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politique nationale - Page 304

  • Si tu ne votes pas comme il faut, on recommence

    Cela devient une habitude : si un vote ne convient pas à celui qui pose la question, on recommence pour avoir un résultat conforme.

     


    Il y a eu le référendum sur la constitution européenne : pas d'accord les Français ? Ce n'est pas grave on reprend la question en faisant voter le congrès à Versailles.

    La même chose pour les Irlandais qui avaient la mauvaise habitude de faire voter leurs citoyens : on repart pour un deuxième vote, avec quelques modifications pour séduire une majorité.


    La commission des finances puis l'assemblée nationale votent une taxe additionnelle sur les bénéfices des banques. Celles-ci ne sont pas banques_logos_469_305_2736b.jpgtrop à plaindre, leurs résultats sont très bons malgré (grâce ?) la crise.

    Mais Christine Lagarde et le gouvernement ne sont pas d'accord pour prendre de l'argent à ces pauvres gens.

    Le ministère des finances n'est pas d'accord non plus. Il déclare d'après "La Tribune.fr" :

    Les députés viennent de voter ce vendredi la création d’une taxe additionnelle et exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des établissements de crédit, pour 2010. Bercy a aussitôt fait savoir que ce vote était "une erreur technique" - car deux députés UMP qui voulaient voter contre auraient par erreur voter en sa faveur - et qu'elle "sera rectifée lundi". Les parlementaires apprécieront le vocabulaire.

    Un nouveau vote est donc prévu lundi à l'Assemblée nationale pour annuler le précédent.

    C'est beau la démocratie. Mais quand le pouvoir exécutif se croît en droit de ne pas prendre en compte des votes qui ne lui plaisent pas, quel nom donner à ce régime ?

  • Réforme territoriale : le dit et le non dit

    Encore une réforme "indispensable" annoncée par Nicolas Sarkozy : à se demander comment la France pouvait bien exister avant son arrivée.

     

    La réforme territoriale s'attaque à l'organisation des collectivités locales, sous couvert de bon sens, mais avec beaucoup d'arrière-pensées très politiques. Les mesures annoncées sont nombreuses et complexes, on peut cependant  faire quelques remarques sans entrer dans le détail ni être complet.

     

    La réforme n'a pas le courage d'annoncer la fusion des départements et des régions, ce qui aurait nécessité une modification de la rp_pays_cart.pngconstitution. Le risque d'un rejet était trop fort pour aller ouvertement jusque là. La fusion des conseillers généraux et des conseillers régionaux (ils deviennent conseillers territoriaux) aboutira à moyen terme au même résultat, les choses se feront lentement d'elles mêmes par cette réforme des élus.

     

    Le mode d'élection de ces nouveaux conseillers territoriaux n'est pas neutre. Ce sera le scrutin uninominal à un tour. Ce type de scrutin favorise les gros partis, comme par exemple l'UMP qui regroupe pratiquement toute la droite. Dans ce type d'élections, le candidat en tête même s'il n'obtient que 30% des voix est élu. Si ses trois opposants font chacun 20%, ils ne peuvent compter sur un deuxième tour pour se regrouper.

     

    Les "pays" vont disparaître : cet échelon local est assez méconnu, mais c'est le seul qui tentait de réunir des élus et des représentants de la vie civile ( associations, entreprises, etc). C'est vrai qu'ils ne coûtaient pratiquement rien puisqu'ils étaient principalement un lieu de réflexion, et ne disposaient pas d'un budget. Ils avaient aussi l'inconvénient d'avoir été créés par D Voynet.

     

    L'intercommunalité devient obligatoire. Les préfets vont devoir achever la carte des communautés de communes en couvrant l'ensemble du territoire. Pour une structure qui est sensée représenter  un lieu de réflexion et de vie partagés entre des communes, s'y retrouver de manière forcée et obligatoire est pour le moins curieux, si ce n'est paradoxal.

