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histoire locale - Page 19

  • Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945 à Vouziers

    Au lendemain de la défaite de Marine Le Pen au deuxième tour des présidentielles, se sont déroulées les cérémonies de commémoration de la victoire contre l'Allemagne hitlérienne. Les différentes prises de parole ont fait une référence aux valeurs défendues par les combattants anti-nazis, avec des messages qui semblaient (ou voulaient) répondre à la situation actuelle.

    Pour l'UFAC (Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre), il faut s'adresser aux nouvelles générations qui n'ont pas connu toutes ces atrocités (message lu par Jean-Pierre Daumont au nom des anciens combattants):"Rendant hommage à toutes les victimes de ces tragédies, les Françaises et les Français, également révoltés par les actes de barbarie perpétrés au cours de ces mois passés, ont pris conscience que la Paix et les valeurs humanistes qui sont les leurs sont particulièrement fragiles.

    En ce jour anniversaire où les Françaises et les Français se souviennent, l’Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC), invite chacune et chacun, particulièrement les jeunes, à la vigilance et à œuvrer, avec courage et persévérance, pour un monde de fraternité, de solidarité et de paix."

     

    Le message officiel a été lu par Alain Lizzit,Sous-préfet de Vouziers, en voici un extrait : "Hommage aux victimes de la déportation, condamnées pour leurs idées ou pour ce qu’elles étaient, qui subirent l’innommable.
    Souvenons-nous des milliers de victimes civiles, hommes, femmes, et enfants, qui subirent représailles et bombardements.
    Souvenons-nous également de ces victimes trop longtemps oubliées, gens du voyage fichés et internés, malades et handicapés morts de délaissement dans les établissements qui les hébergeaient.
    Notre pays s’est construit, après 1945, sur le souvenir de ces tragédies et par la volonté de vivre ensemble au sein d’une Europe en paix, unie, préservée des nationalismes et des idéologies totalitaires.
    C’est cette volonté qui a permis la réconciliation des nations européennes et c’est sur cette base que la construction européenne fut possible. Aujourd’hui, soixante ans plus tard, l’union de ces nations est la garantie de la préservation de la paix et de la liberté des Européens. En ce jour, nous mesurons l’étendue de la responsabilité que nous avons reçue en héritage et la nécessité impérieuse de le préserver, pour que le désastre que fut la Seconde Guerre mondiale ne se reproduise jamais."

    La cérémonie avait débuté au carré militaire du cimetière communal, puis les participants ont rejoint la Place Carnot en cortège, avec en tête l'Harmonie Municipale et les Sapeurs-pompiers.

    Devant le monument aux Morts, le protocole habituel a été respecté : dépôts de gerbe, ravivage de la flamme, Marseillaise et messages de l'UFAC et du secrétaire d'Etat.

    Les participants se sont ensuite rendus à la salle des Fêtes pour répondre à l'invitation du Maire. Le Sous-préfet et les militaires en période de réserve électorale n'ont pas participé à cette dernière partie de la matinée commémorative.

    Yann Dugard a pris la parole pour rappeler l'histoire du drapeau national et surtout pour rappeler que cet emblème ne pouvait être confisqué par quelque groupe que ce soit afin d'en faire un symbole partisan.

    Après une reprise musicale de l'Harmonie, la matinée s'est terminée par le verre de l'amitié offert par la municipalité.

     

    Voici des images de cette commémoration.

     

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  • Journée du souvenir des Victimes et Héros de la Déportation

    La traditionnelle cérémonie en hommage aux victimes et héros de la déportation prenait ce jour une signification plus forte que les années précédentes. L'élection présidentielle de dimanche prochain verra une candidate d'extrême droite non seulement présente au deuxième tour, mais en position de pouvoir l'emporter. Le message délivré par cette journée est clair, le Sous-préfet l'a rappelé en lisant le texte commun des associations d'anciens déportés. Nous l'avons publié dans son intégralité dans une note précédente, :

    "Il faut, sans relâche, répéter que cette célébration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire mais bien vers notre présent et notre avenir.
    La dénonciation du nazisme n’a de sens que si elle s’accompagne d’un combat acharné, sans la moindre compromission, contre les formes actuelles de résurgence de cette idéologie de mort.

    Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est d’une brûlante actualité."

