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politique nationale - Page 307

  • Répression syndicale en Nouvelle-Calédonie


     

    "La Nouvelle-Calédonie, c'est la France", pour paraphraser une célèbre réplique qui s'appliquait à l'Algérie.


    C'est bien la France puisqu'on y élit des députés qui siègent au Palais Bourbon. Ce qui s'y passe donne une idée de ce que pourrait connaître notre pays si les conquêtes sociales n'avaient imposé des droits aux plus démunis.

    Ce n'est pas tout à fait la France, malgrè tout, dèjà  au regard de l'histoire et de la géographie. Ce territoire est coupé en deux entre les riches colons qui dominent les villes (Nouméa), et les populations locales qui végètent dans le campagnes. Tout n'est pas bien sûr toujours caricaturaUSTKE-STC-Kanaky-Corse.jpgl entre le bien et le mal, mais une situation néo-coloniale règne bien là-bas.

    Cette inégalité fondamentale entre "citoyens français" ne semble pas choquer beaucoup de responsables politiques métropolitains.

    Voici un article du "Monde Diplomatique" sur des événements locaux, et une répression"ordinaire".

     

    Le président du syndicat indépendantiste de Nouvelle-Calédonie USTKE, Gérard Jodar, a été condamné lundi à Nouméa à un an de prison ferme pour « entrave à la circulation d’un aéronef », annonce l’Agence France Presse. La même peine a été prononcée à l’encontre d’un autre responsable du syndicat, Michel Safoka. En tout, vingt-huit militants étaient poursuivis ; de 4 à 12 mois de prison ferme ont été prononcés pour six d’entre eux. Tous vont faire appel.

    En mai dernier, dans le cadre du conflit déclenché par le licenciement, jugé abusif, d’une employée de la compagnie Aircal, plusieurs centaines tont.jpgde militants USTKE avaient marché sur l’aérodrome de Magenta. Le Haut commissaire de la République, Yves Dassonville, avait fait donner les gendarmes mobiles et le GIPN (Groupe d’intervention de la police nationale). Des échauffourées avaient éclaté avec la police et certains manifestants étaient montés à bord de deux appareils de la compagnie Aircal.

    L’AFP juge que l’USTKE est « coutumière de coups d’éclat en Nouvelle-Calédonie, qui perturbent la vie quotidienne de la population », et souligne qu’une « pétition pour dénoncer ses actions » a rassemblé 15 000 signatures.

    Après le conflit chez Carsud (Veolia) en janvier 2008, qui avait déjà mené ses dirigeants au tribunal, l’organisation, majoritaire en Nouvelle-Calédonie, fait surtout les frais, une fois de plus, de la répression féroce qui sanctionne toute action syndicale sur l’île. Sur ce territoire, le code du travail français ne s’applique pas, les conseils de prud’hommes n’existent pas, et le Mouvement des entreprises de France (Medef) local « appelle les entreprises à sanctionner les travailleurs qui se mettent en grève pour défendre le droit syndical », écrivait en novembre dernier Christian Darceaux dans Le Monde diplomatique (« Climat tendu en Nouvelle-Calédonie »). L’USTKE a encore aggravé son cas en étant à l’origine de la création du Parti travailliste, parti indépendantiste radical dont la naissance inquiète autant la droite que les indépendantistes institutionnels.

  • Warsmann pas ministre

    Encore raté, il n'y a pas de ministre ardennais dans le nouveau gouvernement.

     

    Jean-Luc Warsmann qui était cité dans les possibles, ne fait pas partie des nouveaux ministres nommés par Sarkozy. Il reste en ligne pour les régionales de l'an prochain, où la droite espère reprendre la région Champagne-Ardenne à Jean-Paul Bachy.

    Il y a quand même un régional dans l'équipe : Benoît Apparu (photo) devient secrétaire d'Etat chargé du logement et de l'urbanisme.Il est député de la PortraitBlogBenoistApparu.jpgMarne et spécialiste des questions d'éducation. C'est donc tout naturellement qu'il est chargé du logement, puisqu'il est bien connu que l'on manque de logements pour les étudiants.

    Autre arrivée "surprise": Mitterrand (Frédéric) à la culture, cela a du bien amuser le président de le nommer.

    Rama Yade sera chargée des sports, puisqu'il n'y a plus de problèmes de droits de l'Homme (?)