     

    Comme pour toute réforme l'essentiel tient dans les moyens fournis pour sa mise en oeuvre. La suppression de la taxe professionnelle et la baisse des compensations financières de l'Etat vont mettre les collectivités territoriales en difficulté.

    Organisation nouvelle ou pas, des structures sans réels moyens financiers ne pourront impulser des politiques avec un impact fort sur leur territoire.

     

  • Sans précédent

    Jean, fils de Nicolas Sarkozy, s'est fait connaître lors des dernière élections municipales à Neuilly.

     

    Il a soutenu David Mariton, alors porte-parole de l'Elysée, avant de le laisser tomber sans ménagement. Neuilly, c'est aussi un peu Dallas, le pétrole en moins. Il y a des familles régnantes et des gros intérêts financiers en jeu.

    En région parisienne, l'immobilier tient lieu de gisements d'hydrocarbure.

    Après avoir été élu conseiller général (un poste bien difficile à conquérir ), Jean Sarkozy se retrouve à la tête des élus UMP au conseil général, avec l'appui de la famille Balkany (une référence démocratique).

    C'est un beau tremplin pour mettre la main sur l'aménagement du quartier de La Défense, la plus grande zone de bureaux de France.

    Voila comment on se retrouve à 23 ans à la tête d'un pouvoir considérable sans jamais avoir fait preuve d'aucune compétence particulière.

    Et certains prétendent qu'en France on embauche difficilement les jeunes sans expérience.

    Voici un article du Rébublicain lorrain sur le sujet


    Jamais un fils de président de la République n’aura connu une ascension professionnelle aussi rapide. Jean Sarkozy était, à 23 ans, un étudiantphoto_1239280499074-1-0_w350.jpg toujours en deuxième année de licence en droit, le voilà en passe de devenir un des « aménageurs » les plus précoces de la V e République, s’il accède à la présidence de l’EPAD en décembre. Il succéderait ainsi au président sortant, Patrick Devedjian, lequel avait succédé lui-même à Nicolas Sarkozy à partir de 2007. Mais au moins ces derniers pouvaient-ils justifier d’une expérience de président d’assemblée départementale. Jean Sarkozy n’a été élu conseiller général de Neuilly-sud qu’en mars 2008.

    Une bonne fée élyséenne s’est à l’évidence penchée sur le destin de Jean Sarkozy. Au risque de s’exposer à l’accusation de « népotisme » immédiatement lancée par les élus de gauche du Conseil général. Prétendre que leurs collègues de droite sont enthousiastes serait excessif : Patrick Devedjian avait demandé, en vain, qu’un décret lui permette de rester à son poste au-delà de l’âge limite. C’est que l’on n’a pas encore décelé chez Jean Sarkozy les qualités requises pour gérer et développer cet espace gigantesque.

    Une responsabilité qui devrait être encore étendue puisque l’EPAD doit absorber une zone vers l’ouest, au-delà de l’Arche de la Défense, notamment sur la commune de Nanterre. Cette extension est sans doute la raison majeure de la désignation du fils d’un président de la République dont on a compris, après le projet de loi sur le Grand Paris, qu’il entend peser personnellement sur l’avenir de la région francilienne. Quitte à passer au-dessus des élus, ce qu’a immédiatement dénoncé le maire communiste de Nanterre qui a lancé une pétition contre cette promotion « familiale ».

    Jean-Michel HELVIG.

    Publié le 09/10/2009

  • Laîcité

    Banderole_CDPEPP.gif

    PETITION/LETTRE AUX DEPUTES


    29 septembre 2009

     

    Pétition : http://ecoledeproximite.lautre.net/petition

    Dossier de presse : http://ecoledeproximite.lautre.net/petition-document/dossier_presse.pdf

     

    LOI CARLE : trouver 60 députés pour un recours devant le

    Conseil constitutionnel

     


    Comme nous pouvions le craindre, la loi Carle a été votée le 28 septembre. Le débat laisse apparaître un flou législatif relatif aux principes constitutionnels ce que confirme Jean GLAVANY : « En effet, nous sommes convaincus que ce texte ne résistera pas à l'épreuve des faits constitutionnels » qui cependant s'interroge : « Y aura-t-il ou non un recours de la part des parlementaires ? Nous verrons ».

