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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 939

  • Conseil municipal de Vouziers

    Ce jour à 18h30 avait lieu un conseil municipal dans la grande salle de la mairie de Vouziers.

     

    Il n'y avait pratiquement qu'un seul point à l'ordre du jour: la création d'une copropriété et la vente de lots à l'ancienne caserne des pompiers, rue Chervin.

    En 20 minutes, la délibération était prise : personne ne s'est opposé à cette vente, qui s'est faite au bénéfice des deux entreprises qui occupent déjà les locaux. Il s'agit du pressing et de la socité IDR qui se rend propriétaire d'un lot supplémentaire par rapport à la surface qu'elle occupe actuellement.

    Le rez-de-chaussée sera donc entièrement vendu à ces 2 sociétés. Les appartements du premier et deuxième étage restent pour le moment propriété de la ville.

    Le prix de vente total atteint 90.000 euros.

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    L'immeuble rue Chervin

    Il reste donc 8 appartements à vendre et à rénover, pour lesquels il n'y a pas d'acheteur actuellement. La division en copropriété laisse des parties communes pour l'accès aux étages, ainsi qu'un grenier. Les caves sont associées chacunes à un appartement.

    Un seul autre point terminait ce "petit conseil" : Il s'agissait de rectifier le prix de vente d'un numéro du Curieux Vouzinois. La vente à l'unité du numéro 42 consacré à Verlaine a été fixée à 5.00 euros.

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    L'assemblée réunie pour un très bref conseil.

  • Hausse des tarifs à EDF : le prix d'un naufrage

    EDF souhaite voir ses tarifs augmenter de 20%. C'est un aveu d'échec de son choix du tout nucléaire.

     

    L'entreprise vient de procéder à un emprunt pour résoudre ses problèmes financiers et continuer à investir dans le nucléaire. Dans la même 3502346.pnglogique, EDF demande aux pouvoirs publics d'autoriser une augmentation de tarif de 20% sur 3 ans. Le mythe d'une électricité nucléaire bon marché a du plomb dans l'aile.

    Voici un communiqué de Greenpeace à ce sujet.

     

     


    — Paris, le 9 juillet 2009 - La hausse des prix de l'électricité va permettre à EDF de boucher les trous d'une stratégie basée uniquement sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Pour Greenpeace, cette hausse est tout à fait inadmissible. Les français ne doivent pas payer le prix de la volonté d'EDF d'implanter des réacteurs EPR partout dans le monde. Cette stratégie 100% nucléaire est très coûteuse, dangereuse et complètement inutile.
    « En période de crise sociale, énergétique et climatique, EDF ne trouve rien de plus malin à faire qu'imposer aux français le prix d'une stratégie hasardeuse et dangereuse, basée uniquement sur le développement du nucléaire ! s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Contrairement à ce qu'il essaie de nous faire croire par ses campagnes de publicité incessantes et très chères, le groupe EDF ne parie que sur le développement du nucléaire, en France et à l'international. Cette stratégie irréfléchie est extrêmement coûteuse : elle est en train de ruiner l'ex-entreprise publique et de compromettre gravement toute possibilité de lutter efficacement contre les changements climatiques ! Il est temps pour M.Gadonneix de retrouver la raison et de changer fondamentalement de cap et de se tourner vers les renouvelables et les économies d'énergie ! »

    20 milliards d'euros... en fumée ?
    EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de GreenwichGreenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.
    Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine elle-même.

    la-centrale-nucleaire-francaise-de-dampierre_3921_w560.jpgParmi les autres conclusions du rapport de Steve Thomas « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l'énergie nucléaire » :
    - Le renouveau du nucléaire est tributaire de l'aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l'exportation, la Coface. Sans l'aide du contribuable français, ni Areva, ni EDF ne seront en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
    - Du fait de leurs stratégies aventureuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
    - Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont annoncée à grand renfort de communication tapageuse, est très faible. Le nombre d'EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix prochaines années.
    - Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et les citoyens.

