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privatisation

  • Des activistes autochtones empêchent la privatisation des fleuves en Amazonie

    Article de  Sophie Chapelle, publié dans Basta ! le 04.03.2026

    « Cela fait 33 jours de résistance, et aujourd’hui nous sortons victorieux de ce combat avec la grande nouvelle : le décret 12.600/2025 a été abrogé. » C’est ainsi que le Conseil indigène Tapajós Arapiuns (Cita) a salué sur les réseaux sociaux, le 23 février, l’abrogation par le gouvernement brésilien d’un décret synonyme de privatisation des fleuves d’Amazonie.

    Cette victoire « est le résultat de la force collective des peuples autochtones, des rivières et des communautés traditionnelles qui n’ont pas reculé face aux menaces qui pèsent sur nos territoires et nos eaux. Nos rivières ne sont pas une marchandise : elles sont la vie, la culture et l’avenir », ont déclaré les militants à Santarém, ville au cœur de l’Amazonie brésilienne, au confluent du fleuve Amazone et de l’immense rivière Rio Tapajós.

    Un décret pensé pour les géants agro-industriels

    Le décret en question, n°12.600, a été signé par le président Luiz Inácio Lula da Silva et promulgué en août 2025. Il prévoit, de fait, la privatisation de vastes cours d’eau amazoniens au profit d’entreprises et multinationales privées. Le décret vise ainsi à placer « des tronçons des fleuves Tapajós, Madeira et Tocantins sous le régime du Programme national de privatisation (PND) du Brésil, ouvrant la voie à la privatisation des services dits d’entretien de la navigation, notamment des opérations de dragage destructrices [opération consistant à enlever les sédiments présents dans le fond d’un cours d’eau, ndlr]  », selon l’organisation Amazon Watch. Cette mesure ouvrait ainsi la voie à une concession de plus de 3000 kilomètres de voies navigables qui aurait été gérée par le privé, sur une période variant de douze à quinze ans selon les fleuves, précise un article du média Reporterre. En échange de l’entretien des fleuves, ces entreprises auraient récolté un péage sur la navigation.

    Ce décret autorisait également la construction de ports sur ces vastes rivières de l’Amazonie pour le transport de céréales, comme le soja et le maïs, dont le Brésil est le premier exportateur mondial. Parmi les principaux bénéficiaires de ce projet figure la multinationale américaine Cargill. Basée dans le Minnesota, elle est l’une des plus grosses multinationales de négoce de matières premières et agricoles au monde, et possède des activités logistiques dans tout le Brésil, où elle emploie environ 11 000 personnes.

    Une grande partie du soja et du maïs cultivés au Brésil transitent par l’usine Cargill de Santarém, avant d’être transportés sur des navires pour l’exportation vers l’estuaire de l’Amazone, puis l’Amérique du Nord, l’Europe ou l’Asie. La construction de ports agro-industriels à Santarém aurait ouvert la voie à l’intensification de la déforestation et à un risque de pollutions majeures des rivières et fleuves environnants, comme cela se passe en aval. C’est précisément le site de Santarém qu’ont ciblé les militants autochtones.

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  • Pour un véritable service public de l’énergie !

    Le projet « Hercule », inspiré par des banques d’affaires, ne s’inscrit absolument pas dans une logique d’intérêt général mais dans une logique strictement financière. Logique initiée avec la déréglementation imposée par l’Union européenne et conduite par les gouvernements successifs : la facture des usagers a flambé, les investissements nécessaires sur l’outil productif ne sont plus assurés,  la péréquation tarifaire est menacée alors que c’est un élément essentiel à notre démocratie. Nous exigeons que soit effectué le  bilan financier, humain, écologique des directives de déréglementation du secteur de l’énergie.

    A l’unisson de l’ensemble des fédérations du secteur de l’énergie et des personnels du groupe EDF, ainsi que de plusieurs confédérations, nous demandons au Président de la République de renoncer au projet « Hercule ».

    Puisque l'avenir énergétique du pays est intimement lié à celui d'EDF, il nous paraît indispensable que son avenir et sa mobilisation au service des enjeux énergétiques et climatiques du pays fassent l'objet d'un véritable débat social et démocratique avec l’ensemble des citoyens : que l’on soit usager, salarié du secteur ou élu, l’énergie est notre bien commun !

    Toutes et tous doivent se mobiliser avec l’ensemble des organisations associatives, syndicales et politiques (aux niveaux national et local) pour la défense et le développement du service public et la promotion de ses valeurs.

    Toutes et tous ont vocation à converger pour se mobiliser dans le cadre collectif créé ce jour : le Collectif national « Pour un véritable service public de l’énergie ! ».

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  • La santé ne doit pas être privatisée

     A l'appel du collectif de défense de l'hôpital de Charleville Mézières, un débat sera organisé le 14 mai prochain sur la privatisation de la santé.

    Mélange public privé à l'hôpital accompagné d'une baisse de qualité de l'accueil dont les Ardennais se plaignent de plus en plus, accompagné d'un malaise des personnels, le tout entouré d'une profonde opacité : le collectif de défense de l'hôpital veut en savoir plus sur l'avenir !
    Car le plan régional de santé prévoit la collaboration entre les maternités de Charleville-Mézières et de Sedan. Que signifie dans ce cadre la fermeture d'un des étages de la maternité à l'hôpital Manchester ?
    Car le plan régional de santé évoque une seule autorisation de chirurgie à Charleville-Mézières : quel est l'avenir de la chirurgie publique ?

