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social - Page 53

  • Chômage : des chiffres, encore des chiffres

    La publication des chiffres du chômage pour le mois de mai est à nouveau l'occasion d'une bataille de communication. Il est connu que l'on fait dire ce que l'on veut aux chiffres, surtout en se concentrant sur la partie des résultats qui conforte vos souhaits. En mai, les statistiques officielles font état d'une augmentation des demandeurs d'emploi. La tendance favorable des deux mois précédents n'est donc pas confirmée.

    Pour atténuer cet effet négatif, le communiqué du ministère s'appuie sur les chiffres du dernier trimestre "noyant" la hausse récente au sein de cette période. Même sur un trimestre, la baisse pour les catégories A, B et C n'est que de 34 000 personnes, à comparer aux 5 428 300 chômeurs recensés, cela laisse beaucoup de temps avant le plein-emploi.

    L’explication de la baisse des mois précédents est donnée dans le communiqué de la DARES : "En mai 2016, le nombre de réinscriptions sur les listes est élevé, à la suite des sorties pour défaut d’actualisation observées en avril 2016. Ceci contribue à la hausse du nombre d’entrées en catégories A, B, C, élevé en mai 2016, et à l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C entre avril et mai 2016." En clair, cela veut dire que si l'on radie des chômeurs pour des raisons administratives, ils se réinscrivent le mois suivant, cela n'a pas de sens économique, mais c'est toujours un mois de gagner.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Loi Travail : à propos des interdictions de manifestations annoncées

    Communiqué d'Amnesty International le 15/06/2016

    Les déclarations du Président de la République et du Premier Ministre relatives à l'interdiction de manifestation font peser une épée de Damoclès sur une liberté fondamentale en France.

    Il est du devoir des autorités de mettre tous les moyens à disposition pour protéger la liberté de réunion. L’interdiction d’une manifestation doit rester une exception, justifiée par une menace à l'ordre public exceptionnellement grave auquel aucun dispositif policier ne peut répondre. 

     Les violences commises lors de ces rassemblements doivent faire l’objet d’une enquête indépendante et approfondie, et ne peuvent en aucun cas être imputées sans preuve aux organisateurs. 

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  • Syndicalistes voyous

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    Dessin de Aurel pour Politis

  • Chômage, encore une baisse et toujours des interrogations.

    En avril, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi a diminué, comme en mars. Il faut bien entendu s'en réjouir, tout en restant prudent sur l'interprétation des chiffres.

    Le communiqué officiel le souligne lui aussi : "Le nombre de demandeurs d’emploi tenus d’effectuer des recherches d’emploi (inscrits en catégories A, B et C) diminue de 57 100 (-1,0 %). On constate cependant une hausse inhabituelle du nombre de demandeurs d’emploi (principalement en catégories B et C) qui n’ont pas actualisé leur situation à Pôle emploi (+55 700 par rapport au mois de mars). Plusieurs causes peuvent expliquer une telle évolution : d’abord, un nombre de jours ouvrés plus faible en mai ; mais aussi, sans doute, un nombre significatif de personnes qui, retrouvant une activité, n’ont pas actualisé leur situation auprès de Pôle emploi."

    En fait, les sorties pour les derniers mois sont assez curieusement réparties (source DARES) : 18,4 % de sorties pour reprise d'emploi déclarée et 45,2 % de sorties pour défaut d'actualisation. De tels chiffres incitent pour le moins à la prudence sur la réalité de la tendance.

    De même on constate que le nombre d'entrées à Pôle Emploi ne diminue pas, le nombre moyen sur la période février avril étant de 532 900, soit une augmentation de 1 % sur un an.

    Voici les chiffres officiels :

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  • Loi travail, le gouvernement poursuit sa dérive autoritaire

    Communiqué LDH

    Une fois de plus, le Premier ministre malmène le débat démocratique en tentant de faire adopter le projet de loi travail par le biais de la procédure prévue par l’article 49-3 de la Constitution.

    Face aux vagues de critiques que suscite ce projet, le Premier ministre préfère la manière forte ; il prend ce faisant le risque de déplacer le débat en dehors du Parlement et de provoquer le conflit.

    Plutôt que de laisser le processus parlementaire aller à son terme, le Premier ministre entend, une nouvelle fois, faire prévaloir l’autorité sur le dialogue et imposer plutôt que débattre.

    La LDH condamne fermement cette attitude qui fait litière du débat démocratique et compromet son avenir. Elle appelle le gouvernement à revenir à la raison, à retirer son projet de loi et respecter le travail parlementaire.

     

    Paris, le 11 mai 2016

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  • Chiffres du chômage : le grand basculement ?

