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lpo - Page 8

  • Dégâts de sangliers : les chasseurs pompiers pyromanes

    Publié par la LPO  le 20 janvier 2022

    La Fédération nationale des chasseurs (FNC) a saisi le Conseil d’État pour contester le système actuel d’indemnisation des dégâts de grand gibier (sanglier, cerf et chevreuil) versée aux agriculteurs par les fédérations départementales de chasse. Le Conseil d’État a transmis la question devant le Conseil constitutionnel, qui y a répondu ce jeudi 20 janvier 2022 : les chasseurs devront continuer à payer.  

    Environ 800.000 sangliers sont aujourd’hui tués chaque année en France, contre à peine 30.000 il y a 50 ans, et leur nombre continue pourtant de croître. L’indemnisation des dégâts occasionnés par le grand gibier aux exploitations agricoles est assurée par les fédérations départementales des chasseurs. En 2021, cette somme s’est élevée à plus de 70 millions d’euros.

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  • Week-end national de comptage des oiseaux des jardins

    Retenez le samedi 29 janvier 2022 ou le dimanche 30 janvier 2022

    Mésange charbonnière, Verdier d’Europe, Chardonneret élégant… ? Quelles seront les espèces présentes dans votre jardin cette année ? Découvrez-les en participant au week-end national de comptage des oiseaux des jardins organisé par la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle. Petits ou grands, novices ou expérimentés, à la ville ou à la campagne… vous êtes tous invités à prendre part à la 10ème édition de ce grand comptage.

    Depuis 2013, les opérations de comptage national des oiseaux des jardins permettent à chacun d’agir concrètement en faveur de la connaissance et de la protection de notre avifaune en alimentant les bases de données naturalistes. Lors du comptage de janvier 2021, plus de 17 250 jardins ont pris part à cette opération permettant de dénombrer plus de 540 000 oiseaux partout en France, avec en tête Moineau domestique, Mésange charbonnière et Mésange bleue. Quelles seront les espèces les plus présentes dans les jardins cet hiver ? Pour le savoir participez au comptage. Il n’est pas nécessaire d’être un expert en ornithologie, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

    Comment faire ?

    Il n’est pas nécessaire d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

    • Choisir un jour d’observation, samedi 29 ou dimanche 30 janvier, et un créneau d’1h, idéalement en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes et les oiseaux plus actifs ;
    • Trouver un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, à la ville ou en campagne. Un parc public peut également servir de lieu d’observation ;
    • Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Pour les reconnaitre plus facilement, des fiches sont disponibles sur le site de l’Observatoire. Consulter les "Fiches espèce" et les "Fiches confusion";
    • Transmettre les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins : www.oiseauxdesjardins.fr.

    Pour tout problème technique avec le site (inscription, saisi de données…) nous vous invitons à consulter le Guide d’aide à la participation. Lisez-le attentivement, vous y trouverez certainement la solution à votre problème. Sinon rendez-vous dans la Foire aux questions !

    L’équipe du programme reste également à la disposition des participants pour les aider à identifier les oiseaux observés en envoyant de simples photos à : oiseauxdesjardins@lpo.fr.

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  • 8 & 9 Janvier: comptage européen des Milans royaux

    Le comptage européen des dortoirs de milans royaux aura lieu les 8 et 9 janvier 2022.

    Le Milan royal est présent uniquement en Europe. L’Allemagne, l’Espagne, la France, la Suisse, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Suède abritent environ 95 % de la population mondiale. Régulièrement victime de persécutions et d’empoisonnements, ce rapace diurne a connu des déclins majeurs dans plusieurs pays d’Europe dont la France où il figure encore parmi les espèces vulnérables.

    Le Milan royal bénéficie ainsi d’un Plan national d’actions initié par le Ministère de la transition écologique pour 10 ans (2018-2027). Il est coordonné par la DREAL Grand Est et animé par la LPO France. La LPO est également coordinatrice du programme LIFE EUROKITE (2020-2027) financé par l’Union Européenne pour étudier et limiter les causes de mortalité anthropiques des milans royaux.

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  • Hécatombe de rapaces victimes de tirs

    Communiqué de la LPO le 15.11.2021

    Pendant l’ouverture de la saison de chasse, les découvertes de rapaces criblés de plomb se multiplient, alors que ces espèces sont strictement protégées.

    Le 6 novembre 2021, un Épervier d’Europe a été la cible d’un tir au fusil dans l’Hérault. Sauvé par une vétérinaire, il restera toutefois paralysé. Quelques jours plus tard, un Faucon crécerelle a été retrouvé dans des circonstances similaires dans le Vaucluse. Le mois dernier, deux autres éperviers ainsi que 2 autres faucons crécerelles avaient été découverts morts en région PACA. En septembre, c’était un Aigle royal en Ardèche, une Buse variable dans le Gard, un Circaète Jean Le Blanc, etc. En octobre 2020, un rarissime Gypaète barbu avait été abattu dans les Cévennes. Cette liste macabre est hélas déjà longue et pourtant très loin d’être exhaustive : ces victimes ne constituent que la partie visible de l’iceberg tant la probabilité de retrouver les animaux tués est très faible.

    Au cours des 3 dernières années, 87% des 109 rapaces plombés pris en charge par les 7 centres de soins gérés par la LPO ont été reçus entre début septembre et fin février, soit entre les dates d’ouverture et de fermeture générales de la chasse en France. Bien qu’il ne s’agisse pas d’actes de chasse à proprement parler, les rapaces étant en effet intégralement protégés depuis 1976, les munitions et les armes utilisées sont bien les mêmes. Erreurs d’identification ou malveillance délibérée, les tirs sur les rapaces sont beaucoup plus fréquents quand la chasse est ouverte.

