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lpo - Page 6

  • Forêts françaises en crise

    Analyse et propositions des ONG de conservation de la nature

    Le gouvernement a chargé Madame la députée Anne-Laure Cattelot d'une mission sur l'avenir des forêts françaises. Six ONG environnementales (WWF, Humanité et Biodiversité, France Nature Environnement, Réserves Naturelles de France, le comité français de l'UICN et la LPO) ont donc pris la plume ensemble afin de lui adresser leur point de vue sur la question. 

    Notre analyse et nos 21 propositions sont rassemblées dans ce rapport collectif 

    Dans les Outre-mer comme en métropole, les forêts françaises constituent des espaces d'importance majeure pour la biodiversité et l'avenir de notre planète. Les cycles écologiques s'y déroulent de manière moins perturbée par l'homme qu'ailleurs, les animaux y trouvent des zones de tranquillité, la canopée conserve sa part d'inaccessibilité, la litière grouille de vie, les champignons y peuplent le sous-sol et les rivières y prennent source. 

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  • 30 & 31 mai 2020 - Week-end national de comptage des oiseaux des jardins

    Cette année encore, l’Observatoire organise un week-end national de comptage le dernier week-end de mai. Nous espérons que vous serez nombreux à y participer !

    Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il s’agit de compter durant 1h les oiseaux de son jardin, soit le samedi, soit le dimanche puis d’enregistrer ses observations sur le site en ligne.

    Tout comme le comptage des oiseaux en hiver réalisé en janvier (dont les résultats des années précédentes sont disponibles ici_ résultats du comptage de janvier 2020 encore en cours de traitement), il permettra d’évaluer la richesse écologique des jardins et d’effectuer un suivi des populations d’oiseaux communs durant la saison de reproduction.

    Comment faire ?

    • Choisir un jour de comptage, soit le samedi 30, soit le dimanche 31.
    • Trouver le lieu ! Idéalement un jardin, public ou privé, pas d’importance ! Il vous est aussi possible de participer si vous ne possédez qu’un balcon ou une cour.
    • Observer et noter durant 1h tous les oiseaux qui visitent votre jardin. Le créneau horaire d'observation est libre, à vous de le choisir en privilégiant la matinée, moment où les oiseaux sont le plus actifs en cette période. Pour chaque espèce, ne dénombrez que l'effectif maximum d’oiseaux observé simultanément et ne comptez pas les oiseaux observés simplement en vol.

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  • Déconfinement : s'émerveiller tout en respectant la faune et la flore sauvages

    Le retour partiel à la vie professionnelle et aux loisirs pour des millions de citoyens risque de provoquer la destruction involontaire d’animaux et de plantes sauvages qui ont investi certains espaces pendant le confinement. La LPO recommande la plus grande vigilance.

    Nous sommes nombreux à avoir été émerveillés par les images de la faune sauvage pénétrant au cœur des villes, par les chants d’oiseaux devenus mieux audibles. Le confinement des humains a sans nul doute soulagé des populations animales et végétales souffrant habituellement de notre mode de vie : quelques milliers de chouettes et de putois, des dizaines de milliers de salamandres et de hérissons et des millions d’insectes ont eu la vie sauve du fait d’un trafic routier réduit. Des hérons se sont installés près de plans d’eau normalement très fréquentés. Sur le littoral, la reproduction des oiseaux marins est en train de se dérouler dans une tranquillité inédite. Un couple de Gravelot à collier interrompu, une espèce menacée, a par exemple fait son nid juste devant l’accès à la plage de Quiberon (56) tandis qu’une colonie de Sternes caugek s’est déplacée sur celle de Portiragnes (34), proche du Cap d’Agde. Qui sait si nous aurons à nouveau la surprise d’assister à la naissance de tortues marines, comme l’an dernier dans l’Hérault ?

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  • Des jeunes oiseaux sont au sol, que faire ?

    Communiqué de la LPO le 20.04.2020

    Avec l'arrivée du printemps, de nombreux oisillons peuvent tomber du nid. Pourtant, ils ne sont que très rarement abandonnés. Sauf risque avéré comme la proximité d'une route fréquentée ou d'un chat à l'affut, il est préférable de les laisser sur le lieu de leur découverte. Leurs parents se trouvent généralement à proximité même si on ne les voit pas.

    Avant toute action, jugez la situation

    Dans un premier temps, conservez vos distances avant d'aller vers lui, patientez un peu et posez-vous les bonnes questions : Est-il blessé ? En danger ? L'oiseau vient peut-être de tomber du nid. Est-il vraiment seul ?

    Si l'oisillon ne semble pas pouvoir s'envoler mais sautille de branche en branche ou volète au-dessus du sol, ne faites rien. Il ne lui faudra que peu de temps avant de pouvoir atteindre seul les hautes branches. Si vous l'avez déjà recueilli, remettez-le vite où vous l'avez trouvé.

    Si nécessaire, mettez-le à l'abri des dangers ou replacez-le dans le nid. Les oiseaux contrairement aux mammifères, ont un odorat très peu développé. Aussi, sachez que le fait de les toucher n'entraînera aucun rejet par les parents.

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  • Les oiseaux font leur nid : ne taillez pas les haies, n'élaguez pas les arbres !

