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italie

  • Des navires de guerre italiens pour repousser les réfugiés au lieu de les protéger

    Publié le 02.08.2017 par Amnesty International.

    En proposant de déployer des navires de guerre pour patrouiller dans les eaux territoriales libyennes, les autorités italiennes cherchent à se soustraire à leur obligation de secourir les réfugiés et les migrants en mer et d'offrir une protection à ceux qui en ont besoin.

    Il est prévu que six navires soient déployés pour aider les garde-côtes libyens à intercepter et renvoyer les réfugiés et les migrants en Libye, où ils seront exposés à de terribles violations des droits humains. Il est probable que les militaires italiens soient autorisés à recourir à la force contre les passeurs et les trafiquants, et les réfugiés et les migrants pourraient se retrouver pris entre deux feux.

    Au lieu d'envoyer des bateaux pour aider à sauver des vies et offrir une protection à des réfugiés et des migrants désespérés, l'Italie prévoit de déployer des navires de guerre pour les repousser vers la Libye.

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  • Frontière franco-italienne : des contrôles aux frontières du droit

    Publié le 08.02.2017 par Amnesty International

    Notre récente enquête à la frontière entre la France et l’Italie révèle que les contrôles sur place portent atteinte au droit d’asile et ne respectent pas la législation française. Des révélations accablantes alors que la justice française doit se prononcer sur la situation de Cédric Herrou pour « délit de solidarité ».

    Une mission d’observation dans les Alpes-Maritimes, réalisée du 19 janvier au 26 janvier 2017, a permis de dresser un constat précis des violations de la France à l’encontre des réfugiés qui franchissent la frontière franco-italienne.

    Les autorités n’appliquent pas les garanties et ne respectent pas les droits des personnes qu’elles contrôlent à la frontière. Le plus souvent, les renvois vers l’Italie sont organisés sans formalités, dans des conditions qui laissent penser que tout pourrait très bien être organisé de façon à ce que les personnes ne puissent exercer leurs droits.

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  • Battisti ne sera pas extradé

    Cesare Battisti a été condamné en son absence en Italie, pour des faits remontant à plus de trente ans.

     

    L'Etat italien refuse de tourner la page de ces années noires, et veut que le Brésil expulse Battisti.

    La France, après avoir donné sa parole, est revenue sur son engagement, et a voulu le livrer à l'Italie. 430826226_f5d7020252.jpgC'est pour cela qu'il s'est réfugié au Brésil. Le président Lula a pris la dernière décision de son mandat en refusant la demande de l'Italie. La situation de Battisti avait  amené à la création d'un comité de soutien, dans lequel Fred Vargas a été très active. Voici sa réaction aux dernières informations venant du Brésil :

     

     

    Auteure à succès de romans policiers, Fred Vargas a très activement soutenu la cause de Cesare Battisti lorsque, vivant en France, il était menacé d'extradition vers l'Italie.

    Elle a salué dans un communiqué "l'exceptionnelle sagacité" du président brésilien qui selon elle "a su s'élever au-dessus dy climat passionnel pour prononcer la non extradition de Cesare Battisti, en se basant sur des éléments factuels, juridiques et humains".

    "Nous espérons que la libération de Cesare Battisti adviendra dès lors le plus rapidement possible", ajoute-t-elle.

    Condamné par défaut en 1993 dans son pays à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres commis en 1978 et 1979, il se dit innocent.

    Cesare Battisti appartient à la centaine de militants d'extrême gauche italiens des années 1970 qui avaient reconstruit leur vie en France dans les années 1990, sous la protection du président François Mitterrand.

    Une dizaine d'années plus tard, le gouvernement français avait décidé de remettre en cause cette promesse de ne pas les poursuivre et de donner suite à des demandes d'extradition italiennes.