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société - Page 374

  • Une presse libérée

     

    "Le Monde" l'affirme : Le quotidien "L'Union" surprend ses lecteurs par sa liberté de ton.

     

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    En effet le journal gabonais est l'unique quotidien du pays, et il était un supporter de feu le président Bongo.

    Depuis que le fils a pris la succession du père, d'une façon "très démocratique", la ligne éditoriale du journal est devenue critique. Des articles ont même dénoncé le rôle de l'armée dans la répression sanglante qui a suivi le scrutin.

    Le directeur du quotidien a été arrêté par les militaires, placé en garde à vue, et sommé de s'expliquer.

    Comme quoi l'indépendance des pouvoirs (l'exécutif, le judiciaire,  le législatif et la presse) ne va pas de soi dans certains pays où le président se comporte comme si il devait tout avoir tout sous son contrôle.

     

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    Le directeur de "L'Union" de Reims assume également un changement de ton, illustré par le billet de B Testa en particulier.

    Le quotidien régional affronte également un nouveau concurrent, "la semaine des Ardennes", hebdomadaire départemental bien décidé à s'imposer sur le terrain.

    "L'Union-L'Ardennais" riposte avec une version musclée de l'édition du dimanche, qui devient un véritable magazine d'informations locales.

    Au-delà de la bataille des lecteurs, c'est une guerre économique qui se déroule, avec comme munitions la publicité qui fait vivre cette presse.

    On sait que le conseil général a choisi son camp, puisqu'il ne fournit plus de publications légales à "L'Ardennais".

    Ce sont cependant les lecteurs qui auront le dernier mot pour la survie de l'un ou l'autre, car il peu probable qu'il y ait de la place pour deux sur ce territoire.

    On risque donc de se retrouver sous peu comme avant (et comme au Gabon), avec une seule source d'informations dans la presse écrite locale.

     

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  • Chasser les passeurs ou chasser les migrants ?

    La fermeture de la "jungle" de Calais avait comme but annoncé de traquer les responsables des filières clandestines de migration.

     

    Le résultat officiel annonce zéro passeur arrêté, mais de nombreux candidats à l'immigration en Angleterre interpelés(dont beaucoup de mineurs).

    Les commentateurs, en particulier outre-Manche, estiment qu'il s'agit d'un coup d'épée dans l'eau, aucune solution au problème posé n'étant apportée.

     

    La fermeture du centre de Sangatte en 2002 par un certain ministre de l'intérieur (qui est monté en grade depuis) devait déjà résoudre le problème. Ce devait être un signal pour faire cesser "l'appel d'air de l'immigration clandestine dans le monde".

     

    Cette immigration découle de conditions objectives qui n'ont pas changé depuis 2002, les flux n'ont donc pas changé non plus. Il ne fallait pas être grand cler pour le prévoir.

    Le démantélement de la "jungle" est dans la même logique, qui ne résoud aucun problème, et ne joue que sur l'image et l'apparence.

     

     

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  • Dernière minute

    Des nouvelles en provenance de RESF

     


    Pour plus d'informations sur ce cas,  voir la note du 12/09 (cliquez ici)

     


    email envoyé aux 210 signataires de la pétition
    P1293 - URGENT ! KORKAJ Ekrem doit rester en France pour accompagner son bébé de 5 mois, gravement malade.
    http://resf.info/P1293

    BONNE NOUVELLE !

    Mr KORKAJ EKREM A ETE REMIS EN LIBERTE CET APRES MIDI, SANS AVOIR EU A PASSER DEVANT LE JUGE DES LIBERTES ET DE LA DETENTION.

    IL A AINSI PU RETROUVER TOUTE SA FAMILLE, QUI VOUS EST RECONNAISSANTE.

    NOUS REMERCIONS TOUS CEUX QUI SE SONT MOBILISES POUR LES SOUTENIR.

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  • AGISSONS AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

    Un appel urgent venant du réseau Education sans frontière.


    Voir leur site pour les coordonnées des personnes à alerter.

    Vous pouvez aussi signer la pétition en ligne (cliquez ici)

     

     

    URGENT ! KORKAJ Ekrem doit rester en France pour accompagner son bébé de 5 mois, gravement malade.


    samedi 12 septembre 2009.

     

    Ekrem a été arrêté ce jour à 11h à Sedan (08), mis en garde à vue, il risque d'être expulsé.

