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avortement

  • Pologne : femmes et filles mises en danger

    Communiqué d'Amnesty International le 30.09.2016

    Depuis le 21 septembre, une nouvelle loi sur l’avortement est en débat au Parlement polonais, son adoption se traduirait par une interdiction quasi-totale de l’avortement. En Pologne mais aussi en France la société civile se mobilise : dimanche 2 octobre, nous participerons à une manifestation devant l’ambassade de Pologne à Paris pour dénoncer ce projet de loi. 

     Enceinte à l’âge de 11 ans, une jeune fille violée par son propre père n’aura d’autre choix que de mener sa grossesse à terme. De même, une femme qui risque fortement de mourir en couches ou d’accoucher d’un bébé mort-né, ne pourra pas demander d’interrompre sa grossesse. Voilà les conséquences d’une nouvelle loi qui est débattue au Parlement polonais depuis le 21 septembre et contre laquelle nous nous élevons avec d’autres organisations de la société civile, notamment en manifestant devant l’ambassade de Pologne ce dimanche 2 octobre à 15h.

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  • Irlande : l'avortement fait toujours d'elles des criminelles

    Communiqué d'Amnesty International

    Notre rapport, Ce n'est pas une criminelle. La loi sur l'avortement en Irlande et ses conséquences, relate des cas choquants dans lesquels les autorités irlandaises ont privé des femmes et des jeunes filles des soins médicaux dont elles avaient besoin pour donner la priorité à la vie du fœtus – qui est protégée par un amendement ajouté à la Constitution irlandaise en 1983. 

     

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  • Quand Jacques Bompard prend la moitié de l’humanité pour ce qu’elle n’est pas

    Communiqué LDH.

    Sous prétexte de rendre à l’avortement son « caractère exceptionnel », Jacques Bompard a déposé une proposition de loi obligeant les femmes à entendre les battements de cœur du fœtus avant de pratiquer une IVG. Cette proposition de loi prétend, de plus, imposer aux femmes un discours moralisateur et catholique sur la vie, la conception et la mort, et exonérer de toutes poursuites les organisations opposées à l’avortement, organisations dont on connaît les pratiques violentes.

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  • Avortement : une catastrophe en Espagne

    Communiqué LDH
    Depuis des années, nous souhaitons une vraie loi-cadre contre les violences faites aux femmes, en nous inspirant du modèle espagnol.

    En 2010, le gouvernement Zapatero avait vaincu les conservatismes en donnant aux femmes espagnoles le droit à l’avortement. Il avançait ainsi dans le sens de la Déclaration et du Programme d’action internationale de Pékin, qui réclamait en 1995 « la reconnaissance et la réaffirmation expresses du droit de toutes les femmes à la maîtrise de tous les aspects de leur santé, en particulier leur fécondité ».


    Aujourd’hui, cette Espagne mitoyenne, si proche de nous, qui vient pratiquement de supprimer le droit des femmes à l’interruption volontaire de grossesse, est brutalement renvoyée en arrière. Sur fond de crise économique et sociale, les idées traditionalistes et familialistes l’ont emporté.

    Cette véritable catastrophe, qui renvoie les femmes à un statut d’inférieures, menace de se répandre en Europe. Les extrêmes droites entendent constituer un lobby européen anti-avortement et mener une propagande active, de l’Espagne à la Pologne, à l’Irlande et aux autres pays de l’Union.

    La Ligue des droits de l’Homme exprime sa solidarité aux femmes et aux hommes qui, en Espagne, combattent aujourd’hui la perte d’une liberté fondamentale. En France, elle attend des partis et des candidats aux prochaines élections européennes la dénonciation claire de ce recul et un engagement en faveur du progrès de l’égalité des femmes et des hommes, qui passe nécessairement par la reconnaissance des droits spécifiques des femmes.

    Paris, le 10 janvier 2014

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  • Le Pape a dit

    Le Pape a dit beaucoup de choses ces derniers temps, qui ont choqué même des catholiques pratiquants. Sans revenir sur la réintégration des traditionalistes, il y a eu l'affaire de l'avortement de la fillette brésilienne (dans ce cas on a entendu des évêques, et un grand silence du Pape), et maintenant il y a le scandale des déclarations sur le préservatif et sur le  sida.

    Alain Jupé, qui n'est pas l'exemple de l'extrémiste impulsif, trouve qu'il y a un problème avec ce pape, il juge même qu'il "est dans une situation d’autisme total"

    Les propos du Pape sont particulièrement choquants, car il viennent d'une personne qui représente une valeur morale pour des millions de gens palm_roma_pape.jpgsur terre, et qui n'ont pas toujours accès à d'autres sources d'information. Le Pape a le droit de réprouver l'usage du préservatif, mais s'il fait état publiquement de sa condamnation dans un continent très touché par le sida, il va à l'encontre des messages de prévention que tous les spécialistes recommandent.

    De quel droit le chef d'une religion peut-il imposer à tous son opinion ou sa croyance comme des vérités universelles?

    Les propos les plus dangereux, car ayant une portée générale, ont été prononcés par l'évêque brésilien qui a excommunié la fillette violée, sa mère et les médecins qui ont pratiqué l'avortement, légal dans ce cas au Brésil . Il a dit :"la loi de Dieu est supérieure aux lois des hommes" .

    Voilà, la démocratie n'a pas lieu d'être, les guerres de religion peuvent reprendre pour faire régner la loi de Dieu (lequel ?, au fait) .

    La laïcité a pu apparaître pour certain comme un combat d'arrière garde ; elle nous protège de tous ces gens qui sont certains de détenir la vérité, et sont prêts à tout pour l'imposer aux autres.

  • L'archevêque de Recife soutenu

    On aurait pu croire que l'archevêque de Recife avait pris une position qui n'engageait que lui, en condamnant l'avortement d'une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Dans ce cas précis, la grossesse(des jumeaux) mettait gravement en péril la vie de la petite fille (35 Kg ), et au-delà de considérations théologiques sur le début de la vie, la protection de son existence est une évidence . Pas pour l'archevêque de Recife, qui l'excommunie, avec sa mère et l'équipe médicale qui les a pris en charge .

    Dans le très catholique Brésil, l'avortement est légal quand il y a eu viol, ou que la vie de la mère est en danger : les deux circonstances étaient réunies. Mais pour l'archevêque, "les lois divines sont au-dessus des lois humaines". Quelle belle négation de la démocratie, et une porte ouverte à tous les intégrismes .

    Au Vatican, la hiérarchie approuve la position de l'archevêque.Voici rapportée par "Libération" les déclarations du préfet de la congrégation des évêques :

    «C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne 2911.jpgpouvaient pas être supprimées», a déclaré Mgr Re(photo ci-contre), qui est également président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. «Il faut toujours protéger la vie, l’attaque contre l’Eglise brésilienne est injustifiée.»

    «L’excommunication pour ceux qui ont provoqué l’avortement est juste», car cette opération constitue «toujours la suppression d’une vie innocente», a commenté le préfet de la congrégation pour les évêques, notamment compétent pour élire des évêques.

     

    Voilà un homme qui sait reconnaître les vrais problèmes . On comprend qu'à l'inverse, le viol de la fillette et le risque pour sa vie n'étaient que des faux problèmes .