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société - Page 227

  • Rythmes scolaires : en deux temps trois mouvements.

    Si la question des rythmes scolaires fait débat dans nombre d'endroits, ce n'est pas le cas au sein du Conseil municipal de Vouziers. Après avoir lu le compte-rendu de la commission des affaires scolaires, puis le projet de délibération, le Maire a ouvert le débat. Et il l'a refermé aussitôt : aucune demande de prise de parole, aucune question de la part des élus présents.

    La méthode choisie pour valider le choix de la semaine scolaire est une explication de ce silence général. Yann Dugard s'est engagé depuis le début du processus à suivre le choix des parents d'élèves. Ceux-ci ont largement voté pour la semaine des quatre jours lors de la consultation organisée fin janvier. Les trois conseils d'école ont confirmé ce choix, dès lors la messe était dite (si on peut se permettre cette expression pour un débat concernant l'école laïque).

    Pourtant, l'opposition était montée au créneau sur ce sujet, accusant le Maire d'avoir un parti-pris en faveur du maintien de la semaine de quatre jours et demi. C'est également ce reproche que des parents d'élèves avaient adressé à Yann Dugard lors du débat privé qui s'est déroulé à la salle des fêtes le 22 janvier dernier.

    Yann Dugard a laissé paraître à nouveau son attachement à la mise en place des Nouvelles Activités Périscolaires (NAP) : le compte-rendu de la commission Affaires scolaires du 6 février rapporte ses propos "la ville était un exemple pour le territoire, qui malheureusement va être amené à disparaître".

    Le Maire avait fait savoir en préambule que Dominique Lamy avait posé une question orale sur les rythmes scolaires. Mais le Maire a désamorcé le débat en affirmant que les réponses seraient données au fur et à mesure de l'avancée du dossier, notamment sur le financement qui sera vu avec le budget.

    Le texte soumis aux conseillers validait donc le retour à la semaine de 4 jours. La délibération proposée par le Maire a recueilli une large majorité, mais cependant 5 votes contre, dont plusieurs venant d'adjoints. Il y avait donc bien matière à débat, mais le public et les Vouzinois en ont été exclus.

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  • Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade ...

    Cette citation est attribuée à l'humoriste Francis Blanche. Mais la réalité dépasse souvent la fiction, et l'INSEE publie ce jour une étude qui montre que l'espérance de vie augmente en fonction des revenus. Plusieurs explications peuvent être données à ce constat, mais une fois encore les inégalités de fortune se répercutent dans un domaine qui se veut d'accès universel en France : la santé.

    L'INSEE écrit : "Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Ainsi, parmi les 5 % les plus aisés, l’espérance de vie à la naissance des hommes est de 84,4 ans, contre 71,7 ans parmi les 5 % les plus pauvres, soit 13 ans d’écart. Chez les femmes, cet écart est plus faible : 8 ans séparent les plus aisées des plus pauvres. Aux alentours d’un niveau de vie de 1 000 euros par mois, 100 euros supplémentaires sont associés à 0,9 an d’espérance de vie en plus chez les hommes et 0,7 an chez les femmes, tandis que l’écart n’est plus que de 0,3 an et 0,2 an aux alentours d’un niveau de vie de 2 000 euros par mois.

    (...)

    Les personnes les plus aisées ont plus souvent un diplôme du supérieur, mais cela n’explique qu’en partie les écarts d’espérance de vie selon le niveau de vie. Avec ou sans diplôme, plus on est aisé, plus l’espérance de vie augmente."

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  • On ne se taira pas ! Solidaires contre l’injustice

    Il y a quelques mois, Greenpeace se mobilisait pour dénoncer les procédures bâillons dont elle était victime, en particulier en Amérique du Nord, suite à sa campagne contre l’exploitant forestier canadien Résolu. Greenpeace n’est malheureusement pas la seule à être poursuivie pour avoir pacifiquement dénoncé des pratiques illégales ou illégitimes, et nous dénonçons régulièrement ces procédures.

    Ces prochains jours, deux retraitées, bénévoles pour des associations françaises, vont faire face à des procédures juridiques abusives.

    Tout comme le militant Jon Palais poursuivi l’an dernier et que nous avions également soutenu, l’une d’elles, Nicole Briend, est accusée d’avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises dans une agence de la BNP Paribas à Carpentras, activité organisée par plusieurs associations dont Attac et ANV pour protester contre les pratiques bancaires favorisant l’évasion fiscale.

    Elle est convoquée le 6 février au tribunal  pour « vol en réunion ».

    La seconde, Martine Landry, est membre d’Amnesty International à Menton, à la frontière italienne. Munie de documents attestant de leur demande de prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance, elle a attendu deux mineurs isolés étrangers au poste frontière Menton/Vintimille, du côté français, pour les présenter à la police aux frontières.

    Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour avoir « facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière ».

    Pour Amnesty international et l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), dont Martine Landry est également adhérente, son intervention a été dictée par le renvoi illégal vers l’Italie de ces deux mineurs, en dépit de la protection dont ils auraient dû bénéficier en tant que mineurs.

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  • Un peu d'espoir à Calais ?