    D'autres députés sont décidés à ne pas laisser le moindre doute autour des principes constitutionnels contournés par la loi Carle. Parmi les logo_ecoledeproximite.pngprincipes mis en cause : l'obligation d'un financement généralisé et non contrôlé à l'élève, et ce pour le seul bénéfice des établissements d'enseignement privé avec une inégalité entre citoyens, la libre administration des collectivités locales, l'appréciation de la recevabilité financière des propositions de loi (Article 40 de la Constitution, principe constitutionnel de laïcité, un financement a priori des établissements privés.... Ces députés s'engagent donc, dès maintenant à déposer un recours constitutionnel : « ... Le recours devant le Conseil constitutionnel, nous le déposerons, soyez-en sûrs. » a déclaré Jacques DESALLANGRE.

     

    Il faut donc 60 signatures pour ce recours constitutionnel avant une semaine.

    Agissons au plus vite auprès de tous les députés qui, ayant soulevé l'anti constitutionnalité de cette loi CARLE, doivent apporter leur signature au bas d'un recours.

    Jean-François Chalot, vice-pdt Laïcité CDPEPP Patrice Decorte, pte-parole Comité 1905

     

     

    PETITION pour l'abrogation de l'article 89, pour le retrait de la loi Carle, et pour un débat sur les rapports public/privé


    Signatures en ligne: http://ecoledeproximite.lautre.net/petition


    CDPEPP -Collectif pour la défense et la promotion de l'école publique de proximité / http://ecoledeproximite.lautre.net/ 06 22 13 57 2 /ecoledeproximite@yahoo.fr /

    Comité 1905- http://comite1905.over-blog.com / 06 22 08 79 29 / patricedecorte@aol.com/

     

  • Toute la misère du monde

    "Le monde diplomatique" est peut-être un peu intello, mais pour traiter ou débattre de certains sujets, il faut plus de 4 lignes.

     

    Il faut aussi s'appuyer sur des faits et des des arguments qui demandent un travail de journaliste, et pas uniquement une mise en forme des dépêches de l'AFP. Quand une information est sortie par l'Agence France Presse( ou Reuters) on la retrouve telle telle ou à peine modifiée dans nombre de journaux nationaux.

    michel-rocard_74.jpgLa "petite phrase" de Michel Rocard "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde"avait fait grand'bruit au moment de sa publication.

    L'auteur en fait actuellement une présentation dans laquelle il retrouve le beau rôle.

    Dans une analyse argumentée, Le Monde Diplomatique revient sur les faits : Il est intéressant de comprendre d'où vient cette phrase et comment se construit la défense de Rocard : à lire en cliquant ici.

  • Chasser les passeurs ou chasser les migrants ?

    La fermeture de la "jungle" de Calais avait comme but annoncé de traquer les responsables des filières clandestines de migration.

     

    Le résultat officiel annonce zéro passeur arrêté, mais de nombreux candidats à l'immigration en Angleterre interpelés(dont beaucoup de mineurs).

    Les commentateurs, en particulier outre-Manche, estiment qu'il s'agit d'un coup d'épée dans l'eau, aucune solution au problème posé n'étant apportée.

     

    La fermeture du centre de Sangatte en 2002 par un certain ministre de l'intérieur (qui est monté en grade depuis) devait déjà résoudre le problème. Ce devait être un signal pour faire cesser "l'appel d'air de l'immigration clandestine dans le monde".

     

    Cette immigration découle de conditions objectives qui n'ont pas changé depuis 2002, les flux n'ont donc pas changé non plus. Il ne fallait pas être grand cler pour le prévoir.

