Tous les mois, les chiffres officiels du chômage font l'objet d'une publication accompagnée d'un commentaire officiel.
Il revient habituellement au ministre de tutelle de publier le communiqué. Xavier Bertrand est ainsi devenu un spécialiste de la langue de bois : malgré la progression continue du nombre de demandeurs
d'emplois, il essaye de cacher la misère sous des tournures de phrases très travaillées pour paraître malgré tout positives.
Ce mois-ci, période électorale oblige, c'est Nicolas Sarkozy qui s'est chargé d'annoncer les chiffres de février. Ceux-ci étant encore en hausse, il a trouvé une formule un peu usée et énormément hypocrite : il parle sur Frace Info d'"une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs". Pour parler clairement le nombre de chômeurs augmente, mais un peu moins vite que les mois précédents. Comment peut-on se réjouir de cette hausse, alors que tout laisse prévoir une poursuite e la dégradation dans les mois à venir. Pourtant, à Pôle Emploi on s'évertue à rayer pour prétexte administratif et l'Etat place généreusement des emplois aidés qui masquent la réalité.
Voici les chiffres "officiels" :
Parmi les demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, le nombre de personnes sans emploi (catégorie A) en France métropolitaine augmente par rapport à la fin janvier 2012 (+0,2 %, soit +6 200). Sur un an, il s’accroît de 6,2 %. Le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte, de 78 heures ou moins au cours du mois, est en hausse (+2,4 %, catégorie B).
Le nombre de personnes pratiquant une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois, est également en hausse (+0,1 %, catégorie C). Au total, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 0,5 %(+20 400) en
février. Sur un an, il est en hausse de 5,8 %.
Pour la Région la hausse est aussi constatée avec pour les Ardennes une pause qui apparaît bien peu significative, au regard de l'année écoulée:
Fin février 2012, dans le département des Ardennes, 14 461 personnes sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A. Ce nombre diminue de 0,4 % par rapport à fin janvier 2012 ( - 56). Sur un an, il est en augmentation de 9,1 %.
En Champagne-Ardenne, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A augmente de 0,8 % par rapport à janvier 2012 ( + 9,1 % en un an).
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C s'établit à 21 361 dans le département des Ardennes, fin février 2012. Ce nombre diminue de 0,2 % (- 41). Sur un an, il augmente de
7,7 %.
En Champagne-Ardenne, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie A, B, C augmente de 0,5 % par rapport à janvier 2012 (+ 7,8 % en un an).
Le gouvernement aura tout fait pour que son bilan apparaisse le moins sombre possible, mais la situation de l'emploi est tellement détériorée qu'il n'y est pas parvenu. La catastrophe sociale du chômage de masse, voila le bilan des années Sarkozy.

l'Aisne à Savigny. L'opposition d'une grande partie des populations concernées, regroupée dans une association très active, a forcé l'Entente a dévoiler ses projets. Petit à petit, les membres de l'association ont construit un argumentaire solide à opposer aux documents officiels. Leur mobilisation a su se rendre visible à de nombreuses reprises. Ils ont également mis les élus en face de leurs responsabilités, faisant même élire un conseiller général à Monthois favorable à leur combat.
Cette ambiguïté s'est bien fait sentir lors de la dernière assemblée générale de l'association Défense Sud Vallée de l'Aisne (
les besoins croissants en énergie font que les compagnies spécialisées se lancent dans ce nouveau filon, en particulier aux Etats-Unis. En France des permis ont été délivrés dans de nombreuses zones, en particulier dans les Ardennes. Il a fallu une forte mobilisation citoyenne pour faire connaître la menace et obtenir qu'une loi à interdise l'utilisation de la fracturation hydraulique en France. (voir nos notes précédentes sur le sujet du
En tenant compte de cette étude, qui s'ajoute à celles réalisées sur les conséquences sous-terraine de l'exploitation des gaz de schiste, il devient encore plus nécessaire d'observer un moratoire sur cette activité.





