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guerre 1914-1918

  • Semide pendant la Grande Guerre

    Le village de Semide  a organisé ce dernier dimanche (12 novembre) une série d'événements commémorant l'occupation allemande de 1914-1918. Les habitants ont vécu difficilement ces années, comme dans toutes les communes des Ardennes. L'Ardenne à Paris nous résume cette période en quelques lignes :

    "De 1914 à 1918, les Ardennais ont subi l'occupation allemande, avec son lot d'humiliations, de privations, mais aussi d'incendies, de bombardements, de massacres des habitants, et ce, pendant les 4 années qu'a duré la guerre. Le Grand Quartier Général de l'armée allemande avait son siège à Charleville.

    Seul département français occupé à 100%, les Ardennes ont subi d'importants dommages tant en ce qui concerne ses immeubles (détruits ou endommagés à 90%), ses routes, ses ponts, ses viaducs, ses canaux et ses écluses que ses industries (bâtiments détruits, machines envoyées en Allemagne ou sabotées) et son agriculture (en particulier, bovins, ovins et chevaux, eux aussi envoyés en Allemagne)."

    Semide  a été le lieu d'installation d'un gros canon allemand, qui devait viser Sainte-Menehould. Le site de cette pièce d'artillerie a été nettoyé et a reçu la visite de nombreux curieux.

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    Plusieurs conférences ont été données sur l'histoire de ce canon, et sur celle de chemins de fer allemands installés dans les Ardennes pour amener tous les matériaux utiles aux combattants.

    Une riche exposition était installée dans les salles de la mairie, voici quelques illustrations tirées de ce travail de lycéens vouzinois.

     

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  • Conférence : "Une cartographie complète des tranchées de la grande guerre : comment et pourquoi ?"

    Vouziers, salle du CPR le 17-11-2017 à 20:30

    A 20h30 Pierre Taborelli, doctorant en histoire, réalise au sein d'une équipe, une cartographie complète des tranchées françaises et allemandes de la guerre de 1914-1918. Comment, avec quels outils cette cartographie a-t-elle pu être finalisée? Sous quelle forme se présente-t-elle? Et à quoi va pouvoir servir cette cartographie? Conférence illustrée.

    Tarif(s) : Gratuit
    Organisateur - Association de Sauvegarde du Patrimoine Vouzinois

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  • Le centenaire de 14-18 : le combat de la LDH continue

    Le centenaire de la Grande Guerre doit, pour la Ligue des droits de l’Homme, être l’occasion de réintégrerimages?q=tbn:ANd9GcTXY7yUdJUdscfBOxhEIOVeAUDLoez6p_GL7nkCEMjFnJX6pcwTBA pleinement dans la mémoire nationale les fusillés pour l’exemple, les mutins de 1917, les volontaires étrangers engagés dans l’armée française et les soldats originaires des colonies.

    Dans le prolongement de l’affaire Dreyfus, la LDH a, dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, dénoncé les injustices commises par les tribunaux militaires et obtenu la réhabilitation d’un certain nombre de fusillés pour l’exemple.

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  • Vauquois 1914-1918 : des généraux qu'aucune stratégie ne rebute

    Monsieur et Madame Genand, de l’association des amis de Vauquois et sa région, sont venus vendredi dernier à Vouziers pour parler des combats qui ont rayé de la carte ce village lors de la guerre 1914-1918.

    A l'appel de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Vouzinois (ASPV), les curieux d'histoire avaient rempli la salle du CPR où se tenait la conférence. Sans être historiens, les deux conférenciers se sont vauquois,aspv,vouziers,guerre 1914-1918appuyés sur leur expérience et sur celle de leur association pour retracer l'histoire du village de Vauquois. Situé sur un promontoire, le village comptait 168 habitants avant 1914 , vivant de l'agriculture en grande majorité. Ils ont été évacués dès le début de la guerre, et des combats se sont déroulés entre  septembre 1914 et septembre 1918. La ligne de frontvauquois,aspv,vouziers,guerre 1914-1918 entre les troupes allemandes et les troupes française n'a pratiquement pas bougé pendant ces 4 années.

    Cet immobilisme est loin d'être lié à une absence de combats. Le point haut constitué par la butte de Vauquois présentait un intérêt stratégique majeur, sa possession permettant d'observer et de contrôler plus facilement un grand secteur environnant.

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  • Cérémonie du 11 novembre à Vouziers

    Le centenaire de la Guerre de 1914-1918 continue de donner une importance particulière aux cérémonies du 11 novembre. Les Vouzinois sont traditionnellement  nombreux à s'associer à cette commémoration, et ce fut le cas pour 11 novembre 2016.

    La participation de délégations de l'ex-Tchécoslovaquie est également habituelle, puisque les volontaires tchécoslovaques se sont battus dans le secteur, en particulier à Chestres, Terron sur Aisne et Vandy. Des représentants de la ville jumelée de Ratiskovice avaient fait le déplacement, ainsi que l'attaché culturel de l'Ambassade de la République Tchèque.

