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actualités Ardennes - Page 102

  • Electrolux Revin : une lueur d'espoir ?

    Le groupe suédois Electrolux a validé les conclusions de la réunion qui s'est tenue à Paris le 11 mars.

    Si le groupe confirme son intention de quitter le site ardennais, il a pris des engagements qui donnentel3.jpg un peu d'air aux ouvriers du site ardennais. Electrolux maintiendrait la production à Revin jusqu'à l'arrivée d'un repreneur. Mais tous n'ont pas confiance dans la parole des dirigeants d'Electrolux. Et aucune garanti n'existe sur les intentions d'un éventuel repreneur. Beaucoup d'incertitudes donc, dans ce dossier dont l'issue positive est vitale pour Revin et son bassin d'emploi, où la situation économique est plus que préoccupante.

    Voici le communiqué de presse du ministère du redressement productif :

    Arnaud MONTEBOURG, Ministre du Redressement productif a présidé le 11 mars 2013, à Bercy, une table ronde réunissant les élus du territoire, les représentants de l’Etat, les représentants du personnel et les dirigeants européens du groupe Electrolux, pour faire le point du projet «niVer», dédié à la recherche de pistes de solutions industrielles internes pour le site de Revin (Ardennes)
    Après un cycle de réunions de terrain, animées par le Préfet des Ardennes et de réunions à Bercy conduites sous l’égide des cabinets des Ministres du Redressement productif et du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, cette réunion a clôturé la période de 3 mois, retenue pour mener à bien ce projet.
    A l’issue de cette table ronde, au cours de laquelle ont été présentées les conclusions du projet «niVer», la Direction d’Electrolux s’est déclarée confiante dans sa capacité à trouver, avec ses salariés, une solution viable pour le site de Revin.
    Dans cet esprit, les engagements suivants ont été pris par la Direction d’Electrolux, afin de permettre la continuité d’une activité industriellesur le site de Revin:
    · Electrolux qui souhaite rechercher un repreneur industriel pour l’usine de Revin, s’engage à ne quitter le site qu’à l’issue de sa reprise effective.
    D’ici là, la production du modèle « Top loader » de machine à laver le linge, produit phare du site, sera poursuivie à Revin.
    · Parallèlement, les deux nouveaux produits « haut de gamme», la hotte aspirante et le chauffe-eau, issus des travaux du projet niVer, seront industrialisés et mis en production dans les meilleurs délais, par Electrolux

    Le Ministre a souligné les efforts réalisés et a salué l’implication exemplaire de tous dans le cadre du projet niVer. Il a invité les partenaires sociaux à poursuivre le dialogue engagé pour trouver un accord autour dumaintien d’une activité durable sur le site de Revin.
    Le principe d’une nouvelle table-ronde, à Bercy, dans les 2 mois, a été retenu, afin de prendre connaissance du projet industriel d’Electrolux pour le site de Revin.

  • "L'Union" "L'Ardennais" : le groupe Rossel met en place ses hommes et sa stratégie

    Le groupe belge Rossel a racheté  les journaux du pôle Champagne-Ardenne et Picardie au groupe Hersant qui connaissait de grosses difficultés financières.

    Le groupe belge compte bien restructurer à sa manière les titres achetés, et en faire des valeurs GroupeRossel.jpgrentables. Il a déjà mis ses hommes en place, à la tête des sociétés. Le site du groupe nous confirme que :

    "Dans le cadre de l'exécution des accords intervenus entre le Groupe Rossel et le Groupe Hersant Media le 28 décembre dernier, relatifs à l'acquisition par le groupe Rossel des activités de presse quotidienne régionale en Champagne-Ardenne et Picardie, les assemblées générales des différentes sociétés du pôle Champagne-Ardennes-Picardie (CAP) se sont tenues ce lundi 14 janvier afin de mettre en place les nouveaux organes de direction."

    (...)

    "L'ensemble de ces sociétés de la région Champagne-Ardenne sont aujourd'hui regroupées sous une seule et même société faîtière, ayant son siège à Reims et directement détenue par le Groupe Rossel."

    (...)

    "Le SA Journal l'Union, principale société de ce nouveau pôle CAP, sera présidée par M. Michel Nozière. Sa direction générale a par ailleurs été confiée à M. Daniel Hutier qui dirigera également les autres sociétés du pôle."