    Ce jour, des anciens résistants et déportés alertent contre le « risque mortel » de l’extrême droite. Leur message complète celui des associations, en voici un extrait, repris du journal "Le Monde" :

    « Nous avons appris durement à reconnaître les visages et les masques de l’exclusion et de la haine. Comme nous reconnaissons les petits calculs, les colères dévoyées ou les aveuglements qui permettent le pire. Aujourd’hui, malheureusement, par-delà les mots et les faux-semblants, nous les reconnaissons bien dans notre pays », ont déclaré Denise Toros Marter, déportée à 16 ans à Auschwitz, Sidney Chouraqui, engagé volontaire de la France libre, et le colonel Louis Monguilan, résistant, déporté au camp de Mauthausen.

    « Nous savons bien que tous ceux qui sont attirés par les extrêmes ne sont pas eux-mêmes des extrémistes. Mais ce fut le cas aussi pour beaucoup de Français ou d’Allemands séduits un moment par Pétain ou Hitler dont ils n’imaginaient pas les horreurs futures. »(...)

    « Nous ne supportons pas l’idée que les héritiers des politiques antirépublicaines que nous avons connues puissent à nouveau exercer et détourner le pouvoir républicain. (…) C’est aujourd’hui l’extrémisme nationaliste qui risque de conquérir le pouvoir dans notre pays, et qui présente donc le danger le plus immédiat pour nos libertés et pour l’unité de notre peuple », ont-ils prévenu. « Peu importe que l’on nous accuse de diabolisation. Car nous avons connu les diables ordinaires qui peuvent préparer l’enfer. Nous savons jusqu’où mènent l’intolérance et l’exclusion au pouvoir. Nous en connaissons la dynamique meurtrière. »

     

    « Pour notre pays, pour les valeurs de la République, pour nos enfants et petits-enfants, ce risque mortel ne peut pas être pris »

    La cérémonie de Vouziers s'est déroulée selon le protocole habituel : dépôt des gerbes, ravivage de la flamme, appel aux morts, message officiel, poèmes lus par des scolaires. On peut regretter la faible assistance à cet hommage, même si la population n'était pas d'avantage mobilisée les années passées.

    Voici quelques images de la cérémonie de ce matin.

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  • Le charbon de bois dans la forêt d’Ardenne entre les deux guerres.

    Il y avait naguère une importante activité économique dans les forêts d'Ardenne et d'Argonne. La fabrication de charbon de bois donnait un débouché local à la matière première fournie par nos bois. Le charbonnier était l'élément central dans le processus de fabrication, qui allait de l'abattage de l'arbre à la commercialisation du produit fini.

    Jean-Pierre Pénisson, président de la Société d’Histoire naturelle des Ardennes, donnera une conférence, organisée par  l'ASPV ce vendredi à Vouziers, sur ce thème qu'il connait bien.

    Voici ce qu'il écrit sur le métier de charbonnier :

    "Appelé faudeux dans les Ardennes françaises, fauldeus ou faudreus en Belgique, le fabricant de charbon de bois est un homme de la forêt. C'est lui qui cuit le bois.
    Entre les deux guerres, le charbonnier connaît une grande prospérité grâce au gazogène, au fer à repasser, aux chaufferettes, au chauffage domestique, aux chaudronniers, aux ferblantiers, aux maréchaux, aux pharmaciens qui utilisent les propriétés filtrantes et chimiques du charbon de bois.


    C'est un personnage de la forêt, attifé de vieux vêtements, coiffé d'un chapeau déformé par le temps et chaussé de sabots. La poussière du charbon lui offre un teint sombre, éclairé par le seul blanc de l’œil et des dents que l'on entrevoit dans sa barbe hirsute.


    Le travail du charbonnier demande une présence constante, qui oblige le faudeux à s'installer dans les bois. Souvent celui-ci construit une hutte avec les moyens mis à sa disposition par la forêt. Faite de branches, branchages, mousses, fougère, elle est couverte de gadoue. Elle s'intègre si parfaitement au milieu forestier qu'il est difficile de la découvrir. Au fil du temps, cette cabane rudimentaire, se couvre de papier goudronné, puis de tôle et se transforme progressivement en une baraque en planches à toiture de tôles ondulées.


    La fabrication du charbon de bois est auréolé d'un mystère, d'un secret que protège le faudreus. Ce secret, il l'a hérité de son père et le transmet seulement à ses enfants. En merveilleux artisan, le faudreus est un homme heureux, dur et très attachant. Pour ses repas, il se contente de pommes de terre, de haricots secs, etc...

