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politique nationale - Page 306

  • La Poste bientôt privatisée

    Le Changement de statut de "La Poste" était à l'ordre du jour du conseil des ministres de ce jour.

     

    Le gouvernement,  en particulier par les voix de Christian Estrosi  et Chistine Lagarde, affirme que ce changement de statut ne doit pas être considéré comme le début d'une privatisation. Ils répètent que l'actionnariat sera à 100% public . D'après eux, le changement aurait comme seul but de favoriser l'entreprise face à la concurrence qui s'annonce en Europe. Ils donnent malgré tout l'impression d'insister un peu trop, et de nous prendre pour des naîfs.

    Le prétexte est bien l'ouverture à la concurrence"grâce" à l'Europe. Bien entendu, ce qui va être concurrentiel, ce sont les secteurs rentables.LogoPoste.gif Et pour se situer dans les plus performants, il faudra faire des économies dans les secteurs non rentables, comme la distribution du courrier dans les zones rurales. Ce qui existe déjà comme les fermetures de bureaux et la diminution de la qualité du service postal n'est qu'un début.

    La privatisation est le but à moyen terme, histoire de rendre les salariés moins protégés, et de mieux faire passer la disparition de la notion de service public. Les promesses n'engagent pas ceux qui les font, et comme d'habitude elles seront bien vite oubliées.

    Le site nouvelobs.com reprend utilement les exemples de GDF et de France Telecom ; c'est édifiant.



    "C'est clair, c'est simple et c'est net"


    "Pas de privatisation" : c'est ce qu'avait soutenu en 2004 Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances au moment de l'augmentation du capital d'EDF-GDF. Le 6 mai 2004 lors d'un déplacement à Chinon (Indre-et-Loire), Sarkozy contente les représentants syndicaux de l'entreprise énergétique devant les caméras de télévisions : "On ne viendra pas à la privatisation, c'est clair, simple et net". Et à nouveau pour sommaire_pic.jpgtout ceux qui n'avait pas bien entendu : "Il n'y aura pas de privatisation d'EDF et Gaz de France, c'est clair, c'est simple et c'est net."
    Le 15 juin 2004, il réaffirme avec aplomb devant les députés : "EDF-GDF ne sera pas privatisée, le gouvernement ne le souhaite pas et l'Europe ne nous le demande pas".
    Toutefois, pour qu’EDF et Gaz de France puisse "lutter à armes égales contre leurs concurrents", Nicolas Sarkozy estime qu'il est "indispensable de transformer ces établissements publics en sociétés anonymes."
    Le 22 juillet 2004, le Parlement vote l'ouverture du capital de Gaz de France (GDF) avec une participation de l'Etat ne pouvant pas descendre au-dessous de 70%.
    Quatre années plus tard, jour pour jour, le tout nouveau groupe GDF-Suez est coté en Bourse. L'Etat ne détient que 35,6% de son capital.

    "Le changement de statut de l'entreprise est nécessaire"


    Autres temps, autres pratiques. En juin 1996, le gouvernement Juppé promulgue les lois de déréglementation et d’ouverture à la concurrence de France Télécom. Selon un modèle déjà bien rodé, l'opérateur public est transformé en société anonyme. "Le changement de statut de l'entreprise est nécessaire", explique alors le ministre des Technologies de l'Information et Poste, François Fillon, "dans la perspective d'une ouverture à la concurrence". Il est évidemment entendu que l’Etat conservera au moins 51% de son capital.
    La dissolution de l'Assemblée nationale en 1997 retarde l'ouverture du capital de l'opérateur téléphonique. Au nom de la défense des services publics, chère à la gauche, les socialistes s'engagent lors de la campagne législative à stopper le processus de privatisation. "Parce qu’il y a mission de service public, les socialistes souhaitent que France Télécom reste avec un capital à 100 % public", indique Dominique Strauss-Kahn. Une fois nommé Premier ministre, Lionel Jospin se ravise et fixe les modalités d'une privatisation partielle, qui conduit à la 23052006_big_436.jpgmise sur le marché 20,9% du capital de France Télécom. Cette ouverture du capital, "lui permettra de rester l'un des tous premiers opérateurs mondiaux", justifie-t-il. La vente des actifs de l'Etat se poursuit.

