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société - Page 378

  • Les droits de l'homme en Birmanie

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    Les marches pacifiques et non violentes des moines bouddhistes Birmans de 2007 qui demandaient paix et dialogue pour une solution politique des problèmes auxquels le pays est confronté ont galvanisé l’attention de la communauté internationale. Ils ont marché pour soutenir la population laïque qui publiquement et courageusement a protesté contre le régime.


    Nous avons observé avec horreur la façon dont leurs propositions pacifiques ont été acueillies par une violente répression de la part de la junte militaire Birmane menée par le Général Than Shwe. Les rafles subséquentes qu’il a ordonnées ont entraîné arrestations, tortures et meurtres qui continuent encore chaque jour.


    En dépit de l’aspiration prédominante des Birmans à un changement politique, le régime n’a fait ni ouverture, ni progrès vers une réconciliation nationale. Ils persistent dans leur refus d’engager le peuple Birman et les groupes ethniques dans un dialogue essentiel et significatif. Nous maintenons fermement notre appui à notre consoeur Aung San Suu Kyi lauréate du prix Nobel, et avons à maintes reprises appelé à sa libération, ainsi qu’à celle des moines Bouddhistes et de tous les prisonniers politiques de Birmanie.


    La « feuille de route » du régime et le processus de la constitution long de quelques décades ont failli : ils n’incluent pas la participation de la Ligue Nationale pour la Démocratie. La LND et les ethnies de Birmanie doivent participer à la détermination d’une solution négociée et d’une transition vers la démocratie.


    Nous ne pouvons, ni ne pourrons, oublier les événements de la Révolution Safran ainsi que le courage du peuple Birman dans sa revendication au droit de vivre en paix et en liberté. En dépit de décennies de répression, et dans un monde brisé par la violence, leurs manifestations pacifiques sont le modèle de l’expression juste et légitime d’une dissidence politique qui leur est acquise de plein droit.


    Beaucoup d’armes utilisées par le régime militaire de Birmanie pour se maintenir au pouvoir leur ont été vendues par des gouvernements étrangers. Ceci n’est pas acceptable - aucune nation ne doit vendre d’armes à un régime qui les utilise exclusivement contre son propre peuple. Nous appelons la communauté internationale à travailler activement afin d’appliquer des embargos d’armes contre le régime. De plus, nous appelons les membres du Conseil de Sécurité, ainsi que la communauté internationale, à prendre rapidement des mesures qui empêcheront la vente d’armes à l’armée Birmane, y compris une interdiction sur les transactions bancaires ciblant les principaux dirigeants Birmans, ainsi que les entités étatiques ou privées qui soutiennent le commerce d’armes du gouvernement.


    Signé par :
    Archevêque Desmond M. Tutu
    Sa Sainteté le Dalaï Lama
    Shirin Ebadi
    Adolfo Perez Esquivel
    Mairead Maguire
    Rugoberta Menchu Tum
    Prof. Elie Wiesel
    Betty Williams
    Jody Williams

     

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  • prud'hommes :les résultats

    Les résultats de élections aux prud'hommes marquent une certaine stabilité, mais cette élection ne montre pas en général de changements brutaux dans les votes On note une participation en baisse, ce qui est un signe plutôt négatif sur l'importance de cette institution pour les salariés .

    La GCT peut se réjouir de voir augmenter son pourcentage, après un tassement aux élections précédentes . Pour les deux autres "grandes" centrales, c'est la baisse en particulier pour FO . Ce sont les petites nouvelles qui progressent le plus : l'UNSA et Solidaires, qui ne sont pas implantés aussi largement que les trois centrales historiques sur tout le territoire .

    h_4_progressionDeLaCGT.gif
  • Opération anti drogue à l'école

    Suite au commentaire de Vincent ( sur la note du 02.12  l'école un lieu pour tous)portant sur un contrôle anti-drogue au collège de Marciac, voici des liens pour des infos sur ce sujet . Vous pouvez vous faire une opinion d'après ces différents articles:P889714D759508G_apx_470__w_ouestfrance_.jpg

    L'AFP

    nouvelobs.com

    lepost.fr

    europe1.fr

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  • Des terroristes libérés

    Dans l'enquête sur les destruction de caténaires des voies de TGV, beaucoup ont vite crié au terrorisme et désigné des coupables parmi "l'ultra-gauche".

