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politique nationale - Page 300

  • Qu'il reste

    Nous avons dit dans une précédente note que pour Eric Woerth, cela commence à faire beaucoup. Depuis d'autres déclarations de témoins jettent encore plus le doute sur son action de ministre du budget et sur celle de sa femme employée pour gérer la fortune de madame Bettencourt.

     

    Malgré cela, il continue d'avoir la confiance du président et le soutien de l'UMP. Eric Woerth proclame son innocence et exclut de démissionner.

    EricWoerth20080718-5a151.jpgEt bien qu'il reste à son poste! Si toutes ces révélations sont fausses, le soufflé va retomber rapidement.

    Après tout, si le trésorier de l'UMP peut gérer d'une main les finances de son parti et de l'autre celle de la France, c'est probablement parce que les militants du parti présidentiel n'ont d'autre ambition que de servir tous les Français.

     

    Pourquoi voir un conflit d'intérêt entre ses activités de ministre et celles de son épouse. Un inspecteur des impôts ne peut avoir compétence dans un secteur où travaillerait son conjoint en tant que responsable de gestion d'un patrimoine.

    L'article 432-12 du code pénal réprime le fait  pour une personne dépositaire de l'autorité publique, de conserver un intérêt quelconque, direct ou indirect, dans une entreprise dont elle a la charge d'assurer la surveillance (...).On doit supposer que le ministre n'est pas dépositaire d'autorité publique, ou bien qu'il n'a aucun lien d'intérêt avec son épouse, ou alors qu'il n'était pas en charge de surveiller les finances des grandes fortunes.

     

    Nous continuons à penser qu'au delà du côté légal, c'est le versant politique et moral qui est le plus grave dans cette affaire. Reverser plusieurs dizaines de millions à la plus grande fortune de France, quel exemple éclatant des choix politiques de l'UMP.

     

    Alors oui, qu'il reste, comme incarnation ministérielle d'une politique au service des plus riches. Dans les 25% de Français qui approuvent encore les choix de Sarkozy, il probablement possible d'en convaincre quelques uns de changer d'avis.

  • Cela commence à faire beaucoup.

    Dans le cas d'Eric Woerth, la droite crie au lynchage médiatique.

     

    Mais les faits sont là, et personne ne les conteste. Quand il était ministre du budget, Eric Woerth a été très proche de Madame Bettencourt, la première fortune de France.

    Proche au point de diner avec elle, de recevoir de sa part un don pour un parti parfaitement inconnu qui soutient Eric Woerth dans sa vie politique locale.

    Il faut ajouter qu'il décore personnellement  de la légion d'honneur le conseiller financier de cette dame (sauf erreur de notre part, un conseiller financier a pour rôle principal de faire payer le moins d'impôt possible aux personnes qui s'adressent à lui).

    Et madame Woerth est embauchée dans la société qui gère une parie de la fortune de madame Bettencourt.

    988447.jpgDans tout cela, il n'y aurait rien d'illégal, le ministre n'y a vu aucun problème, pas même un conflit d'intérêt.

    On se demande bien pourquoi sa femme démissionne de son poste, peut-être que cela montre un petit malaise.

    N'oublions pas que pendant ce temps, le ministre reste trésorier de l'UMP : responsable du budget du pays et du budget d'un parti, est-ce vraiment compatible?

     

    En fait tout cela n'est pas très grave (!!??), il suffirait qu'il démissionne, et tout serait réglé.

    Un fait est beaucoup plus représentatif du fonctionnement de notre société sous ce gouvernement : c'est le remboursement de 30 millions d'euros à madame Bettencourt, dans le cadre du bouclier fiscal.

    Voila une mesure dont on voit très clairement l'utilité.

    Et on comprend pourquoi Nicolas Sarkozy en fait une mesure phare de sa présidence, et ne veut absolument pas revenir dessus.

  • Grève des auditeurs de France Inter

    porte et val.JPG

    Heure de début : jeudi 1 juillet 2010, à 00:00

    Heure de fin : vendredi 2 juillet 2010, à 00:00

    Lieu : Toute la France et au-delà, pour ceux qui écoutent via le satellite ou internet

     


     

     

    Val et Hees, fiers comme deux coqs dans leurs nouveaux costumes de premiers de la classe, obtenus non pas par leurs bons résultats mais pour avoir copiné avec la femme de "l'actionnaire principal", lancent une grande opération Radio Propre. Finies l'impertinence, la liberté de ton, la curiosité intellectuelle qui ont fait la grandeur de France Inter.