    Privatisation


    En décembre 2003, les députés adoptent une loi permettant à l’Etat de réduire sa participation sous le seuil de 50% du capital de France Télécom. Le ministre de l'Economie de l'époque, Francis Mer, défend les choix du gouvernement : "Le fait de voir son capital figé par une obligation juridique peut devenir un handicap stratégique pour l'entreprise."
    Nicolas Sarkozy transforme l'essai le 1er septembre 2004. France Télécom est privatisée. Aujourd'hui l'Etat ne détient plus que 26,65% de son capital.
    A la lumière de ces précédents, il faut donc croire le chef de l'Etat : "La Poste changera de statut, mais ne s'ouvrira qu'à des capitaux publics".

  • pouvoir et copinage

    La démocratie nécessite que le pouvoir politique soit contrôlé par d'autres pouvoirs indépendants : presse, justice,...

    Avec Sarkozy, et R Dati, l'indépendance de la justice a pris de sacrés coups, ce qui a provoqué beaucoup de réactions dans le monde judiciaire.

    Pour la presse, le pouvoir politique peut compter sur des patrons amis (TF1, Le Figaro,etc). Il peut aussi nommer les responsables de l'audiovisuel public, en s'assurant ainsi au moins une neutralité bienveillante.

    Le scandale des sondages payés par l'Elysée et revendus à des journaux est un exemple particulièrement choquant de la confusion entre information et communication officielle.

    Voici un article du Monde diplomatique sur ces faits:

     

    Manipulations de l'opinion aux frais du contribuable

    Un rapport de la Cour des comptes a révélé l'existence d'une convention, signée le 1er juin 2007, entre la présidence de la République et un cabinet d'études chargé de commander des sondages à l'institut Opinion Way « pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros ». Sur les trente-cinq études facturées en 2008, au moins quinze, payées 400 000 euros par l'Elysée, ont aussi été publiées par Le Figaro - dirigé par M. Etienne Mougeotte, ancien PDG de TF1 - et LCI. Connu pour produire des sondages particulièrement complaisants à l'égard du chef de l'Etat, Opinion Way réalise ses « enquêtes » en ligne, ce qui fait encore chuter le crédit déjà très limité qu'on pouvait leur accorder (lire « Consécration pour les sondages en ligne », par Alain Garrigou, La valise diplomatique, 25 mai 2009).

    Le cabinet en cause, Publifact, est dirigé par M. Patrick Buisson, proche conseiller de M. Nicolas Sarkozy. En 2008, Publifact a encaissé pour cette activité de conseil 10 000 euros d'honoraires mensuels. Directeur de la chaîne Histoire, M. Buisson est aussi l'ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute.

     

    1_67.jpgPatrick Buisson( photo ci-contre), proche du président est donc au centre de ce scandale. Il dirige la Chaîne "Histoire" qui appartient à TF1. Cette chaîne est l'objet d'un autre méli-mélo politico-financier, que relate "Le Monde" . Cela fait beaucoup pour un seul homme, qui bénéficie pour des entreprises qu'il dirige d'apport financier venant du pouvoir qu'il conseille.


    La chaîne privée Histoire a-t-elle bénéficié des mannes du ministère de la culture du fait de la proximité de son directeur général, Patrick Buisson avec Nicolas Sarkozy, dont il est un des conseillers officieux ?

    Entre 2008 et 2009, 270 000 euros ont été accordés par la rue de Valois à cette chaîne de télévision diffusée sur le câble et le satellite, détenue à 100 % par TF1. Selon les explications officielles fournies au Monde par le ministère de la culture, la somme accordée à la chaîne Histoire visait à "valoriser l'action du ministère en faveur du patrimoine".

    Après avoir pris part à la campagne présidentielle de M. Sarkozy, M. Buisson ex-proche de l'extrême droite, ancien journaliste à Minute et à Valeurs Actuelles, a quitté LCI en novembre 2007. Il a alors été nommé à la tête de la chaîne Histoire, dont le PDG est Laurent Solly, ex-directeur de campagne adjoint du candidat Sarkozy.

    Au printemps 2008, le ministère de la culture a publié un appel d'offres pour obtenir le droit d'utiliser un programme de télévision disponible sur le marché "à des fins de communication institutionnelle". Il se trouve que le directeur de la chaîne Histoire, M. Buisson, a alors le projet de consacrer une émission au patrimoine.

    PARRAINAGE

    L'affaire s'est conclue très vite. Pour les marchés publics inférieurs à 133 000 euros, les délais légaux sont très rapides. L'appel d'offres est publié le 29 avril. La commission qui est chargée au ministère d'attribuer les marchés a retenu la candidature de la chaîne, le 23 mai. Malgré l'absence de concurrent susceptible d'être mieux-disant, le ministère ne déclare pas l'appel d'offres infructueux. "Le prix proposé par la chaîne nous a semblé raisonnable", insiste-t-on rue de Valois.

