
Les marches pacifiques et non violentes des moines bouddhistes Birmans de 2007 qui demandaient paix et dialogue pour une solution politique des problèmes auxquels le pays est confronté ont galvanisé l’attention de la communauté internationale. Ils ont marché pour soutenir la population laïque qui publiquement et courageusement a protesté contre le régime.
Nous avons observé avec horreur la façon dont leurs propositions pacifiques ont été acueillies par une violente répression de la part de la junte militaire Birmane menée par le Général Than Shwe. Les rafles subséquentes qu’il a ordonnées ont entraîné arrestations, tortures et meurtres qui continuent encore chaque jour.
En dépit de l’aspiration prédominante des Birmans à un changement politique, le régime n’a fait ni ouverture, ni progrès vers une réconciliation nationale. Ils persistent dans leur refus d’engager le peuple Birman et les groupes ethniques dans un dialogue essentiel et significatif. Nous maintenons fermement notre appui à notre consoeur Aung San Suu Kyi lauréate du prix Nobel, et avons à maintes reprises appelé à sa libération, ainsi qu’à celle des moines Bouddhistes et de tous les prisonniers politiques de Birmanie.
La « feuille de route » du régime et le processus de la constitution long de quelques décades ont failli : ils n’incluent pas la participation de la Ligue Nationale pour la Démocratie. La LND et les ethnies de Birmanie doivent participer à la détermination d’une solution négociée et d’une transition vers la démocratie.
Nous ne pouvons, ni ne pourrons, oublier les événements de la Révolution Safran ainsi que le courage du peuple Birman dans sa revendication au droit de vivre en paix et en liberté. En dépit de décennies de répression, et dans un monde brisé par la violence, leurs manifestations pacifiques sont le modèle de l’expression juste et légitime d’une dissidence politique qui leur est acquise de plein droit.
Beaucoup d’armes utilisées par le régime militaire de Birmanie pour se maintenir au pouvoir leur ont été vendues par des gouvernements étrangers. Ceci n’est pas acceptable - aucune nation ne doit vendre d’armes à un régime qui les utilise exclusivement contre son propre peuple. Nous appelons la communauté internationale à travailler activement afin d’appliquer des embargos d’armes contre le régime. De plus, nous appelons les membres du Conseil de Sécurité, ainsi que la communauté internationale, à prendre rapidement des mesures qui empêcheront la vente d’armes à l’armée Birmane, y compris une interdiction sur les transactions bancaires ciblant les principaux dirigeants Birmans, ainsi que les entités étatiques ou privées qui soutiennent le commerce d’armes du gouvernement.
Signé par :
Archevêque Desmond M. Tutu
Sa Sainteté le Dalaï Lama
Shirin Ebadi
Adolfo Perez Esquivel
Mairead Maguire
Rugoberta Menchu Tum
Prof. Elie Wiesel
Betty Williams
Jody Williams


gouvernement (voir le communiqué de la LDH dans la note du 29 11 dans ce blog) .
par l'enquête, voici la dépêche de Reuters reprise par Le Monde :
(qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides. C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
C’est à notre connaissance une première dans une école de l’Isère.
choqués par cet évènement. Nous tenons à exprimer notre profonde indignation :
partie de ces médecins viennent de pays qui manquent cruellement de personnel de santé . Ce déficit est une des causes de la surmortalité dans ces pays,où des politiques de prévention et de soins sont difficiles à mettre en place .
Les procès-verbaux des interrogatoires de garde à vue ont été rendus publics, comme certains rapports de synthèse des services de police, et la ministre de l’Intérieur a cru devoir porter des accusations de terrorisme contre les personnes mises en cause.