    Les chiffres publiés ce jour du nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi font apparaître une baisse importante en catégorie A ( moins 60 000 par rapport au mois de février, soit une baisse de 1,7 %).  De quoi rendre optimiste la ministre de tutelle. Elle écrit dans son communiqué de presse :"Cette baisse du nombre de demandeurs d’emploi sans activité est le résultat de l’amélioration graduelle de l’activité économique qui s’est déjà traduite par une reprise des créations d’emploi en 2015, grâce notamment aux effets du Pacte de responsabilité et de solidarité."

    La prudence reste de mise, et nous répétons à longueur d'année qu'une tendance réelle ne peut pas être validée sur un seul mois. D'autant qu'une lecture attentive des données de la DARES montre des chiffres moins favorables dans le détail. Voici la situation mensuelle des entrées et des sorties des listes de Pôle Emploi :

    En France métropolitaine, le nombre moyen d'entrées en catégories A, B, C des trois derniers mois augmente de 0,4 % par rapport à la moyenne des trois mois précédents (+1,6 % sur un an).

    Sur trois mois, les entrées pour fin de contrat à durée déterminée (–2,9 %) et autre cas (–3,4 %) sont en baisse. Les entrées pour licenciement économique sont stables. Les entrées pour fin de mission d'intérim (+5,3 %), autre licenciement (+2,1 %), démission (+10,4 %), première entrée (+16,5 %) et reprise d'activité (+9,2 %) sont en hausse.

    Ce trimestre, le nombre d'entrée sur le listes de Pôle Emploi continue d'augmenter

    En France métropolitaine, le nombre moyen de sorties de catégories A, B, C des trois derniers mois augmente de 536 000(5,1 %) par rapport à la moyenne des trois mois précédents (+8,9 % sur un an).
    Sur trois mois, les sorties pour reprise d'emploi déclarée 100 000 (+1,4 %), entrée en stage 49 000 (+9,3 %), arrêt de recherche (+1,0 %), cessation d'inscription pour défaut d'actualisation 225 000 (+8,3 %), radiation administrative 43 000(+2,3 %) et autre cas (+0,7 %) sont toutes en hausse.

    La baisse est donc la conséquences d'une augmentation forte des sorties. Mais parmi les causes de sortie, la reprise d'emploi est très minoritaire par rapport aux radiations, défauts d'actualisation et entrées en stage.

    Il faut donc relativiser la baisse de ce mois, et reprendre l'explication de Myriam El Khomri pour la hausse du mois précédent : "Cette augmentation s’explique en très grande partie par la bascule en catégorie A de personnes déjà inscrites à Pôle emploi mais qui exerçaient une activité (catégories B et C) les mois précédents."

    En effet ce mouvement de bascule se retrouve en mars, mais en sens inverse. En catégorie A la baisse est de 60 000 et en catégorie B et C la hausse est de 51 300.

    Voici les chiffres officiels pour la France et la Région :

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  • Suisse : une forte demande citoyenne pour des multinationales responsables

    Communiqué d'Amnesty International le 25/04/2016

     Alors que nous célébrons tristement le 3e anniversaire de l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza au Bangladesh, Amnesty International Suisse (avec 77 ONG) a réussi à rassembler un nombre colossal de signatures pour changer la Constitution suisse.
    Il y a donc une demande forte de citoyens pour que des règles plus strictes soient imposées aux multinationales. Cela donne un signal fort à la France pour adopter de manière définitive une loi sur le même sujet : le devoir de vigilance des multinationales.  

    LA BONNE VOLONTÉ NE SUFFIT PLUS

    Esclavage dans la pêche de la crevette, travail d’enfant dans des plantations de cacao, violations de droits humains dans des mines d’or – ce ne sont là que les exemples les plus récents d’activités problématiques de multinationales suisses à l’étranger.

    Or, la bonne volonté des entreprises ne suffit pas et ne constitue pas un instrument efficace. Des garde-fous contraignants sont plus que jamais nécessaires. Eux seuls peuvent également protéger les entreprises progressistes contre la concurrence déloyale.

    C’est pourquoi, une large coalition d’organisations de défense des droits humains et de l’environnement a lancé une initiative pour demander que les entreprises respectent les droits humains et l’environnement, aussi dans leurs activités à l’étranger.

    Cette initiative vise à changer la Constitution suisse pour imposer un « devoir de diligence » aux multinationales. Le projet de texte détaille que si une multinationale ne remplit pas cette obligation, elle devra répondre des dommages commis à l’étranger par les sociétés qu’elle contrôle.

    Demandez à Samsung si leurs produits contiennent du cobalt en provenance de RDC et s'ils en connaissent les conditions d’extraction  SIGNEZ

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