d’environ 45% depuis 1979 à la même période.

    La fonte de la banquise arctique est l’un des impacts les plus visibles des changements climatiques, avec des conséquences importantes non seulement pour les populations autochtones, la faune et la flore de cette région, mais également pour l’ensemble de la planète.

    La fonte des glaces durant l’été est un excellent indicateur du réchauffement climatique mais c’est aussi une véritable clé du phénomène.

    Le recul de la banquise ne peut plus être expliqué par la variabilité naturelle d’une année sur l’autre.
    Les modèles climatiques montrent plutôt que ce recul est lié au réchauffement climatique, particulièrement prononcé en Arctique. Les éléments de preuve attestant du réchauffement récent de l’Arctique comprennent: l’augmentation des températures enregistrées, la fonte des glaciers, des banquises et du permafrost, ainsi que l’augmentation du niveau des océans.

    GP0497A.jpgLes mesures précises, par satellites, de ces données ont débuté dans les années 1970 : ces données suggèrent que, durant cette période, la quantité de glace de mer dans l’Arctique a diminué d’environ 3% tous les dix ans, mais, de façon inquiétante, les scientifiques ont découvert que le taux de fonte a augmenté de manière significative ces dernières années.

    En moins d’une génération, nous avons changé l’apparence de la planète

    Et cette modification drastique de l’Arctique est exploitée par les compagnies pétrolières qui tentent désespérément de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Cette expansion effrénée touche désormais l’Arctique, où la fonte des glaces causée par les changements climatiques ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées.

    D’après les estimations de l’agence américaine Minerals Management Service, les blocs de concession situés dans l’océan Arctique ou à proximité de l’Alaska ont une chance sur cinq d’être à l’origine d’une marée noire importante au cours de leur durée d’exploitation.

    Ainsi, plus le nombre de blocs exploités sera élevé, plus les risques de marée noire seront importants. Au cours des dernières années, les dangers liés aux icebergs ont augmenté car plusieurs grands glaciers du Groenland ont commencé à se désintégrer en raison des changements climatiques. Un immense bloc de glace, d’une superficie égale à quatre fois celle de Manhattan, s’est récemment détaché du glacier de Petermann. Il devrait dériver en direction du détroit de Nares, pour rejoindre ensuite la mer de Baffin et s’engouffrer dans le courant du Labrador. Il est probable que certains de ces icebergs soient trop gros pour être remorqués hors du passage des appareils de forage. En d’autres termes, les plateformes elles-mêmes devront être retirées à brève échéance.

    Mais les leçons ne semblent pas porter leurs fruits : si l’on part de l’hypothèse qu’un baril, après raffinage et combustion du pétrole, génère environ 300 kg de CO2, les réserves offshore extractibles de l’Arctique pourraient être à l’origine de l’émission de 27 milliards de tonnes de CO2 – un volume comparable à ce qu’émettent chaque année l’ensemble des pays de la planète.

    1,8 millions de personnes ont rejoint la campagne Save The Arctic – pour qu’enfin, cette zone exceptionnelle et précieuse devienne zone naturelle préservée. Il est temps de mettre fin à la course aux intérêts économiques et industriels en Arctique, car cette zone est cruciale pour l’ensemble des habitants de la planète !

    L’Arctique a besoin de nous. L’Arctique a besoin de vous.

    Je deviens défenseur de l'Artique

  • La Meuse a bien été polluée à Chooz par des rejets chimiques

    La Meuse a été l'objet d'un déversement d'eaux usées dont le pH a été mesuré à 1,5

    Un tel niveau correspond à une acidité très forte, incompatible avec toute forme de vie. Le volume déversé semble considérable, et la dilution du rejet par les eaux du fleuve n'a pu neutraliser l'effet que partiellement, sachant que le contact de l'acide sulfurique et de l'eau dégage une forte quantité de chaleur.

    Après étude des données, le réseau "Sortir du Nucléaire" a décidé de porter plainte contre EDF, d'autant que des négligences concernant la prévention et la limitation du rejet ont été mises en évidence par l'Autorité de Sureté Nucléaire.

    Voici la note reprise du site de Sortir du Nucléaire :

    Le 29 décembre 2011, l’exploitant de la centrale de Chooz B a détecté, au point de rejet en Meuse des eaux pluviales collectées sur le site, un pH anormalement faible. Après investigation, l’exploitant a identifié une fuite d’acide sulfurique vers le réseau d’eaux pluviales du circuit de traitement antitartre des tours aéroréfrigérantes. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a porté plainte. Le site de Chooz regroupe les réacteurs de la centrale nucléaire dite Chooz B implantée dans les Ardennes, à la pointe nord du images?q=tbn:ANd9GcRrlgR3AQo-0DirAHs6wTlXK3nK6GJbdjyhGobVag0qiS_PPQvtdépartement. Le site se trouve à moins de 10 km de la Belgique. Exploitée par EDF, cette centrale est constituée de deux réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 1450 MW. L’exploitant de la centrale de Chooz B a détecté le 29 décembre 2011, au point de rejet en Meuse des eaux pluviales collectées sur le site, un pH anormalement faible, de l’ordre de 1,5, alors que les prescriptions applicables à ce rejet précisent que le pH de ces effluents doit être compris entre 6 et 9. Après investigation, l’exploitant a identifié une fuite vers le réseau d’eaux pluviales du circuit de traitement antitartre à l’acide sulfurique des tours aéroréfrigérantes (TAR). Le rejet a vraisemblablement débuté le 6 décembre 2011 lors du redémarrage du réacteur n° 1 et des installations de traitement des TAR. Jusqu’à sa détection, l’exploitant estime le rejet d’acide sulfurique en Meuse entre 250 et 600 litres par jour ! Lors d’une inspection du 9 janvier 2012 pour examiner les circonstances et les conséquences de cet événement, l’ASN a constaté des négligences dans l’exploitation et la maintenance des équipements qui auraient pu permettre la prévention, la détection et la limitation du rejet... Le 28 août 2012, le Réseau "Sortir du nucléaire" a déposé une plainte pour pollution des eaux.