    Nous avons dénoncé à la fois le peu de chaarges qui pesaient sur les inculpés, et l'exploitation politique d'une enquête en cours par le TGV1.jpggouvernement (voir le communiqué de la LDH dans la note du 29 11 dans ce blog) .

    Les inculpés ont donc eu droit au grand jeu des lois antiterroristes (mise au secret, garde à vue prolongée, ..) .

    Les prévenus ont fait appel de leur maintien en détention : la cour d'appel vient de leur donner raison, et de les remettre en liberté :il semble bien que les juges ne soient pas convaincus par les éléments fournis usual%20suspect-petit.jpgpar l'enquête, voici la dépêche de Reuters reprise par Le Monde :

    La cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté de quatre personnes écrouées depuis le 15 novembre dernier dans l'enquête sur un sabotage des lignes de TGV de la SNCF, ont annoncé leurs avocats.

    Les trois magistrats de la chambre de l'instruction n'ont pas suivi le parquet général, qui avait requis vendredi le maintien en détention des quatre suspects, deux femmes et deux hommes, dont le supposé leader du groupe Julien Coupat.

  • L'école, un lieu pour tous les enfants

    L'école doit être un lieu préservé,où tous les enfants peuvent venir s'instruire en sécurité . La politique de chasse à l'immigré du gouvernement ne respecte même pas ce lieu : voyez ce qui s'est passé à Grenoble .

    Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

    Bonsoir,
    Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention
    enfant-ecole.jpg(qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides. C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
    Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
    Merci,

    Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38

     

    resf.jpg

     

    Sur le site de RESF 38, on trouve un communiqué des syndicats enseignants :

     

    Grenoble, le 25 novembre 2008


    Madame l’Inspectrice d’Académie de l’Isère
    Monsieur le Préfet de l’Isère

    Nous avons appris lundi 24 novembre 2008 que 3 enfants d’une même famille, scolarisés à l’école du jardin de ville à Grenoble, ont été retirés de l’école pendant les heures de classe par leurs parents sous escorte policière.

    Cette famille de quatre enfants avait fait apparemment une demande de titre de séjour.
    Elle a été immédiatement conduite au centre de rétention de Saint Exupéry.

    bodega-resf-2008web.jpgC’est à notre connaissance une première dans une école de l’Isère.
    Les syndicats signataires s’indignent et sont profondément choqués par de telles pratiques.

    Nous exigeons des explications et des informations complètes de la part de Monsieur le Préfet et de Madame l’Inspectrice d’Académie de l’Isère sur ce qui s’est passé pour cette famille.
    Nous demandons que ces enfants retrouvent immédiatement leurs camarades de classe.

    SNUipp, Sud éducation, SE-UNSA, FSU, SGEN CFDT, PAS 38

     

    On y trouve également un communiqué d'un groupe de parents de l'école en question :

    Lundi 24 novembre vers 15h30, nos enfants ont assisté au départ précipité des 3 de leurs camarades. Encadrés par des policiers jusque dans l’enceinte de l’Ecole maternelle, leurs parents sont venus chercher Jashko, Ricardo et Muhamed en pleine classe.

    Ils ont été expulsés de France mardi matin à la première heure sans possibilité effective de recours. Comme nos enfants, nous sommes Popol-prof-Fr.jpgchoqués par cet évènement. Nous tenons à exprimer notre profonde indignation :

    - face à la présence de la police dans l’enceinte de l’école,

    - face au départ contraint de trois enfants pendant la classe.

