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greenpeace - Page 23

  • Antarctique : touche pas à mon krill

    Connaissez-vous le krill ? Ce petit crustacé en forme de crevette est essentiel à la survie des baleines et manchots adélie. Il est à la base de la chaîne alimentaire de l’océan Antarctique. Malheureusement, le krill est convoité pour ses qualités nutritionnelles et fait l’objet d’une pêche intensive dont l’appétit ne cesse de grandir. Le protéger, c’est protéger tout l’écosystème de l’Antarctique.

    Une industrie florissante particulièrement pernicieuse

    Le krill est particulièrement recherché car il sert à la fabrication d’huile, de compléments alimentaires comme les pilules d’oméga 3, d’aliments pour les fermes à poissons ou encore de nourriture pour les animaux domestiques. L’industrie de la pêche au krill dans l’océan Antarctique s’est particulièrement développée ces dernières années et accentue les risques environnementaux qui pèsent déjà sur la région. En se déroulant à proximité immédiate des zones d’alimentation d’animaux tels que les baleines et les manchots, cette pêche induit une concurrence directe pour la nourriture. Certains bateaux n’hésitent pas à jeter l’ancre à proximité de zones protégées en dépit de l’impact potentiel sur la faune et sur le fond marin.

    Les investigations menées par Greenpeace, notamment lors de notre expédition de trois mois dans l’océan Antarctique, mettent en évidence des pratiques de pêche dangereuses, telles que le transbordement (transfert en mer des produits de la pêche entre deux bateaux). Une fois pêché, le krill est embarqué sur des cargos congélateurs connus pour avoir commis de nombreuses infractions aux règles de sécurité et aux normes de prévention des pollutions. À l’échelle globale, le transbordement en mer a souvent entraîné des violations des droits sociaux et environnementaux. Cette pratique permet en effet à certains acteurs de la pêche industrielle d’agir en toute opacité.

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  • La place des militantes et militants de Greenpeace n’est pas en prison

    Plus de soixante personnalités du monde associatif, syndical, culturel et politique réagissent à la condamnation de militant-es de Greenpeace, dont certains à des peines de prison ferme. Dans une tribune publiée dans Libération, elles dénoncent un « verdict inquiétant à plus d’un titre » contre des « lanceurs et lanceuses d’alerte » qui dénoncent les risques nucléaires.

    La liste des signataires est disponible sur le site de Libération : « La place des militantes et militants de Greenpeace n’est pas en prison »

     

    Plusieurs militants ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir réussi à s’introduire dans la centrale nucléaire de Cattenom. Un verdict inquiétant à plus d'un titre.

    Cette semaine, six militant·e·s de Greenpeace ont été condamnés à cinq mois de prison avec sursis. Deux autres militant·e·s ont été condamnés à deux mois de prison ferme. Une première dans l’histoire de l’organisation environnementale. Il leur était reproché d’être entrés, en octobre dernier, dans la centrale nucléaire de Cattenom et d’avoir déclenché un feu d’artifice devant le bâtiment abritant la piscine de combustible usé, un lieu très chargé en radioactivité et mal protégé contre les agressions externes. Par ailleurs, un salarié de l’organisation a été condamné pour complicité et la personne morale a elle-même été condamnée à une amende.

    Ce verdict est inquiétant à plusieurs titres. Tout d’abord, ces militant·e·s ont agi en lanceurs et lanceuses d’alerte. Ils n’ont tiré aucun profit personnel de leur passage à l’acte. Ils ont pris des risques pour en dénoncer un bien plus grand, celui de la vulnérabilité de nos centrales nucléaires. Ils ont agi en toute non-violence dans le seul objectif de créer un débat public sur la sécurité nucléaire, un sujet qui nous concerne toutes et tous, quel que soit l’endroit où nous vivons en France.

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  • Les militants de Greenpeace condamnés : l'ONG fait appel

    « Greenpeace France, ses militants et son chargé de campagne nucléaire ont immédiatement décidé de faire appel de cette décision de justice très sévère », a déclaré Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, à la sortie du tribunal de grande instance de Thionville, dans la soirée du 27 février.

    Huit activistes étaient jugé-e-s mardi 27 février à Thionville pour s’être introduits dans la centrale de Cattenom en Moselle et avoir déclenché un feu d’artifice au pied de la piscine d’entreposage de combustible usé, en octobre 2017.

    Par ailleurs, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace France, était poursuivi pour « complicité », et Greenpeace France en tant que « personne morale ». EDF réclamait à l’association et aux activistes plus de 700 000 euros en réparation dont 500 000 euros pour « atteinte à sa crédibilité ».

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  • On ne se taira pas ! Solidaires contre l’injustice

    Il y a quelques mois, Greenpeace se mobilisait pour dénoncer les procédures bâillons dont elle était victime, en particulier en Amérique du Nord, suite à sa campagne contre l’exploitant forestier canadien Résolu. Greenpeace n’est malheureusement pas la seule à être poursuivie pour avoir pacifiquement dénoncé des pratiques illégales ou illégitimes, et nous dénonçons régulièrement ces procédures.

    Ces prochains jours, deux retraitées, bénévoles pour des associations françaises, vont faire face à des procédures juridiques abusives.

    Tout comme le militant Jon Palais poursuivi l’an dernier et que nous avions également soutenu, l’une d’elles, Nicole Briend, est accusée d’avoir participé à une réquisition citoyenne de chaises dans une agence de la BNP Paribas à Carpentras, activité organisée par plusieurs associations dont Attac et ANV pour protester contre les pratiques bancaires favorisant l’évasion fiscale.

    Elle est convoquée le 6 février au tribunal  pour « vol en réunion ».

