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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 752

  • Pêche: l’espoir renaît au Sénégal

    Communiqué de Greenpeace.

    Depuis que le nouveau gouvernement sénégalais a pris la courageuse mesure de mettre fin à la surpêche par les chalutiers pélagiques étrangers, les pêcheurs recommencent à rentrer chez eux avec des captures significatives.

    Arrêter le pillage des océans d’Afrique ne veut pas seulement dire protéger les ressources; mais bien plus, préserver le bien-être des populations. En veillant à la bonne gestion des stocks de poissons, nous sauvegardons une ressource très précieuse qui non seulement fournit des emplois, mais également nourrit GP0478O-588x399.jpgdes milliers de personnes tout en maintenant la bonne santé des océans.

    La côte ouest de l’Afrique est l’une des plus poissonneuses au monde – une source vitale de protéines pour les populations du Sénégal et d’autres pays. Malheureusement, après que les flottes européennes et asiatiques ont presqu’entièrement surexploité certains de leurs stocks, elles se dirigent vers de nouvelles zones de pêche, notamment celles de l’Afrique de l’Ouest.

    Ces bateaux étrangers pêchent, en une journée, l’équivalent des captures annuelles de plusieurs petites pirogues, mettant ainsi une pression énorme sur les stocks déjà fragiles. Les pêcheurs sénégalais étaient ainsi contraints de passer plusieurs jours en mer pour de maigres captures.

    Suite à la mobilisation des communautés de pêcheurs et à la décision du nouveau gouvernement sénégalais d’annuler les autorisations de pêche de 29 chalutiers pélagiques, l’espoir commence à renaître dans ce secteur.

  • COMMUNIQUE DE PRESSE RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES

    A LA ROCHELLE LES BELLES PAROLES, A ROISSY LES BASSES ŒUVRES ?

    Nous espérons ne pas avoir à faire ce commentaire lapidaire si d’aventure Bajlinder SINGH était expulsé comme il a failli l’être ce matin, dimanche 26 août à 10h45.

    logo3.jpgCe ressortissant Indien âgé de 36 ans vit et naturellement travaille en France depuis 16 ans. Il est marié et a deux enfants, de deux et sept ans. L’aîné est scolarisé à l’école Vaillant-Couturier Bagnolet.

    Il a été arrêté lors d’un banal contrôle le 7 août et placé en Centre de Rétention Administrative. Trois semaines de prison pour étrangers en plein mois d’août. Belles vacances pour les parents et les enfants.

    Son expulsion était programmée pour le dimanche 26 août, dernier jour de l’université d’été du Parti socialiste. Les militants du RESF présents à La Rochelle ont largement alerté les participants, faisant un compte à rebours du temps restant avant l’expulsion de ce matin.

    La femme et les enfants de Bajlinder SINGH accompagnés de militants RESF étaient à Roissy pour alerter les passagers et les inviter à le soutenir dans son refus d’embarquer. Au même moment, à La Rochelle, les ministres et les dirigeants socialistes étaient interpellés. Manuel Valls, à deux reprises, sous l’objectif de dizaines de caméras, a affirmé qu’il était au courant et qu’il suivait le dossier. Jean-Marc Ayrault a affirmé lui aussi, devant les journalistes, être au courant. Martine Aubry, Harlemmoton459.jpg Désir, Sandrine Mazetier, Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartholone, Bruno Leroux, Najat Vallaud-Belkacem, François Lamy ont été personnellement informés et, sans s’en cacher, la plupart d’entre eux comprenaient notre indignation. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a mentionné la situation de M. Singh dans son discours de clôture de l’Université d’été du Front de Gauche. A 10h45, Bajlinder SINGH a été présenté à l’embarquement. Autrement dit, la machine à expulser n’avait pas été bloquée. Il a refusé d’embarquer et a été ramené à la prison pour étrangers de Vincennes.

    Dès lors, son sort est entre les mains du gouvernement, sous l’œil de l’opinion publique mais aussi de tant de militants et d’élus du PS qui, pendant des années, ont agi pour mettre un terme à ces situations inadmissibles. Les choses sont claires : l’expulsion de Bajlinder SINGH prend valeur de symbole. Ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste sous Hollande. Il faut y mettre un terme, pas au cas par cas. La loi doit changer.

  • Chômage en juillet : chaud, très chaud.

    Sur le front du chômage, la situation est toujours aussi mauvaise.

    Les chiffres de juillet ne laissent entrevoir aucune amélioration, bien au contraire, la tendance négative semble accelérer.