    Le journal "Le Monde" nous apporte un éclairage sur la stratégie du groupe :

    Le groupe belge, qui avait déjà failli reprendre les journaux du pôle CAP en juin 2012, n'a pas renoncé à le restructurer. "Il faut accompagner les mutations nécessaires dans le domaine social, souligne Bernard Marchant, administrateur délégué (PDG) de Rossel. La France a pris du retard par rapport aux mutations qui ont eu lieu dans le nord de l'Europe."

    Les chiffres n'ont pas changé par rapport à juin 2012. Il s'agit toujours de supprimer 230 postes sur 620. "Ce qui change, c'est la façon d'y arriver, assure M. Marchant. Nous avons un peu plus de temps devant nous. Nous nous sommes donnés trois mois pour mener à bien les discussions avec les partenaires sociaux."

     Dans ce même article, Bernard Marchant, administrateur délégué (PDG) de Rossel, déclare : "Nous 1000970-Boa.jpgsommes une société familiale qui a toujours mis en avant son indépendance financière" . "Notre mode de fonctionnement est de nous développer par étapes successives, de digérer et de consolider nos acquisitions avant de croître"

    Nous voilà pleinement rassuré, nous n'avons pas affaire à des requins de la finance. La méthode employée s'apparente plus à celle du boa constrictor, mais est-ce vraiment une information rassurante ?

  • En cas d'urgence médicale, appelez le 15

    Si le numéro à appeler reste identique, la prise en charge des urgences médicales évolue pour notre secteur.

    Depuis le premier janvier 2013, l'ARS a modifié les secteurs de garde médicale. Pour le Vouzinois, unArdennes.jpg premier secteur regroupe les cantons d'Attigny de Tourteron de Vouziers du Chesne et de Machault. Un deuxième secteur comprend les cantons de Monthois, de Buzancy et de Grandpré.

    Les modalités ont également changé, puisque le médecin généraliste de garde ne le sera plus après minuit. Pour la période "nuit profonde" qui va de 24 h à 08 h, c'est le Smur qui sera chargé d'assurer les urgences, que celles-ci soient de gravité moyenne ou importante.

    A moyen terme (2 ou 3 ans ?), une nouvelle évolution est programmée. Il est prévu de ne laisser qu'un seul secteur pour le Vouzinois, qui regrouperait donc les huit cantons. L'ARS justifie ces choix par la nécessité d'avoir des secteurs avec au moins 25 médecins participant au tour de garde, avec une proportion de 55% de moins de 55 ans. Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, seuls 23 médecins participent à la garde médicale sur le secteur prévu à moyen terme. Seront-ils encore aussi nombreux dans quelques années : on peut raisonnablement en douter. Faudra-t-il alors agrandir à nouveau le secteur ?

    Les patients qui devront trouver un médecin de garde auront de plus en plus de kilomètres à parcourir, ce qui n'est pas simple pour beaucoup.

  • Le 9 mars contre le nucléaire

    chaine2013-entete.jpg

     

    Voir le site d'organisation(cliquez ici)

     

    La chaîne suivra un axe principal entre la Défense et Bercy, relié à des grandes boucles dans le quartier de St Lazare et rive gauche. Cette chaîne formera des encerclements autour des lieux de pouvoir où se prennent les décisions sur le nucléaire.

     

    Différentes thématiques seront abordées sur les points de rassemblement, pour comprendre le rôle de chacune de ces institutions dans la politique nucléaire. Des animations et interventions auront lieu en lien avec ces thèmes.

     

    Chaque point de rassemblement est pris en charge par une ou plusieurs organisations membres de la plateforme.

     

    Départ en car depuis CHARLEVILLE MÉZIÈRES - 08logo-sdn.gif
    Via : RETHEL


    Lieu du rendez-vous : Place de l’hôtel de ville de Mézières
    Départ le :
    09/03/2013 à 08:00
    Retour le :
    09/03/2013 à 18:00 (arrivée prévue à : 20:30)
    Nombre de car(s) réservé(s) :
    1
    Tarif : 20 euros
    Infos complémentaires : portable communiqué ultérieurement.

