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Sauvetage d’Air France : des milliards injectés sans aucune condition écologique ?

Alors que le Haut Conseil pour le Climat vient de souligner dans son nouveau rapport que “ce n’est pas le moment de soutenir l’aviation coûte que coûte”, le Gouvernement français négocie actuellement un plan de soutien de plusieurs milliards d’euros pour Air France, sans aucune conditionnalité écologique. Cette absence de condition environnementale estomaque France Nature Environnement et l'ensemble des associations du Réseau Action Climat. Avec elles, notre mouvement milite auprès du gouvernement pour que le plan de sauvetage soit adossé à un plan de transition écologique et sociale.

Le Haut Conseil pour le Climat vient de le souligner dans son nouveau rapport : “Ce n’est pas le moment de soutenir l’aviation coûte que coûte”, il faut au contraire “ouvrir le débat sur le fait de réduire les déplacements en avion.” Malgré ces alertes, le Gouvernement français négocie actuellement un plan de soutien de plusieurs milliards d’euros pour Air France, sans aucune conditionnalité écologique. Cette aide viendrait s’ajouter aux 700 millions d’euros de report de charges déjà actées pour le secteur. Pour les associations membres du Réseau Action Climat dont France Nature Environnement est membre, le Gouvernement fait fausse route en soutenant de manière inconditionnelle des entreprises dont l’activité participe à l’aggravation de la crise climatique et au gaspillage des ressources naturelles. Des conditions en matière de justice écologique et sociale doivent être fixées pour l’utilisation des aides publiques.

Avec le Réseau Action Climat, France Nature Environnement appelle le Gouvernement à engager un plan de transition écologique et sociale du secteur incluant :

  • Une fermeture des lignes aériennes intérieures sur lesquelles une alternative en train existe.

  • L’abandon des projets d’extension d’aéroports induisant une croissance du trafic. Cette mesure devra être accompagnée d’un plafonnement du trafic aérien au départ de la France au niveau de 2019, complété d’une trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre en ligne avec la neutralité carbone. Ces réductions d’émissions devront être réelles et non basées sur des projets de compensation carbone dont l’efficacité climatique n’est pas démontrée et qui posent d’importants problèmes environnementaux et sociaux.
  • Un bilan de l’impact social de ces mesures associé de mesures de transition pour les emplois concernés.

"L'aviation est la cause de  5% du réchauffement climatique global, alors que ce moyen de transport est utilisé par seulement 15% de l'humanité – ceux qui en ont les moyens. Tout versement d'argent public à ce secteur doit être assorti d'obligations strictes car le réchauffement climatique lui, affectera 100% de l'humanité et en premier lieu les plus modestes. C'est un impératif écologique, mais aussi de justice sociale" rappelle Anne Lassman-Trappier, spécialiste des questions de transports à France Nature Environnement.

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