Dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie, l’Etat a décidé de tuer tous les bouquetins de 5 ans et plus. Une décision visant à supprimer un foyer de brucellose. Il existe pourtant d'autres solutions. FNE s'était d'ailleurs prononcée contre cette mesure aberrante. Nous relayons la pétition STOP au massacre des bouquetins. Signez et faites signer !
Le bouquetin, animal paisible et doux, emblématique des Alpes, est interdit de chasse depuis 1962
. Dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie, l’Etat a décidé de tuer tous les bouquetins de 5 ans et plus. Prise dans la précipitation, cette décision visant à supprimer un foyer de brucellose était loin d’être la seule envisageable : les instances scientifiques (Conseil National de Protection de la Nature, Conseil Scientifique Régional de Protection de la Nature) se sont opposées à cet abattage. Pour l’Agence de Sécurité Sanitaire, il n’y avait pas d’urgence à agir, car le risque de transmission aux autres espèces est extrêmement faible. Sans même que le groupe d’experts n’ait eu le temps d’étudier la solution de la vaccination, plus de 230 bouquetins ont déjà été abattus.
Par souci d’économie et contre l'avis des instances scientifiques, l’Etat n’a pas pris le temps de différencier les individus sains des individus positifs à la brucellose. Parmi les bouquetins tués lors de l’opération éclair, beaucoup n’étaient pas malades. Des actions plus discrètes se poursuivent actuellement visant à éliminer, dans le Bargy, tous les bouquetins de 5 ans et plus. Sous la pression des éleveurs et des chasseurs, l’Etat pourrait décider d’éradiquer la totalité de la population des bouquetins du Bargy dans un futur proche.
écologie - Page 233
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Sauvons les bouquetins du Bargy
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Fête de l'environnement le 26 avril

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Le droit international à la rescousse des baleines
Communiqué de Greenpeace
Lundi, la Cour de justice internationale de la Haye a rendu un arrêt très clair sur la chasse à la baleine japonaise dans l’océan austral : elle n’a rien de scientifique.
En effet, comment tuer des centaines de baleines, les transformer en morceaux de viande congelée à bord d’un navire usine et ensuite les commercialiser au Japon peut-il être considéré comme une activité scientifique ?Pour comprendre cette aberration, il faut remonter un peu dans le temps. En 1986 un moratoire international sur la chasse commerciale à la baleine est adopté, mais le Japon va utiliser une faille dans les textes internationaux : le moratoire ne couvre pas la chasse à des fins scientifiques. Il suffisait donc tout simplement de rebaptiser une activité commerciale, à échelle industrielle, en programme scientifique et le tour était joué. Depuis cette date, tous les ans pendant l’été austral, la flotte japonaise harponnait des centaines de baleines.

Une décision historique : Il n’y a rien de scientifique dans cette activité.
Aucun article ou publication scientifique digne de ce nom n’a jamais été publié et ce programme, très largement financé par les contribuables japonais, est du point de vue de la science totalement inutile.
Cette chasse commerciale qui ne dit pas son nom appartient au passé, et les temps changent : aujourd’hui les japonais n’ont plus d’appétit pour cette viande. C’est donc non seulement une activité commerciale déguisée, mais aussi un non sens économique. Année après année les entrepôts frigorifiques se remplissent de centaines de tonnes de viande de baleine qui ne trouvent plus de débouchés commerciaux.Reprenant les arguments portés par de nombreuses organisations écologistes, comme Sea Shepherd ou Greenpeace ou même de gouvernements opposés à la chasse à la baleine, le gouvernement australien a demandé en 2010 à la Cour de justice internationale de statuer sur le sujet. Le 31 mars 2014 les juges de la Haye ont pris un arrêt historique : sans interdire la chasse scientifique, elle a reconnu l’illégalité des pratiques japonaises.. Le Japon doit donc mettre fin à ce programme, annuler toutes les licences et ne plus accorder aucune permission de tuer des baleines dans ce cadre.
Cette décision ouvre enfin une voie vers la fin définitive de ce massacre industriel.Les baleines sont-elles sauvées ?
Le gouvernement japonais a annoncé qu’il reconnaissait cette décision de justice. Mais le pays a déjà contourné le droit international une fois … il n’est à ce stade pas exclu qu’il tente de le bafouer à nouveau en place un nouveau programme sur des bases un peu plus scientifiques, ou qui du moins en aurait l’apparence. C’est pourquoi aujourd’hui, la vigilance reste de mise.
Il faut enfin ranger la chasse commerciale à la baleine – quelles qu’en soient les justifications, scientifique ou autre – dans les placards de l’histoire. La disparition des principales espèces de baleines par la chasse n’a été évitée que grâce au moratoire adopté en 1986, à un moment ou cette économie était déjà en déclin. Il est aujourd’hui trop prématuré pour dire que toute chasse commerciale est dorénavant impossible et il est du devoir de la justice internationale mais aussi des organisations non gouvernementales de rester mobilisées, afin que la science ne soit pas à nouveau utilisée comme prétexte.
