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service public

  • Pour un véritable service public de l’énergie !

    Le projet « Hercule », inspiré par des banques d’affaires, ne s’inscrit absolument pas dans une logique d’intérêt général mais dans une logique strictement financière. Logique initiée avec la déréglementation imposée par l’Union européenne et conduite par les gouvernements successifs : la facture des usagers a flambé, les investissements nécessaires sur l’outil productif ne sont plus assurés,  la péréquation tarifaire est menacée alors que c’est un élément essentiel à notre démocratie. Nous exigeons que soit effectué le  bilan financier, humain, écologique des directives de déréglementation du secteur de l’énergie.

    A l’unisson de l’ensemble des fédérations du secteur de l’énergie et des personnels du groupe EDF, ainsi que de plusieurs confédérations, nous demandons au Président de la République de renoncer au projet « Hercule ».

    Puisque l'avenir énergétique du pays est intimement lié à celui d'EDF, il nous paraît indispensable que son avenir et sa mobilisation au service des enjeux énergétiques et climatiques du pays fassent l'objet d'un véritable débat social et démocratique avec l’ensemble des citoyens : que l’on soit usager, salarié du secteur ou élu, l’énergie est notre bien commun !

    Toutes et tous doivent se mobiliser avec l’ensemble des organisations associatives, syndicales et politiques (aux niveaux national et local) pour la défense et le développement du service public et la promotion de ses valeurs.

    Toutes et tous ont vocation à converger pour se mobiliser dans le cadre collectif créé ce jour : le Collectif national « Pour un véritable service public de l’énergie ! ».

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  • Public et Privé : le partage des tâches

    Dans plusieurs domaines économiques au sens large, le secteur privé et le secteur public cohabite (enseignement, santé, transport,...).

    On peut se demander sur quels critères le partage s'effectue entre les deux, mais cela est variable selon les cas.

    A Vouziers, on accueille depuis longtemps une Maison de Retraite publique, au sein de l'Hôpital, appelée désormais Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD).

    Une société privée ORPEA a obtenu l'autorisation de construire un établissement de ce type à Condé lès Vouziers. Notre (toujours jeune) confrère L'Union confirme ce jour dans un article que l'ouverture est prévue pour octobre prochain. Le problème de la concurrence avec la construction d'un nouvel EHPAD public ayant été soulevée, le directeur régional d'ORPEA donne son point de vue : « Il y a un véritable besoin par rapport au vieillissement de la population. On va proposer une structure très hôtelière. Il y a des gens qui attendent des prestations autres que celles du public. »

    Ce qui peut se traduire par : Laissons le secteur public s'occuper des plus démunis, nous on sait proposer le haut de gamme pour ceux qui ont les moyens.

    Voila au moins une définition claire et nette du partage des tâches !

    Quand à l'EHPAD public, on est en attente non pas de l'ouverture, pas même de la pose de la première pierre, mais de la définition d'un projet et de son financement.

    Le GHSA qui devrait être le porteur de ce projet connaît de grosses difficultés financières. Celles-ci limitent la part de financement qu'il peut apporter sur ses propres fonds et compliquent fortement le recours à l'emprunt.

    Un récent rapport de l'Inspection Générale des Finances publié le 28 mai dernier, l'inspection s'est penchée sur l'évaluation de l'investissement hospitalier. Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres l'heure est aux restrictions.

    Notons par exemple cette question (page 104) : Faut-il empêcher les hôpitaux déficitaires d'investir ?

    Et parmi les recommandations finales (page 143) on retrouve:

    -Calculer le niveau d’endettement soutenable à partir de la marge brute non aidée et en déduisant le niveau d’investissement courant incompressible. ( n°10)

    -Conditionner le versement des aides financières à l’atteinte d’objectifs de gestion ambitieux (marge brute non aidée, BFR, désendettement, etc.). (n°13)

    C'est à dire que les possibilités d'emprunt et les aides financières seront conditionnées à des critères de gestion que l'on imagine plus stricts. Le constat général du rapport est un endettement trop élevé des hôpitaux, à réduire le plus rapidement possible par des efforts de gestion (on sait comment cela se traduit en pratique).

