Communiqué LDH
Les 23, 24 et 25 mai 2026, la LDH a réuni ses membres délégués, représentant les sections, fédérations et comités régionaux, lors de son 93e congrès national, à Rennes.
Adoption d’une résolution générale « Contre la loi du plus fort, choisir l’État de droit »
Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’Etat de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.
À l’approche des élections de 2027, face au péril d’un vote pour l’extrême droite plus haut que jamais, la LDH exhorte les citoyennes et citoyens, toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux libertés fondamentales et à l’égalité des droits des êtres humains, à se mobiliser et à faire entendre une voix forte de résistance et d’opposition, de solidarité et d’espoir. La LDH initiera des mouvements de la société civile et participera, partout et sans relâche, aux mobilisations citoyennes pour éloigner le spectre de l’autoritarisme et du fascisme.
La LDH en appelle aux forces politiques progressistes, qui doivent, au-delà de leurs divergences, enfin entendre les voix de la société civile, pour permettre à l’espoir de se traduire dans les urnes, par la construction d’une alternative écologique, sociale et démocratique promouvant l’accès effectif aux droits.
Elle appelle aussi les libéraux à prendre toute la mesure du péril et à choisir de défendre l’État de droit et la démocratie, qui seuls permettent un débat apaisé, des alternances et le respect de tous les droits politiques proclamés dans notre pays depuis plus de deux siècles, tout en promouvant des politiques publiques qui favorisent l’accès effectif aux droits. Seul ce choix nous permettra de vivre ensemble et en paix sans subir l’arbitraire et la violence de la loi du plus fort.
Invités à intervenir en clôture du congrès, les mouvements politiques, tant progressistes que libéraux, ont eu l’occasion de réagir immédiatement à cet appel et de se positionner, après que les représentantes et représentants des organisations de la société civile (CGT, CFDT, FSU, Syndicat de la magistrature) ont souligné à leur tour l’urgence de protéger l’État de droit dans toutes ses composantes et de faire face à l’extrême droite.
Léa Balage El Mariky, Europe Écologie Les Verts (EELV) : « J’appelle les responsables politiques qui continuent à croire à la démocratie et aux droits à rejoindre le camp progressiste. »
Erwan Balanant, Mouvement démocrate – Modem : « Nous devons sauver la construction démocratique et sociale de l’État de droit dans notre pays et au-delà, fondée non sur la puissance mais la volonté de faire commun. »
Arthur Delaporte, Parti socialiste (PS): « Nous ne pourrons faire face seul-e-s à gauche quand on regarde la tripolisation de la vie politique. »
Danièle Obono, La France Insoumise (LFI) : « Il faut reprendre le fil de 2024 pour créer le front social et politique au premier et au second tours ; la position centrale de la LDH peut y contribuer.»
Philippe Poutou, Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-A) : « On peut espérer que l’initiative de la LDH aura des suites pour permettre de se parler dans l’année qui vient et faire front unique. »
Agnès Pannier-Runacher, Renaissance (message vidéo) : « Je m’engage, mon parti s’engage à défendre l’État de droit dans toutes ses dimensions et nous appelons l’ensemble des partis qui portent ces valeurs démocratiques et républicaines à en faire de même, au-delà des débats que nous pouvons avoir en tant qu’opposants politiques. »
L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues. Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de se mobiliser pour empêcher l’instauration d’un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire. La démocratie ne se préserve pas : elle se construit chaque jour. Contre la loi du plus fort, ensemble, faisons le choix des droits et libertés, de la démocratie et de l’État de droit.
Nathalie Tehio, réélue présidente de la LDH
A l’issue du congrès, le Comité national renouvelé a élu le Bureau national. Nathalie Tehio est présidente, Lionel Brun-Valicon est trésorier, Emmanuelle Jourdan-Chartier et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidentes.
Pierre-Antoine Cazau, Barbara Durot, Rozenn Guéguen-Caruso, Hadrien Maury-Casalta, Nathalie Rangognio sont co-secrétaires générales et généraux.
Patrick Canin, Sophie Giroud, Isabeau Le Bourhis, Jan Robert Suesser sont membres du bureau.