  • Discours de Nicolas Sarkozy : L’écologie n’est toujours pas la clé de voûte des politiques publiques

     

     

    Le Président de la République vient de prononcer un discours fixant les priorités de la seconde partie du quinquennat dans un contexte de crise économique, écologique et sociale très grave. Réaction de FNE qui reste sur sa faim.

    Où en est le New Deal Ecologique ? A la veille de la crise économique, lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy avait placé l’écologie parmi les priorités de l’Etat en annonçant un « New Deal Ecologique ».

    ecologie.jpgDeux ans plus tard, du discours prononcé devant le Congrès, FNE attendait l’acte II de ce New Deal Ecologique qui aurait dû faire de l’écologie non plus une priorité parmi d’autres mais la clé de voûte des choix publics.

    Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable et nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais l’écologie n’est toujours pas au cœur des politiques publiques. Si le Chef de l’Etat tient compte de la crise écologique, elle n’est toujours pas la clé de voûte de ses choix. ».

    Sébastien Genest poursuit : « Après le Grenelle de l’environnement, nous attendons toujours l’Acte II de cette révolution verte annoncée. Certes des décisions importantes ont été prises comme le moratoire sur les OGM ou les investissements dans le bâtiment mais depuis la présentation du plan de relance en janvier, le Grenelle a été mis à mal. Le discours de Nicolas Sarkozy était l’occasion de redonner du souffle au Grenelle : nous restons sur notre faim ».

    Et les moyens ? Pour Arnaud Gossement porte parole de FNE : « Si Nicolas Sarkozy a évoqué le Grenelle de l’environnement, il ne s’est presque pas prononcé sur les moyens à mettre en œuvre pour traduire en faits les engagements de son discours d’octobre 2007. Seule la taxe carbone est évoquée. Sur le plan de la gouvernance à 5, de la mécanique gouvernementale, du développement massif des greentechs, Nicolas Sarkozy ne nous a pas expliqué comment l’Etat compte faire pour donner une même réponse à la crise économique et sociale, dans un contexte où bien des responsables continuent d’opposer économie et écologie ».

    Où sont passés les partenaires environnementaux ? Le Président de la République a annoncé une grande consultation des acteurs du pays dans le domaine syndical, éducatif ou culturel par exemple pour définir les priorités nationales. Toutefois, les associations de défense de l’environnement n’ont pas été citées alors même que le Président de la République s’était engagé à instituer une « gouvernance à 5 ».

  • Une candidate alternative élue dans le Gard

    Dans le Gard, canton d'Anduze, Geneviève Blanc, candidate de la gauche alternative a battu le candidat de droite avec près de 60% des votes .

     

    Elle était arrivée en tête des candidats de gauche au premier tour . Au deuxième tour, elle a reçu le soutien des autres candidats de gauche (dont celui du PS et celui du Front de Gauche).DSC_0080.jpg

    Elle sera la deuxième élue alternative au Conseil Général du Gard.

    Voir son site de campagne

     

     

     


     

     

    Communiqué du 14 juin 2009 par Les Alternatifs


    ANDUZE, MANTES, AIX-EN-PROVENCE : dépasser les divisions, avancer pour un projet commun



    Dans, le Gard, dans le canton d’Anduze, la candidate de gauche alternative, soutenue par les Alternatifs, la Fédération, le NPA, les Verts l’emporte très largement au deuxième tour avec 58% des suffrages exprimés.

    A Mantes la Jolie, une candidature commune dans le canton de Bédier est soutenue par les groupes locaux DECIL et Alternative Citoyenne, comme par les Alternatifs, le NPA, le PCF et le PG.

    A Aix-en-Provence, l’union se réalise pour les Municipales entre le NPA, le PG, le PCF et UMS (La Fédération).

    Et si l’unité de la gauche de transformation sociale et écologique et de l’écologie antilibérale commençait à se construire ? Par en bas.

  • Elections européennes

    Les élections européennes montrent un bouleversement des équilibres politiques, en particulier dans l'opposition.

     

    Si l'UMP confirme sa place dominante à droite,  c'est l'instabilité qui domine dans l'opposition .

    Le modem (ou Bayrou, tant il a voulu personnaliser son parti) chute de haut. De même le PS semble incapable d'enrayer son déclin, qui date daniel-cohn-bendit.jpgd'avant les présidentielles.

    Ce n'est pas le FN qui profite de cette situation ( ni De Villiers) et on peut s'en réjouir.

    L'autre gauche, dans laquelle nous comptons les Verts, le Front de Gauche et le NPA totalise un score remarquable et même exceptionnel grace à la forte poussée des Verts.