    Sur le plan national, le site du ministère de l'Emploi indique :Les chiffres des demandeurs d’emploi pour le mois de juillet publiés aujourd’hui par Pôle Emploi et la DARES consacrent pour le 15ème mois consécutif une hausse du chômage : +1,4% pour les demandeurs d’emploi de catégorie A (soit 41 300Web-demandemploi-270812.jpg demandeurs d’emploi supplémentaires), +1,3% pour ceux des catégories A, B et C.Sur un an, la progression est respectivement de +8,5% et +7,9%."

    Pour la Région, le département des Ardennes est en retrait des résultats de la Marne et de l'Aube. Voici les chiffres publiés ce soir par la DIRRECTE Champagne-Ardenne

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établit à 64 387 en Champagne-Ardenne, fin juillet 2012. Ce nombre reste stable de 0,0 % (- 7) par rapport à la fin juin 2012 (+ 9,5 % sur un an)

    En Champagne-Ardenne, le nombre des demandeurs d’emploi de catégories B et C s’établit à 34 303 fin juillet 2012. Ce nombre augmente de 2,5 % (+ 832) au mois de juillet (+ 8,3 % sur un an).

    En Champagne-Ardenne, le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C s’établit à 98 690 fin juillet 2012. Ce nombre croît de 0,8 % (+ 825) au mois de juillet (+ 9,1 % sur un an)

    Et par département :

    Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de - 1,4 % à + 2,9 % en juillet 2012 par rapport à fin juin : Ardennes (+ 1,4 %), Aube (- 0,4 %), Marne (- 1,4 %), Haute-Marne (+ 2,9 %).

    Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C varie de + 0,3 % à + 2,1 % en juillet 2012 par rapport à fin juin : Ardennes (+ 0,9 %), Aube (+ 1,2 %), Marne (+ 0,3 %), Haute-Marne (+ 2,1 %).

    A noter que du côté offres d'emploi, cela ne va pas mieux :

    Les offres d’emploi collectées par Pôle emploi diminuent de 8,4 % au cours des trois derniers mois en Champagne-Ardenne (- 18,8 % en regard des mêmes trois mois de l’année précédente). Les offres d’emplois durables (six mois ou plus) augmentent de 0,4 %. Les offres d’emploi non durables (moins de 6 mois) diminuent de 11,7 %.

    Ce bilan du mois de juillet est très peu lié à l'action de la nouvelle majorité, l'assemblée ayant été élue en juin 2012. Mais les Français attendent des résultats concrets de la part de l'équipe gouvernementale. Malgré la difficulté d'inverser une tendance qui dure depuis plus d'un an, les électeurs demanderont vite des comptes à ceux qui viennent d'être élus et ont maintenant les leviers du pouvoir en mains. A eux de démontrer qu'il savent les utiliser, et que leur politique a une influence visible dans la vie des citoyens.

  • Tracteur-pulling : jusqu'où aller trop loin ?

    La compétition de tracteur-pulling de Bouconville a connu ce dernier week-end des difficultés, qui montrent les limites de ce spectacle.

    Ce rassemblement est présenté comme un temps fort de l'animation de l'été pour les Sud-Ardennes, et bénéficie d'une couverture médiatique forte, en particulier du quotidien local. Notre (très puissant) confrère écrit pourtant dans son édition du 20 août "qu'un gros couac est venu gâcher cette belle fête".

    En effet la piste s'est dégradée à un tel point qu'il a fallu interrompre deux heures la compétition pour Tracteur-Pulling-a-Bouconville.jpgla remettre en état. Et il n'est pas évident de faire patienter les spectateurs pendant une telle durée, au milieu de la nuit. Cet incident met le doigt sur une fragilité de la structure de la piste et sonne comme un signal d'alarme pour les organisateurs. Ils avaient comme objectif d'accueillir la coupe d'Europe en 2014, cela ne sera possible qu'avec un équipement irréprochable aux yeux des juges officiels.

    Sans que ce problème puisse être mis en avant, il semble bien que le succès populaire n'ait pas été au rendez-vous de cette édition . L'hebdomadaire "La Semaines des Ardennes " annonce une diminution importante des entrées :"les organisateurs déplorent une baisse du nombre d’entrées vendues (environ 4 000)", au lieu de 8000 l'an dernier.

    Si ce chiffre est bien confirmé, il faut constater que moitié moins d'entrées vendues est un résultat plus que décevant, et certainement dramatique pour l'équilibre financier de l'organisation.