    Voici revenu le temps de la conformité, de l'indifférence et de l'information à la botte de la talonnette (et vice versa). Place à l'humour franchouillard des Grosses Têtes et de Bigard, aux émissions bêtifiantes des Fogiel et autres.

     

     

    Nous auditeurs, n'avons qu'un moyen de nous exprimer : la grève !

    Faire circuler

    Pétition

    Non à la suppression de la chronique humoristique de 7h55 !

    Cliquez sur le lien et signez

    http://petition.harrycow.fr/

  • Un couple idéal ?

    Faut-il avouer que nous ne fréquentons pas habituellement Eric et Florence Woerth?

     

    Pourtant il nous semble que ce couple représente parfaitement un certain idéal de vie. Un mari 12988_eric-woerth-et-son-epouse-florence-le-2-mars-2010-au-palais-de-l-elysee-a-paris.jpgministre, qui a été jusqu'à très récemment en charge du budget (et par ailleurs de la trésorerie de l'UMP), et une épouse embauchée comme conseillère fiscale de la première fortune de France.

    Tout cela est d'ailleurs parfaitement légal, ce qui montre bien le type de situation que le législateur (c'est à dire la majorité parlementaire) accepte comme normal.

    Il n'y aurait pas conflit d'intérêt entre le ministre qui pilote le budget de l'état, et sa femme qui pilote une immense fortune privée ?

    Des récentes publications d'enregistrements de conversations téléphoniques sont édifiantes : le conseiller de madame Bettencourt lui propose de faire des dons à Valérie Pécresse, à Eric Woerth et à Nicolas Sarkozy.

    Il ne s'agit manifestement pas d'un simple soutien politique.

    Ces mêmes enregistrements laissent entendre qu'il y a de l'évasion fiscale organisée chez madame Bettencourt.

    Cela doit être vrai, puisqu'elle annonce qu'elle va rapatrier ses avoirs envolés à l'étranger. Comme si il suffisait d'arrêter de tricher pour être honnête.

    Dans un genre tout à fait voisin, le ministre annonce la démission de sa femme de sa fonction de conseillère fiscale. Mais pourquoi partir s'il n'y a aucun problème?

    Il apparait très clairement qu'une personne doit démissionner immédiatement : C'est Eric Woerth; sa position est totalement immorale et indéfendable.

    On ne comprend  très bien pourquoi cette décision n'a pas été prise depuis les premières révélations à ce sujet : plus c'est gros, plus cela passe semble être sa seule défense.

  • Austerité

    Le gouvernement prépare un plan d'austérité pour les 3 ans à venir.

    François Fillon annonce un gel des dépenses de l'Etat, c'est à dire une diminution des dépenses compte tenu de l'inflation.

    "Le Parisien" écrit :

    Le gel strict signifie donc que désormais le "pouvoir d'achat" réel de l'Etat sera réduit en proportion de l'inflation chaque année. Selon le calcul de l'AFP, si l'inflation est en 2011 identique à 2010 - soit 1,2% en prévision-, l'économie serait de 2,5 milliards d'euros.
    Pour y parvenir, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera poursuivi et les dépenses de fonctionnement de l'Etat amputées de 10% en trois ans avec une baisse de 5% dès 2011.
    Les opérateurs de l'Etat - à l'instar de Météo France - devront aussi respecter cet "effort de productivité".
    Les dépenses d'intervention qui désignent notamment des aides à l'emploi (contrats aidés...) et des aides sociales (aide au logement, allocation adulte handicapé...) seront également remises à plat.

    Il s'agit bien d'un plan de rigueur, même si le mot est tabou, et tous les Français, y compris ceux qui ont déjà de grosses difficultés pour vivre au quotidien, vont souffrir.

     

    Benoit Hamon, porte-parole du PS, condamne ce coup de bambou :

    FillonRigueur.gifLe porte-parole du , Benoît Hamon, a réagi jeudi à l'annonce du gel des dépenses publiques pour les trois prochaines années en estimant que c'est un "vrai coup de bambou" qui tombe sur les Français", un "plan de rigueur sans précédent qui va durer plusieurs années".
    "C'est un vrai coup de bambou qui tombe sur les Français et qui, hélas, était prévisible", a affirmé à l'AFP M. Hamon.

    Cela "confirme", selon lui, "la duplicité du qui a tout fait pour expliquer que ce plan de rigueur n'en était pas un. C'est un plan de rigueur, un plan d'austérité, d'une sévérité sans précédent, qui va durer plusieurs années".

