Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

aviation

  • Cérémonie en hommage à Roland Garros à Vouziers

    Pour la 29e fois, une cérémonie était organisée  devant la tombe de Roland Garros, abattu le 5 octobre 1918 près de Saint-Morel.

    En cette année 2014, où débute la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, l'hommage a pris une dimension supplémentaire et s'est déroulé avec un éclat particulier. L'Association Roland Garros de l'Aviation au Tennis, avait invité des pilotes militaires de la Réunion, île natale de Garros, et le  général Jean-Pierre Martin, Président de l'association des pilotes de Chasse.

    On notait également la présence du Sous-préfet de Sedan, représentant le Préfet des Ardennes, d'élus régionaux et départementaux, du Maire de Vouziers et d'élus de la Ville, d'anciens combattants et de porte-drapeaux d'associations patriotiques.

    La cérémonie a débuté au carré militaire du cimetière de Vouziers, où Michel Coistia, membre de l'ARGAT reprit en partie le parcours de Roland Garros pour l'associer à celui d'un grand Vouzinois Albert Caquot. En effet si Garros fut un pionnier et un héros de l'aviation, il fut aussi un artisan actif de l'amélioration technique des avions militaires. Il contribuera grandement à l'invention du tir à travers l'hélice, qui constitua l'avancée fondatrice de l'apparition de l'avion de chasse. De même, Albert Caquot, ingénieur polyvalent et inventif, fit faire un bond technologique aux ballons captifs qui jouèrent un rôle important dans l'observation et la défense aérienne.

    Après le dépôt de gerbes et la minute de silence, les personnalités se rendirent à la salle municipale du CPR toute proche. Là, différentes prises de parole eurent lieu, ainsi que des échanges de souvenirs entre les organisateurs vouzinois et leurs invités.

    Voici des images de cette cérémonie :

    Cérémonie Roland Garros 09.2014 031.jpg

    Michel Coistia lit  l'évocation historique, en présence du Général Martin et des pilotes réunionnais.

    Cérémonie Roland Garros 09.2014 048.jpg

    Dépôt d'une gerbe par les représentants des pilotes militaires réunionnais.

    Cérémonie Roland Garros 09.2014 069.jpg

    Les personnalités et porte-drapeaux devant la tombe de Garros.

    Cérémonie Roland Garros 09.2014 074.jpg

    La tombe fleurie de l'aviateur.

    Cérémonie Roland Garros 09.2014 098.jpg

    Yvon Carles, Président de l'ARGAT et Jean-Marie Perrier, Président de l'Association des Pilotes de Chasse réunionnais.

    Cérémonie Roland Garros 09.2014 172.jpg

    Remise de la médaille de la ville par le Maire de Vouziers

    Extraits de la prise de parole de Michel Coistia où il évoque les rôles respectifs de Roland Garros et d'Albert Caquot dans le premier conflit mondial :

    (...)

    Roland Garros, l’audacieux vainqueur de la Méditerranée, le 23 septembre 1913, s’engage comme volontaire dans l’aviation dès le 4 août 1914 alors que natif de La Réunion, il n’était pas tenu à la conscription. Il rejoint, à Buc près de Nancy, l’escadrille MS23, une des quatre formations créées dans l’urgence dans les premiers jours de la guerre. C’est la première escadrille Morane-Saulnier. Elle est équipée d’appareils de type L « Parasol » monoplan surélevé, prédestinés à la reconnaissance. Roland Garros recherche la confrontation avec l’aviation allemande. Aussi, il ne peut se satisfaire de l’armement futile constitué de carabines, de mousquetons qu’un tireur, aussi habile soit-il oppose de façon dérisoire à des Albatros ennemis dotés de mitrailleuses. Roland Garros, pilote de guerre en mission de reconnaissance puis de bombardement est affecté en octobre 1914 à l’escadrille du camp retranché de Paris. Pilote, il sera en même temps ingénieur et pilote d’essai pour Morane Saulnier. Il se consacre passionnément avec son ami Raymond Saulnier ingénieur de génie, à la mise au point d’un système permettant le tir synchronisé axial, au travers du pas de l’hélice.Saulnier a déjà conduit des recherches sur la synchronisation du tir et du moteur. Mais il n’aboutit pas et les essais se terminent presque toujours par la destruction de l’hélice. Les deux hommes ne se découragent pas. Ils blindent les pales de l’hélice à l’aide de déflecteurs métalliques et ils utilisent une mitrailleuse légère de 8mm. Le dispositif complet fonctionne efficacement, il deviendra dès les premiers mois de 1915, le cauchemar des pilotes allemands. Garros et Saulnier viennent d’inventer le tout premier avion de chasse monoplace de l’Histoire. C’est d’ailleurs sur un Morane-Saulnier type L, équipé de ce système novateur que Garros obtiendra trois victoires consécutives les 1er, 15 et 18 avril 1915.

    (...)