    Nous avions critiqué en 2010 certains aspects de cette compétition, mais sans en faire une fixation puisque nous ne sommes revenu sur le sujet depuis.

    Le téléscopage de ces deux difficultés, problème technique et baisse de fréquentation, doit être l'occasion d'une remise à plat de ce qui justifie et de ce que peut apporter une telle compétition. Aux organisateurs et aux financeurs de voir si la poursuite de ces journées reste souhaitable, voire possible.

  • Festival du Cabaret Vert : Manu Chao pour débuter

    Marquant ainsi sa montée en puissance, le festival se déroule cette année sur quatre jours.

    C'est Manu Chao qui a ouvert les concerts par sa prestation de jeudi. Voici un lien vers un reportage de France Télévision sur leur passage sur scène.

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    Samedi les groupes se succèdent encore sur les deux scènes et dimanche sera la journée de clôture à tarif réduit.

    Voici la présentation de Charlie Winston repris du site du festival :

    dimanche 26 août 

    Guitare à la main, veston ajusté et sourire aux lèvres, Charlie Winston c’est certainement le plus dandy des ‘Hobos’. Son nouvel album « Running Still », écrit entre Los Angeles et les bords de Seine, creuse un peu plus son image de vagabond, et laisse place à des titres plus libérés sur le plan musical, déjà bien gravés dans les playlists 2012. Son timbre de voix mélancolique et romantique, nous emmène dans son univers, ses voyages et ses envies d’ailleurs. A son mélange de pop, de rock et de folk, Mister Winston y ajoute même des notes de beat-box et nous plonge une fois encore dans l’intimité de ses ballades et la chaleur de ses lives.

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    Il sera encore possible de se rendre dimanche au festival, puisque le site annonce que 2000 places seront en vente demain sur place. (5 euros, vente à partir de 13 heures)

  • Conférence sur l’extinction nocturne de l’éclairage public

    L'éclairage nocturne des communes entraîne une pollution lumineuse, une dépense énergétique importante et un coût non négligeable pour les collectivités.

    Les avantages retirés du maintien de l'éclairage durant toute la nuit ne sont pas si évidents. L'Agence Locale de l'Energie veut sensibiliser à cette problématique les  élus responsables .

    Elle organise une conférence

    le vendredi 14 septembre 2012,

    à la salle polyvalente d’Houldizy à 18h30.

    Image_7-2.png



    Cette soirée a pour but de lever les préjugés néfastes à l’extinction et d’encourager et valoriser cette action, qui permet de préserver la qualité de la nuit, sans négliger nécessairement le confort des citoyens et la sécurité. Que vous soyez élu, technicien de collectivité ou gestionnaire d’un syndicat d’électrification, venez nombreux participer à cette rencontre ! Vous aurez la possibilité de poser vos questions et d’échanger avec d’autres communes.


    Inscription : ALE 08 : 03 24 32 12 29
    ou par mail : s.brasseur@ale08.org
  • Les fusillés pour l’exemple de 14-18 : la LDH pour une vraie réhabilitation

    Note d’information de la LDH
    La LDH, dont le combat pour la réhabilitation des victimes des tribunaux militaires, qui a commencé pendant la guerre elle-même, a constitué son deuxième grand combat historique après celui pour la réhabilitation de Dreyfus, considère qu’il n’est pas achevé.


    Ses sections doivent le reprendre alors qu’on approche du centenaire du déclenchement de la Grande guerre.

    Après le discours important du Premier ministre Lionel Jospin le 11 novembre 1998 à Craonne, elle estime que les propos du président Sarkozy à Douaumont en 2008 et à l’Etoile en 2011 ne sont qu’une réponse partielle. Et qu’il faut passer à une autre étape, celle de la réhabilitation effective des nombreuses victimes des conseils de guerre et autres fusillés pour l’exemple du fait de l’arbitraire militaire durant la Grande guerre. Elle ne veut pas qu’on referme ce dossier avant qu’il n’ait été véritablement ouvert. Pour elle, une véritable réhabilitation ne peut reposer uniquement sur une nouvelle déclaration présidentielle.

    Ses propositions se situent dans le prolongement de la lutte qu’elle a menée durant des décennies, qui a obtenu, avant la fin de la guerre et surtout après, entre 1919 et 1935, des réhabilitations par des annulations des condamnations en appel ou en cassation et le vote de cinq lois qui ont permis des amnisties. Puis, afin de lever des décisions que la Cour de cassation n’avait pas voulu annuler, l’installation d’une cour spéciale de révision qui a pu lever des condamnations symboliques comme celle des « caporaux de Souain », dont l’instituteur Théophile Maupas dont le cas avait été défendu avec acharnement par sa veuve, Blanche Maupas, en lien étroit avec la LDH.

