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migrants - Page 8

  • Pour un accueil digne et respectueux des droits fondamentaux des étrangers en France

    Publié à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés le 20 juin 2016

     Près de 60 millions de personnes étaient déplacées, demanderesses d’asile ou réfugiées à la fin de l’année 2015 selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés : un chiffre sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.

    En France, un peu plus de 80 000 personnes ont sollicité l’asile en 2015. Si les premiers mois de l’année 2016 indiquent une augmentation relative (+23%) de ces demandes, ces chiffres sont sans commune mesure avec l’ampleur du défi et des efforts fournis par des pays tels que le Liban, la Turquie ou d’autres pays en d’Afrique.

    S’il faut reconnaître les efforts déployés par le Gouvernement français pour renforcer les capacités d’accueil proposées aux réfugiés et demandeurs d’asile, ces mesures sont très insuffisantes et ne permettent pas à la France d’honorer ses engagements : non hébergement de nombreuses personnes demandant l’asile, délai de plusieurs mois pour accéder à la procédure, dégradation de la qualité de l’accompagnement, persistance de campements indignes, etc.

    A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, nous demandons une nouvelle fois au gouvernement de prendre les mesures à la hauteur de la situation, de respecter ses engagements internationaux, et de favoriser l’accueil dans la dignité et de manière pérenne des personnes contraintes à fuir la guerre et les persécutions. Face à une Europe frileuse qui se ferme et se replie sur elle-même, la France doit montrer la voie en apportant une réponse courageuse et humaniste.

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  • Adeline Hazan dénonce les conditions de déplacement et de rétention des migrants de Calais

    Il s'est créé à Calais un point de fixation de migrants venant d'horizons différents, mais souhaitant tous rejoindre l'Angleterre. Cette situation n'est pas nouvelle, mais les autorités gouvernementales ne proposent aucune solution à ce problème, laissant pourrir la situation aux détriments de tous. La justice a récemment condamné l'Etat pour manquement à ses devoirs, en particulier pour ne pas mettre en place des services minimums d'hygiène (enlèvement des ordures ménagères, accès à l'eau, équipement en toilettes).

    IMAGE_20080318_82085.jpgLe ministère de l'Intérieur organise des départs forcés, dans des conditions que dénonce la la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL). C'est Adeline Hazan qui occupe ce poste, après avoir été battue aux dernières élections municipales. L’ancienne députée européenne et ancienne maire PS de Reims est aussi juriste de formation : elle dresse un réquisitoire sévère de la gestion politique de ce dossier.

    Voici des extraits de son site, dans lesquels elle dénonce certains faits et elle recommande qu'il soit mis fin à ces procédures.

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  • Migrant, réfugié : défiance ou solidarité ?

    La section de Vouziers de la Ligue Des droits de l'Homme organise le vendredi 4 décembre 2015 une  soirée débat sur le thème :

    Regards croisés sur l'autre

    Migrant, réfugié : défiance ou solidarité ?

     

    Avec Edris ABDEL SAYED

    Sociologue, Docteur en Sciences de l’Education, auteur, formateur de formateurs
    Chercheur à l’université de Lille, Directeur pédagogique régional de l’association Initiales
    Animateur du Réseau Mémoire et Histoire de l'Immigration

    La soirée débat se déroulera au FJEP/CS de Vouziers, 15 rue du Champ de Foire,à partir de 20 heures 30.

    Elle sera précédée à 18h30 de l'assemblée générale de la section locale de la LDH, et un buffet convivial sera proposé à partir de 19 h 45 pour faire la liaison entre les deux moments de cette soirée. Pour le buffet, la réservation est nécessaire. La participation demandée est de 10€. Réservation et inscription jusqu’au 1er décembre à l'adresse suivante  ldhvouziers@orange.fr 

     

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  • Calais : l’Etat sommé par la justice de protéger les droits des réfugiés et migrants

    Communiqué d'Amnesty International le 03/11/2015

    Le 26 octobre 2015, aux côtés de requérants soudanais, érythréen, irakien, afghan, Médecins du Monde et le Secours Catholique ont déposé devant le tribunal administratif de Lille un recours en urgence pour dénoncer le non-respect de plusieurs droits fondamentaux. Nous avons soutenu cette procédure en intervenant volontairement dans cette affaire.