    « EDF oublie de préciser à ses abonnés que ses centrales nucléaires fonctionnent très mal, qu'elles ont le taux de disponibilité le plus faible du monde, qu'elle est obligée d'importer de l'électricité à prix d'or et qu'il va falloir qu'elle dépense rapidement des énormes sommes d'argent pour démanteler ses installations et gérer des millier de tonnes de déchets nucléaires, ajoute Yannick Rousselet. Le temps béni où EDF pouvait cacher ses finances réelles est révolu ! Nous allons tous enfin constater que le nucléaire est un très mauvais choix ! »

    En investissant l'équivalent du prix d'un EPR dans les renouvelables, la cogénération et les économies d'énergie, on peut produire 2 fois plus d'électricité et créer 7 fois d'emplois pérennes. C'est vers cette stratégie que devrait se tourner EDF.

  • Des syndicalistes calédoniens condamnés à la prison

    La répression syndicale en Nouvelle-Calédonie suscite assez peu de réactions en France.

     

    Pourtant, c'est sans précédent en métropole que des syndicalistes se retrouvent en prison suite à des actions syndicales. On se souvient même que les séquestrations de dirigeants lors de conflits dans les entreprises avaient plutôt l'approbation des Français. Les lois sont appliquées en fonction de rapport de force, ou de sympathie politique.

    L'Humanité revient sur les événements de Nouvelle-Calédonie, et sur la solidarité avec les syndicalistes locaux.


    NOUVELLE-CALÉDONIE . Gérard Jodar, président de l’USTKE, a été condamné par la justice française pour une manifestation syndicale.

    Ce matin à 10 heures, devant l’Assemblée nationale à Paris, le collectif Solidarité Kanaky appelle à un rassemblement pour exiger la libération Manif_du_13_juin_a_Paris_02.jpgimmédiate des syndicalistes emprisonnés en Nouvelle-Calédonie. Le 29 juin, devant le tribunal de Nouméa, vingt-huit militants de l’USTKE (Union des syndicats des travailleurs kanaks et des exploités) ont été condamnés à des peines de prison. Parmi eux, le président de l’USTKE Gérard Jodar et le secrétaire général de la fédération du bâtiment Michel Safoka ont écopé d’un an de prison ferme. Pour eux et quatre de leurs camarades, un mandat de dépôt a été prononcé à l’audience. Ils sont depuis incarcérés au Camp Est, une prison surpeuplée.

    Que leur est-il reproché ? Le 28 mai dernier, l’USTKE est à l’initiative d’une manifestation syndicale devant l’aérodrome de Nouméa, une simple action de solidarité avec des salariés de la compagnie Air Calédonie. La manifestation pacifique a lieu à l’aube, à une heure où aucun vol n’est programmé. Elle est pourtant durement réprimée et les manifestants essuient des tirs de grenades lacrymogènes. Certains trouvent refuge dans des avions. « Un engin explosif a été trouvé à bord d’un des avions. Tout ceci n’est pas tolérable. Est-ce qu’on est encore dans du syndicalisme ? Non, on est dans du banditisme, et je ne laisserai pas faire », avait sur le coup déclaré Yves Dassonville, haut-commissaire de la République. Des propos sans aucun fondement puisque les syndicalistes sont accusés et condamnés pour « entrave à la circulation d’un aéronef ». Mais ils sont révélateurs des campagnes de dénigrement montées par les autorités françaises à l’encontre de l’USTKE.

    « On a voulu affaiblir l’USTKE en la privant de ses dirigeants, elle en sort renforcée », affirme en substance Hnalaïne Uregei, un de ses membres fondateurs. Visiblement, l’organisation syndicale dérange. C’est la première sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Elle est influente dans le secteur privé comme dans le public, notamment dans les mines. Le syndicat prône l’indépendance, l’autonomie du pays, à tel point qu’il s’est donné un « relais politique » en créant le Parti travailliste qui, nouveau venu dans le paysage politique, a réalisé de bons scores dans les élections provinciales de mai dernier. « C’est un empêcheur de tourner en rond sur le territoire, avec des positions assez radicales, commente Bruno Dalberto, du département international de la CGT. C’est surtout une force syndicale qui bouge, animant des conflits sociaux comme celui de 2008 à Carsud, la compagnie de transport, qui avait donné lieu déjà à une condamnation à la prison pour Gérard FDJ-JODAR-NB.jpgJodar(photo ci-dessous) ». Les syndicalistes de l’USTKE sont très liés à José Bové, qui avait recueilli en Nouvelle-Calédonie ses meilleurs résultats de la présidentielle en 2007. Ils sont aussi liés historiquement à la CGT avec qui ils coopèrent.