    La seconde, Martine Landry, est membre d’Amnesty International à Menton, à la frontière italienne. Munie de documents attestant de leur demande de prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance, elle a attendu deux mineurs isolés étrangers au poste frontière Menton/Vintimille, du côté français, pour les présenter à la police aux frontières.

    Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour avoir « facilité l’entrée de deux mineurs étrangers en situation irrégulière ».

    Pour Amnesty international et l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), dont Martine Landry est également adhérente, son intervention a été dictée par le renvoi illégal vers l’Italie de ces deux mineurs, en dépit de la protection dont ils auraient dû bénéficier en tant que mineurs.

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  • Bois illégal : la justice française doit agir

    Le trafic de bois illégal est une immense industrie parallèle qui pèse des milliards et menace les forêts du monde entier. Certaines recherches montrent qu'entre 20 et 40 % du bois tropical introduit sur les marchés internationaux provient de l’exploitation illégale de forêts. Ainsi, la valeur du commerce du bois récolté illégalement serait comparable à celle du marché de la drogue. Alors que des notions comme celle de « justice climatique » (le droit de tous, en particulier des plus vulnérables, à une planète vivable) invitent à une vraie prise en compte juridique de l’environnement et des services rendus par les écosystèmes, qu’en est-il de l’action de la justice française en matière de bois illégal ? Aujourd’hui, les juridictions de notre pays font preuve d’une forte inertie.

    DLH : un dossier dans les rouages de la justice française depuis 8 ans

    Les associations Greenpeace France, Sherpa, Global Witness et le cabinet d’avocats libérien Green Advocates viennent de faire appel dans l’affaire DLH à l’encontre d’une ordonnance de non-lieu (refus d’investiguer) du juge d’instruction du tribunal de grande instance de Montpellier. La chambre de l’instruction devrait se prononcer dans les prochains mois.

     

    En 2009, ces parties civiles avaient porté plainte pour délits de recel de trafic d’influence et de destruction de biens d’autrui concernant le commerce de bois de l’entreprise DLH au Libéria du temps de la guerre civile, sous le régime de Charles Taylor lui-même condamné pour crimes de guerre et contre l’humanité.

    Plus de 8 ans que ce dossier est dans les rouages des juridictions répressives françaises sans qu’aucune investigation judiciaire n’ait été réellement menée.

    Cette affaire illustre le parfait immobilisme des juridictions dans le domaine du bois illégal.  Pourtant les institutions européennes et INTERPOL n’hésitent pas à clamer la nécessité de lutter à grande échelle contre ce fléau, notamment au nom du climat.

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  • L’huile de palme n’a pas encore coupé les ponts avec la déforestation

    Ces dernières années, les plus gros négociants d’huile de palme du monde se sont engagés à mettre en œuvre des politiques zéro déforestation. Greenpeace a voulu savoir comment ils progressent sur le terrain. Les conclusions de notre nouveau rapport sont alarmantes : la déforestation entache toujours les chaînes d’approvisionnement d’huile de palme.

    Alors que se tient actuellement (du 27 au 30 novembre 2017) à Bali la réunion annuelle de la RSPO (Table ronde pour l’huile de palme durable), Greenpeace jette un pavé dans la marre en publiant le rapport Still Cooking the Climate [rapport en anglais].

    En 2007, Greenpeace avait publié un premier rapport, intitulé Cooking the climate (synthèse disponible en français : La palme du réchauffement) . A l’époque, l’impact de la production et de la consommation d’huile de palme sur l’environnement (et sur les forêts tropicales indonésiennes en particulier) n’était pas un sujet préoccupant pour la plupart des entreprises concernées. Le grand public n’était pas encore très familier non plus des conséquences néfastes que peut avoir la production d’huile de palme sur les forêts et le climat

    L’industrie de l’huile de palme est la première cause de déforestation en Indonésie. Les forêts indonésiennes ont perdu  31 millions d’hectares –  presque la taille de l’Allemagne  depuis 1990.

    Un nouveau rapport de Greenpeace aux conclusions alarmantes

    Après plusieurs mois d’investigations fouillées, et sur la base de questionnaires et d’échanges avec 11 négociants d’huile de palme, Greenpeace peut affirmer qu’aucun des négociants évalués n’a pu prouver qu’il n’y avait pas de déforestation dans sa chaîne d’approvisionnement.

     

    Greenpeace révèle que les principaux  négociants d’huile de palme du monde qui vendent l’huile de palme aux plus grosses entreprises de bien de consommation ne sont aujourd’hui pas en mesure de garantir la mise en place effective de leur politique zéro déforestation, c’est-à-dire que leur huile de palme n’a pas contribué à la déforestation.

    Ces conclusions alarmantes doivent inciter les grandes marques comme PepsiCo, Unilever, Procter & Gamble et Mondelez à se réveiller. En effet, ces marques omniprésentes sur le terrain agroalimentaire ont promis à leurs clients qu’elles couperaient leurs liens avec la déforestation.

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  • COP23 : le rendez-vous manqué d’Emmanuel Macron

    Publié le 17 novembre 2017 par Greenpeace

    Un certain leadership climatique aurait dû émerger à la COP du Pacifique, les dirigeant-e-s devant répondre à l’urgence climatique et transformer les systèmes énergétiques et les modèles agricoles de leur pays. Pour ceGP0STR9EX_PressMedia2-220x148.jpg qui est de la France, Emmanuel Macron a manqué ce rendez-vous, en se limitant à n’être que l’acteur d’un jeu de dupes sur le climat.

    Au sortir de la COP23, la crédibilité de la France est entachée sur la scène internationale de la lutte contre les dérèglements climatiques. « En recyclant des annonces qui s’apparentent davantage à desmesurettes, Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur des enjeux discutés lors de cette COP Pacifique », résume Sarah Fayolle, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

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