Communiqué de l'association "agir pour l'environnement" le 22 décembre 2021.
Pour la seconde année consécutive, le Conseil de surveillance « néonicotinoïdes » présidé par le député de la majorité Gregory
Besson-Moreau, vient d’émettre un avis favorable à un projet d’arrêté de dérogation permettant le traitement des semences de betteraves avec des insecticides de la famille des néonicotinoïdes.
A la lecture des documents transmis aux membres de ce Conseil de surveillance, force est pourtant de constater que la principale menace motivant les néonicotinoïdes n’existe plus ! En effet, le prélèvement d’adventives permettant de déterminer l’état des réservoirs viraux indique qu'en 2020, 23,14% des tests étaient positifs, mais qu'ils ne sont plus que 0,88% en 2021 !
Les données disponibles, transmises aux membres du Conseil de surveillance démontrent que :
les pertes de rendement de 2020 ne concernaient pas toutes les zones de culture ,l'hiver 2020-2021 avait connu des évènements de gel qui avaient invalidé la prétendue nécessité de traitement validée l'an dernier, il n'y a pas de corrélation nette entre les traitements 2021 et les rendements de cette année, le risque pour la saison 2022 est faible.
Dans ce contexte, pour l'agronome Jacques Caplat, secrétaire général d'Agir Pour l'Environnement et membre de ce Conseil de surveillance, "autoriser à nouveau l'utilisation de ces pesticides ultra-toxiques et ultra-rémanents, sans même zoner l'autorisation ni prévoir de 'clause de revoyure' pour intégrer d'éventuels épisodes de gel, revient à utiliser une enclume pour tuer un moustique".
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UNE RÉAUTORISATION DES NÉONICOTINOÏDES INJUSTIFIÉE
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Sur les traces du Castor d'Europe
Véritable architecte du paysage, le Castor d'Europe est l'un des plus grands rongeurs aquatiques de notre région! Présent à Prix-lès-Mézière, ce mammifère se repère grâce à ces aménagements notamment le long de la Meuse. Partez donc à la découverte du Castor!
Cette sortie est organisée dans le cadre de l'Atlas de la Biodiversité Communale de Prix-lès-Mézières.
Nous vous conseillons d'apporter des bottes de pluie et des vêtements chauds.
Rendez-vous : Salle de la mairie - Prix-lès-Mézières le 11 décembre 2021
Horaires : 16h - 18h
Sortie natureGratuit et ouvert à tous
Inscription : ReNArd - 03 24 33 54 23 - contact@renard-asso.orgLien permanent Catégories : actualités Ardennes, écologie, Loisirs, Sur votre agenda Imprimer 1 commentaire
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Le numéro 112 de "La Hulotte" et son invité le merle noir

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Hécatombe de rapaces victimes de tirs
Communiqué de la LPO le 15.11.2021
Pendant l’ouverture de la saison de chasse, les découvertes de rapaces criblés de plomb se multiplient, alors que ces espèces sont strictement protégées.
Le 6 novembre 2021, un Épervier d’Europe a été la cible d’un tir au fusil dans l’Hérault. Sauvé par une vétérinaire, il restera toutefois paralysé. Quelques jours plus tard, un Faucon crécerelle a été retrouvé dans des circonstances similaires dans le Vaucluse. Le mois dernier, deux autres éperviers ainsi que 2 autres faucons crécerelles avaient été découverts morts en région PACA. En septembre, c’était un Aigle royal en Ardèche, une Buse variable dans le Gard, un Circaète Jean Le Blanc, etc. En octobre 2020, un rarissime Gypaète barbu avait été abattu dans les Cévennes. Cette liste macabre est hélas déjà longue et pourtant très loin d’être exhaustive : ces victimes ne constituent que la partie visible de l’iceberg tant la probabilité de retrouver les animaux tués est très faible.
Au cours des 3 dernières années, 87% des 109 rapaces plombés pris en charge par les 7 centres de soins gérés par la LPO ont été reçus entre début septembre et fin février, soit entre les dates d’ouverture et de fermeture générales de la chasse en France. Bien qu’il ne s’agisse pas d’actes de chasse à proprement parler, les rapaces étant en effet intégralement protégés depuis 1976, les munitions et les armes utilisées sont bien les mêmes. Erreurs d’identification ou malveillance délibérée, les tirs sur les rapaces sont beaucoup plus fréquents quand la chasse est ouverte.