    Le gros problème du charbonnier est celui de l'eau potable. les sources ne sont pas toujours près du chantier. L'eau croupit rapidement et devient impropre à la consommation.
    Lors de la cuisson de la meule, il lui faut surveiller jour et nuit. La nuit, il veille au loup qui vient rendre visite en faisant un trou dans la meule qui embrasse ainsi le travail de plusieurs jours"

     

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  • Journée nationale du souvenir et de recueillement en mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

    Le long intitulé officiel de cette journée de mémoire montre que les désaccords liés à la guerre d'Algérie persistent. Il existe en effet deux journées d'hommage en relation avec la guerre d'Algérie, celle d'aujourd'hui commémorant la signature des accords d'Evian,  le 18 mars 1962. Mais une partie des associations d'anciens combattants ne reconnaît pas la validité de ce choix, considérant que des combats ont persisté au-delà de la signature des accords.

    Seule la FNACA participe à cette cérémonie, aussi  bien nationalement que localement. Voici comment elle se définit : "Créée en pleine guerre d'Algérie, le 21 septembre 1958, la FNACA, Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie, est l'association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord.

    Comme le stipule l'article 2 de ses statuts, elle est indépendante à l'égard des pouvoirs publics et de tout parti politique.

    Elle regroupe à ce jour 358 505 adhérents rassemblés dans 3 560 comités locaux ou cantonaux."

    A Vouziers, une quarantaine de personnes étaient présentes ce matin devant le monument aux morts. Après le dépôt des gerbes et le ravivage de la flamme, le message de l'association a été lu par Daniel Doyen, et celui du secrétaire d'Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire a été lu par le Sous-préfet de Vouziers.

    Voici le message de la FNACA :

    19 MARS 1962, le Cessez-le-feu proclamé en Algérie annonce la fin de dix années de guerre en Afrique du Nord. Il fait échec aux extrémistes prônant haine et exclusion. Il confère aux peuples français et algérien le droit de se projeter dans un nouvel avenir fondé sur la réconciliation.
    Sacraliser cette date historique, c'est partager et perdurer notre Histoire commune.
    Rendre un hommage national à nos trente mille frères d’armes qui avaient le soleil dans le cœur et sont morts au printemps de leur vie.
    Avoir de la compassion pour leurs familles cruellement affectées.
    Arracher à l'ignorance qui nourrit la haine et génère les déviances.
    Présenter et additionner toutes les mémoires pour tisser le fil conducteur d'une écriture correcte de cette guerre.
    Parler vrai, transmettre notre Savoir, notre vécu, cette richesse, en y associant des actions pédagogiques et culturelles.
    Dispenser une irremplaçable leçon d'Histoire suscitant la réflexion sur un passé bien présent pour le Futur.
    Fidèles aux institutions, nous avons porté dignement les couleurs de notre drapeau. 55 ans après la fin de la guerre d'Algérie, nous réaffirmons notre volonté d'agir pour préserver toutes les valeurs de la République.
    Vigilants, nous refusons que notre passé puisse devenir celui de nos enfants et petits-enfants. Par de là la déchirure, les blessures à l'âme d'une guerre aux feux mal éteints, nous sommes porteurs d'une espérance de vie. Toute notre gratitude aux jeunes, de plus en plus nombreux, présents à nos côtés. Ils s'affirment au cœur des cérémonies commémorant la date officielle de fin du conflit, une date porteuse de Paix. Jeunes et moins jeunes, citoyens d'une France Solidaire, nous possédons cette culture de l’écoute et du partage.
    Commémorer le 19 mars, c'est œuvrer pour un monde tolérant préservant le droit à la Vie. Précieux porteurs et passeurs d'une Mémoire réconciliée, entre Français et Algériens mais aussi entre Français, nous somme les ambassadeurs de la Paix.

    Vive la République, Vive la France !

    Et le message officiel du Secrétaire d'Etat :

    ll y a cinquante-cinq ans les Accords d'Evian, signés le 18 mars 1962, officialisaient la sortie de huit années de combats qui ont endeuillé et déchiré plusieurs centaines de milliers de familles de part et d’autre de la Méditerranée. Cette guerre, dont le nom était tu, a causé des souffrances et des douleurs dont la vivacité des souvenirs nous rassemble, aujourd'hui, dans un même hommage.
    Nous honorons la mémoire des combattants de ces conflits : les appelés et rappelés du contingent, les militaires de carrière, les membres des forces supplétives ou assimilés, les forces de l'ordre originaires de métropole et d'Afrique du Nord.
    Nous n'oublions pas les civils de toutes origines, de toutes confessions, victimes d'exactions, de représailles, déracinés de leur terre natale et désemparés à leur arrivée en métropole.
    Enfin, nous pensons bien sûr aux disparus civils et militaires.

