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Monde agricole - Page 24

  • la petite ferme dans la prairie

    La ferme des animaux est un des livres les plus connus de Georges Orwell. Son adaptation théâtrale a été jouée mercredi dernier à la MARS de Boult aux Bois.

    La prairie attenante au bâtiment de l'association constituait un cadre idéal pour cette représentation, en bénéficiant d'une belle soirée de juin. L'histoire dénonce la prise de pouvoir par Staline et l'abandon des principes de la révolution russe par le successeur de Lénine.

    Orwell a publié son livre en 1945, en pleine période de gloire pour Staline "père des peuples" , "soleil illuminant tout le pays"  et " généralissime de l'Union soviétique", grade spécialement créé pour lui.

    La pièce tirée du livre dénonce plus généralement l'usage malfaisant du pouvoir confisqué par quelques-uns au détriment de l'immense majorité. On peut donc l'entendre comme un message politique, en dehors du contexte initial de l'écriture de l'ouvrage de G. Orwell.

    C'est la compagnie "Les ombres du soir" qui proposait ce spectacle, dans le cadre d'une tournée estivale en Argonne ardennaise. Les spectateurs ont répondu présent en nombre pour cette soirée, et ils se sont retrouvé partie prenante du spectacle, en particulier lors de la grande bataille de la ferme.

    La compagnie vient de Strasbourg et elle a été créée en 2016 par Youssouf Abi-ayad, comédien et metteur en scène.

    La transcription de l'histoire en drame animalier permet toutes les outrances, les caricatures et les traits d'humour, dont les comédiens ne se sont pas privé.  Leur performance collective (et quasi-collectiviste) a été grandement appréciée par le public, qui a pu les retrouver dans d'autres lieux pour d'autres propositions sur le territoire du Vouzinois.

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  • La « guerre du blé »

    Edito du Jeudi 9 juin 2022 de Cartooning for peace.

    Les conséquences de cette tragique guerre en Ukraine, vouée à s’enliser il faut le craindre, dépassent les frontières européennes et concernent le monde entier.

    Son impact sur les secteurs de l’énergie et de l’alimentation est préoccupant et l’on assiste actuellement à une véritable « guerre du blé » : l’Ukraine et la Russie figurent parmi les premiers exportateurs mondiaux. Le blocus russe de la mer Noire empêche Kiev d’exporter des millions de tonnes de céréales et prive ainsi de nombreux pays du pourtour méditerranéen et de l’Afrique de s’approvisionner. C’est d’ailleurs pourquoi Macky Sall, président sénégalais et président en exercice de l’Union africaine, a rendu visite la semaine dernière au président russe. Partout, l’on constate une hausse drastique des prix sur les denrées alimentaires et l’on peut craindre une crise alimentaire mondiale, prévient l’ONU depuis plusieurs semaines.

     

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  • Pour une politique alimentaire et agricole, le gouvernement doit mettre en place la sécurité sociale de l'alimentation

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 10.06.2022

    Le gouvernement vient d'acter la création d'une « indemnité inflation » pour la rentrée de septembre. Exit donc pour le moment le « chèque alimentaire » !? Sa création serait pour plus tard, à l'occasion du débat du projet de loi de finances 2023. Ce projet de « chèque alimentaire » a fait émerger des propositions multiples et variées, parfois non sans opportunisme. Les intentions du gouvernement restent floues : aide financière ponctuelle à destination des plus « modestes », ciblage ou non des produits concernés par ce chèque - fruits et légumes, produits issus de circuits courts, sous signe de qualité, d'origine France…

     

    Si ces débats ont le mérite de pointer un défaut d'accès universel à une alimentation de qualité et une explosion de la précarité alimentaire (+ 50 % de bénéficiaires de l'aide alimentaire entre 2018 et 2020*), ce n'est en aucun cas une politique publique de l'alimentation et encore moins une politique agricole remettant au cœur des débats l'enjeu de la rémunération paysanne. Si cette question n'est pas abordée, il sera illusoire d'espérer renouveler les générations de paysans et paysannes et donc de permettre à chacun et chacune de manger en quantité et qualité. La Confédération paysanne regarde donc avec circonspection ce projet.

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  • Les nicheurs des cours d'eau

    Durée : 3h Venez découvrir l'écologie des oiseaux nicheurs des cours d'eau.Sortie guidée et commentée par le Regroupement des Naturalistes Ardennais. Départ à 9h - Sortie gratuite - Réservation obligatoire (places limitées).Org : Communauté de Communes de l'Argonne Ardennaise 

    La vallée de l’Aisne accueille la nidification d’une grande diversité d’oiseaux rares et menacés. En tant qu’usagers des cours d’eau (naturalistes, pêcheurs, agriculteurs…), il nous est très important de mieux connaître ces habitants dans le but de pratiquer nos activités respectives sans nuire à la biodiversité.

    Dimanche 5 juin 2022
    Rendez-vous : Salle polyvalente — Vaux-lès-Mouron
    Horaires : 9h00-12h00
    Sortie naturaliste
    Gratuit et ouvert à tous
    Inscription : Aurélien Musu — 06 37 73 33 18 — 03 24 71 59 93

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  • Sécheresse : l'irrigation augmente alors que la ressource en eau diminue

    Communiqué de FNE le 18.05.2022

    Lors de la réunion du Comité d’Anticipation et de Suivi Hydrologique (CASH) du 18 mai 2022, France Nature Environnement alerte sur l’augmentation de l’irrigation en France. Les chiffres du Recensement Général Agricole 2020 qui viennent de paraître sont éloquents : la surface agricole utile diminue, mais la part de surface agricole utile irriguée augmente, partout, dans toutes les régions. Les parcelles jusque-là en agriculture pluviale sont peu à peu converties à l’irrigation. À l’heure où la sécheresse touche tout le territoire, ces transformations de l’agriculture ajoutent des pressions sur une ressource en eau déjà gravement menacée.

