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impôts

  • Non imposable

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    Dessin du Canard Enchaîné

    Lien permanent Catégories : humour Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Professions libérales : 500 millions d'impôts en moins.

    Sarkozy ne compte plus tellement de supporters capables de le soutenir aux prochaines élections.

     

    C'est une bonne raison pour essayer d'en garder quelques uns dans les milieux socio-économiques qui lui sont le plus favorables.

    Ainsi pour les personnes âgées, le thème de l'insécurité est toujours bon à agiter, même si l'ex-ministre de l'intérieur ne peut présenter que des résultats bien médiocres en ce domaine. Il est vrai qu'il ne s'attaque jamais aux causes ; il est pourtant certain que l'exclusion dont est victime toute une partie de la population ne peut que favoriser la marginalité et la délinquance.

     

    Il espère aussi pouvoir compter sur les professions libérales (médecins, pharmaciens, notaires, avocats, ...) qui constituent traditionnellement un réservoir de votes pour la droite.

    Pour ces personnes, l'argument du cadeau fiscal a du apparaître pertinent à notre président. Il vient de renoncer avec son gouvernement à une rentée fiscale de 500 millions. (voir Les Echos)

    bl_111224536_px_501__w_lanouvellerepublique_.jpgIl faut savoir que lors de la réforme de la taxe professionnelle, il a été décidé de ne plus la faire reposer que sur la valeur ajoutée et la valeur locative liées à leur activité.

    Pour les professions libérales, ces deux postes sont très faibles, il était donc prévu de les taxer sur leurs recettes. Mais le Conseil Constitutionnel a censuré cette disposition au nom de l'égalité entre toutes les entreprises.

    Le gouvernement n'envisage pas de revoir sa copie, et on obtient donc une belle réduction d'impôt pour ces professions.

    Par la politique fiscale, on peut juger objectivement les choix politiques d'une équipe : bouclier fiscal, réforme de la taxe professionnelle, abandon de la taxe carbone, ... voici des mesures qui donnent une image très réaliste de l'équipe Sarkozy Fillon.

  • 10 milliards d'impôts en plus : qui va payer ?

    Sarkozy et Fillon annoncent un "rabotage" des niches fiscales.

     

    Celles-ci permettent de réduire l'impôt versé, et jusqu'à preuve du contraire quand on diminue une réduction on augmente la somme à payer.

    Mais nous sommes dans l'ère de la communication, et il plus correct d'annoncer la fin de niches fiscales niche-fiscale.jpgque de prononcer les termes d'augmentation d'impôts.

     

    A ce sujet, Xavier Bertrand ne veut pas entendre parler d'une augmentation généralisée. Qu'il se rassure, avec le bouclier fiscal, les grandes fortunes ne seront pas touchées : puisqu'un plafond a été fixé, les plus riches n'ont rien à craindre de ces mesures.

     

    Pour les plus pauvres, cela ne change rien non plus, sur le plan fiscal. Les moins riches ne bénéficient pas de ces niches, la majorité d'entre eux est exonérée d'impôts sur le revenu.

    Mais on sait que les dotations aux collectivités vont baisser, et que la Sécurité Sociale va devoir faire des économies. Ce sont donc ces mécanismes de redistribution des richesses qui vont moins bien fonctionner : c'est là une manière de faire payer les pauvres.

     

    Les classes moyennes seront directement touchées par ces augmentations d'impôt, ainsi que par d'autres mesures dont le gel des salaires des fonctionnaires.

    Le gouvernement va chercher encore d'autres moyens de remplir ses caisses, vidées par ses choix politiques (baisse d'impôts, aide massive aux banques,...).

     

    Il va être obligé de demander la contribution du plus grand nombre, et seuls les plus riches seront épargnés.

  • Un couple idéal ?

    Faut-il avouer que nous ne fréquentons pas habituellement Eric et Florence Woerth?

     

    Pourtant il nous semble que ce couple représente parfaitement un certain idéal de vie. Un mari 12988_eric-woerth-et-son-epouse-florence-le-2-mars-2010-au-palais-de-l-elysee-a-paris.jpgministre, qui a été jusqu'à très récemment en charge du budget (et par ailleurs de la trésorerie de l'UMP), et une épouse embauchée comme conseillère fiscale de la première fortune de France.

    Tout cela est d'ailleurs parfaitement légal, ce qui montre bien le type de situation que le législateur (c'est à dire la majorité parlementaire) accepte comme normal.

    Il n'y aurait pas conflit d'intérêt entre le ministre qui pilote le budget de l'état, et sa femme qui pilote une immense fortune privée ?

    Des récentes publications d'enregistrements de conversations téléphoniques sont édifiantes : le conseiller de madame Bettencourt lui propose de faire des dons à Valérie Pécresse, à Eric Woerth et à Nicolas Sarkozy.