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    Dessin de Foolz pour Charlie-Hebdo

  • Enfermement des mineurs : quelles évolutions ?

    Communiqué commun du Syndicat de la magistrature, du SNPES/PJJ/FSU, SAF, OIP, LDH, DEI-France et FSU

    Un anniversaire de plus et toujours rien à l’horizon du côté d’une réforme ambitieuse de l’ordonnance du 2 février 1945 régissant la justice des enfants et des adolescent.e.s. Après les rares modifications adoptées en 2016, ce texte fondateur est promis à une réforme à nouveau parcellaire, perdue dans la loi de programmation pour la justice, bien loin des besoins de la jeunesse.

    logo_ordo45_article.jpgEt les dispositions éparses qui s’annoncent, encore une fois, ne reviennent pas sur l’enfermement et le contrôle et ne tiennent pas compte de la variété des outils éducatifs. En effet, le projet de simplification de la justice des mineur.e.s avalise la création de 20 nouveaux centres éducatifs fermés. Face, au constat d’échec des prises en charge dans ces structures, il est question d’en « ouvrir les portes », notamment par des possibilités de périodes de placement sous d’autres formes sans peur de l’injonction paradoxale qui en découle. Il prévoit également l’expérimentation sur trois ans d’une activité d’accueil de jour, proposition qui loin d’être une nouveauté maintient le présupposé simpliste qu’en occupant les adolescent.es, en les contenant dans un emploi du temps, on évite la commission d’un nouveau délit, le tout sans les moyens, ni les garanties pédagogiques de rigueur.

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  • Retour en prison pour le président d’Amnesty Turquie

     Communiqué d'Amnesty International le 01.02.2018

    Alors que Taner Kiliç devait enfin retrouver la liberté, que sa femme et ses enfants attendaient de le prendre dans leurs bras, la justice turque a finalement décidé de le réincarcérer. Une honte pour la justice turque.

    Au cours des dernières 24 heures, nous avons été témoins d'une parodie de justice aux proportions spectaculaires. La libération annoncée de Taner pour que la porte de la liberté lui soit si brutalement claquée au visage est dévastatrice. Pour lui, sa famille et tous ceux qui défendent la justice en Turquie.

    La nouvelle détention de Taner fait suite à une décision prise hier par le tribunal d'Istanbul de le libérer conditionnellement de sa détention provisoire.

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  • Choix de la semaine scolaire : le rythme s'accélère.

    Vouziers n'avait pas tranché à la rentrée dernière entre la semaine de 4 jours ou le maintien de celle de 4 jours et demi. Les élus avaient trouvé les délais trop courts, et voulaient se laisser le temps de la concertation et de la réflexion, en reportant la mise en place de la décision à la rentrée 2018.

    Pour cela, un calendrier avait été programmé sur plusieurs mois. Mais un récent courrier de l'Inspection Départementale de l’Éducation Nationale a tout remis en cause. Il était demandé à la ville de donner sa réponse pour le 12 février au plus tard.

    Dans l'urgence, une réunion a été organisée le 22 janvier dernier à la salle des fêtes de Vouziers. A cette rencontre d'information et d'échange, seuls les parents des élèves scolarisés à Vouziers étaient conviés.

    P1380214.JPGOn peut trouver souhaitable de dialoguer prioritairement avec les parents d'élèves, mais la formulation sur fond rouge "accès strictement réservé" était pour le moins maladroite.

    De plus, certains parents d'élèves présents ont trouvé l'information donnée par la ville totalement partiale. Une représentante des parents de Dodeman a jugé le papier distribué par la ville pas du tout neutre, et a trouvé discutables tous les arguments mis en avant. Elle a regretté que le bien-être de l'enfant ne soit pas assez abordé.

    Le Maire a répondu qu'il n'avait pas d'avis arrêté, et que le Conseil municipal validera le choix des parents, quel que soit ce choix.

    Des arguments ont été échangés sur différents points, mais le ton était donné et la réunion s'est déroulé dans une ambiance qui marquait un manque de confiance entre les élus et une bonne partie des présents.

    L'absence d'enseignants invités a été regrettée, même si des enseignants se sont exprimés à titre personnel.

    L'importance des Nouvelles Activités Périscolaires (NAP) a été soulignée, en particulier pour les familles dont les enfants n'ont que peu accès à des activités sportives ou culturelles. Mais plusieurs parents ont souligné que le coût des NAP était un obstacle pour les familles modestes. Yann Dugard a défendu le principe de la participation financière des familles, qui représente pour lui un engagement à l'assiduité des enfants.

    Des parents ont souligné la fatigue ressentie par les enfants suite à la semaine de 4 jours et demi, ainsi que le problème des transports scolaires, point névralgique dans les choix à faire. Une fuite des élèves vers les établissements privés a été notée depuis le passage aux nouveaux rythmes.

    Enfin, l'argument de la perte d'emploi pour les personnes encadrant des NAP a été contesté, le Maire n'a pas voulu répondre dans le détail sur ce point.

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    L'argumentaire contesté de la Ville

    Rendez-vous a donc été pris après le vote des parents, qui doit être suivi du conseil d'école pour les 3 établissements de la ville, puis du vote du Conseil municipal le 9 février.

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