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politique nationale - Page 153

  • Traversées des Alpes : "Les migrants sont victimes d'une chasse à l’homme qui se répète chaque nuit"

    Par  Info migrants     Charlotte Boitiaux 

    Trois migrants ont été secourus à Montgenèvre, cette semaine, alors qu’ils tentaient de passer d’Italie en France. Des militants déplorent les "chasses à l'homme" dont sont victimes les migrants dans la montagne lors du passage de la frontière.

    Mardi 22 janvier, dans l’après-midi, trois migrants qui tentaient la traversée de la frontière italo-française à pied, entre Claviere (en Italie) et Montgenèvre (en France), ont été secourus après avoir appelé le 112, le numéro d’urgence. Ils ont été retrouvés sous un télésiège en haut des pistes. La même semaine, sept personnes ont été emmenées à l’hôpital pour des engelures.

    Avec les températures glaciales de ces derniers jours, les traversées de la frontière par les Alpes inquiètent les associations d'aide aux migrants qui organisent des maraudes dans la montagne pour leur porter secours. La nuit, elles descendent à - 15 degrés "mais avec le vent le ressenti tourne plutôt autour de - 20 degrés", explique Thomas*, un militant qui participe aux maraudes dans la montagne.

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  • Face à la crise, une nécessaire refonte des chambres d’agriculture

    L'analyse de Greenpeace sur les récentes élections dans les chambres d'agriculture (extraits).

    Le 31 janvier dernier s’est clos un vote important mais méconnu du grand public : les élections des Chambres d’agriculture. Une nouvelle fois, et comme systématiquement depuis que ces élections existent, la liste FNSEA/JA est sortie grande gagnante. Mais quelle sera la légitimité du syndicat majoritaire, alors que la crise agricole s’aggrave, et que l’on atteint pour ces élections un taux d’abstention record d'environ 54% ? Comment faire de ces élections une opportunité pour recréer le lien entre citoyens et agriculteurs ?

    A quoi servent les Chambres d’agriculture ?

    Une des missions des Chambres d’agriculture est de contribuer au développement durable des territoires et des entreprises agricoles. Elles ont donc un rôle primordial dans l’orientation et la mise en œuvre des politiques agricoles sur leur territoire.

    Ces élections sont aussi particulièrement importantes pour l’agriculture française car elles conditionnent le niveau de représentativité mais aussi de financement des différents syndicats.

    En apparence la liste commune de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA) a tout raflé puisque gagnante dans une écrasante majorité de départements. Pour autant, le taux de participation atteint un minimum historique. De plus la liste FNSEA/JA passe sous la barre des 50% dans près d’un tiers des départements. En Bretagne, région d’élevage, le binôme est en dessous de 50% dans tous les départements. Sans compter sur l’apparition de listes dissidentes dans plusieurs départements.

    Un modèle agricole en crise

    Le monde agricole traverse depuis plusieurs années une crise économique et sociale. Entre surendettement et libéralisation de l’agriculture, le modèle agro-industriel porte une lourde responsabilité dans cette crise agricole et plus particulièrement dans celle que traversent les éleveurs.

    Cette crise est globale : elle est aussi et avant tout écologique, et la réduire à sa seule dimension économique serait donc une erreur. Il faut absolument réintroduire la question écologique dans la construction de l’agriculture de demain, et ne pas la réduire à un prétendu conflit entre défenseurs de l’environnement et agriculteurs.

    C’est parce qu’il s’agit d’une crise globale que la société civile peut légitimement questionner le rôle et la structuration des Chambres d’agriculture.

    (...)

    Une refonte des Chambres d’agriculture comme rempart à la crise

    La première solution que Greenpeace porte depuis longtemps pour changer cet état de fait est très simple et ne coûtera rien aux contribuables hormis un peu de volonté politique. Il s’agit tout simplement de transformer le mode de scrutin aux élections départementales en un scrutin à la proportionnelle. En effet, aujourd’hui, la liste qui remporte le plus de voix obtient dès le départ la moitié des sièges du collège, auxquels s’ajoute le reste des sièges réparti proportionnellement entre toutes les listes. Cela pose un problème démocratique fondamental : celui d’une représentativité tronquée des Chambres d’agriculture.

    La seconde solution consiste à croire en l’intelligence collective pour trouver des solutions. Des dizaines de milliers d’agriculteurs et agricultrices nous prouvent chaque jour qu’il est possible de faire autrement, et de plus en plus de citoyens et citoyennes s’impliquent pour une métamorphose de l’agriculture. C’est pour cela que nous demandons une ouverture des Chambres d’agriculture à la société civile pour en faire de vrais lieux de débats et de construction. Car c’est à l’échelle des territoires que les changements se mettent en place et c’est pour cela qu’il est indispensable d’ouvrir les Chambres d’agriculture à la société civile pour en faire, comme le suggère Gilles Luneau, de vrais Parlements de la nature et de la nourriture. Cela permettrait  aux agriculteurs, d’une part, de mieux faire comprendre leurs contraintes à une population de plus en plus déconnectée de l’agriculture, et d’autre part de percevoir les attentes de la société civile comme une opportunité et non comme une menace.

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  • Le Conseil d’Etat suspend la chasse aux oies sauvages

    Communiqué de la Ligue de Protection des Oiseaux le 07 février 2019.

    Grâce aux dizaines de milliers d’entre vous qui se sont mobilisés en masse contre la prolongation de la chasse aux oies en février, la LPO a pour la douzième fois fait condamner l’Etat, décidément obstiné sur ce sujet. Merci à tous !