    Nous demandons au Préfet des explications sur cette intrusion policière dans l’Ecole. Une audience au service de la préfecture a été demandée pour le jeudi 27 novembre à 18h00. Une délégation de Parents d’élèves quittera l’école à 17h45 pour se rendre à la préfecture. La place de ces enfants est à l’école pour poursuivre leur année scolaire au côté de leurs camarades !

    Collectif de parents d’élèves du jardin de ville

     

  • Non à l'immigration des élites

    Les cadres formés dans les pays du tiers monde ont tendance à émigrer vers les pays développés : dans ce cas personne ne crie au scandale, car les pays riches ont besoin de ces élites formées par d'autres .

    En France, les hôpitaux ne pourraient fonctionner normalement sans les nombreux médecins étrangers qui assurent des postes essentiels . Une camara.gifpartie de ces médecins viennent de pays qui manquent cruellement de personnel de santé . Ce déficit est une des causes de la surmortalité dans ces pays,où des politiques de prévention et de soins sont difficiles à mettre en place .

    Comme disait un premier ministre "on ne peut accueillir toute la misère du monde" . Mais on peut accaparer toute la richesse du monde, matières premières, travailleurs exploités quand cela nous arrange, ingénieurs ou docteurs quand nous en avons besoin . Nous pouvons aussi exporter nos problèmes sur la terre entière : les plus touchés par les changements climatiques seront des pays du tiers monde, mais on a oublié de leur demander s'il voulait bien accueillir tous les sous-produits de notre abondance .

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  • antiterrorisme et propagande gouvernementale

    Le 15 novembre vous avez pu lire dans le blog de l'An Vert un article sur TGV et terrorisme . Deux semaines plus tard, il ne semble pas exister beaucoup de preuves contre les prétendus terroristes arrétés par les forces de l'ordre . Ce qui n'empêche pas la propagande gouvernementale de fonctionner à fond, sans tenir compte de la présomption d'innocence (attendons un éventuel procès) ni du secret de l'instruction . Voici le point de vue de la ligue des droits de l'Homme sur ce sujet :

     

    « Antiterrorisme » en Limousin : lois d’exception et violation des garanties constitutionnelles des libertés

    Communiqué de la LDH

    Plusieurs personnes ont été arrêtées à Tarnac puis déférées à la Section antiterroriste du parquet de Paris après une garde à vue de 96 heures, c’est-à-dire le maximum autorisé par la législation d’exception dite « antiterroriste », le tout sous l’œil des caméras et des journalistes.


    medium_alliot_marie_3_2.jpgLes procès-verbaux des interrogatoires de garde à vue ont été rendus publics, comme certains rapports de synthèse des services de police, et la ministre de l’Intérieur a cru devoir porter des accusations de terrorisme contre les personnes mises en cause.

    Une nouvelle fois, la Ligue des droits de l’Homme dénonce une procédure qui ne s’embarrasse pas du respect des libertés individuelles et se déroule sous l’œil de médias alimentés d’informations uniquement à la charge des personnes mises en cause. Cette violation, devenue permanente de la présomption d’innocence, y compris par des services de l’Etat ou par des responsables politiques, marque un affaiblissementterrorisme.gif

    La LDH regarde avec inquiétude l’extension de l’accusation de terrorisme à toute forme de contestation sociale et politique alors même que, dans le cas présent et de l’aveu même de la ministre de l’Intérieur, aucune vie n’a jamais été mise en danger, ni même susceptible de l’être. Le terrorisme est une menace trop sérieuse pour que l’on cède en la matière à des instrumentalisations et à des gesticulations sécuritaires.

    La LDH dénonce la méthode de gouvernement qui conduit à exploiter chaque fait divers et à criminaliser toute critique de l’ordre établi pour réduire les libertés civiles et politiques.

    Paris, le 27 novembre 2008