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société - Page 255

  • A Bure, pas de « transfert de la ZAD » mais...

    COMMUNIQUE COMMUN 23/01/2018

    Mais une lutte toujours plus intense et légitime
    contre... un projet de poubelle nucléaire qui bat de l’aile

    L’annonce de l’abandon du site de Notre-Dame-des-Landes, avec lequel nous avons noué des liens étroits et une belle solidarité, nous réjouit énormément. Des années de lutte multiforme et déterminée contre un méga-projet de développement aérien ont payé. Non seulement des hectares de terres agricoles et maraîchères et des zones humides seront préservés mais des lieux d’expérimentation sociale déjà en construction pourraient s’y renforcer. L’heure n’est donc plus à l’entêtement pour le gouvernement : nous condamnons d’avance toute tentative d’expulsion de la zone au printemps, même partielle.

    Concernant la lutte à Bure, le récent emballement médiatique qui a suivi cette décision nous semble mériter quelques précisions.

    A Bure nous n’avons jamais revendiqué l’étiquette « ZAD », qui cache les spécificités propres à chaque lutte. Nous ne croyons pas non plus à un « transfert de ZAD », comme si les raisons de lutter étaient images?q=tbn:ANd9GcTXt10QXradgvDeAxlfDkyKMXse-gAiLWGd70OYLxH3nrv7wbKQinterchangeables et que des gens circulaient sans raison profonde, au gré de l’actualité, de Notre-Dame-des-Landes à Bure et ailleurs. Agiter l’épouvantail de cette migration zadiste, comme le font certains élus locaux actuellement, n’est qu’un moyen de légitimer à peu de frais la répression qui sévit ici. La réalité est en fait beaucoup plus simple : si de nouvelles personnes doivent nous rejoindre, venues de l’ouest ou d’ailleurs, ce sera parce que le nucléaire est mortifère et que, plus que jamais, cela fait sens de venir en 2018 dans la Meuse pour s’y opposer.

    Ici, la défense du territoire a commencé dans les années 1990 et n’a cessé de se renouveler, rythmée par l’actualité du projet. Depuis 2015, la convergence des luttes et de nombreux recours juridiques ont permis de bloquer les travaux préparatoires de l’ANDRA, en libérant et en occupant le Bois Lejuc, une zone stratégique pressentie pour y creuser les galeries de Cigéo, et les puits d’accès et de relargage d’hydrogène radioactif.
    De forts liens se sont tissés entre nouveaux arrivant-es qui pour certains s’implantent localement, riverain-es, paysann-es et toutes celles et ceux qui depuis plus de 30 ans résistent au projet d’enfouir les déchets nucléaires. Un objectif commun : ne pas laisser s’implanter ce qui est aujourd’hui présenté comme le plus gros chantier du siècle à venir, mais aussi le plus risqué qui soit. L’abandon de Notre-Dame-des-Landes doit ouvrir la voie à une remise en cause profonde de Cigéo.

     

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  • Nouvelle offensive contre l’avortement en Pologne

     
    Publié le 22.01.2018 par Amnesty International.

    Le Parlement a décidé d'examiner un projet de loi qui restreint l'accès à l'avortement. Une nouvelle attaque contre les droits des femmes.

    Le 11 janvier, la chambre basse du Parlement polonais a voté le renvoi devant une commission pour examen complémentaire d’une nouvelle modification législative qui limiterait l'accès à l'avortement.

    La Pologne a déjà l'une des lois les plus restrictives d'Europe en matière d'avortement et de nouvelles restrictions constitueraient un dangereux pas en arrière.

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  • Abandon officiel du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    Communiqué commun du mouvement anti-aéroport, suite à la décision du gouvernement  - mercredi 17 janvier 2018
     
     
    Ce midi, le gouvernement vient enfin d’annoncer l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
    Nous notons que la DUP ne sera officiellement pas prorogée. Le projet sera donc définitivement nul et non avenu le 8 février. 
    Il s’agit bien d’une victoire historique face à un projet d’aménagement destructeur. Celle-ci aura été possible grâce à un long mouvement aussi déterminé que divers.
    Nous voulons d’abord saluer chaleureusement aujourd'hui toutes celles et ceux qui se sont mobilisées contre ce projet d’aéroport au cours des 50 dernières années.
    En ce qui concerne l’avenir de la zad, l’ensemble du mouvement réaffirme dès aujourd’hui :
    la nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.
    Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.
    Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la zad par le mouvement dans toute sa diversité - paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

    Pour le mettre en œuvre, nous aurons besoin d’une période de gel de la redistribution institutionnelle des terres. Dans le futur, ce territoire doit pouvoir rester un espace d’expérimentation sociale, environnementale et agricole.

    En ce qui concerne la question de la réouverture de la route D281, fermée par les pouvoirs publics en 2013, le mouvement s'engage à y répondre lui-même. La présence ou l'intervention policières ne feraient donc qu’envenimer la situation.
    Nous souhaitons par ailleurs, en cette journée mémorable, adresser un fort message de solidarité vis-à-vis d’autres luttes contre des grands projets destructeurs et pour la défense de territoires menacés.
    Nous appelons à converger largement le 10 février dans le bocage pour fêter l’abandon de l’aéroport et pour poursuivre la construction de l’avenir de la zad.