    L'histoire de la guerre et celle de la ville de Vouziers font que de nombreux monuments commémoratifs sont à honorer en ce jour : Blaise, Condé, Terron, Chestres avec son cimetière militaire et le monument de Bobo. Parti depuis 9h30, le cortège est revenu sur la place Carnot  à 11h30 pour un dépôt de gerbes, l'appel aux Morts et les messages officiels ainsi que les lettres lues par des collégiens de Vouziers.

    Le message des associations patriotiques a été lu par Jean-Piere Daumont. Le lien y était fait avec la situation que l'on vit actuellement  :

    "Voici que la France, comme de nombreux autres pays, est engagée sur son territoire dans une guerre qui ignore délibérément tous les principes humanitaires pour s’attaquer aux êtres sans défense. Elle n’est pas seule dans ce combat, mais elle ne peut compter sur d’autres pour faire régner la paix sur son sol.
    Face à cet ennemi qui espère nous soumettre par la terreur et nous imposer son idéologie totalitaire, affirmons les qualités qui ont permis à notre pays de vaincre en 1918."

    C'est le Sous-préfet de Vouziers, Alain Lizzit qui a lu le message ministériel. Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, qui insiste dans son propos sur le devoir de mémoire :

    "Commémorer le 11 novembre, c’est répondre à la nécessité du souvenir, de l’hommage aux morts et de l’expression de notre reconnaissance. L’année mémorielle 2017 en sera une nouvelle occasion alors que nous nous apprêtons à commémorer l’offensive du Chemin des Dames, à témoigner notre amitié aux Etats-Unis, entrés en guerre le 6 avril 1917, et aux Canadiens qui se sont illustrés dans la prise de Vimy le 9 avril de cette même année.
    Commémorer le 11 novembre, c’est aussi comprendre les droits des anciens combattants hérités de cette guerre et l’indispensable structure d’aide, de soutien et d’accompagnement."

    L'énumération de la longue liste des "Morts pour la France" est toujours impressionnante, elle constitue un temps fort de cette journée en faisant prendre conscience de l'importance du sacrifice de toute une génération.

    Autre symbole voulu par la Municipalité de Vouziers, l'hommage conjoint avec les représentants de Ratiskovice devant le Monument aux Morts.

    C'est en défilant dans la rue du Chemin Salé que les participants ont gagné la salle des fêtes. Yann Dugard y a remercié tous les participants qui contribuent au bon déroulement de cette journée.  Le représentant de Ratiskovice a pris la Parole à l'invitation du Maire de Vouziers, et le Sous-Préfet a également prononcé une brève allocution, au cours de laquelle il a fait le lien entre la guerre de 1914-1918 et celle de 1939-1945 qui l'a suivi peu de temps après.

    Voici des clichés de cette matinée :

     

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  • Cérémonie en hommage à Roland Garros à Vouziers

    Pour la 29e fois, une cérémonie était organisée  devant la tombe de Roland Garros, abattu le 5 octobre 1918 près de Saint-Morel.

    En cette année 2014, où débute la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, l'hommage a pris une dimension supplémentaire et s'est déroulé avec un éclat particulier. L'Association Roland Garros de l'Aviation au Tennis, avait invité des pilotes militaires de la Réunion, île natale de Garros, et le  général Jean-Pierre Martin, Président de l'association des pilotes de Chasse.

    On notait également la présence du Sous-préfet de Sedan, représentant le Préfet des Ardennes, d'élus régionaux et départementaux, du Maire de Vouziers et d'élus de la Ville, d'anciens combattants et de porte-drapeaux d'associations patriotiques.

    La cérémonie a débuté au carré militaire du cimetière de Vouziers, où Michel Coistia, membre de l'ARGAT reprit en partie le parcours de Roland Garros pour l'associer à celui d'un grand Vouzinois Albert Caquot. En effet si Garros fut un pionnier et un héros de l'aviation, il fut aussi un artisan actif de l'amélioration technique des avions militaires. Il contribuera grandement à l'invention du tir à travers l'hélice, qui constitua l'avancée fondatrice de l'apparition de l'avion de chasse. De même, Albert Caquot, ingénieur polyvalent et inventif, fit faire un bond technologique aux ballons captifs qui jouèrent un rôle important dans l'observation et la défense aérienne.

    Après le dépôt de gerbes et la minute de silence, les personnalités se rendirent à la salle municipale du CPR toute proche. Là, différentes prises de parole eurent lieu, ainsi que des échanges de souvenirs entre les organisateurs vouzinois et leurs invités.

    Voici des images de cette cérémonie :

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    Michel Coistia lit  l'évocation historique, en présence du Général Martin et des pilotes réunionnais.

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    Dépôt d'une gerbe par les représentants des pilotes militaires réunionnais.

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    Les personnalités et porte-drapeaux devant la tombe de Garros.

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    La tombe fleurie de l'aviateur.

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    Yvon Carles, Président de l'ARGAT et Jean-Marie Perrier, Président de l'Association des Pilotes de Chasse réunionnais.

