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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 915

  • Chine : Répression renforcée, contrôle élargi.

     

    Trois lourdes condamnations sont tombées ce mois-ci qui mettent en pleine lumière les pratiques et le sentiment d’insécurité du régime :

    Les 8 et 11 février, rejets des appels interjetés respectivement par Huang Qi (trois ans de prison) et Liu Xiaobo (onze ans) ; le 9 février, condamnations de Tan Zuoren à cinq ans de prison. La police contrôle les accès au tribunal et empêche l’entrée des sympathisants ; elle assigne les amis dissidents à résidence pendant la durée des procès.

    Le régime se défend en recourant à l’accusation de « subversion du pouvoir d’État ». Par quoi se sent-il menacé ? par la demande de multipartisme inscrite dans la Charte 08 et par la dénonciation des malfaçons techniques liées à la corruption administrative dans la construction des écoles du Sichuan où sont morts tant d’enfants sous les gravats (Tan Zuoren). Quant à mettre en lumière, comme à fait Huang Qi, des détournements de l’aide destinée à la région sinistrée, il s’agit là bien de « détention illégale de secrets d’État ».

     

    Liu Xiaobo, Tan Zuoren et Huang Qi commettent une autre faute : le premier a participé au mouvement démocratique de 1989 ; le deuxième en célèbre les mérites ; le troisième enfin a eu l’audace de publier sur son site 64tianwang (aujourd’hui fermé) des articles sur le massacre final de Tiananmen. Le pouvoir avait alors vacillé au point de devoir condamner le secrétaire général du parti.

     

    Le durcissement du régime se manifeste en d’autres domaines. Le parti essaie de mieux surveiller les informations qui circulent sur l’Internet. chine-internet-censure-L-1.jpegIl souhaite unifier le contrôle aujourd’hui fragmenté sur au moins une douzaine d’organismes. Il décrète de nouveaux règlements contraignants pour l’enregistrement des sites après avoir abandonné son interdiction des domaines individuels. Il impose aux réseaux de cybercafés des dimensions considérables qui excluent les petits entrepreneurs, refuse l’usage des pseudonymes, exige des preuves d’identité. Il se sert d’une campagne contre la pornographie pour fermer les blogs des dissidents. Enfin, il dénonce « les forces hostiles qui, dans le pays comme à l’étranger, se servent de la toile pour diffuser de la propagande réactionnaire, s’engager dans des activités criminelles, s’infiltrer dans les réseaux et se livrer à des activités de sabotage ».

     

    La fin des Jeux olympiques d’hiver porte à réfléchir sur les promesses faites pour les Jeux de Beijing en 2008. Cette année-là, selon le South China Morning Post, 1.700 personnes ont été arrêtées pour « tentative de subversion du pouvoir d’État », soit 742 de plus qu’en 2007. Allégé quelque temps pour séduire les journalistes, le dispositif de répression a été réinstallé et s’est intensifié. Quant à Jacques Rogge, élu à la présidence du C.I.O. en 2001 grâce aux voix chinoises et qui promettait la lune, il est toujours en place. La vigilance - plus ou moins sincère, plus ou moins cauteleuse - des gouvernements n’a duré qu’un seul été.

  • Le député ne répond plus

     

     

    Warsmann est un candidat à l'écoute des électeurs.

     

     

    C'est du moins ce qu'il essaye de prouver par son questionnaire destiné à faire participer les Champardennais à la construction de son programme pour les régionales.

    Personne ne pourra vérifier en quoi les contributions reçues ont été à la base du programme qu'il va nous présenter.

     

    Par contre, ce que l'on connaît, c'est la façon dont il a traité la demande des habitants de Savigny. Leur association "Défense Sud Vallée de L'Aisne" l'a interrogé au sujet du projet de barrage. En janvier, lors d'une rencontre entre une délégation de FR-02-Pommiers1.JPGl'association et le député, il avait dit son intention de mettre par écrit sa position concernant ce projet .

    Depuis, malgré plusieurs relances, ce document n'a jamais été fourni. Il est vrai que Jean-Luc Warsmann doit être assez mal à l'aise, en particulier pour justifier ses choix au Conseil Général et au sein de l'Entente Aisne-Oise (où il siège en tant que membre suppléant du conseil d'administration).

     

    Le projet de barrage à Savigny est pourtant connu de certains depuis très longtemps. L'An Vert avait informé ses lecteurs d'une relance pour le site depuis l'été 2008 (voir l'article).

    La façon dont le député-conseiller général a représenté le département à cette assemblée, l'absence d'informations dont ont été victimes les populations concernées en disent long sur sa conception de la démocratie et de la participation de la population aux projets qui la concernent.

    Là encore, un bon exemple vécu vaut mieux que tous les discours de campagne électorale.

     

     

  • Le Vouzinois privé de pain.

    Il était très difficile de trouver du pain ce matin à Vouziers.