    « On est en face d’une situation de type coloniale qu’on ne retrouve probablement pas dans cette dimension dans les autres territoires d’outre-mer », précise Bruno Dalberto. Est-ce pour cela que l’opinion publique française est si peu informée des réalités de ce territoire ? La CGT, le PCF, le NPA, Solidaires ont fait part de leur solidarité avec les syndicalistes. Mais la réaction de l’opinion, y compris progressiste, est loin d’être à la mesure d’une atteinte aussi grave aux libertés fondamentales de la part de l’État français.

    Olivier Mayer

  • G8 : faire face à la double crise alimentaire et écologique

    La faim dans le monde est tout sauf une fatalité.


    La crise alimentaire que connaissent de nombreux pays est liée à la façon dont les pays riches gèrent leur propre agriculture. Dans ce marché mondial, les exportations des uns et des autres entretiennent, ou détruisent selon des cas, des pratiques agricoles avec des conséquences qui vont bien au-delà du pays producteur.

    De la même façon, les déforestations de là-bas nous touchent ici, et les émisions de CO2 de nos machines agricoles contribuent à changer le climat à l'autre bout de la terre.

    A l'occasion du sommet du G8 consacré à ces questions, voici un communiqué de la FNE.


    Le G8 se réunit du 8 au 10 juillet à L’Aquila (Italie) avec à l’ordre du jour la sécurité alimentaire mondiale. Alors que la barre du milliard de faim.gifpersonnes souffrant de la faim va être passée en 2009, FNE rappelle que crises alimentaire et écologique sont liées. Elle demande une régulation environnementale des échanges mondiaux.

    Plus d’1 milliard de personnes souffrent de la faim

    Malgré la baisse des prix agricoles qui a succédé à la flambée de 2007, le problème alimentaire s’est aggravé : l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé en juin que plus d’1 milliard de personnes seraient sous-alimentées en 2009.

    Une double crise alimentaire et écologique

    Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « La crise alimentaire mondiale est liée à la crise écologique : l’agriculture sur-intensive des pays du Nord dégrade les sols, l’eau et la biodiversité et aggrave le problème alimentaire mondial. Le changement climatique engendré par nos modes de vie risque d’avoir des conséquences dramatiques sur la production alimentaire des pays du Sud. »

    Réguler les échanges mondiaux

    africa.jpgContrairement aux apparences, l’Europe est dépendante à 80% des importations pour les protéines nécessaires à son élevage : l’Europe nourrit ainsi ses vaches avec du soja OGM importé du Brésil et exporte massivement de la poudre de lait vers les pays du Sud. Tout en fragilisant sa propre souveraineté alimentaire, l’Europe provoque ainsi le déclin de l’agriculture vivrière des pays du Sud, remplacée par des cultures dédiées à l’exportation et écrasée en retour par nos produits agricoles et agroalimentaires à bas prix.

    Jean-Claude Bévillard conclut : « Nous interpellons les dirigeants du G8 sur l’urgence de mettre en place une régulation mondiale des échanges agricoles sur des critères environnementaux. Nous demandons que la production agricole européenne repose sur des critères environnementaux fiables (absence d’OGM, limitation des pesticides, rotation des cultures, maintien de haies, etc.), et que les produits importés ne respectant pas ces critères soient fortement taxés. Cette régulation est indispensable pour assurer aujourd’hui et demain la souveraineté alimentaire de toutes les régions du monde. »

  • loi Bachelot et accès aux soins

    Le droit à des soins équivalents pour tous devrait être une évidence dans un pays démocratique.

    La récente enquête sur le refus de soins aux bénéficiaires de CMU ne met en évidence qu'une partie d'un système de médecine à deux vitesses.