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    Remise de la médaille de la ville par le Maire de Vouziers

    Extraits de la prise de parole de Michel Coistia où il évoque les rôles respectifs de Roland Garros et d'Albert Caquot dans le premier conflit mondial :

    (...)

    Roland Garros, l’audacieux vainqueur de la Méditerranée, le 23 septembre 1913, s’engage comme volontaire dans l’aviation dès le 4 août 1914 alors que natif de La Réunion, il n’était pas tenu à la conscription. Il rejoint, à Buc près de Nancy, l’escadrille MS23, une des quatre formations créées dans l’urgence dans les premiers jours de la guerre. C’est la première escadrille Morane-Saulnier. Elle est équipée d’appareils de type L « Parasol » monoplan surélevé, prédestinés à la reconnaissance. Roland Garros recherche la confrontation avec l’aviation allemande. Aussi, il ne peut se satisfaire de l’armement futile constitué de carabines, de mousquetons qu’un tireur, aussi habile soit-il oppose de façon dérisoire à des Albatros ennemis dotés de mitrailleuses. Roland Garros, pilote de guerre en mission de reconnaissance puis de bombardement est affecté en octobre 1914 à l’escadrille du camp retranché de Paris. Pilote, il sera en même temps ingénieur et pilote d’essai pour Morane Saulnier. Il se consacre passionnément avec son ami Raymond Saulnier ingénieur de génie, à la mise au point d’un système permettant le tir synchronisé axial, au travers du pas de l’hélice.Saulnier a déjà conduit des recherches sur la synchronisation du tir et du moteur. Mais il n’aboutit pas et les essais se terminent presque toujours par la destruction de l’hélice. Les deux hommes ne se découragent pas. Ils blindent les pales de l’hélice à l’aide de déflecteurs métalliques et ils utilisent une mitrailleuse légère de 8mm. Le dispositif complet fonctionne efficacement, il deviendra dès les premiers mois de 1915, le cauchemar des pilotes allemands. Garros et Saulnier viennent d’inventer le tout premier avion de chasse monoplace de l’Histoire. C’est d’ailleurs sur un Morane-Saulnier type L, équipé de ce système novateur que Garros obtiendra trois victoires consécutives les 1er, 15 et 18 avril 1915.

    (...)

    Albert Caquot, né à Vouziers le 1er juillet 1881, brillant polytechnicien, ingénieur diplômé de l’Ecole des Ponts et Chaussées, est mobilisé comme lieutenant d’aérostiers le 1er août 1914. Ce savant créatif constate que les ballons sphériques sont instables et que les observateurs nauséeux livrent des témoignages peu fiables. Les Drachen allemands de forme allongée sont beaucoup plus stables. Albert Caquot utilise son génie mécanique et sa capacité d’innovation réfléchie pour concevoir le ballon L, ovoïde, à l’aérodynamisme parfait grâce à son empennage souple à trois lobes. Il améliore simultanément le système de treuillage, le dispositif de cordages triangulés et obtient ainsi des performances bien supérieures à celles des Drachen. Mais Albert Caquot ne s’arrête pas là et conçoit le ballon M encore bien supérieur qui s’oriente et s’immobilise dans le vent. Il peut atteindre une altitude proche de 1.500 m et supporte pour l’observation courante des vitesses de vent supérieures à 20m/s avec moins de fatigue pour l’observateur. L’appellation « saucisse » lui est bientôt réservée. Il jouera un rôle décisif dans les missions d’observation et dans la défense passive de bateaux et de villes en élevant des barrages aériens de câbles. Le commandant de réserve Albert Caquot sera nommé le 11 janvier 1918, par Georges Clémenceau, Directeur technique de l’aviation. Ainsi les parcours de Roland Garros et d’Albert Caquot convergeaient. Nous savons que la vie du héros de l’aviation se brisera dans le ciel de Saint-Morel, le 5 octobre 1918. Albert Caquot, ce prodigieux bâtisseur et ce génial inventeur, décédera en 1976. Il était juste, nous semble-t-il, de réunir, ici, à Vouziers, ces deux hommes exceptionnels, dans un même hommage.

    Michel Coistia, membre de l'ARGAT, le 05 octobre 2014.

  • Un tour contre l'oubli : Euskirchen-Sommepy fait étape à Vouziers

    Il y a 100 ans, des notables d'Euskirchen en Rhénanie montèrent une expédition jusqu'au front de Champagne, afin de soutenir les combattants allemands.

      100 années plus tard des habitants d'Euskirchen ont organisé un convoi qui emprunte le même trajet. Mais le but en est bien différent : il s'agit cette fois de faire revivre les souvenirs de ce conflit, en rencontrant les gens sur les lieux dévastés lors de ces batailles. Cette opération est organisée avec le soutien du musée de  plein air de Kommern qui a mis sur pied une exposition intitulée "Kriegs(er)leben im Rheinland"(expériences de guerre(ier) en pays rhénan).

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    Avant leur arrivée à Sommepy-Tahure, le convoi a fait étape ce midi à Vouziers, en s'arrêtant devant la mairie où l'on a pu découvrir des véhicules d'époque.

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