  • Un joli cap, on attend le navire !

    La FNE tire un bilan positif de la conférence environnementale, mais attend maintenant les mesures concrêtes de mise en oeuvre

     

    Aujourd'hui s'achève la conférence environnementale. Les engagements pris par le président de la République ainsi que par le Premier ministre marquent la volonté de ce gouvernement de s'engager sur la voie de la transition écologique. FNE attend maintenant de connaître, dans les détails, l'agenda et les moyens mis en face de chacune des annonces, seuls éléments qui permettront de mesurer correctement la valeur de ces engagements.

    Transition énergétique : de réelles avancées mais encore des zones d'ombre

    Le chantier annoncé pour la renovation thermique d'un million de logements est bien sûr une bonne nouvelle et reprend une de nos propositions. France Nature Environnement se réjouit également de l'annonce d'une date concernant la fermeture de la centrale de Fessenheim. Cette décision est la première pierre du volet « nucléaire » de la transition énergétique. Il convient maintenant de s'assurer que les différentes étapes conduisant à la fermeture de la centrale (notamment le volet social pour la reconversion des salariés, y compris les sous-traitants) seront inscrites dans un agenda pour éviter de voir ce quinquennat s'achever avec une centrale toujours en activité...Concernant les gaz de schiste, le rejet des demandes de permis est une bonne nouvelle même si, dans la mesure où la fracturation hydraulique est déjà interdite par la loi, ces permis avaient peu de chance d'aboutir. Le président de la République a définitivement enterré la fracturation hydraulique. Pour ce qui est de l'exploitation des gaz de schiste, il convient d'être prudent. Quid des permis de recherche en cours ? Du côté des énergies renouvelables, FNE accueille favorablement la décision de supprimer le dispositif ZDE, obstacle au développement de l'éolien en France. Malheureusement, ce n'est pas le seul baton dans les pales de l'éolien qui en compte un certain nombre que le gouvernement devra également supprimer.

     Biodiversité : une agence enfin...mais pas une coquille vide !

    L'annonce de la création d'une agence de la biodiversité est saluée par l'ensemble des ONG et par FNE en particulier. Sur le plantes_et_planete_2.pngmodèle de l'ADEME, elle viendra en aide aux entreprises, aux collectivités et aux associations. Nous attendons maintenant d'en savoir un peu plus sur ses prérogatives et ses moyens. Pour FNE, la limitation de l'artificialisation de nos territoires devra être une priorité de l'agence, au même titre que la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité ainsi que de la Trame Verte et Bleue. Sur l'agriculture, seuls quelques engagements du Grenelle sont retenus.

     Santé : les ambitions sont encore trop modestes

    La suppression du bisphenol A dans les contenants alimentaires est une bonne chose mais dissimule mal le peu d'annonces faites dans le domaine de la santé. Dommage. Un engagement concernant la lutte contre la pollution de l'air en ville était attendue par plusieurs ONG. Alors que les impacts sanitaires du diesel sont de plus en plus dénoncés et que la France fait partie des mauvais élèves pour ce qui est de l'exclusion des véhicules les plus polluants de nos centre-villes, le gouvernement devra sérieusement accélérer s'il veut enfin être à la hauteur des attentes des Français en matière de risques sanitaires et environnementaux. Et ce n'est pas la création de véhicules parcourant cent kilomètres en n'utilisant que deux litres qui réglera le problème...

     La fiscalité, parent pauvre de cette conférence...

     Malheureusement, le verdissement de la fiscalité n'est pas encore devenu une priorité du gouvernement alors que le Premier ministre a rappelé dans son discours que, là encore, nous étions très en retard par rapport à nos voisins européens. FNE s'emploiera donc, de nouveau, à rappeler que le premier levier en matière de fiscalité est la suppression des niches fiscales défavorables à l'environnement.

     Des lettres de cadrage pour les ministres

     La bonne nouvelle concerne l'annonce par le Premier ministre de lettres de cadrage pour l'ensemble des ministères. Ainsi, même le ministère de la culture participera à la mise en œuvre de la transition écologique ! FNE est satisfaite de la prise en compte d'une demande formulée dans l'Appel des 3000, son cahier de propositions rédigé à l'occasion de l'élection présidentielle.

     Bruno Genty, président de FNE : « Arrivés assez inquiets, nous repartons avec quelques satisfactions et encore beaucoup d'interrogations. Qu'il s'agisse de la fermeture de Fessenheim, de la création d'une agence de la biodiversité ou encore de la réforme de la fiscalité, nous attendons avec impatience de connaître les détails de la mise en œuvre et les budgets alloués. L'ambition est là mais nous avons vécu trop de déconvenues par le passé pour nous laisser aller à un débordement de joie. Je reste inquiet sur le financement du dialogue environnemental même si je me réjouis de voir que le dialogue avec les autres parties prenantes a plutôt bien fonctionné lors de cette conférence environnementale».