    Il ne s'agit manifestement pas d'un simple soutien politique.

    Ces mêmes enregistrements laissent entendre qu'il y a de l'évasion fiscale organisée chez madame Bettencourt.

    Cela doit être vrai, puisqu'elle annonce qu'elle va rapatrier ses avoirs envolés à l'étranger. Comme si il suffisait d'arrêter de tricher pour être honnête.

    Dans un genre tout à fait voisin, le ministre annonce la démission de sa femme de sa fonction de conseillère fiscale. Mais pourquoi partir s'il n'y a aucun problème?

    Il apparait très clairement qu'une personne doit démissionner immédiatement : C'est Eric Woerth; sa position est totalement immorale et indéfendable.

    On ne comprend  très bien pourquoi cette décision n'a pas été prise depuis les premières révélations à ce sujet : plus c'est gros, plus cela passe semble être sa seule défense.

  • Merci pour votre générosité

    La préfecture  publie les chiffres de l'intervention financière de l'Etat dans les Ardennes.


    Vous pourrez lire ces chiffres et les commentaires du préfet sur le site de la préfecture.

     

    Nous n'allons pas commenter ces données dans leur totalité. On remarque que le Préfet se réjouit d'être le premier employeur des Ardennes, avec " des agents de la fonction publique qui contribuent, avec leur famille, au développement de l'économie locale".

    Il faut donc bien admettre que la politique gouvernementale actuelle, qui supprime un poste sur deux de fonctionnaires partant à la retraite, contribue au déclin de l'économie locale: c'est un choix politique particulièrement dogmatique, que même le président de la Cour des Comptes critique.

     

    tva.jpgParmi les chiffres à méditer, il y a celui des recettes : elles se montent à environ 559 millions d'euros pour 2008.

    La TVA représente plus de la moitié de cette somme : 283 millions d'euros. Cette proportion est en hausse depuis 2006, et vient donc de franchir la barre des 50%.

    L'impôt sur le revenu et celui sur la fortune apportent à eux deux 114,6 millions d'euros dans le département, très loin derrière la TVA.

    Ce déséquilibre entre les impôts indirects et les impôts directs est une marque forte d'un choix politique et social.

    Un impôt indirect comme la TVA est payé par tous, et au même taux : c'est l'imposition la plus injuste, pour lequel le pauvre et le riche payent la même somme pour un achat donné.

    L'imposition directe est plus juste, malgré des dispositions comme le bouclier fiscal. En principe, les gros revenus payent plus que les petits revenus.

     

    La balance entre les deux impositions est un signe très représentatif des choix faits par nos élus : Ici les chiffres sont clairs, dans les Ardennes, nos représentants de la majorité présidentielle préfèrent faire payer les pauvres que les riches C'est leur choix, ils n'ont pas à s'en cacher, même s'il n'y a pas de quoi être fier.

     

  • Gouverner, c'est choisir

    L'Etat de Californie vote un budget, comme tous les états des USA.

     

    Mais ce budget doit être voté en équilibre selon les lois américaines. Pas question de vivre sur un déficit colossal, comme celui des États-Unis.

    La Californie fait partie des états les plus touchés par la crise, en particulier dans l'immobilier. L'état et ses habitants font face à de très grosses difficultés.

    Arnold%20Schwarzenegger.jpgLe gouverneur, un certain Schwarzenegger, en est réduit à trouver 24 milliards de dollars. Deux solutions s'offrent à lui : augmenter les impôts ou diminuer les dépenses  (avec la possibilité de jouer sur les deux à la fois) . Mais les républicains refusent catégoriquement d'augmenter l'imposition qui toucherait en priorité les plus riches.

    Tout l'effort va donc être reporté sur la diminution des dépenses, et là ce sont les plus pauvres qui vont souffrir. Éducation, santé, aide sociale sont dans le collimateur. Ce choix est une vraie caricature des positions ultra-libérales : le moins d'état possible, laissons les plus forts continuer à gagner de l'argent, les plus faibles attendront des jours meilleurs.

    Voir un article de Libération sur ce thème.

    Pour votre info, un extrait d'un article de 20minutes.fr :

     

    ETATS-UNIS - Confronté à un déficit de 24 milliards de dollars, le gouverneur a décidé tailler de façon drastique dans les dépenses publiques pour ne pas augmenter les impôts...

    Le «golden state» a une drôle de manière de redorer son blason. Quand la Californie, état le plus riche des Etats-Unis, fait face à un déficit record, pas question d'augmenter les impôts. Le gouverneur, Arnold Schwarzenegger, préfère couper les budgets de l'éducation et de la santé. Un choix qui en dit long sur ses priorités.