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  • Chine : la fin de l'enfant unique

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    Dessin de Coco pour Charlie-hebdo

  • Tianjin: la tragédie n’est pas terminée et pourrait se reproduire ailleurs

    Communiqué de Geenpeace.

    L’accident chimique qui a eu lieu dans la zone portuaire de Tianjin n’est pas encore sous contrôle; la Chine devra longtemps lutter contre ses conséquences. Une équipe de Greenpeace effectue des mesures sur place et a enquêté dans d’autres ports chinois.

    L’équipe de Greenpeace en Chine accumule les nuits blanches derrière elle. Depuis plusieurs jours, des collaborateurs de l’organisation sont sur place à Tianjin. Ils prélèvent des échantillons d’eau provenant de flaques localisées autour du site des explosions et de la rivière Haihe où l’on a retrouvé de grandes quantités de poissons morts. L’objectif : évaluer les impacts environnementaux possibles suite à l’accident chimique catastrophique de mercredi 12 août 2015. L’explosion dans le port de cette métropole de 7,5 millions d’habitants a coûté la vie à 114 personnes au moins. Environ 70 autres sont portées disparues.

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  • Chine : où sont les responsables ?

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    Dessin de Plantu dans Le Monde

  • Syrie : veto impitoyable de la Russie et de la Chine

    Hier, le 22 mai la Russie et la Chine ont opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui proposait de saisir le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de la situation en Syrie. 

    Ce veto russe et chinois est un acte politique impitoyable qui trahit la population syrienne durement éprouvée.

    La résolution aurait permis à la CPI d'ouvrir une enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par toutes les parties au conflit ; elle aurait lancé un message essentiel, le message que l'on ne peut pas commettre ces crimes horribles et rester impuni.

    Le Conseil de sécurité, toujours bloqué après trois ans de crise

    syrie-dc3a9c-2012.jpg?w=640&h=446Depuis le début de la crise, la Russie avait, comme la Chine, opposé son veto à trois résolutions du Conseil de sécurité sur la situation en Syrie.

    Ce nouveau veto est emblématique des défaillances du processus de décision du Conseil de sécurité et conduit à douter des capacités du Conseil à offrir de véritables perspectives de sécurité pour les civils et de justice, vérité et réparation pour les victimes du conflit en Syrie. 

    Il avait fallu près de trois ans pour qu'une résolution des Nations unies sur la Syrie aborde le problème de l'effroyable crise humanitaire dans le pays. La résolution 2139, adoptée en février 2014, demandait un accès humanitaire immédiat et la fin des violations des droits humains. 

    Deux mois plus tard on constate que les termes de cette résolution sont ouvertement bafoués. 

    Amnesty International demande que le Conseil de sécurité prenne des mesures concrètes, par exemple impose des sanctions ciblées contre les personnes, quel que soit leur camp, responsables de crimes de droit international et qui ne font pas en sorte que la résolution soit mise en œuvre sur le terrain. 

    Les violations des droits humains continuent en toute impunité

    Le siège de la vieille ville de Homs a été levé au mois de mai et on note une légère amélioration en ce qui concerne l'aide humanitaire, mais de nombreux autres civils demeurent assiégés. Environ 20 000 personnes vivent toujours en état de siège à Yarmouk, au sud de Damas, où, selon les recherches effectuées par Amnesty International, plus de 260 personnes sont mortes en raison du siège depuis que celui-ci a été durci, en juillet 2013. Au moins 70 ont trouvé la mort depuis l'adoption de la résolution, le 22 février 2014.

    Les détentions arbitraires, les disparitions forcées, les actes de torture et les morts en détention – y compris aux mains des groupes armés – se sont poursuivis. La demande de libération de toutes les personnes enlevées ou détenues arbitrairement, y compris les prisonniers d'opinion, n'a elle non plus pas été suivie d'effet.

    Pour espérer jouer de nouveau un rôle important dans la lutte contre l'impunité et les atteintes aux droits humains en Syrie, les membres du Conseil doivent intensifier leurs efforts pour faire appliquer les résolutions, rejeter l'instrumentalisation à des fins politiques et s'unir afin d'obtenir le respect des droits humains. 