    Le ministère obtient ainsi le droit de rediffuser l'émission, intitulée "Vive le patrimoine", et verse, 65 000 euros HT à la chaîne dirigée par M. logo_histoire.jpgBuisson. Cette somme est suivie d'un second versement de 35 000 euros HT par le ministère, pour obtenir le droit d'avoir son logo au générique de chaque émission. " Puisqu'il s'agit cette fois d'un accord de parrainage, un second appel d'offres n'est pas nécessaire", explique-t-on rue de Valois.

    Après l'obtention de ce premier marché pour un total de 120 000 euros TTC, l'administration a signé, le 9 juin 2009, un nouvel accord avec la chaîne Histoire pour un montant total de 150 000 euros. Cette fois encore le marché s'est conclu sans aucun appel d'offres, puisqu'il s'agit toujours d'un contrat de parrainage.

    Discret avant le premier marché, M. Buisson s'est manifesté auprès de Mme Albanel de nombreuses fois avant le second accord de juin 2009. La ministre et le conseiller de M. Sarkozy ont déjeuné plusieurs fois ensemble "pour évoquer avec elles ses relations avec le président de la République", confie le même proche de la ministre. Quelques jours avant le remaniement du 23 juin, M. Buisson s'est fait fort de promouvoir son action à l'Elysée.

    "Il aurait été demandé deux fois plus à la ministre, Christine Albanel, elle aurait signé des deux mains pour être dans les petits papiers de M. Buisson", assure une source proche de l'ex-ministre de la culture, qui tient à garder l'anonymat par crainte pour sa carrière.

    Le ministère du tourisme parraine lui aussi la même émission. "Il est normal que le ministère cherche à valoriser son action en participant à un programme sur le patrimoine", explique le cabinet du ministre Hervé Novelli, un proche de M. Buisson depuis de nombreuses années. Son administration n'a pu communiquer à ce jour le montant des crédits ni les modalités de leur affectation.

    Sollicité par Le Monde, M. Buisson a répondu qu'il ne voulait pas s'exprimer. Il a précisé qu'il n'avait pas "à déférer au tribunal médiatique" et qu'il était "garant de l'intégrité de la chaîne qu'il dirige".

    Béatrice Jérôme

     

     

     

  • Il y a comme un malaise.

    Quand le président fait un malaise, c'est une affaire d'Etat.

     

    En particulier quand le régime devient hyperprésidentiel, les problèmes de santé du chef de l'Etat ne peuvent rester dans le domaine privé.

    C'est pourquoi nous nous permettons quelques commentaires sur les éléments qui sont à notre disposition à l'heure actuelle.

    L'ami du président, Patrick Balkany, a fait très rapidement savoir qu'il s'agissait d'un malaise vagal, très bénin. Mais le fait que ce malaise soit survenu à l'effort, et l'hospitalisation de Sarkozy ne colle pas très bien avec cette version.

    Plus intéressant est le communiqué de ce jour de la présidence. Le voici en entier:


    "Aujourd'hui en fin de matinée, alors qu'il effectuait un jogging dans le parc du Château de Versailles, le 72088-23087.jpgprésident de la République a été pris d'un malaise. Ce malaise, qui est survenu après 45 minutes d'exercice physique intense, ne s'est pas accompagné d'une perte de connaissance. Il a conduit le président à interrompre son effort et à s'allonger avec l'aide d'un proche. Le médecin de l'Élysée qui était à proximité a apporté les premiers soins et a prévenu les secours.
    Le président a été transporté en hélicoptère à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce où des examens de contrôle sont réalisés depuis 13h45. L'examen clinique et les examens complémentaires à visée neurologique sont normaux (bilan sanguin, électroencéphalogramme, IRM). La surveillance cardiologique, systématiquement pratiquée dans de telles circonstances, se poursuit jusqu'à demain matin.
    Entre-temps, le président de la République se repose. Il a reçu ses proches collaborateurs afin de se tenir informé de l'actualité.
    Un nouveau bilan sera communiqué demain"


    Plusieurs points attirent l'attention:


    Des examens poussés ont été pratiqués ( dont une IRM), examens totalement inutiles s'il s'agit d'un malaise vagal.


    Il est fait état d'une surveillance cardiologique qui sera poursuivie jusqu'à lundi. Le communiqué affirme qu'une telle surveillance est systématique dans de telles circonstances.Mais il n'y a rien de très précis sur ces circonstances, et ce communiqué ne mentionne pas le terme de malaise vagal.


