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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 728

  • Automobile : pour une alternative sociale et écologique

    La décision de Peugeot de fermer des sites de production et de licencier massivement illustre malheureusement de façon exemplaire le fonctionnement de l'économie dans une logique libérale.

    Les hommes ne sont pas au centre du projet de l'entreprise, les ouvriers ne sont qu'une variable d'ajustement du profit souhaîté.

    Rappelons que le plan de PSA ne touche pas seulement Aulnay et Rennes, mais aussi Charleville où la fonderie doit perdre plusieurs dizaines d'emplois,sans compter la sous-traitance.

    Voici un communiqué des"Alternatifs" sur ce sujet.

     

    Communiqué des Alternatifs du 13 juillet 2012

    Les conférence sociales passent, et passe l’illusion de compromis entre le capital et le travail. L’annonce par le groupe PSA du plan de redéploiement de ses activités en France remet les pendules à l’heure.

    Les restructurations d’activités et les suppressions d’emplois vont peser très lourdement sur les intérimaires et la sous traitance, comme sur les salariéEs de nombreux sites (8.000 emplois menacés).

     

    L’arrêt de la production sur le site d’Aulnay touche au cœur un bassin d’emploi de Seine-Saint-Denis déjà fortement affecté par le chômage. Il est vrai que les traditions syndicales et les capacités de mobilisation des salariéEs du site sont assez mal vues par la direction, et que la localisation de l’établissement laisse espérer quelques plus values foncières.

    Le plan de licenciements chez PSA oblige à une réponse alternative :

    -oui, le maintien de milliers d’emplois ouvriers au cœur de la Seine Saint Denis est nécessaire

    -non, les milliers de suppressions d’emplois chez PSA ne sont pas acceptables
    -oui, la production automobile doit avoir sa place dans une agglomération mondiale comme la région Ile-de-France
    -non, il n’est plus acceptable que des entreprises bénéficiaires dans la durée, et rétribuant largement chaque fois que possible leurs actionnaires, se défaussent sur l’Etat et les collectivités territoriales dès qu’apparaissent des difficultés
    -oui, il est indispensable d’engager dès à présent une reconversion sociale et écologique du secteur automobile, sauf à considérer la fuite en avant comme une issue raisonnable
    -non, cette reconversion ne pourra pas se réaliser en respectant la logique patronale.

    PSA-Aulnay-sous-bois.jpgLe premier enjeu est de combattre la précarité du travail, celle, structurelle, des intérimaires, celle subie par les salariéEs victimes de plans de licenciements. La garantie du revenu des travailleurs, la sécurisation de leurs parcours professionnels doivent être assurées par une caisse solidaire financée par des prélèvements sur la spéculation financière et une contribution socialisée des grandes entreprises.

    Le second enjeu est l’intervention des salariéEs et de leurs organisations syndicales : droit de veto suspensif sur les plans de licenciements, droit d’expertise contradictoire en vue de construire des projets alternatifs. Le troisième enjeu est la reconversion du secteur automobile : reconversion portée par les collectifs de travail, en lien avec les collectivités territoriales, pour répondre aux urgences écologique et sociale

    -Une localisation des activités de production limitant les déplacement de main d’œuvre et de marchandises
    -Des activités productives à empreinte écologique réduite
    -Un recentrage sur les transports collectifs et des véhicules individuels durables, à faible consommation énergétique, peu polluants, mais aussi la diversification des activités sur les sites.

    Un débat démocratique doit aussi être engagé sur une réorganisation des activités sociales (travail et autres) qui réduise la dépendance individuelle à l’automobile.

    Le patronat du secteur automobile refusera sans doute la multiplication des " contraintes" sociales et écologiques.

    Se pose donc clairement la question de l’appropriation sociale publique de l’outil de production, sous le contrôle des salariéEs et en lien avec les usagers et les pouvoirs publics.

     

    Une appropriation sociale d’un secteur au cœur des enjeux d’avenir pour la reconversion de l’économie, le devenir de la planète et la justice sociale.

  • Vouziers : le 14 juillet presque au sec

    La situation météorologique devient un des facteurs importants pour le déroulement des cérémonies officielles.