Épervier touché à la moelle épinière
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Les pesticides dans les sites Natura 2000 c'est terminé
Communiqué de FNE le 15.11.2021
Nouvelle victoire de France Nature Environnement. Par arrêt du 15 novembre 2021, le Conseil d’Etat ordonne au Gouvernement d’agir pour réduire drastiquement l’utilisation des pesticides dans les sites Natura 2000, sites dont la mission est de préserver la biodiversité européenne. Les arguments de France Nature Environnement ont porté devant la plus haute juridiction administrative française. Le Gouvernement a désormais 6 mois pour prendre les dispositions nécessaires pour enfin protéger les sites terrestres des méfaits de l’agriculture chimique.
Les sites Natura 2000 enfin libérés des pesticides
Une directive européenne impose aux Etats membres d’interdire ou de restreindre l’utilisation des pesticides de synthèse dans les sites Natura 2000. Si la loi française reprend bien cette obligation, nos associations constatent une absence de mise en œuvre sur le terrain.
Sur demande de France Nature Environnement, le Conseil d’Etat dans son arrêt du 15 novembre 2021 constate l’illégalité de cette situation, et demande au gouvernement dans un délai de 6 mois de prendre les mesures utiles et nécessaires à la protection de la biodiversité d’intérêt européen exposée aux pesticides dans les zones Natura 2000 terrestres.
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La France doit cesser le massacre des dauphins
Dans un courrier adressé au Conseil Consultatif pour les Eaux Occidentales Australes, qui rassemble cinq États membres dont la France, la Commission européenne recommande «fortement» la fermeture de certaines pêcheries afin d’éviter la capture et la mort par asphyxie de milliers de dauphins dans les filets de pêche du Golfe de Gascogne cet hiver. Devant l’échec constaté et prévisible du plan de Madame Annick Girardin d’octobre 2020, la Commission a donné à la France un nouveau et dernier délai, jusqu’au 29 octobre, pour présenter des mesures suffisantes et conformes aux avis scientifiques du Comité international des études de la mer (CIEM), pour la saison hivernale 2021/2022.
Objectif : respecter le règlement de la Politique Commune des Pêches et mettre fin au massacre annuel des dauphins dans le Golfe de Gascogne.
Les captures par les bateaux de pêche sont chaque année depuis 2016, responsables de la mort de milliers de dauphins en France, entre 8000 et 12 000, dans le Golfe de Gascogne. À long terme cela pourrait même remettre en cause l’existence de cette espèce protégée, le dauphin commun. Devant cette situation dénoncée depuis de nombreuses années, en juillet 2019, France Nature Environnement s’associe à 25 ONG européennes pour porter plainte contre la France et les autres Etats européens qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour protéger ces petits cétacés.
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Chasse traditionnelle des oiseaux : le juge des référés du Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations
Article repris du site du Conseil d'Etat qui est la juridiction suprême de l'ordre administratif.
Saisi par deux associations de protection des animaux, le juge des référés du Conseil d’État suspend les nouvelles autorisations de chasse de plusieurs oiseaux (grives, merles noirs, vanneaux, pluviers dorés, alouettes des champs) par des techniques traditionnelles. En août dernier, le Conseil d’État a annulé les autorisations des années précédentes au motif de la non-conformité au droit européen d’une réglementation de 1989. Les nouvelles autorisations étant prises sur la base de cette même réglementation, le juge des référés estime qu’il existe un doute sérieux quant à leur légalité et c’est pourquoi il les suspend en urgence.
Le 6 août dernier, le Conseil d’État a annulé les autorisations ministérielles de chasse des vanneaux huppés, pluviers dorés, grives et merles noirs à l’aide de tenderies (filets fixés à terre ou nœuds coulants selon l’espèce chassée) dans le département des Ardennes, et des alouettes des champs à l’aide de pantes (filets horizontaux) et de matoles (cages) dans plusieurs départements d’Aquitaine pour les campagnes 2018 à 20201, au motif de la non-conformité à la directive européenne « Oiseaux » du 30 novembre 2009 de la réglementation de 1989 servant de base à ces autorisations annuelles.
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