Il reste des menaces bien présentes pour les baleines
Enfin, n’oublions pas que ne s’estimant pas tenue par le moratoire international de 1986 auquel elles ont formellement objecté, la Norvège et l’Islande sont les deux seuls pays au monde à encore pratiquer la chasse commerciale à la baleine, Oslo et Reykjavik jugeant la population des espèces chassées suffisamment abondante.
D’autres menaces pèsent aujourd’hui sur les baleines comme sur l’ensemble des écosystèmes marins : conséquences des dérèglements climatiques et acidification des océans, conséquences de la pollution, ou encore du développement des activités maritimes.
L’arrêt définitif du programme japonais pourrait d’ailleurs avoir un autre effet salutaire : il permettrait de débloquer la situation au niveau de la Commission baleinière internationale, de mener une vraie collaboration scientifique avec le Japon, et d’adopter des mesures de protections face à ces nouvelles menaces.
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Rencontre-débat autour d'un film
Sortir du Nucléaire 08
présente
“UN CLIMAT D'ESPOIR ”
un film de Scott Ludlam et José Garcia
Le dérèglement climatique est à présent reconnu comme un problème écologique majeur par la
majorité des scientifiques et des décideurs politiques. Mais l'industrie nucléaire mondiale tente d'accréditer le nucléaire comme une solution à cette crise climatique, quitte à prendre de sérieuses libertés avec les faits.Samedi 5 Avril à 17 h 30
salle Guy Canon, Quartier Manchester
à Charleville-Mézières
A l’issue de la projection, un débat sera proposé.
Entrée libre.
Un pot sera offert à l'issue de la soirée.

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L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français
Le site "Global Chance" publie un dossier sur le vieillissement des centrales nucléaires françaises et sur le danger de la poursuite de leur exploitation.
Voici l'introduction du dossier et les liens vers les articles et documents qui en font partie.
Processus de décision, options de renforcement et coûts associés à une éventuelle prolongation d’exploitation au delà de 40 ans des réacteurs d’EDF
L’échéance des 40 ans des 58 réacteurs nucléaires d’EDF est une étape majeure qui n’a pas été suffisamment anticipée, alors que près des deux tiers doit l’atteindre d’ici à 2025. Face à ce retard, pointé par la Cour des Comptes comme par l’Autorité de sûreté nucléaire, des décisions urgentes sont cruciales pour maîtriser la sûreté et les coûts, tout en permettant une évolution du parc compatible avec l’engagement, pris par François Hollande, de ramener la part du nucléaire à 50 % de la production d’électricité à l’horizon 2025. Cette urgence est d’autant plus grande qu’EDF mise depuis 2008 sur une prolongation jusqu’à 50 voire 60 ans de durée de vie, arguant que cette option sera la moins coûteuse - l’exploitation prolongée des réacteurs constituant dès lors une « rente » à saisir - tout en ne posant pas de problème de sûreté majeur. Mais l’analyse détaillée du parc nucléaire, du cadre réglementaire, des enjeux de sûreté et des conditions dans lesquelles des prolongations pourraient être envisagées montre au contraire qu’il s’agit d’opérations complexes, potentiellement très coûteuses, et dont la faisabilité réglementaire et technique ne saurait être garantie.
Sur cette page :
• L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français (entretien avec Yves Marignac)
• Rapport sur le nucléaire : exploiter au-delà de 40 ans est cher et risqué (communiqué)
• L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français (rapport Wise Paris)
• Revue de presse (Le Monde, Mediapart, Actu-Environnement, Le Figaro, Les Échos...)
• À voir également sur le site de Global Chance (dossiers et documents)
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Demain, on vote!
Le fait est devenu banal, mais exprimer son choix en déposant un bulletin dans l'urne reste un geste fort qui signifie que chacun détient un réel pouvoir de choisir les personnes qui vont nous représenter dans la gestion du bien commun.
Il existe un sentiment croissant d'indifférence ou de rejet, qui se traduit par "qu'est que cela va changer ?" ou par"ils sont tous pourris !", mais ce sentiment est heureusement moins prononcé pour un scrutin local comme ces élections municipales.
Le choix à Vouziers est assez limité, puisqu'il n'existe que deux listes, et qu'il n'est pas permis de modifier le bulletin en barrant un nom ou en ajoutant un autre. Rappelons aussi que cette limitation à deux listes déposées entraine qu'une des deux sera majoritaire dès le 23 mars : il n'y aura pas de deuxième tour.
Le groupe Ecologie-Solidarité qui édite L'An Vert a eu longtemps des représentants au sein du conseil
municipal de Vouziers, mais n'a pas présenté de candidats à cette élection. La conséquence n'est pas directement liée, mais il faut bien constater la faiblesse des programmes présentés dans le domaine de l'écologie et dans celui du social :Le problème des ordures ménagères et de la réduction des déchets ultimes semble oublié, alors que les objectifs sont loin d'être atteints. La lutte contre les inondations (compétence qui devient communale) n'est pas abordée, alors que l'on pourrait envisager un programme d'hydraulique douce (remise en prairies, plantation d'arbres, techniques de cultures adaptées,...). Dans le domaine énergétique, l'augmentation de l'utilisation du chauffage électrique à Vouziers (voir les chiffres de l'INSEE page 13 du document) pose un problème sérieux pour les utilisateurs (le coût) et pour la collectivité (le nucléaire !).