    Nous saluons la décision de justice du 2 novembre 20115 qui reconnaît la situation d’urgence sur le bidonville de Calais et les insuffisances des autorités publiques. Grâce à cette décision, l’Etat est contraint de prendre des mesures rapides pour protéger les droits des réfugiés et migrants.

    Plusieurs atteintes aux droits étaient soumises à la justice : le droit au respect de la vie, le droit à la dignité humaine, le droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, le droit d’asile.

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  • Jungle de Calais : l'appel des 800

    L’appel de Calais

    Depuis des semaines, de nombreuses associations sur le terrain cherchent à alerter l’opinion publique des épouvantables conditions de vie réservées aux migrants et aux réfugiés de la jungle de Calais.

    Cinq à six mille femmes, hommes et enfants, épuisés par un terrible voyage, laissés à eux-mêmes dans des bidonvilles, avec un maigre repas par jour, un accès quasi impossible à une douche ou à des toilettes,une épidémie de gale dévastatrice, des blessures douloureuses, des abcès dentaires non soignés. Et les viols des femmes. Les enfants laissés à eux-mêmes dans les détritus. Les violences policières presque routinières. Les ratonnades organisées par des militants d’extrême droite.

    Jusqu’à quand allons-nous nous taire ?

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  • Accueil de migrants, Buzancy aussi.

    On sait maintenant que les Ardennes devraient accueillir prochainement une centaine de migrants, dans le cadre du plan national. A Vouziers, une association s'est crée récemment pour pouvoir être réactif le jour où des migrants seront présents sur le secteur. Actuellement, il n'y a pas de certitude sur la date d'arrivée, ou sur le nombre de personnes susceptibles de venir. Mais il sera difficile d'organiser tout dans l'urgence, d'autant qu'il n'y a pas beaucoup d'expériences concrètes dans ce domaine. C'est d'ailleurs pour cela que les plus grosses villes sont concernées en priorité, car elles disposent de plus de moyens humains et matériels.

    Les migrants auront autant besoin de solidarité humaine que de conditions matérielles adaptées, c'est pour cela que le monde rural peut apporter sa contribution au mouvement national.

    C'est ainsi qu'une réunion publique s'est déroulée lundi à Buzancy pour faire le point sur cet accueil éventuel.

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  • À Norrent-Fontes (Pas-de-Calais), mettre à l’abri les réfugiés est un délit

    Appel commun (voir la liste des signataires sur le site de la LDH)

    Prétendant abroger le délit d’aide au séjour irrégulier[1], dit délit de solidarité, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, affirmait : « Notre loi ne saurait punir ceux qui, en toute bonne foi, veulent tendre une main secourable. »[2] Or les modifications introduites dans la législation ne suppriment de fait pas le délit de solidarité[3]. Devenu premier ministre, le même a déclaré le 16 septembre dernier, pour commenter la décision française d’accueil sur le territoire national d’une partie des réfugiés qui frappent depuis des semaines aux portes de l’Europe[4] : « Il faut du cœur, bien sûr, mais un cœur intelligent. »[5]

    Six cent maires et élus locaux disposés à prendre en charge des demandeurs d’asile dans leur ville ont récemment été conviés par le ministre de l’Intérieur à une réunion très médiatisée, où on les a assurés du soutien de l’État dans cet accueil. Le préfet Kleber Arhoul, nommé coordinateur, s’est notamment vu confier le mandat d’être « à l’écoute des initiatives citoyennes »[6].

    Au même moment, les citoyens qui s’organisent pour essayer d’offrir les moins mauvaises conditions possibles aux exilés qui passent dans leur commune ont quelque raison de s’interroger sur ce qu’est l’« intelligence du cœur » prônée au sommet de l’État…

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