    La pluie avait largement contribué à gâcher les manifestations prévues le 13 juillet. Le défilé a été perturbé, et le feu d'artifices a du être décommandé.

    Pour la journée du 14, la pluie était absente le matin, et les cérémonies de la fête nationale se sont déroulées normalement.

    Après les passages à Condé Chestres et Blaise, le cortège officiel a traversé la ville en partant du quartier du Blanc-Mont jusqu'à la Place Carnot en passant par le Maroc et Syrienne.

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    La place était occupée par le marché hebdomadaire, ce qui n'a pas empêché le déroulement de la cérémonie devant le monument aux morts.

    L'Harmonie municipale était présente, ainsi qu'une délégation des Sapeurs-pompiers et les porte-drapeaux. Parmi les personnalités, le Sous-préfet était rejoint par les représentants de la gendarmerie et de l'armée. Le Maire était accompagné de ses adjoints, mais la participation citoyennne était faible.

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    A l'issu de la cémonie, les participants ont rejoint les salons de l'Hôtel de ville. Le Maire puis le Sous-préfet ont rappelé dans leur discours l'importance de cette date et les valeurs de la République, qui restent des biens communs à défendre.

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  • François Hollande à la mairie de Vouziers

    C'est officiel : François Hollande a pris place dans la grande salle de l'Hôtel de ville

     

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    Le Maire et ses adjoints lors de l'installation du portrait officiel du nouveau président de la République.

  • 13 juillet à Vouziers : un défilé de nuages

    Toute cette journée, les averses se sont succédées sur la ville, battant les records de pluviosité.

     

    Comme nous l'avons annoncé plus tôt, le traditionnel feu d'atifices de la soirée a été annulé. Il est en principe reporté au premier dimanche de septembre, lors du week-end de la fête communale.

    Malgré tout les plus courageux se sont rassemblés vers 21h30 à la piscine (endroit bien choisi !) pour un défilé qui s'est rendu à Condé par la rue du Nan et l'avenue Charles de Gaulle.

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    L'harmonie municipale équipée pour affronter les éléments déchaînés.

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    Jouons sous la pluie.

     

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    Derrière les Sapeurs-pompiers, quelques Vouzinois accompagnaient le défilé.

  • Vouziers : le feu d'artifice de ce soir annulé

    Les conditions météorologiques actuelles ont amené la ville de Vouziers à renoncer au feu d'artifice traditionnel du 13 juillet.

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    Le feu d'artifice du 13 juillet 2010 à Vouziers

     

  • Le combat continue à Notre Dame des Landes

    Communiqué commun des Alternatifs, de GA, de la FASE, du PG et du PCF 56 le 10 juillet 2012.


    Samedi 7 et Dimanche 8 juillet à démarré le 2ème Forum contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII). La FASE, le PG, les Alternatifs et GA se réjouissent de ce temps fort qui a permis de rencontrer de nombreux acteurs internationaux des résistances écologiques et sociales. Du Mexique, d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne, de Finlande, du Royaume-Uni et de France, ils étaient nombreux pour prouver en cette période d’austérité et de crise que la convergence des luttes sociales et écologiques existe et qu’elle est la solution pour organiser résistance et actions contre le système capitaliste et productiviste.


    Comme dans la forêt de Khimky, près de Moscou, à Notre Dame des Landes, le combat continue contre Vinci.

    Après la longue lutte des grévistes de la faim, c’est maintenant une bataille juridique de plusieurs gpii-bd054.jpgannées qui s’engage. Car ici, personne n’est dupe de l’accord avec le nouveau gouvernement. Il faudra poursuivre les résistances engagées. Nous nous étonnons d’ailleurs qu’il n’y ait pas eu cette année la présence de dirigeants politiques d’Europe Écologie les Verts. Les contradictions se feraient-elles trop fortes ? Rappelons que l’année dernière, Cécile Duflot, actuelle ministre de Ayrault, s’était engagé publiquement à la tribune de Notre Dame des Landes à ce que « EELV ne participe jamais à un gouvernement qui soutienne le projet d’aéroport ». Les militants locaux ont su apprécier. Les organisations se sont donné rendez-vous fin août pour débattre et dresser des perspectives communes lors des Estivales du Front de Gauche et de l’Université d’Eté des Alternatifs.