    C'est encore une famille qui risque d'être démembrée : un parent expulsé, le reste de la famille restant en France, alors que son bébé de 5 mois est malade et doit subir des opérations de l'œsophage

     

    KORKAJ Ekrem est Kosovar, il vit en France avec sa femme depuis 3 ans. Leur demande d'asile est rejetée par l'Ofpra, mais depuis leur arrivée, ils ont construit leur vie ici et ont eu un premier enfant qui a maintenant 2 ans.

    logo3.jpgIl y a 5 mois, ils ont eu un deuxième enfant qui est gravement malade et qui doit subir des opérations de l'œsophage. Toute la famille vit au CADA de Vivier au Court, mais il n'y a que Mme KORKAJ qui a obtenu une autorisation de séjour, renouvelée tous les 3 mois, pour accompagner les soins de son bébé.

    Ekrem n'a aujourd'hui pas le droit d'être à côté de son bébé et de l'accompagner dans ses soins qui sont pourtant très lourds.

    Ekrem a été arrêté ce jour à 11h à Sedan (08), mis en garde à vue, il risque d'être expulsé.

    C'est encore une famille qui risque d'être démembrée : un parent expulsé, le reste de la famille restant en France.

    Ces expulsions génèrent des situations dramatiques : séparation, parfois définitive, des couples et des familles, traumatisme des parents et des enfants, souvent perte totale des ressources, prise de risques du parent expulsé pour revenir à tout prix.

    L'expulsion d'un parent semble conçue par l'administration comme le moyen d'acculer le reste de la famille au départ "volontaire" en la réduisant à la misère.

    Il faut aider Ekrem à rester en France pour accompagner les soins de son bébé de 5 mois.

     


    Voir leur site pour les coordonnées des personnes à alerter.

    Vous pouvez aussi signer la pétition en ligne (cliquez ici)

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  • Moraliser le capitalisme

    D'aucun voudrait réformer, voire moraliser le capitalisme.

     

    Le système libéral et capitaliste vient de montrer de manière évidente et spectaculaire qu'il ne menait pas le monde entier au bonheur par les img_00031.jpgsacro-saintes lois du marché.

    Petit coup dur pour les tenants politiques du libéralisme, mais certains ont déjà une réponse, au moins en paroles. Ils vont réformer le capitalisme. Chouette idée! Mais le réformer en quel autre système ? un capitalisme à visage humain? comment vont-ils s'y prendre? et c'est pour quand cette réforme?

    Car pour l'instant, tout reprend comme avant, avec le même cynisme et la même priorité aux gains financiers.

    Vous pouvez lire avec le lien suivant un article instructif du "Monde Diplomatique"

  • Procès de Rodez : la solidarité confirmée dans ses droits

    Monsieur Besson, ministre de son état, assure que le délit de solidarité n'existe pas.

     

    Ce délit est pourtant bien inscrit dans les textes. Monsieur Besson assure alors que personne n'a été condamné (jusqu'à maintenant) pour un tel fait. Mais il faut bien se demander alors la raison de son existence, et le pourquoi de son utilisation.

    ALeqM5jY_aSPrHV49tX6le91pVb5Q3S2LA?size=lD'ailleurs monsieur Besson, sinistre de son état, propose de modifier ce texte sur un de ces ponts litigieux :il ne doit pas se sentir si à l'aise que cela devant la mobilisation de nombreuses associations de solidarité. Ci-dessous un extrait d'une dépêche de l'AFP.

    (AFP) – 17 juil. 2009

    PARIS — Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Intégration a reçu vendredi une vingtaine d'associations d'aide aux immigrés pour discuter du délit de solidarité et leur a notamment proposé de modifier un des articles du code des étrangers de façon à mieux protéger les travailleurs humanitaires.

    Il a indiqué à la presse avoir également proposé d'adresser une circulaire aux préfets sur les conditions d'intervention de la police "dans les lieux où se dispense l'aide humanitaire".

     

    Voici encore un cas concret où une personne a été poursuivie en application de cet article de loi. Une large mobilisation et un jugement clément permettent que cette procédure se termine bien. Pourtant l'existence même de cet article de loi reste un scandale.

     

     

    Communiqué commun

    Le tribunal correctionnel de Rodez, qui le jugeait le 17 juin dernier pour « aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger en France », a finalement relaxé Salimou Fofana du délit de solidarité.

    Pour qu’il soit poursuivi, il faut bien que la loi le permette, contrairement à ce que prétend Monsieur Besson. Cette affaire donne donc doublement raison aux organisations qui militent pour la réforme de la loi.

    Le parquet a le moyen de mener des procédures indignes, comme celle qui consiste à poursuivre un résident qui a hébergé un ami, ou conservé ses papiers. Il faut donc que la loi soit modifiée.

    Mais cette procédure est tellement indigne que les juges ne sont pas allés, dans ce cas précis, jusqu’à la condamnation. La mobilisation contre le délit de solidarité porte donc ses fruits.

    Nos organisations se réjouissent que le tribunal de Rodez ait considéré que la solidarité n’est pas un délit, et demandent la modification de la loi CESEDA.