    Les horaires et prix sont susceptibles de changer suivant le transporteur.
    Groupe/association : sortir du nucleaire Ardennes
    Contact pour réservation : Muriel MARTIN
    Tel : 0324320187

  • Chômage : tout près du "record"

    Ce jour sont publiés les chiffres du chômage, chiffres officiels de fin janvier 2013.

    Comme l'indique la DARES qui met en ligne ces chiffres, il faut les prendre avec une certaine prudence.  251830.jpgNous l'avons souvent dit, une variation sur un mois ne veut pas dire grand chose, des modifications administratives ou conjoncturelles pouvant influencer les résultas. Ainsi pour janvier un mode de calcul a changé, avec une probable influence à majorer la hausse. Mais celle-ci est cependant réelle et vient confirmer une tendance  qui existe depuis près de deux ans.

    Voici les chiffres nationaux :

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 3 169 300 en France métropolitaine fin janvier 2013. Ce nombre est en hausse de 1,4 % par rapport à fin décembre 2012 (+43 900). Sur un an, il croît de 10,7 %. Cette augmentation est en partie liée aux modifications des règles de gestion des radiations administratives. En l’absence de réforme, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A se serait établi à 3 148 200 en France métropolitaine fin janvier 2013, soit une hausse par rapport à fin décembre 2012 de 0,7 % (+22 800). L’augmentation aurait été de 10,0 % sur un an.

    (...)

    Au total, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C s’établit à 4 680 200 en France métropolitaine fin janvier 2013 (4 967 500 en France y compris DOM). Ce nombre est en hausse de 1,3 % (+60 800) au mois de janvier. Sur un an, il augmente de 9,8 %. En l’absence de réforme des règles de gestion des radiations administratives, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C se serait établi à 4 656 200 en janvier 2013 en France métropolitaine, soit une hausse par rapport à fin décembre 2012 de 0,8 % (soit +36 800). L’augmentation aurait été de 9,2 % sur un an.

     

    Nous en sommes donc à pratiquement 5 millions de chômeurs constatés, avec un rythme d'augmentation qui approche les 10 % l'an.

    Pour la région, les constats ne sont pas meilleurs. Voici les chiffres de la Dirrecte :

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établit à 69 308 en Champagne-Ardenne, fin janvier 2013. Ce nombre est en hausse de 1,0 % par rapport à la fin décembre 2012 (+ 713). Sur un an , il croît de + 14,4 % . Cette évolution est en partie liée aux modifications des règles de gestion des radiations administratives. En l’absence de réforme de ces règles, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A se serait établi à 68 948 en Champagne-Ardenne fin janvier 2013, soit une hausse par rapport à fin décembre 2012 de + 0,5 % (+353). L’augmentation aurait été de 13,8 % sur un an.

    Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de - 0,6 % à + 2,2 % en janvier 2013 par rapport à fin décembre : Ardennes (+ 1,3 %), Aube (+ 2,2 %), Marne (+ 0,7 %), Haute-Marne (- 0,6 %).

    (...)

    1783460277.jpgEn Champagne-Ardenne, le nombre des demandeurs d’emploi de catégories B et C s’établit à 34 609 fin janvier 2013. Ce nombre augmente de 2,6 % (+ 882) au mois de janvier (+ 5,9 % sur un an).

    Au total, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C s’établit à 103 917 en Champagne-Ardenne fin janvier 2013. Ce nombre est en hausse de 1,6 % (+ 1 595) par rapport à décembre 2012. Sur un an, il augmente de 11,4 %. En l’absence de réforme des règles de gestion des radiations administratives, le nombre de demandeurs d’empoi de catégorie A, B, C se serait établi à 103 498 en janvier 2013 en Champagne-Ardenne, soit une hausse par rapport à fin décembre 2012 de + 1,1 % (+ 1 176). L’augmentation aurait été de 10,9 % sur un an.

    Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C varie de + 0,9 % à + 2,1 % en janvier 2013 par rapport à fin décembre : Ardennes (+ 2,1 %), Aube (+ 2,1 %), Marne (+ 1,1 %), Haute-Marne (+ 0,9 %).


    Il ne faut ques les Ardennes se plaignent, elles ont la zone franche pour créer de l'emploi : encore merci à Jean-Luc Warsmann et à Benoit Huré pour ce dispositif qui se montre si efficace.

