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Dénoncer le risque nucléaire : ils l’ont fait pour nous

Les militants et militantes de Greenpeace ont récemment pris des risques pour dénoncer le manque de sécurité des centrales nucléaires d’EDF. Avec deux intrusions en six semaines à l’automne 2017, ils ont agi en lanceurs d'alerte et ont mis le doigt sur une vérité qui dérange EDF. Ils l’ont fait pour nous. Nous vous proposons d’agir pour les remercier de leur engagement.

« Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis ? Ne pas se poser de questions quand il y a une intrusion et tirer. » Ces propos ont été tenus le 22 mars dernier, à l’Assemblée nationale, par la députée LREM Perrine Goulet lors de l’audition du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb par la Commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité nucléaires.

Pour Greenpeace, de telles déclarations sont graves et indignes d’une élue de la République. Nous avons donc décidé de ne pas laisser passer cela et avons déposé une plainte pour incitation au meurtre.

Rappelons-le : suggérer de tirer sur des militants non violents ne résoudra en rien le manque de sécurité dans les centrales nucléaires d’EDF.

Car si les militants de Greenpeace se sont introduits à deux reprises dans deux centrales nucléaires en six semaines, c’est pour dénoncer les failles de sécurité de ces installations et tout particulièrement des piscines d’entreposage de combustible usé qui sont très mal protégées face au risque d’attaques extérieures. Il s’agit pourtant des bâtiments les plus chargés en radioactivité d’une centrale nucléaire.

Pour rappel, deux militants de Greenpeace France ont été condamnés à une peine de prison ferme par le tribunal de grande instance de Thionville, le 27 février dernier, pour s’être introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom. Six autres activistes et un salarié de l’association ont également écopé de lourdes sanctions et Greenpeace France a elle aussi été condamnée. Les militantes et militants, l’organisation et son salarié ont fait appel de ces décisions de justice.

 

Avant le procès en appel de ces militant-es, une autre échéance judiciaire nous attend : 22 autres activistes et de nouveau un salarié et l’association comparaîtront devant le tribunal de grande instance de Privas le 17 mai, cette fois pour s’être introduits dans la centrale de Cruas. Nous organiserons d’ailleurs un rassemblement de soutien auquel vous êtes toutes et tous conviés !

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22 activistes seront jugé-es, ainsi qu’un salarié et l’association Greenpeace devant le tribunal de grande instance de Privas le 17 mai, suite à une intrusion dans la centrale nucléaire de Cruas pour dénoncer les failles de sécurité. © Greenpeace

Commentaires

  • Il me semble que la démonstration de l'insécurité dans les centrales a largement contribué à avertir les dirigeants de ces centrales. A eux de réaliser les protections indispensables.

    Maintenant, je crois qu'il faut être prudent.

    Ces dirigeants ont aussi le devoir de veiller. Ceux qui s'introduisent pourraient ne pas avoir d'intentions pacifiques comme ces courageux militants.

    Quel serait alors le danger ?

    Daniel

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