    Comprendre pourquoi il était important que le Conseil de sécurité de l'ONU saisisse la Cour pénale internationale de toute urgence

  • Chine : l'abolition des camps de rééducation par le travail ne mettra pas un terme au système répressif

    Amnesty International  publie un nouveau document à propos de l’abolition en Chine du système de « rééducation par le travail » qui ne sera sans doute rien de plus qu’un changement symbolique, les autorités amplifiant déjà d’autres formes de persécution.

    Alors que les camps de «rééducation par le travail» sont en train de fermer, les autorités chinoises y substituent de plus en plus les «prisons noires», les centres de désintoxication obligatoire pour drogués et les «centres de lavage de cerveau».

    La fermeture des camps de rééducation par le travail : une mesure trompe-l’œil

    Le 15 novembre 2013, la Chine a annoncé sa décision d’abolir le système de « rééducation par le travail », qui a permis depuis des décennies de placer en détention arbitraire des centaines de milliers de personnes sans inculpation ni jugement.

    1209031918295.jpgBien souvent, dans le cadre du processus de « rééducation », les personnes emprisonnées en raison de leurs opinions ou activités politiques, religieuses ou personnelles, ont été torturées, pour les faire renoncer à leurs croyances et cesser leurs activités.

    Cependant, nos recherches montrent que les autorités se tournent vers d’autres moyens pour sanctionner ce type de personnes.

    Les anciens camps de « rééducation » sont fréquemment réaffectés, en changeant parfois simplement de nom. Certains ont rouvert ou ont simplement été reclassés en centres de désintoxication.

    Les autorités ont également renforcé l’utilisation des « centres de lavage de cerveau » – parfois connus sous le nom officiel de « classes d’éducation juridique ». Il s’agit majoritairement de lieux où les adeptes du Fa Lun Gong sont contraints de renoncer à leur croyance, bien souvent sous la torture et les mauvais traitements.

    Se multiplient également les « prisons noires », des centres de détention officieux fréquemment installés dans des lieux hétéroclites comme des hôtels ou des bâtiments désaffectés pour détenir des requérants.

    Ces prisons n’ont aucun fondement légal aux termes de la législation chinoise et les autorités nient jusqu’à leur existence.

  • Syrie : crimes contre l'humanité et crimes de guerre

    La diplomatie a son langage et son vocabulaire, qui permettent de dire des choses désagréables sans froisser ceux qui sont concernés.

    Quand des diplomates emploient un vocabulaire direct, c'est que la situation est grave, voire désespérée.

    Ainsi, la commission internationale indépendante d'enquête sur la Syrie qui vient de remettre son rapport  au Conseil des droits de l'homme de l'ONU ; elle y dénonce en termes forts les crimes commis en Syrie.

    D'après "La Presse" du Canada : "Les experts tiennent le régime et les milices chabiha responsables du 2012-06-07T231723Z_1364132896_GM2E8680KED01_RTRMADP_3_SYRIA-CRISIS-UN-BAN_0.JPGmeurtre d'une centaine de civils, dont une cinquantaine d'enfants, en mai dans le village de Houla, dans le centre-ouest du pays. Ils estiment que cette campagne aveugle de meurtres, de torture, de violences et d'attaques «dénote l'implication au plus haut niveau des forces armées et de sécurité ainsi que du gouvernement».

    L'insurrection armée s'est également livrée à des exécutions sommaires et à des actes de torture, mais à moindre échelle et moins souvent, juge la commission."

    Il est assez surprenant de constater que Radio Chine International relate cette publication en termes presque identiques : "Le dernier rapport de la commission, mandatée par le Conseil des droits de l'homme, comporte 104 pages. Il souligne que de telles violations ont été commises "en vertu de la politique nationale" avec l'implication, aux plus hauts niveaux, de l'armée, des forces de sécurité et du gouvernement.