    Donc pour ceux qui n'ont pas tout compris, on résume.

    Le public s'occupe des pauvres, mais n'a pas les moyens d'investir.

    Le privé s'occupe des plus privilégiés et paye ses actionnaires avec les bénéfices réalisés.

    Elle est pas belle la vie!

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    Le chantier de l'EHPAD privé au début 2013 (photo DR)

  • Votre avis compte !

    Sur le territoire de l'Argonne ardennaise, des réunions publiques sont organisées du 15 au 18 avril, dans le cadre de l'élaboration d'un schéma d'organisation des services.

    2C2A-ScS-2013-affiche.jpgLa 2C2A et le cabinet IAD terminent actuellement l'état des lieux des services publics et au public, afin de proposer un schéma d'organisation des services en Argonne Ardennaise.

    Après les enquêtes aux communes et à la population, de nouveaux rendez-vous sont proposés : des réunions cantonales.

    Elles sont ouvertes à tous, et visent en particulier : les élus municipaux, les acteurs et les usagers de services locaux (professionnels de santé, parents d'élèves, associations Familles Rurales et ADMR, commerçants...) et les représentants associatifs.

    Elles leur permettront de s'exprimer sur leurs difficultés et leurs besoins, mais aussi de prendre connaissance des premiers résultats du diagnostic des services : ce sera l'occasion d'échanger, de nuancer et d'approfondir, avant sa finalisation.

    Elles sont organisées :

    > Lundi 15 avril 2013 à 18h15 à Grandpré (salle des Berceaux)
    > Lundi 15 avril 2013 à 20h30 à Buzancy (salle du 3ème âge)
    > Mardi 16 avril 2013 à 18h15 à Monthois (salle des fêtes)
    > Mardi 16 avril 2013 à 20h30 à Machault (salle La Maternelle)
    > Mercredi 17 avril 2013 à 18h15 au Chesne (salle du Foyer rural)
    > Jeudi 18 avril 2013 à 20h30 à Vouziers (salle B du CPR)

    A l'issue de l'état des lieux, le cabinet IAD et la 2C2A analyseront l’écart entre l’offre existante et lesimages?q=tbn:ANd9GcSJdqDRzfX0uf0TAhojTKfHFwGc7NWx2ZAXYvTUOvON-Z_-yoz2 besoins identifiés, afin de proposer des réponses innovantes et opérationnelles concourant au maintien des populations actuelles et à l’accueil de nouveaux habitants. Les préconisations devront aboutir à un schéma de services, qui esquissera un maillage du territoire cohérent et efficace. Tout en tenant compte des stratégies qui dépassent le cadre de notre territoire (mises en place par l’Europe, l’Etat, la Région Champagne-Ardenne, le Département des Ardennes), ce schéma sera un outil d’aide à la décision des élus locaux.

  • Services publics : débat avec la LDH à Vouziers

    La suppression des services publics se fait dans le silence et la discrétion. Celle-ci n’est-elle pas un logo-ldh.jpgfacteur aggravant des inégalités entre riches et pauvres, entre la ville et la campagne quand ces services désertent des zones géographiques importantes ?

    Les services publics sont pourtant garants de la cohésion sociale et de l’égalité de traitement des citoyens. L’action publique ne doit-elle être considérée que comme une charge ? Le citoyen est-il usager ou client ?

     

     

     

    Pour débattre de ces questions cruciales dans notre arrondissement, nous vous invitons à une

    Conférence débat

     

     

     

     

    Vers une société sans services publics ?

                                                                      Avec

    dominique-guibert.jpg

     

     

    Dominique GUIBERT

    Secrétaire général de la LDH

    membre du groupe de travail

    « Economie, travail et droits de l’homme »

    Vendredi 21 octobre 2011 à 20h30

    au CPR de VOUZIERS

  • Retour à l'expéditeur

    Lors du référendum sur l'avenir de la Poste, de nombreux Vouzinois se sont mobilisés.