    La réforme Bachelot ne s'attaque pas à ce problème, sa préoccupation principale étant de faire entrer d'avantage la logique financière dans la gestion de la santé.

    Voici l'analyse de la Ligue des Droits de l'Homme.

     

     

    ill_caric_reforme_sante_argent_table_operation.jpgCommuniqué de la LDH
    Le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » (HPST) qui vient d’être adopté le 24 juin dernier prétendait placer « l’accessibilité des soins au premier rang de ses priorités ». Après cinq mois de débats, on est bien loin du compte.

    Face à l’augmentation des inégalités d’accès aux soins – territoriales avec la progression des déserts médicaux, financières avec l’augmentation des dépassements d’honoraires et sociales avec les refus de soins –, la loi HPST est fondée sur une conception technocratique de la santé. Centrée sur la réorganisation de la gouvernance du système de soins, elle souffre des mêmes défauts que ceux que présentaient les réformes de santé et de sécurité sociale depuis 2002, et ne propose aucune perspective à long terme d’amélioration du service public de santé.

    Nous dénonçons particulièrement les dispositions de ce projet de loi qui :

    - sous couvert d’améliorer les modalités de gestion des établissements hospitaliers, privilégient une pure logique financière porteuse de risques de dérives quant à la sélection des activités et à la discrimination des patients en fonction de la rentabilité de leurs pathologies ;

    - réduisent la lutte contre les déserts médicaux à des mesures essentiellement incitatives envers les praticiens libéraux et favorisent le regroupement des établissements hospitaliers, éludant la question de la place des établissements de proximité, au risque d’accélérer l’apparition de véritables taches blanches territoriales de désertification sanitaire ;

    - ignorent des dérives majeures de notre système de soins et en particulier renoncent à limiter les dépassements d’honoraires et à renforcer les dispositifs de lutte contre les pratiques discriminatoires de refus de soins.

    Face à cette « contre-réforme », la Ligue des droits de l’Homme affirme au contraire qu’une politique de santé doit avoir comme objectif principal la lutte contre toutes les inégalités d’accès aux soins de santé, qu’elles soient territoriales, financières ou sociales. La LDH soutient les personnes qui se sont engagées pour soutenir le maintien d’équipements dont l’inutilité ou l’obsolescence ne sont pas prouvées, pour exiger que le service public poursuive et améliore son service aux malades, et enfin pour que l’accès aux soins de proximité et à des services de prévention soient garanti pour tous et partout.

    Paris, le 6 juillet 2009

  • Le FN battu

    Finalement, le FN n'a pas réussi à s'emparer de la mairie de Henin-Beaumont


    Cette élection a été provoquée par les malversations de l'ancien maire PS. Cette situation ajoutée aux divisions locales faisait craindre le gain pour le FN qui avait fait de cette ville un enjeu national.

    Marine LePen voulait prendre appui sur une victoire pour asseoir une crédibilité nationale . On se réjouit donc doublement de cette défaite, qui la décrébilise quelque peu.

     

    Voici les chiffres donnés par le site de FR3:actu-politique-Marine-Le-Pen_articlephoto.jpg


    Le candidat divers gauche devance son adversaire FN de 550 voix.

    Il n'avait rassemblé que 20,19% au premier tour contre 39,34% pour son adversaire Steeve Briois. Daniel Duquenne a réussi son "front républicain" contre le Front National.

    Avec un total de 52,38% des voix, le report des voix de gauche a mieux fonctionné que prévu pour le chef de ville de l'Alliance Républicaine. Steeve Briois rassemble lui 47,62%. Sur l'ensemble de la ville, 550 voix séparent les deux listes. Le taux de participation définitif : 62,38%. Le premier conseil municipal devrait être convoqué dimanche prochain.

     

     


  • Déchets nucléaires: le pire est à venir

    Les déchets nucléaires continuent à faire parler d'eux.


    Mardi 30 juin, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a rendu public son inventaire triennal des matières et déchets radioactifs. Les associations dénoncent le manque de contre-expertise.