    Le rapport met également à jour les conclusions de son enquête spéciale sur les événements survenus à El-Houla le 25 mai 2012. Il conclut que les forces gouvernementales et les combattants Chabias sont responsables de la mort de plus de 100 civils dont plus de la moitié était des femmes et des enfants.

    La commission d'enquête a en outre conclu que "les groupes armés anti-gouvernementaux avaient aussi commis des crimes de guerre incluant meurtres, exécutions sommaires et torture". Il semblerait que ces "violations et abus ont été commis à une échelle moindre et moins fréquemment que ceux perpétrés par les forces gouvernementales et les Chabihas".

    Faut-il y voir une évolution de la position de la Chine, qui soutenait jusque là activement le régime syrien ?

    Il semble qu'au niveau intérieur, le pouvoir syrien perde de plus en plus le contrôle de la situation, s'il perd ses alliés sur le plan international, sa situation deviendra intenable.

  • La Chine, pays capitale de la peine de mort.

    En ce trentième anniversaire de l’abolition en France de la peine de mort, la Ligue des droits de l’Homme s’indigne de l’obstination du pouvoir chinois à maintenir une politique de répression extrême et anachronique, en particulier s’agissant de l’application de la peine capitale.

    Bien qu’il se présente comme l’héritier d’une civilisation plurimillénaire et d’une culture exceptionnelle, le pouvoir chinois tourne délibérément le dos aux principes cardinaux de l’humanisme en matière pénale. Les cinquante-cinq crimes qui, selon la loi chinoise, peuvent justifier la peine capitale, se traduisent par plus de la moitié des exécutions de la planète, alors que la Chine ne représente que le cinquième de la population mondiale.

     

    En Chine, sans que l’on puisse établir un meilleur chiffre, la peine capitale est infligée à un total qui va amnesty-chine-m.jpgde 2000 à 5000 personnes selon cette macabre liste. A un tel niveau, elle n’a pour fonction de fixer une peine, aussi barbare soit-elle. Elle n’est pas seulement une mise au néant des déviants mais participe à une méthode de gouvernement par la terreur dont le deuxième pilier est la menace constante et imprécise de la détention arbitraire à durée indéterminée. Il y certes en théorie possibilité d’un appel dont il arrive qu’en pratique il est quelquefois lieu et il semble que environ la moitié des condamnations à mort est assortie de sursis à exécution sur deux ans et, de l’aveu même des avocats, il n’y a pas d’exécution dans la grande majorité des cas. Tous comptes faits, ce serait donc entre 4000 et 10 000 condamnations à mort qui sont prononcées dont la moitié est exécutée.

     

    L’exécution publique est la conséquence de cette expression paroxystique de la violence d’Etat. Et si l’on ajoute à la peine capitale les tortures que subissent dans les prisons, les camps du laogai et les différents lieux de punition, dits de réhabilitation, les condamnés, la justice chinoise apparaît comme une gigantesque machine à broyer. En Chine il n’y a pas de proportionnalité de la peine ni de cas particuliers, il n’y a que la négation de toute dignité humaine. En Chine, le nombre des condamnés ne reflète pas une augmentation inquantifiable de la criminalité, mais les aléas des difficultés du clan au pouvoir pour s’y maintenir.

     

    À la différence d’autres pays, y compris parmi les plus répressifs, l’appareil judiciaire chinois tient depuis des années à garder secret le nombre des exécutions et ne fait état que d’un petit nombre d’entre elles. L’agence Xinhua ne mentionnait au 14 septembre 2011 que vingt-trois exécutions ou condamnations à mort pour l’année, alors que l’Iran au seul mois de janvier 2011 procédait à soixante-sept exécutions, - selon un décompte de l’Agence France-Presse. Cette barbarie institutionnelle est d’autant plus inadmissible qu’elle s’opère en silence, par le fait d’un pouvoir judiciaire étroitement dépendant d’un parti unique totalitaire et qu’elle concerne l’État le plus peuplé du monde, membre permanent aux côtés des États-unis – autre État non abolitionniste – du Conseil de Sécurité des Nations unies.