Dans le domaine social, l'implantation d'une épicerie solidaire permettrait de réaliser une aide alimentaire dans des conditions améliorées, mais aucune des deux listes n'en parle. Les logements sociaux de Vouziers datent de plusieurs décennies et vieillissent mal. Personne ne semble mettre en avant un programme ambitieux en ce domaine. Quand aux gens du voyage, depuis qu'ils sont relégués au bout de la zone industrielle, plus personne ne semble s'en préoccuper. Des difficultés persistent pourtant (scolarité, accès aux soins, intégration) , qui mériteraient un réel traitement pour ces citoyens qui restent malheureusement "de seconde zone".
Ce n'est pas pour autant que nous mettons les deux listes "dans le même sac", nous nous revendiquons clairement des valeurs de gauche, et il n'est pas question pour nous de soutenir une liste de droite. Yann Dugard et ses colistiers sont discrets sur leur positionnement politique, mais il est certain qu'ils représentent la droite locale, le nom de Pacte 2014 faisant d'ailleurs clairement référence au" Pacte 21" du temps de M. Servais et M. Hannequin.
Reste que les valeurs de gauche ne sont pas toujours défendues avec vigueur par le Parti Socialiste, principale composante de la liste de Claude Ancelme. Sans revenir sur les choix économiques et sociaux au niveau national, nous regrettons que le symbole fort du vote des étrangers vivant dans la commune n'ait pas été institué. C'était une promesse pré-électorale, cela aurait surtout été la reconnaissance de la qualité de citoyen communal à ceux qui vivent sur le même territoire avec les mêmes devoirs (dont l'impôt), partagent les mêmes activités dans les associations locales et contribuent au bien commun par leur travail (par exemple les médecins étrangers sont devenus indispensables au fonctionnement des hôpitaux).Les insuffisances notées dans le programme local et le contexte national ont fait que les membres du groupe Ecologie-Solidarité n'ont pas de position consensuelle sur le vote du 23 mars à Vouziers.
Nous appelons dons les Vouzinois à voter demain, à le faire en conscience et en fonction des éléments que nous avons développés ci-dessus.
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Chooz - Fuite d’acide sulfurique des tours aéroréfrigérantes : EDF au tribunal le 26 mars prochain.
Le 29 décembre 2011, la centrale de Chooz a détecté une importante fuite d’acide sulfurique vers le réseau d’eaux pluviales du circuit de traitement antitartre des tours aéroréfrigérantes. Le Réseau "Sortir du nucléaire" ainsi que la FNE et "Nature et Avenir" ont déposé une citation directe à comparaître.
La centrale de Chooz
Le site de Chooz regroupe les réacteurs de la centrale nucléaire dite Chooz B implantée dans les Ardennes, à la pointe nord du département. Le site se trouve à moins de 10 km de la Belgique.
Exploitée par EDF, cette centrale est constituée de deux réacteurs à eau sous pression d’une puissance de 1450 MW.
Une importante fuite d’acide sulfurique dans la nature
L’exploitant de la centrale de Chooz a détecté le 29 décembre 2011, au point de rejet en Meuse des
eaux pluviales collectées sur le site, un pH anormalement faible, de l’ordre de 1,5, alors que les prescriptions applicables à ce rejet précisent que le pH de ces effluents doit être compris entre 6 et 9.Après investigation, l’exploitant a identifié une fuite vers le réseau d’eaux pluviales du circuit de traitement antitartre à l’acide sulfurique des tours aéroréfrigérantes (TAR).
Le rejet a vraisemblablement débuté le 6 décembre 2011 lors du redémarrage du réacteur n° 1 et des installations de traitement des TAR. Jusqu’à sa détection, l’exploitant estime le rejet d’acide sulfurique en Meuse entre 250 et 600 litres par jour !
Lors d’une inspection du 9 janvier 2012 pour examiner les circonstances et les conséquences de cet événement, l’ASN a constaté des négligences dans l’exploitation et la maintenance des équipements qui auraient pu permettre la prévention, la détection et la limitation du rejet...
Le 28 août 2012, le Réseau "Sortir du nucléaire" a déposé une plainte pour pollution des eaux (voir la plainte, en document joint). Notre plainte a été classée sans suite par le Parquet de Charleville-Mézières, le 18 janvier 2013.
Le 31 mai 2013, nous avons déposé un recours hiérarchique auprès du Procureur Général de la Cour d’appel de Reims (voir notre recours hiérarchique, en document joint). Celui-ci a finalement confirmé la décision de classement sans suite, le 14 juin 2013.
Le 25 novembre 2013, nous avons fait citer directement EDF devant les juridictions de jugement. L’affaire sera examinée par le Tribunal de police de Charleville-Mézières, le 26 mars 2014, à 9h.