    ACIPA, Coordination des opposants, COPAIn 44, Naturalistes en lutte, Les habitant.e.s de la zad

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  • Paysannes et paysans du COPAIn plus mobilisés que jamais !

    Face à la cacophonie politique et médiatique générée par la longue séquence de médiation et de réflexion gouvernementale avant une décision annoncée prochaine, nous paysannes et paysans du collectif Copain du116c4a6f4a9ff848cca05952e5c3c420_L.jpg 44 et de toute la France tenons à rappeler et réaffirmer nos convictions et positions.
     
    Confortés par les préconisations des médiateurs, nous sommes plus que jamais déterminés à tout faire pour que les terres de Notre Dame des Landes conservent leur vocation nourricière.

    Si le gouvernement, pour des raisons qui ne pourraient être que politiques, décidait malgré tout de poursuivre le projet de transfert de l'aéroport, nous serons tous, soit dans le bocage pour en empêcher sa destruction, soit partout en France pour dénoncer le sacrifice des terres nourricières pour des projets inutiles. Rappelons que l'ensemble des syndicats agricoles y sont opposés.

    Si, comme nous le souhaitons, le gouvernement fait le choix de la modernisation de l'aéroport actuel, nous resterons tous mobilisés pour l'enjeu majeur qui en découlera: faire perdurer le projet collectif et alternatif qui se construit depuis plusieurs années sur le territoire de Notre Dame des Landes.

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  • Les associations saisissent le Défenseur des droits

    Parce qu’elles n’accepteront pas que les centres d’hébergement deviennent des annexes des préfectures, 25 associations qui accueillent, hébergent, orientent des personnes sans abri, ont saisi ce jour le Défenseur des droits au sujet du nouveau dispositif étatique destiné à l’examen de la situation administrative des étrangers sans abri hébergés ou qui sollicitent un hébergement

    Signataires

    Fédération des acteurs de la solidarité, La Cimade, Emmaüs Solidarité, Emmaüs France, Centre Primo Levi, UNIOPSS, Fondation Abbé Pierre, UNICEF, Médecins sans frontières, La Ligue des droits de l'homme, Samu social de Paris, Médecins du Monde, Secours catholique, JRS, Fédération de l'entraide protestante, CASP, France terre d’asile, Fondation de l’Armée du salut, Association Cités du Secours Catholique, Le refuge, Droit au logement (DAL), Dom’asile, Amicale du Nid, MRAP, Fédération d’Habitat et Humanisme.

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  • Éolien en mer : le défi de l’acceptabilité

    Communiqué de FNE le 12.01.2018

    Lundi 8 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé les mesures envisagées par le gouvernement pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables. France Nature Environnement soutient le développement de parcs éoliens offshore, et veillera à ce que les mesures de simplification à venir garantissent la bonne prise en compte des impacts environnementaux des projets et une consultation plus en amont du public et des acteurs locaux.

    France Nature Environnement souscrit à une politique plus ambitieuse de développement des parcs éoliens offshore, parce qu’elle participe à l’indispensable diversification et relocalisation de nos modes de production énergétique. La France doit néanmoins se donner véritablement les moyens pour atteindre son objectif. Ce que propose France Nature Environnement n’est pas une contrainte de plus, c’est un accélérateur de changement. Ce sont autant de leviers à actionner pour que ces projets indispensables soient menés de façon plus sereine, plus respectueuse de l’environnement et plus rapide.

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  • Mort de Rémi Fraisse : pas de responsables, pas de coupables !

    Communiqué LDH

    Au petit matin du 26 octobre 2014 mourrait Rémi Fraisse, militant écologiste pacifiste de 21 ans, frappé par le tir d’une grenade offensive lancée par un gendarme suite aux affrontements ayant eu lieu sur le site de Sivens.

    La confusion qui avait suivi ce dramatique évènement, avec une succession d’informations contradictoires caractérisant une communication gouvernementale calamiteuse, avait conduit la Ligue des droits de l’Homme (LDH) à initier une enquête citoyenne visant à faire la lumière sur les faits ayant conduit à la mort de la jeune victime.

    Au terme de ces travaux et des auditions des témoins sur le terrain, rappelant que les pouvoirs publics sollicités avaient refusé d’y répondre, le rapport d’enquête souligne le climat de violence disproportionnée induit par une présence massive des forces de l’ordre sur le site, et les errements quant aux prises de décisions des autorités impliquées, conjugués à l’opacité des responsabilités dans les chaînes de commandement tant aux plans politique qu’administratif.

    Ce 8 janvier 2018, les juges d’instruction de Toulouse ont rendu une ordonnance de non-lieu en faveur du gendarme auteur du tir de grenade ayant causé la mort de Rémi Fraisse et placé sous le statut de témoin assisté depuis 2016.

    Ainsi, après cette dernière décision, encore susceptible d’appel, personne ni aucun niveau hiérarchique n’aura finalement été amené à assumer ses responsabilités quant aux décisions qu’il a pu prendre. Qui peut croire que la justice y trouvera son compte ?

    Paris, le 10 janvier 2018

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