    La LPO recommande de ne plus tailler les haies ni d’élaguer les arbres entre fin mars et fin juillet, afin que les oiseaux puissent nidifier en paix.

    Avec l’arrivée des beaux jours et plus encore en cette période de confinement forcé, les amateurs de jardinage en profitent pour bichonner leur terrain. Cependant, il faudra encore patienter quelques mois avant de pouvoir sortir taille-haie, scie ou tronçonneuse : c’est la pleine saison de nidification chez les oiseaux et beaucoup d’espèces s'installent dans les haies et les arbustes. Ainsi, le Merle noir, le Rougegorge familier, l’Accenteur mouchet, le Verdier d’Europe, le Pinson des arbres, et bien d’autres utilisent les enfourchures des branches pour accrocher leurs nids. 

    Afin de ne pas déranger les couvées, la LPO recommande donc d'arrêter de couper les haies et d’élaguer dès le début du printemps et d’attendre l’envol des derniers oisillons, soit au plus tôt fin juillet.

    Les tailles de haies et l’élagage des arbres se pratiquent avant la montée de sève, c’est à dire en hiver, idéalement pendant les mois de novembre et décembre. De manière générale, laissez-les autant que possible la végétation se développer naturellement, sans taille ni élagage et veillez à garder du bois mort sur pied et au sol. 

    Il peut en outre exister une règlementation locale communale sur les tailles des végétaux et il convient de s’informer à la mairie (codes civils et rural). Il existe également une règlementation nationale qui interdit la taille en France en milieu rural. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter notre fiche juridique sur le sujet:

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  • Nourrissage des oiseaux, quand et pourquoi arrêter ?

    Communiqué de la LPO le 31.03.2020

    Le nourrissage des oiseaux est pratiqué l'hiver par des millions de personnes dans leur jardin ou sur leur balcon, et il est bien souvent vital pour de nombreuses espèces durant cette période de pénurie alimentaire. Un nourrissage permanent peut cependant avoir des conséquences néfastes et mettre en danger certaines populations d’oiseaux.

    Ainsi, la LPO conseille aux Français de nourrir les oiseaux uniquement en période de froid prolongé, soit en général de la mi-novembre à fin mars. Dès que le printemps s'installe, les oiseaux commencent à établir leur territoire et débutent la construction de leur nid ou recherchent la cavité où ils pondront leurs œufs. S'il est alors tentant de les attirer aux mangeoires pour mieux les observer, la mise à disposition de nourriture n'est plus nécessaire, la nature fournissant suffisamment d'aliments "de saison" à l’avifaune, y compris dans les villes. Continuer de nourrir les oiseaux peut même devenir contre-productif et leur nuire.

    Si vous n’avez pas encore commencé le processus de sevrage, il est désormais temps de réduire petit à petit les quantités, afin de stopper tout nourrissage au bout de 7 à 10 jours. Cet arrêt est important car les lipides des graines ou des boules ne graisse ne sont pas adaptés aux futurs poussins qui doivent être nourris exclusivement de protéines, et de nombreuses espèces deviennent ainsi insectivores. D’autre part, la dépendance à un lieu précis de nourrissage doit cesser pour inciter les oiseaux à chercher par eux-mêmes la nourriture la plus adéquate à leur biologie. En revanche, l'apport d'eau est utile tout au long de l'année.

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  • Non à la « gestion adaptative » d’oiseaux en déclin

    La LPO dénonce une manipulation pour continuer de chasser en France des espèces en mauvais état de conservation. (Publication : 13 février 2020)

    Le gouvernement vient de soumettre un projet de décret relatif à la liste des espèces soumises à gestion adaptative. Il prévoit d’établir des quotas de chasse pour 4 oiseaux pourtant menacés : la Tourterelle des bois, le Courlis cendré, la Barge à queue noire et le Grand Tétras.

    Nous publions ci-dessous l'avis défavorable de la LPO déposé sur la consultation publique en ligne ouverte par le Ministère de la transition écologique et solidaire. Nous invitons nos sympathisants à s’en inspirer pour ajouter également leur propre commentaire sur le site avant le 3 mars, en évitant cependant le copier-coller au risque qu’il ne soit pas pris en compte.

    « La LPO est a priori favorable à la gestion adaptative des espèces. A condition qu’il s’agisse bien de fixer des quotas du nombre d’individus d’une espèce à chasser afin que celle-ci conserve un bon état de conservation. Comme le Canard colvert. Ou éventuellement pour des espèces non encore inscrites sur les listes rouges de l’UICN, mais dont les effectifs sont en déclin. Comme l’Alouette des champs. Afin d’empêcher des espèces de rejoindre la liste rouge.

    Mais la gestion adaptative ne devrait pas être un prétexte pour continuer de chasser des espèces déjà en mauvais état de conservation. Ce qui est le cas des 4 espèces citées dans le projet de décret soumis à la consultation publique. Le simple principe de précaution devrait suffire à stopper la chasse des espèces inscrites en liste rouge. Qui plus est l’année où la France se vante d’accueillir le Congrès mondial de l’UICN. La chasse est un loisir. Il n’y a aucune obligation à continuer de chasser des espèces qui se portent mal. Même si pour certaines d’entre elles la chasse n’est pas le seul voire principal facteur de régression.

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