    "La situation des Français sur le plan de l', des salaires, du pouvoir d'achat va se dégrader considérablement", prévoit-il.
    Le porte-parole rappelle que pendant la campagne des régionales le PS "avait annoncé un coup de bambou après les élections", et "on avait eu droit à des déclarations outrées" notamment du Premier ministre François Fillon "sur le registre +les socialistes dramatisent délibérément la situation, et aucun coup de bambou n'est prévu+".
    Selon M. Hamon, "on a la démonstration - s'il en fallait une - de la duplicité totale du gouvernement qui prépare ce plan de rigueur depuis plusieurs mois".
    Ce gel des dépenses publiques "ça veut dire moins d'argent pour l'école, pour la sécurité, la solidarité, l'emploi", a déploré de son côté l'ancien ministre PS de l'Economie Michel Sapin, dans un message audio posté sur le site du parti.


     

    Dans le même temps, le parlement français vote le plan d'aide à la Grèce qui comporte en contrepartie un sérieux coup de bambou pour la population du pays.

    Et là, les députés PS votent ce plan avec les députés UMP.

    _100505-grece.jpgFrançois Hollande déclare :

    "Je ne soutiens pas le gouvernement, je soutiens la Grèce et je soutiens l'euro. Nous ne sommes pas là dans un débat droite-gauche, nous sommes là dans un débat européen et un débat de principe".

    Ce qui lui vaut les compliments du porte-parole de l'UMP :

    « Je tiens à rendre hommage à François Hollande, je sais que ça n’a pas été facile dans sa famille politique, mais il a su adopter une positon courageuse », a lancé Frédéric Lefebvre devant la caméra de Public Sénat.


    On peut supposer que les salariés, retraités et consommateurs grecs seront heureux d'apprendre la différence entre un plan d'austérité et un soutien de principe à leur pays et à l'euro. Il n'est pas certain qu'ils comprennent bien la nuance, ni que le PS puisse expliquer facilement son grand écart entre Paris et Athènes.

  • Comuniqué commun

     

    Plate-forme du Collectif national contre les franchises,

    pour l'accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire

     

    Nous sommes pour :

     

    - une protection sociale basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », gérée par les salariés eux-mêmes, ouverte à toute la population, financée par la cotisation sur tous les salaires et autres éléments de rémunération, d'autres financements comme la taxation des revenus financiers devant être débattus

    le-refus-de-soins-aux-beficiares-de-la-cmu.1231955838.jpg- une évolution vers la suppression de tous les restes à charge

    - la prise en charge de la dépendance dans le cadre de la sécurité sociale

    - un système public de santé (incluant les soins primaires, la prévention, l'information, la lutte en amont contre les causes des maladies), développé sur tout le territoire, doté de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toute la population, s'appuyant sur des hôpitaux et maternités de proximité

    - un secteur psychiatrique public coordonnant et assurant la continuité des soins. -

    - la définition démocratique des besoins de la population associant usagers, professionnels, élus... sur un même plan d'égalité

    - l'augmentation du nombre de professionnels de santé formés, un haut niveau de recrutement et l'exigence d'une répartition équilibrée sur tout le territoire

    - une recherche publique indépendante

    - un contrôle public des laboratoires pharmaceutiques

     

    Nous demandons la suppression :

     

    - des franchises et autres forfaits dont le forfait hospitalier

    - des dépassements d'honoraires et du secteur optionnel

    - du déremboursement des médicaments

    - des restrictions sur les Affections de Longue Durée (ALD), la Couverture Maladie Universelle

    (CMU) et l'Aide Médicale d'État (AME).

    - de la tarification à l'activité (T2A)

     

    Nous refusons :

     

    - tout transfert de prestations de l'assurance-maladie obligatoire vers les complémentaires20070301.WWW000000442_13498_1.jpg

    - les exonérations de la part patronale des cotisations sociales

    - la taxation des indemnités des accidentés du travail

    - les suppressions d'emplois hospitaliers, les fermetures d'activités et de services dont la disparition programmée de 182 blocs opératoires supplémentaires

    - le démantèlement de la psychiatrie publique et toute instrumentalisation sécuritaire de celle-ci

    -que l'hôpital soit géré comme une entreprise

     

    Nous exigeons : l'abrogation de la loi HPST

     

     

    Collectif "La santé n'est pas une marchandise", Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, COSS 33, Ensemble pour une santé solidaire, Résistance sociale, UNGMS, SUD santé sociaux, USP, FASE, NPA, PCF, PCOF, PG

     

     

  • Appel National pour l'École Publique

    Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état. Redonnons la Priorité à l’École laïque !

     

    L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

    Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.logo.png
    L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

    Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

    Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

    Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

     

     

    Pour signer en ligne, cliquer sur ce lien