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migrants - Page 7

  • A Calais, la guerre des lieux et des horaires

    Communiqué de "l'auberge des migrants"

    Tous les soirs, les forces policières sont présentes sur le lieu de distribution de nourriture : « Vous avez une heure ». Dans le jeu du chat et de la souris, les exilés et les associatifs ont droit à une heure durant laquelle ils peuvent dire « pouce ».


    A Calais, la lutte continue

    Pourtant, les associations ont remporté le référé-liberté contre l’arrêté « anti-nourriture » de la mairie de Calais. Cette victoire juridique avait permis d’obtenir l’autorisation de distribuer de la nourriture dans la Zone Industrielle des Dunes, lieu de vie d’une grande partie des exilés présents à Calais.

    Le nombre d’exilés continue à augmenter, avec de nouvelles arrivées quotidiennes et une diversité croissante des âges et nationalités. En conséquence, de nouveaux lieux de vie sont apparus, disséminés dans les contours extérieurs de la ville et dans les parcs du centre.

    Pour répondre aux besoins, les associations ont mis en place un point de distribution fixe dans  la ZI des dunes pour le déjeuner et le dîner, et des maraudes pour couvrir les autres lieux. Autour de ces points de distribution, de nouvelles actions se développent, pour offrir aux exilés des consultations médicales, du soutien psycho-social, ou encore de l’information sur leurs droits.

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  • Frontière franco-italienne : des contrôles aux frontières du droit

    Publié le 08.02.2017 par Amnesty International

    Notre récente enquête à la frontière entre la France et l’Italie révèle que les contrôles sur place portent atteinte au droit d’asile et ne respectent pas la législation française. Des révélations accablantes alors que la justice française doit se prononcer sur la situation de Cédric Herrou pour « délit de solidarité ».

    Une mission d’observation dans les Alpes-Maritimes, réalisée du 19 janvier au 26 janvier 2017, a permis de dresser un constat précis des violations de la France à l’encontre des réfugiés qui franchissent la frontière franco-italienne.

    Les autorités n’appliquent pas les garanties et ne respectent pas les droits des personnes qu’elles contrôlent à la frontière. Le plus souvent, les renvois vers l’Italie sont organisés sans formalités, dans des conditions qui laissent penser que tout pourrait très bien être organisé de façon à ce que les personnes ne puissent exercer leurs droits.

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  • Nous combattrons le projet de Donald Trump visant à fermer les frontières des Etats-Unis

    Communiqué d'Amnesty International le 27 01 2017

    Le président Donald Trump a signé plusieurs décrets relatifs à l’immigration, prévoyant notamment l’édification d’un mur à la frontière mexicaine, la construction de nouveaux centres de détention et la suppression des financements fédéraux accordés aux villes sanctuaires.

    Nous combattrons ce dangereux projet avec tous les moyens dont nous disposons.  Ce mur reviendrait à dire que les personnes qui viennent de l’étranger, en particulier d’Amérique latine, doivent être craintes et évitées – or, c’est totalement faux.

    Les membres et sympathisants d’Amnesty International USA vont demander au Congrès de protéger les personnes en quête d’asile, y compris celles qui fuient des violences en Amérique latine. Nous ne laisserons pas le président Donald Trump créer des camps de réfugiés le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, comme nous l’avons vu en Grèce, en Australie et dans d’autres pays.

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  • Un insupportable harcèlement dans la vallée de la Roya

    Communiqué LDH

    Cédric Herrou, interpellé pour la troisième fois depuis le mois d’août, est actuellement en garde à vue. Une fois de plus, il lui est reproché de venir en aide à des migrants en grande détresse dans la vallée de la Roya. Le soutien dont il a bénéficié lors de son procès à Nice, le 4 janvier, montre qu’il est devenu la figure emblématique d’un large mouvement de solidarité envers des femmes et des hommes que la guerre ou la pauvreté ont jetés sur les routes de l’exil, au péril même de leur vie. Rappelons aussi que parmi ceux qui sont aidés par les habitants de cette vallée, il se trouve des mineurs dont la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance ne devrait poser aucun problème, conformément aux engagements internationaux pris par la France.