    Le démantélement de la "jungle" est dans la même logique, qui ne résoud aucun problème, et ne joue que sur l'image et l'apparence.

     

     

    jungle_tout.jpg
  • Warsmann dans l'actualité

    Jean-Luc Warsmann, député des Ardennes (Circonscription Sedan Vouziers), est également président de la commission des lois à l'assemblée.

     

    A ce titre, il apparaît dans l'actualité ces derniers jours.

    En tant que président de la commission des lois, il s'est fait une spécialité du "toilettage" de la panoplie des lois existantes. Deux fois par an, il fait voter par les députés une loi qui abroge toute une série de dispositifs législatifs réputés inutiles.

    C'est dans ce cadre qu'a été supprimée la disposition permettant de dissoudre une association en cas d'escroquerie.

    Comme cette disposition a été votée en plein procès contre l'église de scientologie, accusée justement d'escroquerie, cela a choqué de nombreuses personnes qui s'attaquent aux sectes.

    hqdefault.jpgJean-Luc Warsmann assure que cette suppression n'avait été  critiquée par personne tout au long du travail parlementaire, sous contrôle du ministère. Il assume cette décision, en disant qu'une dissolution n'est pas très efficace dans ce cas, et que d'autres peines existent.

    Il nous paraît très peu crédible de supposer notre député manipulé par la scientologie. Il est probablement de bonne foi, mais c'était très maladroit de prendre cette décision à ce moment.

    D'ailleurs M Alliot-Marie ne reprend pas son argumentation, et parle d'une erreur technique, d'une maladresse qu'il va falloir réparer rapidement.

    Dénoncé par ceux qui surveillent les sectes, laché par la ministre, Warsmann est plutôt mal sur ce coup là.

     

    Dans un deuxième cadre, Warsman fait aussi l'actualité. Eric Besson a déclaré qu'il ne signerait pas les décrets d'application sur l'utilisation des tests ADN dans la politique de contrôle de l'immigration.

    Ces tests ADN que nous avons combattus, avec beaucoup d'autres, seraient alors définitivement abandonnés. Sans décrets d'application, une loi reste lettre morte.

    C'est alors qu'intervient le président de la commission des lois. Warsman s'insurge : à quoi sert-il de voter des lois, si un ministre peu décider seul de ne pas les appliquer.

    Jean-Luc Warsmann n'a pas tord sur le fond, mais il aurait pu choisir un autre exemple que celui-ci. Il ne manque pas de lois dont les décrets ne sont pas pris , ou avec un retard considérable. Ce qui rend le travail des parlementaires encore plus secondaire, voire totalement inutile.

    Il semble qu'Eric Besson revienne un peu en arrière, et envisage de se concerter avec les députés pour se sortir de ce guépier.

    Là aussi, J-Luc Warsmann aurait pu éviter d'apparaître comme défenseur des tests ADN.

     

    L'actualité de Warsman ce sont aussi les élections régionales de l'an prochain. Il a été choisi comme tête de liste en Champgne-Ardennes, roche.jpgpour contrer J-Paul Bachy. Est-ce vraiment une promotion pour le député dont l'avenir à souvent été annoncé comme brillant?

    Le site Profession politique semble penser le contraire : Voici ce qu'il écrit sur Warsmann et son rôle entant que président de la commission des lois.

    Parmi les régions que l’Élysée aimerait voir basculer à droite, figure la Champagne-Ardenne. Candidat UMP tout désigné, Jean-Luc Warsmann, jugé incontrôlable, serait contraint de céder la présidence de la commission des lois de l’Assemblée nationale à un autre UMP plus conciliant.

     

    Alors promotion ou punition ? Dans le dur combat pour être leader politique, il n'y a toujours pas loin du Capitole à la roche tarpéiene, ou bien d'une présidence à Paris à une autre à Châlons en Champagne.