     

    Devant la boulangerie, une queue débordait sur le trottoir. Et le boulanger de Vouziers n'avait plus de baguettes à vendre dès midi.boulangerie.jpg

    La tempête a frappé aussi le Vouzinois, heureusement avec moins de conséquences que dans l'ouest du pays. Cependant des arbres ont été arrachés en ville et sur des routes vers Chestres et Quatre-Champs et dans d'autres secteurs de l'Argonne.

    Des lignes électriques ont été rompues, privant de courant de nombreux abonnés. Parmi ceux-ci, des boulangeries, qui n'ont pas été en mesure de préparer leur fournée. D'où la foule qui s'est rabattue sur les artisans ouverts.

    Cette tempête met à nouveau en évidence notre dépendance à des réseaux (électricité, téléphone,...) qui sont souvent aériens. La neige, le froid ou le vent peuvent mettre à bas ces lignes, et désorganiser tout un pays quand les conditions défavorables se généralisent.

    Le coût de ces interruptions et des réparations est très élevé. Il serait nécessaire d'étudier, en particulier dans les secteurs boisés, la faisabilité d'un enfouissement des réseaux.

     

  • "L'Union" nous laisse sans voix

    Du journalisme comme on n'en fait plus.

     

    C'est avec des arguments et un ton particulièrement violents que le chef du service politique de notre confrère (??) L'Union s'en prend au rédacteur du blog "La voix Vouzinoise".

    La meilleure réaction dans ce genre d'attaque serait de ne pas réagir. En effet, Philippe Le Claire, comme quelques autres, a été engagé à "L'Union" pour donner une nouvelle image au journal. Et surtout lui redonner quelques lecteurs supplémentaires, car n'oublions pas que la presse écrite est un secteur qui a été touché par la crise bien avant 2009.

    Nous avions déjà dénoncé les méthodes "journalistiques" de ce monsieur en octobre dernier.

    Ses derniers écrits sur les listes (de gauche) aux régionales sont du même niveau. Qu'il utilise un ton très polémique et provocateur, c'est un h-20-1375398-1231169159.JPGpeu particulier pour un journal qui se veut celui de toute une région, et donc respectueux de tous ses habitants. Mais il est beaucoup plus grave de se permettre de présenter des faits (historiques ou actuels) de manière pour le moins contestable. Et peut-être que le moins admissible pour un professionnel est de mélanger les éléments objectifs, sensés être donnés au lecteur, à la bouillie idéologique que nous sert notre rédacteur en guise de commentaire.

    Cette démarche est bien connue des publicitaires : qu'importe le message, et n'ayons pas peur de choquer. L'important est de faire parler de soi, en bien ou en mal.

    Arrêtons donc ici de faire de la publicité pour ce monsieur. Comme nous l'avons écrit plus haut, le mieux aurait été de ne pas lui faire le plaisir de répondre à ses papiers.

    Cette note a pour objet principal de faire savoir à Frédéric Courvoisier-Clément que nous ne sommes pas surpris d'une telle attaque venant de Philippe Le Claire, et que nous l'assurons de notre soutien total. Quand des principes de base sont en cause, la solidarité ne se discute pas, les différences d'opinion existantes devenant secondaires.

     

     

  • Prévention des inondations

    Réunion-débat Par "Nature et Avenir".

     

    La dynamique association de Rethel organise la semaine prochaine une conférence dont le thème est en pleine actualité.

    logo.gifLa question de la prévention des inondations sera abordée de manière générale. Un représentant du bassin "Seine Normandie" sera présent. Il s'agit d'un établisement public, dont la mission est la gestion de l'eau sur un territoire cohérent.

    Voici comment elle se présente sur son site :

    L'Agence de l'eau Seine-Normandie est un Etablissement Public du ministère de l'écologie dont la mission est de financer les actions de protection des ressources en eau et de lutte contre les pollutions.

    Conformément à son programme d’intervention arrêté par le comité de bassin, elle accorde des aides financières sous forme de subventions et d’avances aux collectivités locales, industriels, agriculteurs, associations qui entreprennent des travaux pour mieux gérer les ressources et lutter contre les pollutions. Les aides proviennent des redevances qu’elle perçoit en application du principe de réparation des dommages à l'environnement.


    Nul doute que la question de la prévention des inondations dans le secteur de l'Aisne et de l'Oise sera abordée.

    Ce sujet a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois, en particulier en réaction à la propositions de l'Entente Aisne-Oise de construire un barrage à Savigny. Cette idée a été combattue par les habitants, et le préfet a demandé une nouvelle étude. Celle-ci devra tenir compte des remarques et inquiètudes qui ont été soulevées lors du débat récent.

