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politique internationale - Page 86

  • Pas lui, pas maintenant, jamais - Déclaration après l’élection de Jair Bolsonaro

    Publié le 31 octobre par Attac Europe

    Nous voulons exprimer notre soutien et notre solidarité à tous les mouvements, aux militant·e·s, aux communautés marginalisées du Brésil qui se réveillent ce matin dans le cauchemar de Jair Bolsonaro élu président.

    Aucun mandat électoral ne rend acceptable ou démocratique le fait d’accéder au pouvoir par la démonisation des adversaires, l’utilisation de l’étiquette « terroriste » pour discréditer les mouvements sociaux et les menaces sur les droits et les libertés des citoyen·ne·s désignés comme boucs émissaires des problèmes causés par l’économie mondialisée. Ceux qui s’adonnent à ces pratiques sont responsables des crimes les plus atroces du vingtième siècle.

    Le racisme, le sexisme et l’homophobie de Bolsonaro, tout comme sa nostalgie d’une dictature militaire au Brésil, ont fait l’objet de nombreux commentaires au niveau international. Mais Bolsonaro ne constitue pas seulement une menace pour les droits (civiques et humains) des citoyen·ne·s brésilien·ne·s. S’il met en œuvre les politiques annoncées, elles vont creuser encore davantage les inégalités en appauvrissant celles et ceux qui sont déjà sous le seuil de pauvreté. Elles détruiront l’environnement et empêcheront les opposants de se faire entendre.

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  • L’inquiétante victoire du candidat d’extrême droite, champion de l’oligarchie terrienne brésilienne

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 30.10.2018

    Dimanche le verdict est tombé au Brésil. Le candidat d'extrême droite, dont les déclarations font froid dans le dos, a été élu. Durant la campagne, Jair Bolsonaro s'en est notamment pris aux Amérindiens et aux paysansBresil.jpg sans terre : « Il faut éradiquer les Indiens, c'est un peuple trop indolent », a-t-il asséné pour les premiers, qualifiant les seconds « de terroristes » qu'il chasserait « à coups de fusils ».

    En ciblant le Mouvement des sans terre (MST), Jair Bolsonaro rappelle qu'il est aussi le candidat de l'oligarchie des grands propriétaires fonciers qui ont toujours refusé, y compris par la violence, toute réforme agraire dans un des pays les plus vastes du monde. La Confédération paysanne ne peut donc qu'être inquiète de sa volonté de libéraliser totalement l'usage des armes, dans un pays déjà connu pour sa violence.

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  • États-Unis : une haine explosive

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    « Les médias sont les ennemis du peuple américain ! » – « Pour: CNN Quartiers Généraux à New York« 

    Stephff (Thaïlande), The Nation

  • Nouvelle-Calédonie : au-delà du référendum, préserver la paix, poursuivre la décolonisation, construire la citoyenneté

    Communiqué LDH, à Paris, le 22 octobre

    Dans quelques semaines, le 4 novembre, les habitants de Nouvelle-Calédonie sont appelés à se prononcer sur l’avenir de leur territoire au travers d’un référendum sur l’indépendance.

    drapeau_nc.jpg?fit=400%2C275&resize=350%2C200Depuis le début du XXe siècle, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), elle-même ou par l’action de ses représentations, n’a cessé de dénoncer une réalité coloniale qui a conduit le peuple Kanak au bord du gouffre, l’a dépossédé de ses terres et a nié sa culture et ses droits. Cette exploitation des ressources et des personnes a permis le développement d’une économie de comptoir et la constitution de fortunes considérables monopolisées par quelques familles. C’est face à cette domination quasi absolue et à la violence qu’elle a engendrée que se sont produites les multiples révoltes du peuple Kanak. Tout au long de ces années, la LDH a été aux côtés du peuple Kanak dans ses luttes et pour son droit à l’autodétermination.

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  • La France complice de la répression en Égypte

    Publié le 19.10.2018 par Amnesty International.

    À la suite de notre enquête sur les armes françaises ayant servi à la répression en Égypte,le gouvernement français a réagi.

    Lors de son audition au Sénat le 17 octobre 2018, la Ministre des Armées a affirmé que la France n’a fourni de l’armement qu’aux forces armées et donc au ministère de la Défense égyptien.

    Elle a ajouté qu’il ne s’agissait pas d’armements destinés aux forces de sécurité.

    Blindés au cœur de la répression

    Depuis 2012, la France a réalisé des transferts de véhicules blindés Sherpa et MIDS à l’Égypte, alors que la répression de l’opposition sévissait déjà.

    Une partie au moins des véhicules blindés vendus par la France au ministère de la Défense égyptien a été détournée au profit du ministère de l’Intérieur et utilisée dans le cadre de la répression.

    Le détournement de ces matériels n'a nullement empêché la France de continuer à livrer à l’Égypte des véhicules blindés, au moins jusqu’en 2014. Dès l’année 2012, les risques de voir les futures livraisons de matériels français détournées et utilisées pour réprimer l’opposition étaient clairs et indiscutables.

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  • Affaire Jamal Khashoggi : l’Arabie saoudite dans la tourmente

    Éditorial de "Cartooning for peace" du 19.10.2018

    Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi (opposant du régime et exilé aux États-Unis depuis 2017 où il travaillait pour le journal The Washington Post) est porté disparu depuis le 2 octobre, après s’être rendu au consulat de son pays à Istanbul pour des démarches administratives.

    L’enquête révèle que le journaliste opposant aurait été sordidement dépecé à la tronçonneuse, et semble placer Mohammed Ben Salman, le prince héritier saoudien, au cœur de tous les soupçons.

    Ce fait sinistre et révoltant met au grand jour deux choses : d’une part, l’hypocrisie diplomatique qui entoure l’Arabie saoudite, premier pays producteur de pétrole et championne dans l’achat d’armes, est-il besoin de le rappeler… D’autre part la schizophrénie d’un régime qui, sous l’apparence de récentes réformes de libéralisation (notamment des femmes), cache en réalité un autoritarisme plus qu’inquiétant…

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  • Les camps d’internement qualifiés de « formations professionnelles »

    Publié le 17.10.2018 par Amnesty International.

    Environ un million de personnes, musulmanes pour la plupart, seraient détenues dans des camps d’internement au Xinjiang. Le gouverneur de la région a décrit ces camps comme des centres de « formations professionnelles gratuites ».

    838_chine_7_preneurs_d_otage_abattus_12293_hd.jpgLes commentaires du gouverneur contredisent tous les éléments de preuve disponibles et sont une insulte à ceux qui souffrent dans les camps et aux familles des personnes internées.

    Aucun effet de langage ne saurait dissimuler le fait que les autorités chinoises mènent une campagne de répression systématique dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, jusqu'à un million de personnes étant détenues de manière arbitraire.

    Les camps d'internement en masse sont avant tout des lieux de sanction et de torture, pas d'apprentissage.

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