    Organisations signataires : ACAT – Cimade – COMEDE – Emmaüs France – Fédération Entraide Protestante – FNARS - Gisti – La Halde Saint Jean - Hors la Rue – Ligue des droits de l’Homme – Médecins du Monde – MRAP – Saf – Secours Catholique – SOS Racisme

  • Des syndicalistes calédoniens condamnés à la prison

    La répression syndicale en Nouvelle-Calédonie suscite assez peu de réactions en France.

     

    Pourtant, c'est sans précédent en métropole que des syndicalistes se retrouvent en prison suite à des actions syndicales. On se souvient même que les séquestrations de dirigeants lors de conflits dans les entreprises avaient plutôt l'approbation des Français. Les lois sont appliquées en fonction de rapport de force, ou de sympathie politique.

    L'Humanité revient sur les événements de Nouvelle-Calédonie, et sur la solidarité avec les syndicalistes locaux.


    NOUVELLE-CALÉDONIE . Gérard Jodar, président de l’USTKE, a été condamné par la justice française pour une manifestation syndicale.

    Ce matin à 10 heures, devant l’Assemblée nationale à Paris, le collectif Solidarité Kanaky appelle à un rassemblement pour exiger la libération Manif_du_13_juin_a_Paris_02.jpgimmédiate des syndicalistes emprisonnés en Nouvelle-Calédonie. Le 29 juin, devant le tribunal de Nouméa, vingt-huit militants de l’USTKE (Union des syndicats des travailleurs kanaks et des exploités) ont été condamnés à des peines de prison. Parmi eux, le président de l’USTKE Gérard Jodar et le secrétaire général de la fédération du bâtiment Michel Safoka ont écopé d’un an de prison ferme. Pour eux et quatre de leurs camarades, un mandat de dépôt a été prononcé à l’audience. Ils sont depuis incarcérés au Camp Est, une prison surpeuplée.

    Que leur est-il reproché ? Le 28 mai dernier, l’USTKE est à l’initiative d’une manifestation syndicale devant l’aérodrome de Nouméa, une simple action de solidarité avec des salariés de la compagnie Air Calédonie. La manifestation pacifique a lieu à l’aube, à une heure où aucun vol n’est programmé. Elle est pourtant durement réprimée et les manifestants essuient des tirs de grenades lacrymogènes. Certains trouvent refuge dans des avions. « Un engin explosif a été trouvé à bord d’un des avions. Tout ceci n’est pas tolérable. Est-ce qu’on est encore dans du syndicalisme ? Non, on est dans du banditisme, et je ne laisserai pas faire », avait sur le coup déclaré Yves Dassonville, haut-commissaire de la République. Des propos sans aucun fondement puisque les syndicalistes sont accusés et condamnés pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Mais ils sont révélateurs des campagnes de dénigrement montées par les autorités françaises à l’encontre de l’USTKE.

    « On a voulu affaiblir l’USTKE en la privant de ses dirigeants, elle en sort renforcée », affirme en substance Hnalaïne Uregei, un de ses membres fondateurs. Visiblement, l’organisation syndicale dérange. C’est la première sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Elle est influente dans le secteur privé comme dans le public, notamment dans les mines. Le syndicat prône l’indépendance, l’autonomie du pays, à tel point qu’il s’est donné un « relais politique » en créant le Parti travailliste qui, nouveau venu dans le paysage politique, a réalisé de bons scores dans les élections provinciales de mai dernier. « C’est un empêcheur de tourner en rond sur le territoire, avec des positions assez radicales, commente Bruno Dalberto, du département international de la CGT. C’est surtout une force syndicale qui bouge, animant des conflits sociaux comme celui de 2008 à Carsud, la compagnie de transport, qui avait donné lieu déjà à une condamnation à la prison pour Gérard FDJ-JODAR-NB.jpgJodar(photo ci-dessous) ». Les syndicalistes de l’USTKE sont très liés à José Bové, qui avait recueilli en Nouvelle-Calédonie ses meilleurs résultats de la présidentielle en 2007. Ils sont aussi liés historiquement à la CGT avec qui ils coopèrent.

    « On est en face d’une situation de type coloniale qu’on ne retrouve probablement pas dans cette dimension dans les autres territoires d’outre-mer », précise Bruno Dalberto. Est-ce pour cela que l’opinion publique française est si peu informée des réalités de ce territoire ? La CGT, le PCF, le NPA, Solidaires ont fait part de leur solidarité avec les syndicalistes. Mais la réaction de l’opinion, y compris progressiste, est loin d’être à la mesure d’une atteinte aussi grave aux libertés fondamentales de la part de l’État français.

    Olivier Mayer