Depuis le début de cette année, les chiffres officiels des demandeurs d'emploi sont publiés tous les trimestres. Ce rythme permet d'éviter les variations parfois contradictoires qui étaient mesurées par les données mensuelles. Ce jour sont donc révélés les statistiques pour le premier trimestre 2018. Les chiffres sont peu significatifs d'une vraie tendance : le nombre d'inscrits en catégorie A (sans aucun travail) baisse, mais celui des catégories B et C (avec un travail à temps partiel) augmente. Au total, le nombre de chômeurs de catégorie A, B et C s’établit à 5 930 400, chiffre stable pour ce trimestre, mais en hausse sur un an.
Deux données sont préoccupantes :
- Le nombre de chômeurs de longue durée ne diminue pas. La proportion des inscrits depuis plus d'un an dépasse les 45 %. Ces demandeurs sont ceux qui ont le plus de mal à réintégrer le monde du travail, cumulant souvent un âge critique, une formation insuffisante et des difficultés sociales ou personnelles.
- Les motifs de sortie pour reprise d'emploi déclarée sont 106 000, alors que les radiations administratives et les défauts d'actualisation totalisent 267 000 cas.
Ces nouvelles données trimestrielles sont donc très loin de montrer un changement radical de tendance, un an après l'élection d'Emmanuel Macron. Malgré une conjoncture mondiale favorable, la politique ultra-libérale appliquée en France est loin d'avoir montré son efficacité sur la baisse du nombre de demandeurs d'emploi.
Voici les chiffres officiels :
Alors que les députés s’apprêtent à débattre dans l’Hémicycle du projet de loi « Asile et Immigration », les centaines d’acteurs de la société civile réunis dans le processus des États Généraux des Migrations alertent collectivement sur les conséquences prévisibles des dispositions de ce projet de loi qui durcit les conditions d’accès à l’asile, et qui a pour objectif principal de faciliter les expulsions des personnes déboutées ou sans titre de séjour. Ce projet de loi va porter atteinte aux droits fondamentaux de personnes vulnérables qui, dans leur immense majorité, ont mis leur vie en péril pour fuir des situations de conflits ou de violence, dans l’espoir d’une vie plus sûre et plus digne. Au-delà, cette réforme stigmatise l’ensemble des personnes étrangères venant en France, aggravant les soupçons permanents à leur encontre, les privant de droits élémentaires et de conditions d’accueil dignes.