     

    La réunion se tiendra à la

    Mairie de Rethel

    Mardi 02 mars à 18 heures

     

     

     

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  • Echec de l’enfouissement des déchets radioactifs en Allemagne : des leçons à tirer pour la France

     

     

    Un communiqué du réseau "Sortir du nucléaire"



    L’ancienne mine de sel d’Asse, dans le Nord de l’Allemagne, qui accueille depuis plus de 40 ans des déchets nucléaires de faible et moyenne activité à vie longue (FAVL et MAVL) est à nouveau au cœur d’un scandale passé sous silence en France. Dès les premiers dépôts, ce « centre de recherche modèle », présenté comme parfaitement étanche, était déjà sujet à des infiltrations d’eau. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de photo_1263577795109-1-0.jpg12 m3 d’eau qui pénètrent chaque jour dans la mine ; des affaissements ont déjà eu lieu, les galeries fragilisées menacent de s’effondrer sur les déchets et la saumure dans laquelle baignent les fûts risque à moyen terme de contaminer les nappes phréatiques et les sols d’une région entière. Notons enfin la présence de 28 kg de plutonium (dont 10 microgrammes suffisent à tuer un être humain) au milieu des déchets de faible et moyenne activité… La catastrophe est imminente, plus seulement pour d’hypothétiques générations futures, mais dans les décennies à venir !

    Devant cet état de délabrement dénoncé depuis des années par les populations locales, le Ministre de l’Environnement et de la Sûreté Nucléaire Norbert Röttgen (CDU, conservateur) préconise comme réponse provisoire de retirer de l’ancienne mine les 126 000 fûts, dont on ignore l’état de corrosion. Dix années au moins seront nécessaires pour cette opération, dont le coût est estimé par les autorités à 3,7 milliards d’euros. Les associations appellent à mettre en œuvre au plus vite cette option, la « moins pire de toutes ». Toutefois, elles soulignent que le problème des déchets n'en sera pas réglé pour autant, et continuent de dénoncer une gestion irresponsable.

    40-14-asse1.jpgFace à cette impasse avérée, comment peut-on raisonnablement préconiser une prolongation de la durée de vie des réacteurs, et donc entériner la production de nouveaux déchets ? Pour une part croissante de la classe politique allemande, un tel choix serait anticonstitutionnel. Le Ministre Norbert Röttgen a d’ailleurs réaffirmé la nécessité de remplacer au plus vite (d’ici 2020) le nucléaire par les renouvelables. Cette déclaration trouve écho jusque dans les rangs de la CDU, qui plaidait pourtant pour la prolongation de la durée de vie des réacteurs il y a encore quelques mois.

    Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle les autorités françaises à tirer les leçons de l’expérience allemande, pour éviter, tant qu’il en est encore temps, de s’engager dans une option promise à l’échec :

    - Fermer le site de Bure prévu pour l’enfouissement des déchets radioactifs en grande profondeur, afin d'éviter des pollutions incontrôlables et irrémédiables

    - Annuler le projet de centre d'enfouissement pour les déchets dits "FAVL", prévu pour être également implanté dans l'Est de la France

    - Et surtout, arrêter la production des déchets par l’arrêt de la construction de nouveaux réacteurs et une décision de sortie du nucléaire dans les plus brefs délais.

  • Demandez le programme

    Le surplace va-t-il durer encore longtemps ?

     

    Vous avez peut-être déjà vu ces courses de vitesse en cyclisme sur piste. Les coureurs font souvent un long surplace en équilibre sur leur vélo, car chacun souhaite partir en deuxième position, pour surprendre l'autre au moment du sprint.262815-0036.jpg?t=5629

    Cette curieuse manoeuvre est en train de se produire dans la compétition électorale actuelle. J-P Bachy et J-L Warsmann ne veulent pas dévoiler leur programme, de peur d'être copié ou attaqué par l'autre.

    A quelques jours du scrutin, on peut lire sur le site de J-P Bachy :

    Enrichit (sic) sans cesse de nos rencontres jusqu’au moment de sa divulgation, le projet que nous présenterons pour l’avenir des Champardennais reste ouvert à vos contributions, il vous suffit pour cela de nous les faire parvenir à l’adresse suivante: projet@laregionenmarche.fr

     


    Sur le site de J-Luc Warsman, il est annoncé :

     

    Pour mobiliser les énergies de notre région il nous faut bien sûr un projet audacieux et ambitieux, à la hauteur des difficultés que nous traversons. Nous vous avons proposé de vous donner la parole pour participer à la construction de ce projet.

     

    937513-0053.jpg?t=2592On comprend que la consultation est terminée, mais le projet audacieux n'est toujours pas connu.

     

     

    La campagne électorale est en fait ouverte depuis longtemps, la campagne"officielle" démarre également : les panneaux électoraux sont posés dans les rues de Vouziers.

    Il est difficile d'admettre qu'à la date d'aujourd'hui, les deux principaux candidats ne dévoilent pas leur programme. Cette tactique de retardement fait le jeu de la politique spectacle au détriment du débat de fond.

    La politique française devient de plus en plus une histoire de personnes et de moins en moins un débat d'idées. Le régime présidentiel est pour beaucoup dans cette dérive.

    On peut regretter que la façon dont se déroule ces élections régionales aille dans le même sens : Bachy contre Warsmann , en laissant à la confrontation des projets une place plus que réduite.