Appel national à l’initiative du Collectif national pour le droit des femmes (CNDF) le 21 février 2018.
Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d’être effective. C’est pourquoi la journée du 8 mars ne se « fête » pas et n’est pas la « journée de la femme » mais bien celle de lutte pour les droits des femmes ! Le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.
L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable : elle participe du progrès social. Laisser perdurer les inégalités, s’exercer les violences contre les femmes et les filles, c’est porter une
responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades progressent, que le patriarcat perdure. Et nous ne cesserons pas de le répéter : la « cause des femmes » n’est ni secondaire, ni une opération de communication. Elle ne se limite pas à féminiser les postes de direction en oubliant la majorité des femmes scotchées au plancher collant des temps partiels et de la précarité.
Elle demande outre une volonté politique de tous les instants, des moyens humains comme financiers importants pour y parvenir et des sanctions contre les employeurs qui ne respectent pas l’égalité professionnelle. Notre constat est sans appel : le gouvernement français ne les a jamais mis en place. Le patronat met toute son énergie à combattre toute mesure contraignante. Et c’est ainsi qu’en 2018, l’urgence à obtenir l’égalité est toujours là.

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Une bise glaciale a découragé une partie des auditeurs habituels des conférences qu’organise l’Association de sauvegarde du patrimoine vouzinois. C’est devant une quarantaine de personnes que Gilles Déroche, a donné sa conférence consacrée à « Chanzy, un Ardennais dans l’Histoire », ce vendredi 23 février, en soirée dans une salle du CPR rue de l’Agriculture à Vouziers. L’historien maîtrise parfaitement son sujet et c’est sans notes qu’il relate la riche biographie du natif de Nouart. Ses propos, précis, incisifs avec des notes d’humour, soutenus par un diaporama distillé par Denise Carles, ont intéressé l’auditoire qui a découvert l’incroyable carrière de ce militaire que les souvenirs scolaires réduisent au commandement de l’armée de la Loire en 1870. Chanzy a géré avec habileté et intelligence une carrière pendant laquelle il est apparu souvent comme un homme providentiel au service de la France ce qui a forgé une véritable popularité.