    Six jours après la clôture de la consultation publique sur la chasse aux oies en février ayant comptabilisé plus de 52 000 contributions, dont une majorité d’avis contre l’arrêté, le gouvernement français signait pourtant logo_lpo.svgl’arrêté de prolongation. La LPO avait alors immédiatement saisi le Conseil d’Etat afin de demander sa suspension d’urgence, en vue de son annulation. La Directive oiseaux votée en 2009 par l’Union Européenne stipule en effet qu’il est interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

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  • Hommage à Josette Audin

    Communiqué LDH

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    Josette Audin est décédée samedi 2 février à l’âge de 87 ans, après avoir mené pendant soixante-et-un ans un combat inlassable pour obtenir la vérité sur la mort de son mari, Maurice Audin, enlevé, torturé et assassiné à Alger en juin 1957 par des militaires français durant la guerre d’Algérie. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) salue la mémoire de cette grande militante de la justice et adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.

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  • FNE conteste le prolongement de la chasse aux oies en février devant le Conseil d'Etat

    Vous avez été nombreux à participer à la consultation du public organisée sur le projet d'arrêté prolongeant la chasse aux oies en février, et nous vous remercions de votre mobilisation.
    Malheureusement, cette année encore, le gouvernement veut flatter l'électorat des chasseurs en prolongeant la chasse des oiseaux migrateurs au-delà de la date légale du 31 janvier.
    Le ministère de la transition écologique vient de publier l'arrêté du 30 janvier 2019 autorisant la chasse des oies cendrées jusqu'au 28 février, et la chasse aux oies rieuses et les oies des moissons jusqu'au 10 février 2019 en prétextant des dégâts commis par les oies dans d'autres pays.
    France Nature Environnement a aussitôt déposé un recours au conseil d'état, en demandant en urgence la suspension de cet arrêté.
    Le Conseil d'Etat a fixé la date de l'audience de référé le 5 septembre. Nous vous tiendrons informés de la décision des juges administratifs sur cet arrêté.

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  • Mobilisation générale pour L’Humanité

    Appel. Nous appelons aujourd’hui à une mobilisation exceptionnelle. Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité. Faire un don en ligne

    Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’alerter sur les lourdes difficultés financières qu’affronte l’Humanité. Nous n’avons ménagé aucun effort pour les surmonter. Les lectrices et les lecteurs se sont levés en masse. En quelques semaines, plus d’un million d’euros ont été collectés grâce à leur si précieux engagement. Une nouvelle fois nous remercions celles et ceux qui y ont déjà participé et ceux qui s’apprêtent à le faire.

    Cependant, nos actions n’ont pas permis jusque-là d’atteindre nos objectifs. Nous avons continué de nous heurter au refus de la mise en œuvre du plan global élaboré sous l’égide de l’État depuis la fin de l’année 2016. Aucune banque n’a voulu à cette heure s’engager à nos côtés. Dès la fin de la période des états généraux de la presse en 2015, un million d’euros ont été retirés à l’Humanité au titre de quotidien à faibles ressources publicitaires quand d’autres y accédaient sans augmentation des budgets du ministère de la Culture et de la Communication. Ces éléments ont contribué à dégrader la trésorerie de l’Humanité, notamment durant l’été dernier, alors que nous continuions à nous battre pour mettre en œuvre ce plan global. Malgré nos tenaces efforts, jusqu’aux premiers jours du mois de janvier, rien ne s’est produit.

    C’est dans ces conditions que l’Humanité a été placée sous protection du tribunal de commerce la semaine dernière. Celui-ci statuera sur l’avenir de l’entreprise lors d’une audience qui se tiendra mercredi 30 janvier. Nous plaidons la continuité de l’exploitation de l’Humanité.

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  • Les 7 oubliés de la lutte contre les perturbateurs endocriniens

    Bonne nouvelle : le gouvernement français met en route la deuxième Stratégie Nationale contre les Perturbateurs Endocriniens. France Nature Environnement a décortiqué le texte et a repéré sept mesures indispensables mais pourtant omises dans cette stratégie. Puisque celle-ci est mise en consultation publique jusqu’au 8 février, nous comptons sur votre mobilisation pour inciter le gouvernement à faire réapparaître ces mesures de bon sens dans sa stratégie finale.

    La lutte contre les perturbateurs endocriniens, un enjeu de taille

    La liste des maux liés aux perturbateurs endocriniens est aussi longue qu'effrayante. Cancers du sein, des testicules, problèmes de fertilité, développement de micro-pénis, de diabète, d'obésité, de problèmes d'apprentissage chez les enfants, poissons mâles disposant d'ovaires…

    Ces perturbateurs endocriniens, omniprésents dans l'alimentation, l'air, l'eau, le sol mais aussi dans de nombreux objets de la vie quotidienne, désignent la ribambelle de substances qui viennent dérégler notre système hormonal. Et avec eux, ce n’est pas la dose qui fait le poison. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a fini par qualifier ces perturbateurs hormonaux de « menace mondiale ». Pour lutter contre, la France vient de proposer en ce début 2019 sa deuxième « Stratégie Nationale contre les perturbateurs endocriniens ». La première stratégie avait pour principal défaut de ne pas proposer de plan d'action. Cette deuxième version est l'occasion de changer la donne.

    Fortement investie sur le sujet, France Nature Environnement a étudié le texte actuellement soumis à consultation. Si nous ne pouvons que saluer l'objectif de réduction de notre exposition, nous avons relevé sept axes indispensables et pourtant oubliés. Profitons de la consultation publique pour les réclamer au gouvernement !

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