    Ces résultas doivent cependant être analyser avec prudence, l'élection au parlement européen étant peu représentatif des autres scrutins en France.

    De plus, l'abstention massive fausse considérablement les conclusions qui peuvent être titées après ce vote.

    Voici un article du"Monde diplomatique" sur ce phénomène inquiétant pour la démocratie :

     

    Les élections européennes de juin 2009 ont vu l’abstention progresser dans tous les pays de l’Union : 56,9 % en moyenne, 59,35 en France (4,34 % de bulletins blancs et nuls). Le Parlement de Strasbourg est donc élu sur une base démocratique étroite qui questionne sa capacité à représenter vraiment les peuples.

    vote1.jpgCertains commentateurs ont avancé l’idée que les questions européennes n’intéressaient pas les électeurs. Mais, il y a 4 ans, la campagne sur le traité constitutionnel avait mobilisé, pendant de longs mois, la grande majorité des citoyens. Ce serait donc plutôt les élections au parlement elles-mêmes qui suscitent la réticence, voir l’hostilité. Le mépris du vote du 29 mai 2005 a d’ailleurs sans doute joué dans le refus de nombreux électeurs de se déplacer pour mettre un bulletin dans l’urne. On note à cet égard que, pour la première fois, plusieurs textes ont circulé, notamment sur Internet, appelant au boycott du scrutin européen. Selon ces textes, l’abstention était un choix politique basé sur le fait que le parlement européen n’est pas un vrai parlement et que, même s’il est doté de pouvoirs certains, il agit dans un cadre fondamentalement non démocratique que la participation électorale légitimerait.

    Pourtant, malgré ces critiques de fond et les réticences des citoyens, tous les partis politiques ont joué le jeu de ces élections fantomatiques et personne ne représentait les abstentionnistes sur les plateaux des soirées électorales. Cette situation invite à une réflexion de fond sur les dysfonctionnements de nos démocraties et la nécessité de modifier en profondeur le système institutionnel et politique, tant européen que national.

    Anne-Cécile Robert
  • Votez aux élections européennes

     

    Cette note est la 1001ème de ce blog.

     

    Afin de démarrer pour le mieux ce nouveau millier de publications, nous reproduisons dans son intégralité l'éditorial de Raymond Goury, qui est paru dans "L'An Vert" n° 25 de mai 1999.

    C'est un hommage à Raymond, dont l'analyse de 1999 reste valable dans son intégralité (même si les chiffres ont bien entendu évolué).

    C'est aussi un appel au vote pour dimanche, en laissant le choix à nos lecteurs entre les listes "gauche radicale" (Front de gauche et NPA) ou la liste des Verts.

    Pour des arguments complémentaires, voir l'appel des "Alternatifs", ou celui de Clémentine Autin,  ou aller sur le site de "Europe Ecologie", du Front de Gauche, ou du NPA, mais nous jugeons que nos lecteurs sont assez grands pour se faire une opinion. Alors,dimanche, allez voter pour la liste dont vous vous sentez le plus proche, faites passer le message que cette politique libérale devient de plus en plus insupportable et que d'autres choix sont possibles.

     

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    QUELLE EUROPE AU 21 ème SIECLE ?

    Au 20 ème siècle, l'Europe a été et reste le théâtre de guerres fratricides, de pillage économique, de fracture sociale, de paupérisation (18 millions de chômeurs et 50 millions de pauvres) et d'atteinte à la santé (Tchernobyl, sang contaminé, vache folle, Organismes Génétiquement Modifiés, viande aux hormones...). Bilan peu flatteur !

    Quelle sera l'Europe au siècle prochain?

    Elle sera ce que nous la ferons avec la mobilisation des victimes du libéralisme.

    Le libéralisme économique, c'est la liberté pour les forts d'écraser les faibles, pour les multinationales de licencier, de délocaliser, d'imposer la loi du marché et la libre concurrence et de désertifier les zones non rentables.

    L'Europe de Maastricht (même pour le centre gauche social démocrate) se veut libérale.

    L'Europe que nous voulons est une Europe sociale.

    Cela implique:

    - des minima sociaux européens suffisants et un SMIC commun,

    - une réduction de travail créatrice d'emplois, donc sans flexibilité ni
    annualisation; l'abaissement de l'âge de la retraite pour donner du travail aux jeunes,

    - l'accès pour tous aux biens indispensables (santé, formation ,logement, eau,
    électricité). Le PC, les Verts, la LCR et L.O. partagent notre combat.