     

    e5.jpgIls ont marqué ainsi leur attachement à ce service public de proximité . Il s'agit parfois, dans les villages, du dernier lien régulier avec l'extérieur : les commerces disparaissent, les transports en commun périclitent et même les cafés ferment

    On se demande si les décideurs qui poussent à la privatisation des services publics se rendent bien compte du rôle que ceux-ci jouent dans les territoires ruraux Ils le savent très probablement, ce qui rend encore moins admissible leur position

     

    Il est également très difficile de comprendre des décisions venant de responsables de la Poste, décisions qui donnent une image très négative du service. Ces personnes sont-elles chargées de "tester" un service postal privé, la question est posée.

    Ainsi depuis quelque temps, des courriers ne sont pas distribués pour des adresses non conformes. Cela pourrait se comprendre pour des erreurs manifestes, mais ce n'est pas le cas. Il s'agit de courrier où le numéro de la voie n'est pas précisé, alors que le destinataire est bien défini (exemple : boulangerie place de la Mairie) ou le code postal mal utilisé (exemple 08400 Chestres, alors qu'il faudrait inscrire 08400 Vouziers).

    Il s'agit donc d'imprécisions non significatives, qui n'ont jamais empêché l'acheminement du courrier jusqu'à son destinataire.

     

    La consigne vient-elle uniquement d'un responsable local ? Les conséquences sont là : de très nombreuses lettres ne sont pas mises dans les 2731521807_b6b3334bda.jpgboites, et repartent vers le centre de tri spécialisé dans les adresses insuffisantes.

    C'est une vision rigide de la réglementation qui aboutit à un service de moindre qualité.

    Les conséquences peuvent être graves, quand il s'agit d'une entreprise qui répond à un marché, d'une demande officielle, d'un courrier médical et finalement de tout envoi de quelque importance.

     

    Si vous avez été victime de cette consigne excessive, ou alors si vous en avez été témoin dans votre entourage, n'hésitez pas à nous le faire savoir en mettant un commentaire à cette note, ou en envoyant un mail à lanvert.vouziers@orange.fr

     

    A suivre...

  • Gendarmerie mobile : on supprime aussi

    Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques  (RGPP), la gendarmerie va également être touchée.

     

    La RGPP, une des grandes réformes de l'ère Sarkozy, est un beau sigle pour habiller la suppression de fonctionnaires et de services de l'Etat.

    La gendarmerie, pourtant au coeur de la problématique sécuritaire, va aussi être touchée.

    Voici ce que déclare le général Roland Gilles (en photo ci-dessous), lors de son audition devant la commission de la défense nationale et des 340x.jpgforces armées :

     

    Une réflexion est en cours sur la réduction du nombre d’unités mobiles – 123 actuellement – pour tenir compte de la diminution du plafond d’emploi. Dans le cadre de la RGPP, il a été décidé que la gendarmerie abandonnerait, entre 2009 et 2011, sa mission de gestion des centres de rétention administrative, qui occupe l’équivalent de 8 escadrons de gendarmerie mobile. La suppression de 7 autres escadrons est à l’étude, soit un total de 15. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une taille dans les effectifs puisqu’il est envisagé depuis 2008 de restituer 60 postes par escadron – l’effectif d’un escadron est de 110 à 112 – et de redéployer 50 autres postes dans les départements les plus touchés par la criminalité. En d’autres termes, près de la moitié des suppressions est susceptible de contribuer à la territorialisation des effectifs.

    On dénombre aujourd'hui 25 départements soumis à une forte pression démographique et à une forte augmentation de la criminalité : le sillon rhodanien, la ceinture méditerranéenne, les régions toulousaine, bordelaise, nantaise, quelques départements de l’Est et les départements de la Grande Couronne. Ces départements bénéficient aujourd'hui d’escadrons de sécurisation. La future territorialisation ne fera que confirmer ce renforcement tout en le rendant moins coûteux.

     

    Réflexion en cours, 8 + 7 escadrons supprimés, renforcement des zones à forte pression démographique, il y a de quoi tendre l'oreille et être vigilant.