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  • Assemblée Générale de l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine du Vouzinois.

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    Ce vendredi, l'assemblée Générale de l'ASPV a de nouveau rempli la salle du CPR de Vouziers. Il a même fallu ajouter des chaises pour accueillir tous les participants à cette réunion. C'est bien la preuve que la défense du patrimoine intéresse les habitants du territoire, et parvient également à les mobiliser. Cette mobilisation ne se limite à des participations à des voyages ou des journées de découverte, elle se traduit également par l'implication de nombreux membres de l'association et aussi de simples citoyens dans des actions de terrain.

    L'AG a débuté par l'approbation du compte-rendu de la réunion équivalente de 2016. Le président a ensuite lu le rapport moral, approuvé à l'unanimité des présents.

    Le rapport d'activité a été présenté par Denise Carles sous forme d'un diaporama. Beaucoup ont pu ainsi se remémorer les activités de l'année passée, en voyant les photos qui nous amenaient de Chantilly à Saint-Mihiel, en passant par Falaise.

    Le rapport financier a également été approuvé à l'unanimité, il montre des comptes qui restent équilibrés.

    Outre le tiers sortant réélu, 3 nouveaux arrivants vont faire partie du nouveau Conseil d’Administration de l'Association.

    En fin de réunion, trois actions concrètes menées par des volontaires sur le terrain ont été brièvement présentées. L'ASPV pourra venir en aide si besoin à de telles mobilisations citoyennes grâce à son expérience et à ses moyens humains.

    La présentation des activités de l'année 2017 a permis à chacun de commencer à remplir son calendrier de découvertes.

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  • Le personnel municipal à l'honneur

    Les vœux du Maire de Vouziers au personnel municipal se sont déroulés ce mercredi en fin d'après-midi. Outre les employés de la ville, les familles étaient également conviées à cette rencontre avec le Maire et les élus municipaux. Le choix de la salle Bellevue était justifié par la rénovation récente dont elle a été l'objet, mais aussi par son accessibilité. Comme l'a souligné avec humour Yann Dugard, personne ne pouvait se prévaloir d'une difficulté d'accès pour rater ce rendez-vous. D'ailleurs beaucoup avaient fait le déplacement, puisqu'une centaine de personnes étaient présentes dans la salle.

    La rénovation a permis un bien meilleur confort acoustique, et le Maire de Vouziers en a profité pour délivrer un satisfecit appuyé aux employés de la ville. Il a cité en premier Jean-Louis Marceau pour avoir supervisé les entreprises lors des travaux de rénovation.

    En revenant de nouveau sur la fusion avec Vrizy et Terron, Yann Dugard a rappelé la somme de travail demandé aux services pour mener à bien cette évolution. Il a salué les nouveaux membres du personnel, venant des communes historiques de Vrizy et Terron. En rappelant que la ville offre de nombreux services à ses habitants, le Maire a insisté sur le fait que les habitants de Vrizy et Terron bénéficieront désormais des mêmes avantages, comme par exemple une aide au payement des frais de cantine.

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  • Paul Drouot deux fois choisi

    En ces années de centenaire de la Grande Guerre de 1914-1918, Vouziers ne pouvait pas oublier ses enfants morts au combat. Le collège de la ville a longtemps porté le nom de Paul Drouot, poète né à Vouziers et mort sur le front en 1915 à Aix-Noulette (Pas de Calais). Avec la création du Multisite Vouziers-Le Chesne, le collège avait perdu officiellement ce nom, mais beaucoup continuaient malgré tout à l'utiliser.

    Vous avez pu suivre la fin assez peu glorieuse de l'expérience des multisites, avec localement la fermeture du collège du Chesne. Il fallait donc renommer le collège, et plusieurs propositions ont été faites. Finalement, le conseil d'administration du collège a penché pour la reprise du nom de Paul Drouot, et le Conseil Municipal a validé ce choix par un vote unanime lors de sa séance de ce soir.

    Paul Drouot, auteur d'Eurydice deux fois perdue, retrouve donc sa place au fronton du collège. Quant à la statue qui lui rend hommage, elle n'a pas bougé du bas de la place Carnot, faisant pendant au buste de Taine, autre personnage illustre né à Vouziers.

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    Ce conseil avait été précédé de la signature du Livre d'Or de la ville, à l'occasion de la fusion de Vouziers avec Vrizy et Terron sur Aisne.

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