    Chiffres 2020 sur l’irrigation : une augmentation préoccupante

    Selon les chiffres du Recensement Général Agricole 2020, l’irrigation a augmenté dans toutes les régions de France. En France métropolitaine, on constate une augmentation de 14 % de la surface irriguée entre 2010 et 2020. Certaines régions déjà en grand déficit hydrique augmentent ainsi la pression sur leurs ressources. Par exemple la région Occitanie, qui connaît déjà de grandes difficultés dans la gestion de l’eau, voit une augmentation de 12,90 % de sa surface agricole utile irriguée. D’autres régions commencent à prendre cette direction. C’est le cas des Hauts-de-France, où l’irrigation explose : à surface agricole utile quasi constante, l’irrigation a augmenté de près de 78 %.

    La double particularité de l’usage irrigation est qu’il est concentré sur l’été, c’est-à-dire durant les mois où la ressource est la moins disponible, et que l’eau prélevée ne retourne pas dans les milieux aquatiques, comme c’est le cas par exemple des prélèvements eau potable, puisqu’elle est utilisée par les cultures arrosées. Ces prélèvements ont donc un impact beaucoup plus fort sur une ressource en eau fragilisée, et pour cela ils doivent être gérés dans un cadre collectif, inexistant dans de nombreux territoires.

    Le Varenne agricole qui a présenté sa feuille de route le 1er février s’est basé sur des données d’irrigation périmées, datant de 2010 ! Or les données de 2020, curieusement inutilisées, montrent une évolution préoccupante : la surface agricole se réduit, mais les parcelles restantes ont tendance à se convertir à l’irrigation, impactant nécessairement les ressources en eau des territoires. De nombreuses questions se posent : quelles sont les principales cultures arrosées ? Où sont les données publiques sur les nouveaux prélèvements ? Quel est le contrôle des volumes prélevés ? Comment éviter les risques de déséquilibre déjà observés sur 1/3 du territoire français ?

    Pour Florence Denier-Pasquier, administratrice FNE et spécialiste de la gestion quantitative de l’eau : “La sécheresse actuelle nous oblige à regarder la situation en face. Il y a un vrai risque que les cumuls de nouveaux prélèvements pour l’irrigation soient incompatibles avec l’effondrement des ressources en eau disponibles. Le changement climatique évolue vite et il est urgent d’avoir une politique beaucoup plus cohérente de gestion quantitative de l’eau, fondée sur des données à jour.» 

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  • Législatives : la démarche d’union de la NUPES doit se traduire en avancées pour les droits des paysan.nes

    Communiqué de la Confédération paysanne le 12.05.2022

    Lors de la campagne présidentielle, la Confédération paysanne a appelé à rompre avec les politiques libérales qui font disparaître et s'appauvrir les paysan.nes depuis des décennies. Le triptyque « robotique-numérique-génétique » qui sera la boussole agricole du nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron ne résoudra rien, bien au contraire. Il rendra les paysan.nes encore plus dépendant.es et captif.ves vis-à-vis de l'agro-industrie.

     

    Au vu de la situation exceptionnelle - urgence agricole et alimentaire, climatique, démocratique et sociale - la Confédération paysanne apporte son soutien à la démarche de laNouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES), la plus à même d'offrir des perspectives de nouveaux droits sociaux et paysans et de mettre en œuvre la transition agroécologique.

    Cette démarche d'union des forces progressistes, porteuse d'ambition sociale et écologique et le développement des services publics ne doit pas s'arrêter à un accord électoral. Elle doit se traduire en propositions fortes pour que cette ambition ne s'arrête pas aux portes des villes.

    L'enjeu économique de protection des paysan.nes et l'enjeu climatique ne doivent donc plus être pensés séparément, comme des propositions slogans, mais articulés dans un projet systémique de transformation de notre modèle agricole et alimentaire en rupture avec les politiques libérales.

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  • Croc'soleil à Boult-aux-Bois

    Vendredi dernier, la Maison d'Activités Rurales et Solidaires de Boult-aux-Bois organisait un marché festif bio et local, dit marché du Croc'local.

    Et s'il est bien un produit typiquement local dans le sud-Ardennes, c'est le soleil. C'est donc sous les rayons ardents de l'astre du jour que s'est tenu ce Croc'local-Croc'soleil.

    Une foule importante a pu découvrir les différents stands présents (de producteurs locaux), se rafraîchir et se restaurer sainement, découvrir le point lecture ou la bourse aux plantes, et profiter des concerts donnés dans la grange.

    L'ambiance était décontractée et festive, avec de nombreuses familles venues profiter de cette soirée de détente en pleine nature.

    La preuve, s'il en était besoin, qu'une animation associative peut remporter un franc succès, en s'appuyant sur ses ressources propres et avec le concours actif du réseau bio local.

    Vous trouverez ci-dessous un reportage photographique réalisé lors de cette manifestation.

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