    Car le plus intéressant dans ce texte est ce qui n'y figure pas. Outre le fait que le terme de malaise vagal ne soit pas repris, on note qu'il est bien écrit que les examens complémentaires neurologiques sont normaux, et que par contre il n'est pas fait état des examens complémentaires cardiologiques. Dans ces circonstances, ils sont les plus importants, et ne pas les mentionner est pour le mois curieux.



    Ce communiqué, et les versions semi-officielles type Balkany nous laissent une sensation de...malaise, c'est le cas de le dire.

    D'autant que l'histoire médicale des présidents français est riche de mensonges, parfois énormes (de Pompidou à Mitterrand ...).

    Alors qu'est-il arrivé à Sarkozy ce jour ? On finira bien par le savoir tôt ou tard, mais restons très prudent par rapport à la communication officielle.

  • Hadopi 2 : le report

    Le vote d'une loi réprimant le téléchargement sur internet s'avère bien difficile pour la majorité.

     

    mitterrand%20fr%C3%A9d%C3%A9ric.jpgSarkozy a pourtant fait de ce texte une priorité, mais la première version a été censurée par le conseil constitutionnel. Il n'est pas possible de couper l'accès à internet sans passer par un juge.

    Le gouvernement a fait promulguer la loi sans cette disposition. Et il pensait faire adopter une nouvelle version très rapidement par le parlement.

    Mais la majorité ne montre pas d'empressement à voter ce texte, et l'opposition fait de la résistance. La loi ne pourra être adoptée faute de temps lors de cette session du parlement. Le vote du texte est reporté en septembre, avec toujours des incertitudes sur la position du conseil constitutionnel, et sur la position de la justice européenne.

    Notre nouveau ministre de la culture a encore du souci à se faire pour ce cette qui a fait chuter celle qui l'a précédé( Christine Albanel).

    Voici un compte rendu tiré du site Nouvelobs.com

     

    La gauche a remporté mardi matin "une première bataille", selon Jean-Marc Ayrault. A la demande des groupes socialiste et communiste, le vote solennel a été reporté à la session extraordinaire qui doit s'ouvrir le 14 septembre, a annoncé le président Bernard Accoyer. Quoi qu'il arrive, le débat sera suspendu vendredi, dernier jour de cette session extraordinaire de juillet. Des travaux de réfection de la verrière du Palais-bugxx2.gifBourbon et de câblage de l'hémicycle sont programmés à partir de samedi matin.

    Le président du groupe UMP Jean-François Copé s'est joint à cette demande, qui arrange l'ensemble des députés pressés de partir en vacances. Et évite d'avoir à mobiliser des députés de la majorité peu enthousiastes sur ce texte. Mardi matin, les députés UMP étaient minoritaires lors d'une réunion de la commission des Affaires culturelles sur les amendements, obligeant la présidente Michèle Tabarot (UMP) à reporter la réunion au début d'après-midi.

  • Le FN battu

    Finalement, le FN n'a pas réussi à s'emparer de la mairie de Henin-Beaumont


    Cette élection a été provoquée par les malversations de l'ancien maire PS. Cette situation ajoutée aux divisions locales faisait craindre le gain pour le FN qui avait fait de cette ville un enjeu national.

    Marine LePen voulait prendre appui sur une victoire pour asseoir une crédibilité nationale . On se réjouit donc doublement de cette défaite, qui la décrébilise quelque peu.

     

    Voici les chiffres donnés par le site de FR3:actu-politique-Marine-Le-Pen_articlephoto.jpg


    Le candidat divers gauche devance son adversaire FN de 550 voix.

    Il n'avait rassemblé que 20,19% au premier tour contre 39,34% pour son adversaire Steeve Briois. Daniel Duquenne a réussi son "front républicain" contre le Front National.

    Avec un total de 52,38% des voix, le report des voix de gauche a mieux fonctionné que prévu pour le chef de ville de l'Alliance Républicaine. Steeve Briois rassemble lui 47,62%. Sur l'ensemble de la ville, 550 voix séparent les deux listes. Le taux de participation définitif : 62,38%. Le premier conseil municipal devrait être convoqué dimanche prochain.

     

     


  • des convergences à gauche

    Après les élections européennes, se profilent déjà les élections régionales.

     

    Dans cette perspective, des rencontres ont lieu entre différents courants "à gauche de la gauche". Ceci va-t-il déboucher sur une position commune? l'enjeu est important, et beaucoup suivent ces discussions avec intérêt.

    Voici le point de vue des Alternatifs, et celui de Clémentine Autin.