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  • « Mise à l’abri » des migrants de Calais : pis-aller ou respect des droits ?

    Communiqué LDH

    L’Etat a engagé à nouveau le démantèlement de la « jungle » de Calais.

    La Ligue des droits de l’Homme ne peut que s’interroger sur la préparation, les modalités et la finalité de cette opération qui intervient, à Calais et ailleurs, après une période de répression souvent brutale à l’encontre des migrants et parfois des militants et bénévoles qui leur viennent en aide.

    En amont, peu d’efforts ont été faits pour établir un diagnostic fiable de la situation des personnes et trouver des solutions adaptées. Ainsi les mineurs n’ont pas été mis sous protection et ceux d’entre eux qui souhaitent rejoindre un membre de leur famille en Angleterre ne le pourront toujours pas et reviendront si on les éloigne de Calais. La France n’a ni tenté de renégocier la gestion de sa frontière avec le Royaume-Uni, ni envisagé de ne plus appliquer le règlement Dublin III qui fait peser une menace d’expulsion sur les migrants qui sont entrés dans l’Union européenne par des pays bien peu généreux en ce qui concerne les demandes d’asile.

    Les migrants qui sont en voie d’évacuation, de leur plein gré pour les uns, par la force pour d’autres, sont emmenés vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis sur l’ensemble du territoire. Il faut saluer à cet égard tous les maires, les élus locaux et les citoyens qui se sont engagés pour que cet accueil puisse se réaliser, malgré les campagnes xénophobes et les réactions hostiles fomentées ici et là.

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  • Emmaüs demande le report du démantèlement de Calais

    Communiqué d'Emmaüs France le 10.10.2016

    La date du 17 octobre semble se confirmer pour le début des opérations de démantèlement de la Jungle à Calais. Si Emmaüs a toujours considéré que la mise à l’abri des occupants de ce bidonville était une question d’urgence nationale, le mouvement considère que les conditions ne sont pas réunies pour une opération humanitaire efficace. C’est pourquoi Emmaüs France demande le report de l’opération pour garantir la prise en charge de chacun dans le respect de ses droits et de sa dignité.

    Il y a deux semaines, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse ont promis aux associations que chaque habitant du bidonville serait relogé et qu’un diagnostic commun préalable serait effectué pour identifier les situations particulières. A une semaine du démantèlement annoncé, rien n’a été fait, ce qui rend caduque l’espoir d’une opération véritablement humanitaire.

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  • Réfugiés : le piège libyen

    Communiqué d'Amnesty International [01/07/2016]

    Nos équipes ont pu s’entretenir avec 90 réfugiés et migrants, dans des centres d’accueil italiens. Ils avaient tous traversé quelques mois avant la Méditerranée depuis la Libye. Tous ont subi des violences de la part des trafiquants, de bandes criminelles ou encore de groupes armés. 

     

    Pour arriver en Libye, les réfugiés et les migrants doivent traverser le désert. Là, ils sont déjà entre les mains de trafiquants sans scrupule. Et pour celles et ceux qui fuient la Corne de l’Afrique (Érythrée, Somalie…), le passage par le Soudan est obligé pour rejoindre la Libye, à travers le désert. 

    Paolos, 24 ans, Erythréen a vu une personne abandonnée en plein désert.

    Nous avons vu [les trafiquants] jeter un homme [en dehors du camion] dans le désert. Il était encore en vie. C’est une personne handicapée. »

    Paolo, Erythréen

    Ahmed, 18 ans, Somalien, a demandé de l’eau aux trafiquants pour des Syriens qui avaient besoin de boire. Il a été battu pour cela.

    Le premier Syrien est mort de soif. Il était jeune, peut-être 21 ans. Après, [les trafiquants] nous ont donné de l’eau, mais un autre Syrien est mort aussi, il n’avait que 19 ans. »

    Ahmed, Somalien

    Une fois arrivés en Libye, les réfugiés et les migrants restent entre les mains des trafiquants ou sont vendus à des bandes criminelles. Ils sont enlevés, battus, torturés, exploités par leurs geôliers.

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