    Elles souhaitent notamment que le Front de Gauche Antiproductiviste et Objecteur de croissance, issu de l’appel lancé par Paul Aries et Jacques Testart en soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon, puisse continuer à jouer un rôle dans la constitution d’un pôle d’écologie radicale à gauche.

  • Forêt : replanter sans se planter

    La gestion de la forêt n'échappe pas à la logique financière qui domine notre système économique.

    Nos forêts représentent pourtant beaucoup plus qu'une ressource de matière première. La FNE demande que sa gestion échappe à une logique uniquement "utilitaire" à travers des plantations massives d'essences rentables à court terme. Voici leur analyse et leurs demandes.


    A partir du 1er janvier 2013, la vente aux enchères des quotas d’émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le cadre du système européen d’échanges[1] fournira de nouvelles ressources financières à l’Etat. Au sein de la filière forêt-bois, certains souhaiteraient profiter de cette manne pour engager les forêts françaises dans un vaste programme de plantations. Au moment où l’interprofession France Bois Forêt et l’association interprofessionnelle France Bois Industrie, porte-paroles de la production forestière, présentent « un projet forêt-bois pour la France », FNE s’inquiète de voir le changement climatique devenir l’alibi de la plantation massive. Explications.


    Si le projet présenté par la filière forêt-bois rejoint de nombreuses propositions de FNE, il est regrettable qu’il conduise à instrumentaliser le changement climatique et l’ « enjeu carbone » pour réclamer l’adaptation brutale de la forêt aux besoins conjoncturels de l’industrie du bois ou subventionner certains secteurs. Cette vision renvoie à un discours dépassé qui considère que sans plantations, la forêt française serait menacée. Or, en France, nous avons la chance que la forêt se renouvelle principalement de façon naturelle, sans avoir à recourir à des plantations coûteuses et à la réussite incertaine. L’enrésinement réalisé au siècle dernier a conduit à des échecs caractérisés (essences inadaptées, pertes de biodiversité…) et « l’essence miracle » n’existe pas. Face au changement climatique, la mise en œuvre d’un programme massif de plantations constituerait une fausse solution.

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    Valorisons d’abord l’existant

    FNE partage l’analyse selon laquelle le problème de la filière forêt-bois est bien celui des très grandes difficultés de l’outil de transformation national pour valoriser correctement le bois issu des forêts. Si une partie des fonds carbone devait être attribuée à la filière forêt-bois, cela devrait être au service de cet investissement dans l’avenir, au moyen d’un gigantesque effort d’adaptation économique, règlementaire et d’innovation, selon une vision de long terme, responsable et écologiquement viable. FNE ne peut que regretter que la filière n’accorde pas plus de 5 à 10% des moyens financiers de son projet à cet objectif pourtant primordial, quand elle propose de consacrer d’un tiers à plus de la moitié des fonds réclamés à la plantation et à la régénération assistée.

    Pour Hervé Le Bouler, responsable des politiques forestières nationales pour FNE : « l’utilisation d’une partie des fonds carbone doit s’inscrire dans le cadre général de la politique forestière que nous appelons de nos vœux : pérenniser le puits de carbone forestier, les forêts françaises étant jeunes d’un point de vue biologique, mieux valoriser la ressource existante et rémunérer les services écosystémiques, optimiser les usages du bois en donnant la priorité aux usages nobles et durables, soutenir la transformation locale des produits et favoriser une gestion concertée à l’échelle des territoires ».

    La recherche de l’équilibre délicat entre exploitation forestière et préservation de la biodiversité doit permettre l’émergence de projets à forte valeur ajoutée pour les territoires. FNE appelle ses partenaires de la filière forêt-bois française à s’investir collectivement afin que l’affectation possible d’une part des fonds carbone à la filière forêt-bois bénéficie en premier lieu à la gestion durable de la forêt.

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    Photos de la forêt domainiale de La Croix aux Bois