    L'Europe doit être écologique

    Les Européens doivent être protégés contre les pollutions; le développement industriel ou agricole doit ménager l'avenir. La France doit progressivement abandonner le nucléaire comme ses voisins. Avec les Verts, nous menons ce combat.

    L'Europe doit être indépendante

    Avec la guerre des Balkans, l'Europe est tenue en laisse par les USA. Les gouvernements l'acceptent. Il faut réagir, comme il faut refuser l'hégémonie économique des USA, l'hégémonie culturelle, l'hégémonie militaire.

    L'Europe doit être démocratique et laïque

    L'Europe a été confisquée par une bourgeoisie financière, avec l'aide d'institutions technocratiques sans contrepoids ni contrôle. (Banque centrale Commission...). Il faut un exécutif élu par un parlement doté de pouvoirs réels.

    Nous luttons depuis des années avec la Gauche progressiste (PC, LCR, Verts) pour la paix, l'emploi, la justice et le progrès social.

    Un succès significatif de ces partis dynamiserait l'ensemble de la gauche et serait propice à de puissants mouvements revendicatifs européens.

    Raymond Goury

  • Les services publics et l'Europe

    Voici un communiqué de la convergence  des collectifs pour la défense et le développement des services publics

     

     

    NOS EXIGENCES DE SERVICE PUBLIC EN EUROPE
    Fidèle aux valeurs qu’elle a toujours portées depuis sa création, la Convergence tient à s’inscrire dans
    le débat des élections du Parlement Européen.
    Depuis une vingtaine d’années, l’Union Européenne n’a cessé de pratiquer une politique de
    privatisation et de libéralisation aboutissant à une mise en concurrence réglementéearton929.jpg
    des services publicset la disparition d’un certain nombre d’entre eux.
    Cette politique apporte tous les jours la preuve de son
    inefficacité à répondre à la satisfaction des besoins de tous dans l’égalité.
    Elle se manifeste par la dégradation des conditions de travail et d’emploi, la régression de la qualité
    du service rendu aux usagers et par des hausses tarifaires socialement injustifiables.
    Tous les jours, on peut constater le divorce grandissant entre les peuples
    de l’Union Européenne et le fonctionnement de ses institutions.
    Parce que nous considérons que la mise en oeuvre de politiques publiques d’intérêt général en Europe
    ne peut se passer des outils publics garantissant les principes de continuité, d’égalité, de péréquation et
    de solidarité, la convergence interpelle les candidats
    et leur demande de se positionner clairement sur l’exigence de service public :
    - En premier lieu, la reconnaissance pleine et entière des services publics doit figurer dans les traités,
    contrairement à la place qui leur est réservée aujourd’hui. Il s’agit,
    par toute une série de mesures législatives et juridiques, de garantir leur existence et
    leurs missions tout en les sortant du champ de la concurrence.
    - L’Union Européenne doit favoriser la cohérence et la coopération des politiques publiques. Cela
    peut aller jusqu’à la création de services publics européens, à l’issue d’un débat démocratique. Dans ceservice_public.jpg
    cadre, chaque pays doit disposer de la faculté d’organiser
    ses services publics comme il l’entend pour l’exercice des droits fondamentaux.
    - Il est nécessaire de remettre en cause toutes les dispositions législatives et juridiques qui constituent
    une menace ou une entrave à l’existence et au fonctionnement des services publics. La politique
    européenne en matière d’aides d’Etat doit être reconsidérée. Il convient de remettre en cause un certain
    nombre de directives, à l’image de la directive postale applicable au 1er janvier 2011.
    Dans le contexte actuel de crise du système capitaliste, largement provoquée par la domination
    du marché libre et non faussé, il faut mettre en place d’autres logiques politiques centrées sur le
    développement des services publics et des biens communs.
    C’est à cette condition que des politiques publiques garantes d’égalité et de solidarité, écologiquement
    responsables pourront prévaloir en matière d’emploi, d’éducation et de formation, de politiques
    industrielles, d’équipements et d’infrastructures répondant aux besoins sociaux.
    La crise appelle à de profonds changements de cap pour ouvrir
    à toutes et tous des perspectives et que personne ne soit laissé pour compte.
    La Convergence souhaite donc que les candidats s’expriment clairement sur ces éléments qu’elle
    considère essentiels dans le débat public européen et coopérera activement avec celles et ceux, qui
    partageant ces valeurs, sont prêts à s’inscrire dans cette démarche et à l’enrichir.
    Le 22 mai 2009