Communiqué RESF Reims
La famille M/A a quitté la Russie pour la France en février 2008 après 9 ans de persécutions sur le territoire russe. Tehmina est azérie et son père a réagi très violemment en apprenant que sa fille souhaitait épouser un arménien. Obligés de se cacher pour fuir le harcèlement du père de Tehmina, ils ont vécu à distance les troubles de la famille de Hovic. restée en Arménie qui elle aussi a subi des menaces et des persécutions : assassinat du père, fuite de la mère pour la Russie.
Enfin, avant de partir, Hovic. a été molesté gravement sur le marché où il travaillait par des miliciens des forces spéciales russes, qui lui ont volé son passeport, le privant de toute possibilité de travail légal sur le territoire. La famille a dû quitter Châlons-en-Champagne pour Reims début novembre 2010 dans des conditions difficiles, pour bénéficier de l’hébergement dans le cadre de l’urgence hivernale, après avoir été déboutés de leur demande d’asile. Les deux enfants Elen (10ans), élève au collège Nicolas Appert puis au collège Joliot-Curie et Jor (3ans), élève à l’école Jean Macé puis des Provençaux, maîtrisent parfaitement la langue française et se montrent sérieux et volontaires. Madame est enceinte de 4 mois.
Le réseau Education sans frontières, la FCPE, et nous, signataires de cette pétition, demandons à Monsieur le Préfet, d’annuler l’OQTF que la famille M/A a reçue le 11 août dernier et que le TA n’a pas annulée le 18/11/10 et de délivrer à cette famille un titre de séjour Vie privée et familiale pour leur permettre de travailler et de pouvoir étudier en France, où ils méritent de pouvoir maintenant vivre dans la paix et la dignité.
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gouvernement a tellement peur de ce frêle et fréquent prisonnier politique qu’il lui a interdit tout déplacement grâce à une effrayante condamnation à onze ans de prison pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat », c’est-à-dire pour usage de la liberté d’expression.
Les deux auteurs du livre sont sociologues et étudient depuis de longues années le fonctionnement et les codes de la fraction la plus aisée de la société française : sa vie, ses coutumes, sa reproduction, son influence. Leur dernier ouvrage montre la place qu'ils occupent au niveau politique, et comment Nicolas Sarkozy représente leurs intérêts au plus haut sommet de l'Etat.
et Monique Pinçon-Charlot continuent, très isolés, leur travail sur la haute société, qui nous avait valu, il y a une dizaine d'années, Dans les beaux quartiers (éd. Seuil). Sociologie de la bourgeoisie est une synthèse de ce travail, que les sociologues résument point par point: niveaux et modes de vie, logement, sociabilité, éducation, etc. Contrairement à certaines idées reçues, le capital économique (revenus et patrimoine) va de pair avec un capital culturel qui, dans ce cas, ne se limite pas au diplôme: "La diversité des champs culturels concernés et la familiarité qui marque le rapport avec cette culture font la différence avec les purs produits du système scolaire." Tout en haut de la pyramide sociale, on est à la fois riche et cultivé.
Le 12 octobre, plus de trois millions et demi de nos concitoyens étaient dans la rue pour dire « non » à une réforme des retraites qui promet de frapper durement les salariés, et en premier lieu les femmes et les ouvriers. Cette réforme, injuste et cynique, n’a fait l’objet d’aucune négociation véritable avec les organisations syndicales. Elle est imposée par un homme seul, qui coûte que coûte, applique une commande du Medef, au mépris de la mobilisation populaire, au mépris de la représentation nationale, privée de tout débat digne de ce nom, et au mépris de son propre engagement électoral à ne pas toucher à l’âge de la retraite. À l’inverse, il veut revenir sur une réforme adoptée par le peuple à la faveur de la victoire de la gauche en 1981. C’est ainsi, sans la moindre considération pour les règles les plus élémentaires de la démocratie, que Nicolas Sarkozy veut imposer à notre pays une régression sociale sans précédent depuis la Libération.
confédérations syndicales ont souligné le 9 septembre que « le vote de ce projet n’est plus d’actualité », les soussignés se prononcent en vertu de l’article 11 de la Constitution, pour l’arrêt immédiat de la procédure d’adoption de ce projet de loi et la convocation d’un référendum sur celui-ci. Ils entendent ainsi contraindre le président de la République à ouvrir un débat qu’il n’a cessé d’entraver, et favoriser son appropriation citoyenne en vue d’un choix de société éclairé et transparent. Ils en appellent, dans le même mouvement, à la poursuite de la mobilisation populaire, le 16 octobre et après.
représentaient.