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politique internationale - Page 68

  • Pour une relance verte de l'agriculture européenne

    Déclaration commune :

    La pandémie de COVID19 a profondément déstabilisé les sociétés du monde entier et nous sommes de tout cœur avec ceux qui sont les plus touchés par ses conséquences. Les racines de la pandémie sont intimement liées à celles des crises du climat et de la biodiversité : à savoir notre exploitation actuelle, non durable, de la nature et des ressources terrestres. 

    La COVID19 est un avertissement sur le coût - en particulier pour les générations futures et les plus vulnérables de nos sociétés - de notre relation problématique avec cette planète dont dépend pourtant notre existence. Si nous n'agissons pas maintenant pour nous attaquer aux causes profondes, ces crises ne feront que s’accroître, avec des conséquences toujours plus dévastatrices et plus coûteuses. Les jeunes générations vont déjà payer pour les mesures de sauvetage économique mises en place pour faire face à la crise du COVID19. Nous ne pouvons pas leur demander d'assumer aussi les coûts financiers et humains de notre échec à éviter la crise écologique,  alors qu'il est encore temps et qu'elles nous le demandent. 

    Nous devons être à l'écoute de la science et assurer une transition vers des sociétés résilientes qui préservent les écosystèmes, conscientes des limites de la planète. Notre dépendance à l'égard d'écosystèmes sains s'applique à tous les domaines et pas uniquement au secteur agricole. 

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  • Appel pour une évacuation immédiate du camp de Moria

    Au moment où 12.500 réfugiés et demandeurs d’asile errent sans abri sur les routes et les collines de Lesbos, où les intoxiqués et les blessés de l’incendie de Moria sont empêchés par la police de rejoindre l’hôpital de Mytilène, où des collectifs solidaires apportant des produits de première nécessité sont bloqués par les forces de l’ordre ou pris à partie par de groupuscules d’extrême droite,
    où la seule réponse apportée par le gouvernement grec à cette urgence est national-sécuritaire

    nous, citoyen-ne-s européen-ne-s et citoyen-e-s du monde ne pouvons plus nous taire.

    L’incendie qui a ravagé le camp de Moria ne peut être considéré ni comme un accident ni comme le fait d’une action désespérée. Il est le résultat inévitable et prévisible de la politique européenne qui impose l’enfermement dans les îles grecques, dans des conditions inhumaines, de dizaines de milliers de réfugiés. C’est le résultat de la stratégie du gouvernement grec qui, en lieu et place de mesures effectives contre la propagation du Covid-19 dans des „hot-spots“, a imposé à ses habitants, depuis six mois déjà, des restrictions de circulation extrêmement contraignantes. A cet enfermement prolongé, est venu s‘y s’ajouter depuis une semaine un confinement total dont l’efficacité sanitaire est plus que problématique, tandis que les personnes porteuses du virus ont été sommées de rester enfermées 24h sur 24h dans un hangar. Ces conditions menaient tout droit au désastre.

     

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  • L’enfer de Moria continue : après l’incendie, 13 000 personnes sans abri

    Communiqué d'Amnesty International le 10.09.2020.

    Deux incendies, mardi et mercredi soir, ont ravagé le camp de réfugiés de Moria, sur l’île grecque de Lesbos. Les flammes ont quasiment tout détruit sur leur passage, laissant près de 13 000 personnes sans abri.

    Il ne subsiste rien, ou presque. La « jungle » comme la surnommaient les habitants du camp de Moria, n’est plus qu’un vaste champ de ruines fumant. La quasi-totalité de ses habitants se retrouvent démunis et sans abri. Il y a urgence humanitaire. Des solutions rapides doivent être trouvées.

    Sur l’île grecque de Lesbos, du jour au lendemain, près de 13 000 personnes installées dans le camp de réfugiés sordide et surpeuplé de Moria (il accueillait quatre fois plus de personnes que sa capacité) ont perdu le peu qu’elles avaient. Alors qu’elles avaient déjà dû quitter leur vie, leur foyer, et abandonner leurs bien pour chercher refuge en Europe, les incendies de mardi et mercredi derniers ont probablement détruit les derniers biens qui restaient encore en leur possession : des documents essentiels, des effets personnels et des médicaments. Quant aux abris de fortune et aux installations sanitaires du camp, tout ou presque a été réduit en cendres.

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  • Les poursuites contre Julian Assange sont une menace pour la liberté de la presse

    Écrit par Julia Hall

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  • La mémoire confisquée des falsos positivos

    Afin de gonfler ses statistiques et toucher une récompense, l’armée colombienne a déguisé en guérilleros des innocents, les a enlevés, puis tués. Depuis plus de dix ans, des femmes se battent pour rendre justice à ces « faux positifs », leurs hommes disparus.

    Le leurre de Clara Inés Méndez n’a fonctionné que quelques heures. Des polochons placés dans les lits de son fils, Edward, et de son neveu, Weimar, comme de fausses silhouettes, afin que son mari ne se doute pas de leur absence. Elle pensait que les deux cousins, âgés de 19 ans, sortis quelques heures plus tôt, allaient revenir après avoir raccompagné leur amie. Même tard dans la nuit… Finalement, le lendemain, le 21 juin 2004, après une longue journée de recherches, Clara Inés se rend à l’évidence. Et lorsque son mari rentre du boulot, elle lui avoue : oui, elle a laissé les gamins sortir. Oui, ils ne sont jamais rentrés.