    Le débat dépasse largement le cadre de notre région, qui a été sélectionnée pour accueillir les sites d'enfouissement de déchets nucléaires.

    Le journal de l'environnement donne la parole à des associations qui contestent le bilan présenté par l'agence officielle (L'ANDRA).

     

    Un article de "Geo" sur le sujet

     

    Le contexte

    L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a vu le jour en 1991. Elle est chargée de gérer, exploiter et surveiller les centres de stockage des déchets radioactifs. Tous les trois ans, elle publie un inventaire pour répertorier l’état et la localisation des déchets nucléaires en France, en fonction des informations que lui fournissent les opérateurs du nucléaire en France (EDF, Areva…).

    L’enjeu

    L’Andra a recensé 1 152 533 m3 de déchets radioactifs en France à la fin de l’année 2007, soit 2 kg par an et par habitant.centrale-nucleaire_620x465.jpg

    Deux tiers de ces déchets (62%) proviennent de la production d'électricité à partir d'énergie nucléaire. Les autres sont issus des laboratoires de recherche (17%), de la défense (17%), de l’industrie (3%) et du matériel médical (1%).

    La majorité de ces déchets (68,8%) sont dits "de faible et moyenne activité à vie courte", c’est-à-dire que leur radioactivité diminue de moitié au bout de 31 ans et ne présente plus de risque du tout après un peu plus de 300 ans. Ils ne représentent aujourd’hui que 0,03% de la radioactivité totale des déchets nucléaires.

    L’Andra stocke aujourd’hui ce type de déchets dans l’Aube, un département qui accueille également les déchets de "très faible activité". Ces derniers représentent 20% du volume total, mais une part infime de la radioactivité. Leur nombre pourrait quadrupler d’ici 2030, selon les prévisions de l’Andra.

    Les déchets "à vie longue" et à faible ou moyenne activité représentent un peu plus de 10% du volume total. Aujourd’hui entreposés chez leur producteur, ils devraient être stockés en sous-sol dans les prochaines années. L’Andra vient d’ailleurs de présélectionner les communes d’Auxon et Pars-lès-Chavanges, dans l’Aube, pour accueillir en 2019 un nouveau site de stockage.

    S’ils constituent une part infime du volume total (0,02%), les déchets dits de "haute activité" sont les plus radioactifs. Il s’agit pour l’essentiel de combustibles usés provenant des centrales nucléaires, qui mettent plusieurs centaines de milliers d’années avant de se dégrader. Ils sont aujourd’hui conservés sur les sites de La Hague (Manche), Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhône). Mais un centre de stockage doit être creusé près de Bure, dans la Meuse. Ce site, qui pourrait ouvrir ses portes en 2025, pourrait accueillir des déchets à près de 500 mètres de profondeur.

    Le débat

    La quantité de déchets radioactifs devrait doubler en France d’ici à 2030, pour atteindre 2,5 millions de m3, selon les prévisions de l’Andra. Un chiffre qui inquiète le réseau Sortir du Nucléaire : "On ne sait déjà pas quoi faire des déchets actuels et on va en produire le double" dénonce Stéphane Lhomme, porte-parole de l’organisation.

    Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à porter à 23% la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique en 2020. Le nucléaire, qui n’est pas une énergie renouvelable, est à l’origine de 80% de notre production d’électricité. "L’objectif ne sera pas atteint si on ne réduit pas la part du nucléaire en fermant les réacteurs qui arrivent à l’âge de 30 ans, comme cela était prévu au départ", assure Stéphane Lhomme.

    Selon lui, l’enfouissement des déchets radioactifs envisagé par l’Andra, n’est pas une solution mais "un crime contre les générations futures". A l’étranger non plus, cette option n’a pas la cote. Les États-Unis ont renoncé fin juin à enfouir leurs déchets radioactifs dans la roche volcanique de Yucca Mountain, dans le Nevada. Quant à l’Allemagne, la contamination en 2008 d’une mine de sel où avaient été enfouis des déchets radioactifs a mis un coup d’arrêt à la volonté de la chancelière Angela Merkel de relancer son pays sur la voie du nucléaire.