    Le Collectif de défense de l'hôpital a écrit au directeur de l'Agence Régionale de Santé. Le collectif de défense de l'hôpital s'est aussi rapproché du “Réseau Européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale”. Celui-ci mène un combat contre le démantèlement des systèmes de santé et de protection sociale et ses conséquences pour les populations. Il regroupe des associations, des syndicats, des partis politiques et des plateformes sociales. A quelques jours des élections européennes, il nous a semblé utile d'organiser un débat sur ce sujet.

    Débat public
    mercredi 14 mai 2014 à 18 h
    Hôtel de ville de Mézières
    avec la participation d'Yves Hellendorf
    Membre du réseau européen
    contre la privatisation et la commercialisation

    de la santé et de la protection sociale


    Syndicaliste de la santé en Belgique

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    L'hôpital de Manchester (photo l'An Vert, D R)

  • Non à la privatisation de l'Hôpital public

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    L'hôpital de Charleville (photo L'An Vert DR)

  • Domaine public fluvial : en route vers la privatisation.

    Dans la même logique que pour La Poste, EDF GDF ou la SNCF le gouvernement pousse les voies navigables vers la privatisation.

     

    Les voies de transport font pourtant partie des équipements qui structurent un pays, et les choix en ce domaine doivent rester entre les mains de l'Etat.

    Le gouvernement veut transférer les agents du service de la navigation ( 4400 personnes) à VNF qui a le statut d'EPIC, ce qui serait une première étape avant une privatisation totale.

    Les syndicats qui n'ont pas été consultés s'opposent à cet abandon et appellent à la grève.

    Voici ce que dit  acteurspublics.com :

    Ils sont d'ailleurs trois – FO, la CGT et la CFDT – à appeler les agents à se mobiliser à partir du 2 mai afin de bloquer le trafic fluvial national et international. Les syndicats craignent que le statut des agents transférés soit remis en cause. “Si on laisse faire, cela signifie que les 4 400 agents des services de la navigation de l’État seront un corps mourant, explique Jean-Marie Rech, secrétaire général de la CGT Équipement-Environnement. Cela n’appartiendra plus au service public et les départs en retraite seront remplacés par des emplois de droit privé.”

    Le projet prévoit également un désengagement de l'Etat dans la gestion et l'entretien des canaux jugésAsne canal 01.2011 019.jpg non rentables.

    Le canal de Vouziers comme bien d'autres serait alors abandonné, à moins qu'une collectivité s'engage à l'entretenir. Ce ne sont pas les communes ou la communauté de communes qui en ont les moyens, le département a déjà bien du mal à boucler son budget, la Région s'occupe déjà du transport régional ferroviaire.

    Les syndicats s'inquiètent des conséquences possibles :

    Les représentants syndicaux redoutent également que plusieurs pans de l’activité actuelle des services de l’État soient délaissés, au premier rang desquels la police de l’eau et la police de la navigation. Mais aussi et surtout la gestion des crues, avec la surveillance et le renforcement des digues, le dragage des cours d’eau, l’entretien des berges, etc.

    Réduire le rôle de l'Etat, voilà le credo des libéraux qui nous gouvernent, mais sous ce prétexte ce sont des services publics qui vont à nouveau disparaître et en priorité dans les territoires les plus fragiles.

  • La Poste privatisée

    En octobre 2009, à Vouziers 444 personnes ont voté contre la privatisation de La Poste.

     

    Cette votation était organisée au niveau national, et avait rencontré un grand succès. Pourtant le cap a été maintenu par le gouvernement de Fillon-Sarkozy, fidèle à son idéologie libérale.services-publics-tout-doitdisparaitre.jpg

    Au premier janvier, la concurrence s'ouvre encore plus, et la différence avec une entreprise privée devient pratiquement inexistante. Voici une analyse du"Monde Dipolmatique" sur cette évolution (extrait de l'article) :

    Depuis le 1er janvier 2011, les activités courrier de La Poste sont totalement ouvertes à la concurrence. Cette réforme, adoptée par l’Assemblée nationale en janvier 2010, conformément aux exigences de la Commission européenne, signe la fin du monopole de l’entreprise sur la distribution des plis de correspondance

    (...)

    Cette privatisation qui ne dit pas son nom participe d’une « révolution silencieuse » consistant à démanteler une par une, depuis vingt ans, les charges dévolues à l’Etat — au nom de l’intérêt collectif — afin de les soumettre aux marchés.

  • Les Français et "La Poste"

    Un sondage donne des informations sur la vision des Français concernant l'avenir de "La Poste".

     

    m:1254240482L'Humanité publie un sondage qui nous précise la vision des Français sur La Poste et sa possible privatisation.

    On constate que beaucoup sont au courant du changement de statut, et qu'une majorité y voit un pas vers la privatisation. A gauche, les sympathisants sont sans surprise contre, alors qu'à droite une forte minorité se déclare hostile à ce changement.

    Les habitants des communes rurales sont également en opposition à la privatisation, cela est lié au rôle particulier tenu par la Poste en zone rurale.

    En vue de la votation citoyenne du 3 octobre, on retrouve naturellement cette coupure droite gauche dans les choix de vote. On peut d'ailleurs supposer que les sympathisants de droite ne se rendront pas en masse à la consultation.

    En dernier point, on peut souligner que les personnes sans préférence partisane déclarée sont opposées au changement de statut (61 % contre, 31% pour)

     

     

    Rappel

     

    VOTE DE VOUZIERSarton2751490.gif
    CCAS DE VOUZIERS
    place Carnot
    Le 03/10/2009 de 08:00 à 17:00


    Les bulletins de vote, ainsi que les tracts seront disponibles sur place.
    Venez nombreux défendre La Poste et le service public.