    Après deux jours de recherches, l’horreur. Un proche prévient son mari que les corps de son fils et de son neveu disparus ont été identifiés, en banlieue sud de Bogotá, la capitale. La télévision parle de deux guérilleros, vêtus d’uniformes militaires, portant sur eux les papiers d’Edward Benjamin Rincon Méndez, 19 ans, et de Weimar Armando Castro Méndez, 19 ans. Direction la morgue, ses murs blancs, ses frigos gris. Le drap se lève et Clara découvre le visage de son fils. Puis celui de son neveu. Beatriz Méndez, soeur de Clara Inés et mère de Weimar, s’est terrée à la campagne pendant quelques mois, refusant de manger, refusant de vivre. « Ce sont mes autres enfants qui m’ont permis de continuer », soupire-t-elle. Puis, en 2008, elle rejoint les Mafapo (Madres de falsos positivos), pour réclamer justice. « J’ai entendu parler à la radio des Mafapo dont les enfants, de simples civils selon leurs mères, ont été retrouvés exécutés, vêtus de ces mêmes vêtements de guérilleros. J’ai directement pensé : mais oui ! c’est la même histoire que celle de mes fils ! », se souvient-elle.

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  • Covid-19 : un nombre affolant de décès au sein du personnel soignant au Venezuela

    Publié le 21.08.2020 par Amnesty International

    Alors que le nombre de cas de Covid-19 enregistrés quotidiennement au Venezuela connaît la plus forte accélération de ces dernières semaines, les autorités ne font pas le nécessaire pour protéger la population.

    Pire. Les autorités vénézuéliennes emprisonnent les femmes et hommes médecins et les équipes soignantes qui dénoncent ouvertement leurs conditions de travail difficiles.

    Soit les autorités sont dans le déni le plus total quant au nombre de professionnels de santé morts du Covid-19, soit elles n’ont même pas cherché à rassembler des informations précises sur la situation des hôpitaux. Dans les deux cas, le gouvernement est complètement irresponsable.

    Plus que des applaudissements, des mesures sont attendues

    Le gouvernement de Nicolás Maduro a demandé à la population ces dernières semaines d’applaudir les professionnels de santé. En réalité, ce dont ont besoin ces personnes, ce n’est pas d’applaudissements, mais de mesures concrètes de la part du gouvernement afin d’obtenir les ressources nécessaires pour pouvoir travailler en sécurité.

    Par exemple, le personnel doit disposer d’équipement de protection individuelle (EPI). Or, selon l’ONG PROVEA, ce n’est pas le cas. Les rares personnes qui ont reçu des EPI ont été contraintes de réutiliser les masques pendant une longue période, ce qui rend cet équipement inefficace.

    Mi-juillet, l’Organisation panaméricaine de la santé (PAHO) a donné 20 tonnes d’EPI pour 31 hôpitaux à travers le pays. Une contribution importante. Pourtant, dans les États où ces dons sont censés avoir été distribués, le personnel de santé a indiqué que rien n’avait changé en ce qui concerne les conditions de travail au quotidien. Des contrôles indépendants doivent être mis en place pour s’assurer que l’aide arrive là où elle est nécessaire.

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  • Réfugiés sans refuge et solidarité réprimée

    Alors que tous les yeux sont de nouveau rivés sur les chiffres inquiétants de la pandémie, un autre drame continue de se jouer au cœur de l’Europe. Une tribune de Cécile Coudriou, président d’Amnesty International France,publiée le 19.08.2020.

    Les réfugiés ont peut-être disparu des écrans cet été, mais ces femmes, ces hommes et ces enfants qui ont tout quitté dans l’espoir d’une protection et d’une vie meilleure continuent de braver la mort sur les routes de l’exil. Et lorsqu’ils en sortent vivants, ils restent désespérément bloqués en mer sur des navires qui attendent des semaines l’autorisation d’accoster, puis dans des camps, aux portes d’une Europe devenue forteresse.

    Le nombre de personnes arrivés par la Méditerranée centrale a chuté ces dernières années, passant de 181 434 en 2016 à 11 471 en 2019, puis à 9 725 entre le début de l’année et juillet 2020. Mais à quel prix ? Les États bafouent le droit d’asile et ne reculent devant rien pour empêcher les réfugiés d’atteindre leurs frontières : en 2016, l’Union européenne (UE) a signé un accord honteux avec la Turquie pour « sous-traiter » la question migratoire, transformant ainsi les réfugiés en monnaie d’échange pour Erdogan, comme il l’a démontré en mars dernier.

    Puis l’UE a failli, avec plus de cynisme encore, en confiant à la Libye le contrôle des frontières. Ne nous voilons pas la face, les choix de nos dirigeants européens nous rendent complices d’atrocités, lorsque les réfugiés sont renvoyés dans ce pays, où des geôliers leur infligent torture, viol, extorsion et des trafiquants les réduisent en esclavage.

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