    Albert Caquot, né à Vouziers le 1er juillet 1881, brillant polytechnicien, ingénieur diplômé de l’Ecole des Ponts et Chaussées, est mobilisé comme lieutenant d’aérostiers le 1er août 1914. Ce savant créatif constate que les ballons sphériques sont instables et que les observateurs nauséeux livrent des témoignages peu fiables. Les Drachen allemands de forme allongée sont beaucoup plus stables. Albert Caquot utilise son génie mécanique et sa capacité d’innovation réfléchie pour concevoir le ballon L, ovoïde, à l’aérodynamisme parfait grâce à son empennage souple à trois lobes. Il améliore simultanément le système de treuillage, le dispositif de cordages triangulés et obtient ainsi des performances bien supérieures à celles des Drachen. Mais Albert Caquot ne s’arrête pas là et conçoit le ballon M encore bien supérieur qui s’oriente et s’immobilise dans le vent. Il peut atteindre une altitude proche de 1.500 m et supporte pour l’observation courante des vitesses de vent supérieures à 20m/s avec moins de fatigue pour l’observateur. L’appellation « saucisse » lui est bientôt réservée. Il jouera un rôle décisif dans les missions d’observation et dans la défense passive de bateaux et de villes en élevant des barrages aériens de câbles. Le commandant de réserve Albert Caquot sera nommé le 11 janvier 1918, par Georges Clémenceau, Directeur technique de l’aviation. Ainsi les parcours de Roland Garros et d’Albert Caquot convergeaient. Nous savons que la vie du héros de l’aviation se brisera dans le ciel de Saint-Morel, le 5 octobre 1918. Albert Caquot, ce prodigieux bâtisseur et ce génial inventeur, décédera en 1976. Il était juste, nous semble-t-il, de réunir, ici, à Vouziers, ces deux hommes exceptionnels, dans un même hommage.

    Michel Coistia, membre de l'ARGAT, le 05 octobre 2014.

  • De Vouziers à Saint-Morel, L'Argonne n'oublie pas Roland Garros

    L'Argonne a été le lieu de combats intenses et meurtriers pendant la première guerre mondiale.

    Après des mois de captivité en Allemagne, Roland Garros, as de l'aviation avait tenu à reprendre son poste au commande d'un avion de chasse. Le 5 octobre 1918, à quelques semaines de la fin de la guerre, son avion est abattu au-dessus de Saint-Morel.

    Avant ses exploits de pilote de chasse, Roland Garros était déjà très célèbre pour ses prouesses de pilote d'avion dont il était un des pionniers. Il avait en particulier réussi la première traversée de la Méditerranée le 23 septembre 1913. C'est  le centenaire de cet événement qui a  donné lieu à l'édition d'un timbre poste. Le premier jour de sa sortie a été marqué à Vouziers par deux journées organisées par La Poste, l’amicale philatélique et l'association ARGAT.

    Voici des images de ces journées :

    timbre premier jour Garros.jpg

    Le timbre et l'oblitération"premier jour"

    Timbre Garros 09.2013 003.jpg

    Un portait tiré de l'exposition présentée à Vouziers

    Timbre Garros 09.2013 005.jpg

    Une maquette de l'avion de Garros réalisée par la section aéromodélisme du FJEP de Vouziers

  • La Poste commémore la première traversée de la Méditerranée par Roland Garros

    Article publié sur le site aerobuzz.fr

    C’est au matin du 23 septembre 1913 à 5h47, sur le petit aéroport de Fréjus, au bord de la Méditerranée, que le jeune aviateur de bientôt 25 ans, prépare son long vol de près de 800 km qui doit le conduire jusqu’à Tunis après un survol maritime.

    A bord du monoplan Morane H, léger et puissant, il emporte à son bord plus de 200 litres d’essence et 60 litres d’huile de ricin. Après avoir survolé la Corse puis la Sardaigne, il atteint la côte tunisienne avec un moteur hoquetant et se pose à Bizerte avec moins de 10 litres d’essence dans le réservoir.

    Septembre-Roland-Garros.jpg

    Né à la Réunion, dont l’aéroport porte aujourd’hui, diplômé d’HEC, il ouvre pour un temps un commerce d’automobiles avant de se tourner vers sa nouvelle passion, l’aviation. Participant à des courses et des meetings sur le Circuit Européen, il effectue une grande tournée en Amérique du sud et sera à ce titre considéré comme l’un des initiateurs de l’aviation brésilienne.

    Engagé dans la première guerre mondiale, il expérimente le système de tir dans l’axe, effectué entre le passage des pales de l’hélice, mis au point par l’ingénieur Raymond Saulnier. Fait prisonnier, il s’échappera après trois ans de captivité et rejoindra le combat. Il sera abattu par l’aviation allemande au-dessus de Vouziers, la veille de ses 30 ans, le 5 octobre 1918.

    affiche-garros_sept_13.JPG

  • 1913-2013, Garros toujours sur les dents

    Le 22 septembre 1913, Roland Garros est probablement sur les dents, il finalise les derniers préparatifs de son parcours du lendemain.

    Le 23, il réalise un véritable exploit, en étant le premier à traverser la Méditerranée en avion. A bord de son Morane-Saulnier, il relie Saint-Raphaël à Bizerte en Tunisie. Le vol a duré près de 8 heures, et il atterrit avec un réservoir d'essence qui est pratiquement à sec.

    2013 verra se dérouler différents événements qui commémorent cet événement. Garros est mort au combat, abattu au-dessus de Saint-Morel, il est enterré au cimetière de Vouziers. L'ARGAT fondée en 1986 est une association locale très active pour maintenir vivant le souvenir de Garros.

    L'association s'est démenée pour qu'un bureau "premier jour" soit ouvert à Vouziers pour la mise en circulation du timbre qui va rappeler l'exploit. Par l'intermédiaire d'Yvon Carles, président de l'ARGAT, nous vous présentons la maquette probablement définitive de ce timbre. On peut remarquer que cent ans plus tard, Roland Garros est toujours "sur les dents".

    timbre R.Garros.JPG