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    Épervier touché à la moelle épinière

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  • Chasse traditionnelle des oiseaux : le juge des référés du Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations

    Article repris du site du Conseil d'Etat qui est la  juridiction suprême de l'ordre administratif.

     

    Saisi par deux associations de protection des animaux, le juge des référés du Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations de chasse de plusieurs oiseaux (grives, merles noirs, vanneaux, pluviers dorés, alouettes des champs) par des techniques traditionnelles. En août dernier, le Conseil d’État a annulé les autorisations des années précédentes au motif de la non-conformité au droit européen d’une réglementation de 1989. Les nouvelles autorisations étant prises sur la base de cette même réglementation, le juge des référés estime qu’il existe un doute sérieux quant à leur légalité et c’est pourquoi il les suspend en urgence.

    Le 6 août dernier, le Conseil d’État a annulé les autorisations ministérielles de chasse des vanneaux huppés, pluviers dorés, grives et merles noirs à l’aide de tenderies (filets fixés à terre ou nœuds coulants selon l’espèce chassée) dans le département des Ardennes, et des alouettes des champs à l’aide de pantes (filets horizontaux) et de matoles (cages) dans plusieurs départements d’Aquitaine pour les campagnes 2018 à 20201, au motif de la non-conformité à la directive européenne « Oiseaux » du 30 novembre 2009 de la réglementation de 1989 servant de base à ces autorisations annuelles.

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  • Emmanuel Macron rétablit les chasses traditionnelles

    Communiqué de la LPO le 15.10.2021

    Les arrêtés ministériels ré-autorisant certaines pratiques de piégeage traditionnel d’oiseaux sauvages ont été publiés aujourd’hui au Journal Officiel.

    Dès ce week-end, il sera à nouveau possible en France, et nulle part ailleurs en Europe, de capturer et de tuer « légalement » des dizaines de milliers d’alouettes, ainsi que des vanneaux, des pluviers, des merles et des grives, sans oublier toutes les espèces non autorisées et souvent protégées susceptibles d’être prises aux pièges. Seul le piégeage à la glu demeure interdit mais l’utilisation de pantes, de matoles ou la tenderie, pratiques moins connues mais tout aussi cruelles, sont désormais permises dans plusieurs départements français.

     La LPO va bien évidemment déposer dès aujourd’hui un recours auprès du Conseil d’État pour demander à nouveau la suspension puis l’annulation de ces arrêtés illégaux au regard du droit européen. Mais ces chasses traditionnelles vont hélas pouvoir reprendre le temps de la procédure, d’autant plus que comme à son habitude, l’État s’est arrangé pour publier les arrêtés à la veille de leur application (et toujours un vendredi..) pour laisser quelques semaines aux chasseurs avant que la justice ne puisse se prononcer sur leur légalité et les interdire. Cette fois il a encore rendu la chose plus complexe en prenant autant d’arrêtés que de techniques de piégeage et de départements afin de nous compliquer la tâche. 

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  • Tirs au fusil : Les rapaces plus que jamais pris pour cible

    La LPO dénonce l’irresponsabilité des auteurs et l’impuissance des pouvoirs publics.

    Cette fois-ci, c'est un Vautour fauve qui a été abattu. L'oiseau a été retrouvé criblé de plomb début août sur une commune du Parc National des Cévennes. Le cadavre a été pris en charge en vue de la réalisation des protocoles d’autopsie et d’analyse. Il présente une vingtaine de plombs de chasse à la radiographie.

    Sur le territoire des Grands Causses, la LPO recense pas moins de 20 vautours victimes de tirs depuis 2013. Par ailleurs sur le territoire plus restreint du Parc National des Cévennes au sein duquel a été découvert ce dernier vautours, 8 autres vautours ont été victimes de tirs sur cette même période.

    Les vautours ne sont pas les seuls victimes de ces délits

    Aigles royaux, Circaètes Jean Le Blanc, Faucons pèlerins, Buses variables, Grand-Duc d’Europe  et autres rapaces sont également pris pour cible.

    Le 14 juillet, deux Circaètes Jean Le Blanc ont été conduits à la clinique vétérinaire de Ganges (Hérault) : l’un est arrivé mort victime d’un tir fatal ; l’autre, encore vivant, a été traversé par une salve de plombs (organes et plumes). Le 26 mai, dans le Parc National des Cévennes (PNC), un Faucon pèlerin a été découvert blessé à l’aile sur la commune d’Ispagnac (Lozère). Souffrant, il a finalement été euthanasié…

    Ainsi, depuis le début de l’année pas moins d’une trentaine de rapaces victimes de tirs ont été accueillis dans les seuls centres de soins de la LPO et ses partenaires (Tichodrome et Goupil Connexion).

    Les rapaces sont des espèces fragiles et protégées, pourtant...

    118 espèces différentes ont fait l’objet de tirs dont 70% sont des espèces non chassables. Soit 1 120 oiseaux, dont 75% sont des rapaces  !

    Cinq espèces de rapaces représentent 49% de toutes les admissions en centres de soins (Faucons crécerelles, Eperviers d'Europe, Buses variables, Milans royaux, Vautours fauves). Les espèces retrouvées blessées ou le plus souvent mortes, ne sont que la partie visible de l’iceberg tant la probabilité de retrouver les animaux victimes de tirs est faible voire nulle (= probablement moins 10% des cas sont identifiés).

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