     

    Communiqué des Alternatifs en date du 1er juillet 2009arton163-f780f.png


    Lors de récentes rencontres avec le NPA et le PG, les Alternatifs ont pu constater de substantielles convergences, tant sur la nécessité de construire des mobilisations sociales et écologiques larges, offensives et propositionnelles, que sur les perspectives politiques.


    Ces convergences portaient notamment sur la nécessité d’un rassemblement durable de la gauche de transformation sociale et écologique et de l’écologie antilibérale, un front commun regroupant les organisations politiques et en lien avec les mobilisations citoyennes et altermondialistes, présent sur tous les terrains de lutte et en mesure de changer les rapports de forces dans les urnes. L’échéance des élections régionales doit permettre de concrétiser ce rassemblement durable.

    Une déclaration commune du NPA et du PG, rendue publique le 30 juin, propose la mise en oeuvre d’une démarche unitaire sans exclusive.

    Les Alternatifs sont prêts à s’associer à une telle démarche.

    C’est l’orientation qu’ils défendront, lors de leurs prochaines rencontres avec les organisations de la gauche de gauche, dont le PCF dans les prochains jours.

    Ils se réjouissent que leur Université d’été de Dunkerque soit l’occasion d’un débat public, le samedi 4 juillet, entre les représentant-e-s des organisations d’un possible front commun durable pour la transformation sociale et écologique.

     



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    Une rencontre a eu lieu aujourd’hui entre le NPA d’Olivier Besancenot et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. A l’issue, les deux forces ont rédigé un communiqué commun : vous pouvez le consulter, au choix, sur www.lepartidegauche.fr ou www.npa2009.org. L’engagement unitaire dans les luttes contre les ravages de la politique Sarkozy est réaffirmé avec force. Et un groupe de travail va se mettre en place, ouvert aux partenaires disponibles, pour travailler concrètement à la constitution de listes unitaires de l’autre gauche, indépendantes du PS.

    Même s’il ne s’agit à ce stade que d’un début de discussion et que personne ne peut présager de la réussite in fine de la démarche, on avance…

    Je ne doute pas que les questions de fond seront vite surmontées (on avait bien réussi à bâtir 125 propositions pour la candidature unitaire introuvable en 2007 !) et que les divergences stratégiques peuvent être positivement dépassées (autonomie vis-à-vis du PS au premier tour, fusion avec les listes de gauche au deuxième tour pour battre la droite). Il s’agit bien d’une union et pas d’une fusion entre les différentes composantes susceptibles d’être réunies. Reste à convaincre le PCF d’être partie prenante de cette démarche, ce qui devrait être possible si l’on en juge par les appels à poursuivre le Front de Gauche qui n’ont pas manqué chez les communistes depuis le relatif succès de cette union aux européennes : il y a de quoi être optimiste.

    En attendant, je suppose que la Fédération sociale et écologique, à laquelle j’appartiens, va être sollicitée et associée à cette démarche lancée par le PG et le NPA. En effet, cette dernière correspond à l’état d’esprit de la déclaration adoptée lors de notre dernière rencontre nationale. Il faudra mettre toutes nos forces pour que le rassemblement soit le plus large possible, aux régionales et bien au-delà. C’est la seule méthode qui permette de sortir du concours de nains et de peser politiquement.Or, vu la situation sociale, économique, politique, il y a urgence…

    Bon, chat échaudé craint l’eau froide…  Mais quand même, ça me fait bien plaisir que l’idée de rassemblement reprenne du poil  de la bête.

    Clémentine Autain

  • Hénin-Beaumont : 100 % contre Le Pen

    Communiqué de la LDH


    Sept ans après le séisme du 21 avril 2002, quatorze ans après Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, la réplique d’Hénin-Beaumont a le goût amer du déjà-vu.

     

    Sept ans après le séisme du 21 avril 2002, quatorze ans après Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, la réplique d’Hénin-Beaumont a le goût affiche_henin_beaumont_pour_vous_steeve_briois_marine_le_pen_500.jpgamer du déjà-vu. Image affligeante du politique, ajout d’une division suicidaire au dégoût devant la corruption : nous ne pouvons pas assister à ce spectacle mortifère en détournant les yeux.

    Au lendemain d’un premier tour catastrophique, la LDH appelle solennellement à l’unité républicaine contre l’extrême droite, sans délais ni prétextes.

    La responsabilité de chacune des deux listes qui peuvent fusionner est à la hauteur de l’enjeu. Relancer l’extrême droite en pleine crise sociale serait la pire des fautes morales et politiques. Il est encore temps de ne pas la commettre.