    Les propositions de la LDH ont été élaborées notamment en liaison avec le général André Bach, chef du service historique de l’armée de terre de 1997 à 2002, qui a été auditionné par le Comité central en février 2010.

    La question a été opportunément relancée ces dernières années, grâce à la campagne menée avec fusille-pour-l-exemple.jpgforce, depuis 2007, par la Libre Pensée, dont la LDH est proche et avec laquelle elle mène de nombreuses initiatives communes. Elle souhaite, quant à elle, qu’on ne se limite pas à une minorité de cas, les quelques 600 cas d’exécutions par fusillade après condamnation par un tribunal militaire. Il faut s’efforcer d’établir les faits sur le plus grand nombre possible des cas de fusillés pour l’exemple, y compris ceux, les plus nombreux, de militaires qui l’ont été sans condamnation judiciaire, ce qui ne peut être que le travail d’une commission dans la perspective du centenaire de 1914. Plus de 2 000 autres condamnations à mort ont été commuées en peines de travaux forcés ou « travaux publics », c’est-à-dire de déportation judiciaire dans les colonies, dont de nombreux soldats ne sont jamais revenus, tous comme d’autres, qui ont été condamnés directement à ces peines. En outre, surtout en 1917, des « mauvais sujets » (près de 2000 hommes ?) ont été prélevés au sein des régiments « mutinés », et victimes, sans jugement, de déportation dans les colonies. D’autres soldats, tout au long de la guerre, ont été victimes d’exécutions sommaires, qui paraissent particulièrement nombreuses parmi les étrangers engagés volontaires et les troupes coloniales.

    Par ailleurs, sa connaissance du droit lui apprend que, pour ce qui est des condamnations prononcées, seule une grâce peut être collective (qui dispense de l’exécution de la peine, sans lever la condamnation). Une loi d’amnistie n’efface pas une condamnation. L’acte de réhabilitation ne peut pas relever d’une loi. Une loi peut en revanche installer, en le motivant par une reconnaissance civique et morale, un processus qui conduirait à des réhabilitations judiciaires. La réhabilitation judiciaire, qui implique l’annulation des condamnations, ne peut être que le résultat d’une série de décisions individuelles qu’une commission peut préparer, en transmettant à la Cour de cassation un ensemble de cas qu’elle aura examinés, en vue de la levée des condamnations prononcées sans nouveau jugement, comme dans le cas de son arrêt Dreyfus. Cela seul peut assurer une véritable réhabilitation, permettre l’inscription « mort pour la France » sur les registres d’état-civil, et encourager, si cela n’a pas encore été fait, celle de leur nom sur les monuments aux morts.

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    1484930_10668810-fusillsbis-20111101-r140d.jpg?article=20111101-1001484930&aaaammjj=20111101De nombreuses familles veulent savoir ce qu’il est advenu durant cette guerre à leurs ancêtres mobilisés qui n’ont pas eu la mention « mort pour la France ». 140 000 militaires français morts durant la guerre n’ont pas eu droit à la mention « mort pour la France ». Pour permettre que la vérité soit dite sur le plus grand nombre possible de faits et qu’intervienne le plus grand nombre possible de réhabilitations correspondant à toutes ces injustices, la LDH demande donc qu’une commission installée par une loi puisse donner aux familles le maximum de renseignements sur les circonstances de la disparition de soldats qui étaient leurs aïeux et permette que les condamnations arbitraires soient effectivement cassées sans renvoi.

    Pour éviter toute réponse réductrice et limitée, qui refermerait ce dossier avant même qu’il ait été étudié et rendu public, l’objectif d’une telle commission serait de s’efforcer de faire la lumière sur le plus grand nombre possible de ces faits. Une telle commission pourrait rassembler des historiens, des juristes, des représentants d’associations et du Service historique de la Défense, pour examiner les cas soumis par des familles, des associations ou que des travaux de recherche auraient révélés. Au-delà de la reconnaissance politique pleine et entière de ce qui reste une honte pour l’armée française, telle est la demande que formule, pour sa part, la Ligue des droits de l’Homme, en liaison avec des historiens et des représentants d’associations d’anciens combattants.

    20 août 2012