  • Le prochain ciné d'Attac 08 :Le Grand Retournement

     

    Le-Grand-Retournement.jpg

    Un film de Gérard Mordillat

       
       

    Avec François Morel, Jacques Weber, Edouard Baer, Patrick Mille
    D’après la pièce de Frédéric Lordon
    « D’un retournement l’autre. Comédie sérieuse sur la crise financière »

      Mardi 26 Mars 2013 20H00  
     

    Cinéma Métropolis | 6 rue de longueville à Charleville-Mézières

    Synopsis :

    C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adaptée de la pièce de Frédéric Lordon cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…

    Extrait de l'entretien avec G Mordillat :

    Le livre est paru en mai 2011. Entre-temps, la situation politique a changé. En avez-vous tenu compte ?


    Les acteurs, Frédéric Lordon et moi-même étions d’accord sur le fait qu’il n’y avait aucun réaménagement à opérer. Que ce serait une erreur de vouloir coller à l’actualité. La mise en cause de la politique néo-libérale d'un gouvernement de droite l’est encore aujourd’hui - et peut-être de façon beaucoup plus cruelle - sous un gouvernement de gauche. La force de l’analyse de Frédéric Lordon, c’est qu’elle traverse le temps. La critique que l’on peut faire aujourd’hui des institutions bancaires, de la Banque Centrale Européenne, de l'asservissement du politique à l’économie est tout aussi fondée qu'elle l'était il y a trois ans. La question qui se pose, et qui se posera à ceux qui verront le film en 2013 : comment se fait-il qu’un gouvernement socialiste élu par une majorité populaire poursuive une politique économique et financière au détriment absolu des intérêts de ses électeurs ?

  • Pourquoi poursuivre une mauvaise idée ?

    Les Ardennes, à l'exception du Rethelois et du canton de Machault, bénéficient d'un classement Bassin d'Emploi à Redynamiser (B.E.R).

    Un décret de février 2007 fixe les critères retenus pour être bénéficiaire de ce classement B.E.R :

    - le taux de chômage, au sens du Bureau international du travail, au 30 juin de l'année 2006 ;
    - la variation annuelle moyenne de la population sans double compte entre les recensements de 1990 et decarte-zone-franche.png 1999 ;
    - la variation annuelle moyenne de l'emploi total entre 2000 et 2004 telle qu'elle ressort des statistiques publiées par l'Institut national de la statistique et des études économiques.

    Malheureusement notre secteur répond à ces critères. Pour les entreprises, un investissement dans les Ardennes  entraîne une exonération des cotisations sociales, de l'impôt sur les sociétés, de CET et de taxes foncières pendant une durée pouvant aller jusqu'à 7 ans. Mais les résultats sont loin d'être présents. De Givet à Nouzonville, de Mouzon à Vouziers, en passant par Charlevillr ou Sedan il difficile de voir les unités industrielles ou les emplois créés!

    Le secteur de Rethel qui est en dehors du dispositif s'en sort plutôt mieux. Il serait temps de tirer le bilan de cette décision, dont le coût en perte de revenus pour l'état et les collectivités locales n'est pas supportable en face des résultats.

    Pourtant,  Benoit Huré souhaîte prolonger une nouvelle fois le dispositif (il devait se terminer le 31 décembre 2011, et a donc été prolongé de deux ans).

    Voici un extrait d'un communiqué daté du 15 février 2013 de l'agence News Press " il faut encore la faire connaître aux décideurs économiques, et cela demande de la patience entre le temps d'information et celui de la prise de décision ferme pour une implantation dans les Ardennes.

    Les entreprises ont peu de temps pour monter leur projet, puisque le dispositif du BER doit s'éteindre à la fin de l'année.

    D'où la demande du président Huré de le prolonger pour que les efforts de promotion du dispositif et des Ardennes portent leurs fruits !"

    Si les entreprises ne sont pas au courant au bout de 6 ans, on peut s'interroger sur les capacités de communication du Conseil Général.

    L'échec de ce dispositif est lié à des problématiques bien plus complexes qu'un simple retard de communication. Pour de multiples raisons, les Ardennes n'ont pas réussi à s'adapter aux mutations macro-économiques : on pourrait écrire des livres à ce sujet.

    On peut cependant tirer une conclusion évidente de cette tentative ratée : la baisse du coût du travail n'est pas la solution miracle qui va créer de l'emploi, ni dans les Ardennes ni ailleurs.