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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 734

  • Syrie : les massacres continuent

    Le conseil de sécurité de l'ONU n'a toujours pas voté de résolution sur la Syrie, et la guerre civile fait chaque jour de nouvelles victimes, en particulier dans la population civile.

    Le veto de la Russie et de la Chine constitue un véritable droit de tuer pour le dictateur en place àManifestations-a-Alep-en-Syrie-le-26-mai_scalewidth_630.jpg Damas.

    Malgré cela, l'opposition semble se renforcer et les zones de combat s'étendent à tout le pays. L'armée reste fidèle à Assad, mais il existe de nombreuses défections de soldats qui rejoignent les troupes de l'opposition. Deux événements récents montrent la vulnérabilité du régime en place : la défection d'un général de l'armée syrienne et l'attentat qui a touché le coeur du dispositif de répression.

    Amnesty International s'inquiète pour la population syrienne et demande à la Russie de s'engager pour faire cesser les violations des droits humains en Syrie :

    "(..)La Russie et la Chine ont en effet opposé leur veto à une résolution du Conseil qui proposait que le plan de paix en six points négocié par l’envoyé international Kofi Annan se décline aux termes du Chapitre 7 de la Charte des Nations unies, qui autorise le Conseil à adopter des sanctions diplomatiques et économiques contre le gouvernement syrien s’il continue de pilonner les villes à l’artillerie lourde et ne retire pas ses troupes.

    C’est la troisième fois que la Russie et la Chine exercent leur droit de veto pour bloquer les résolutions du Conseil de sécurité sur la Syrie.

    Ce veto est opposé au lendemain d’une attaque qui a tué le ministre syrien de la Défense, son adjoint et l’assistant du vice-président à Damas. Selon certaines informations, d’autres hauts représentants de l’État, dont le ministre de l’Intérieur, ont été grièvement blessés.

    Ce veto va encourager de plus belle les parties au conflit qui ordonnent ou commettent des violences et des crimes en toute impunité. (...)"

    Pétition A.I.(cliquer ici)

    Le gouvernement russe doit protéger les civils en Syrie

  • Pêche au chalutage profond : l'Europe ne doit pas être à la traine.

    La gestion de la ressource en poissons est devenue un vrai sujet de préoccupation.

    Les méthodes industrielles de pêche ont pour conséquence de ne pas permettre un renouvellement normal des stocks. Pour de nombreuses espèces, des quotas sont mis en place, voire des interdictions totales de pêche sont proclamées.

    L'Europe se dirige vers l'interdiction du chalutage profond, la décision sera effective après le vote du parlement. Voici un extrait de la réaction de Greenpeace à cette décision :

    Hier, la Commission européenne a adopté une proposition de règlement définissant les règles de gestion des pêches menées en eaux profondes. Proposition qui vise à l’interdiction de cette pratique de pêche, parmi les plus destructrices.

    Le texte propose une mesure historique : la fin d’ici deux ans (à compter de l’adoption définitive deGP03BDA_press.jpg cette réglementation) du chalutage profond ainsi que l’interdiction de la pêche aux filets maillants de fond.

    La Commission reconnaît aujourd’hui que le chalutage profond est une pratique destructrice pour les océans, et les habitats marins vulnérables, destruction dont l’étendue n’est pas encore connue aujourd’hui.
    La proposition de la Commission met aussi l’accent sur le fort taux de prises accessoires du chalutage profond : entre 20 et 40% des poissons et autres organismes marins capturés ne sont en fait pas les espèces visées, et donc rejetés à la mer directement, morts ou mourants. Enfin, la Commission admet aujourd’hui l’inefficacité des mesures prises jusqu’à présent et souhaite mettre fin à cette pratique destructrice.

    (...)

    Quelles conséquences pour la flotte française ?

    Le ministre Cuvillier déclarait, dans ce même communiqué de presse ses inquiétudes pour l’emploi … Oui mais voilà : les chalutiers profonds français n’emploient que 1% des salariés du secteur de la pêche en France, et cette niche a été fortement subventionnée aux dépends de modèles de pêche artisanale, plus sélectifs, plus durables et plus créateurs d’emplois.
    La France est responsable de 31% des prises d’espèces de grands fonds dans l’Atlantique Nord-Est, derrière l’Espagne (38%). La flotte de chalutiers profonds français se monte à 25 bateaux, dont 12 appartiennent à la Scapêche, la flotte d’Intermarché, principal acteur du secteur.

    Les commissaires européens ont fait preuve, dans ce processus, de courage… C’est maintenant au tour du Parlement européen d’étudier cette proposition. Espérons que les députés auront à cœur, eux aussi, de transformer la politique de pêche européenne, pour pêcher moins et pêcher mieux !

  • Les Espagnols manifestent contre la rigueur

    Après la Grèce, le Portugal, l'Irlande, c'est au tour de l'Espagne de subir de plein fouet l'austérité.

    A chaque fois, la "crise" sert de prétexte pour imposer des mesures violentes contre les salariés les retraités et les chômeurs. Aucun d'entre eux n'est responsable de ce qui se passe dans les milieux de la4064449.jpg haute finance.Pourtant, les gouvernements de ces pays appliquent la même méthode qui vise en premier les plus faibles.

    Trop c'et trop et les Espagnols manifestent en masse contre la brutalité des mesures prises par le gouvernement de droite, pourtant récemment élu.

    Voici un extrait du compte-rendu de la manifestation par la RTBF :

    "Si tu veux gagner, lutte sans relâche", "Rajoy nous vole", "Je veux un Noël", proclamaient de petites pancartes. D'autre portaient ce seul mot "NO" illustré d'une paire de ciseaux, symbole de ces nouvelles coupes budgétaires qui ont déclenché la colère de tout le pays.

    Car le malaise des Espagnols, déjà soumis à de lourds sacrifices dans un pays en récession, étranglés par un chômage de près de 25%, est monté d'un cran face à ce nouveau tour de vis.

    Le plan annoncé le 11 juillet par le chef du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy, pour répondre aux exigences de Bruxelles, prévoit 65 milliards d'euros d'économies jusqu'en 2014, via notamment une hausse de la TVA, la suppression cette année de la prime de Noël pour les fonctionnaires, équivalente à un mois de salaire, et une baisse des indemnités chômage.

  • les ex-Ardennes Forge condamnés à rembourser leurs indemnités

    Les salariés d'Ardennes-Forge avaient obtenu des indemnités suite à leur licenciement.

     

    En appel, ces indemnités sont revues fortement à la baisse (de 12.000 à 3.000 €), et les voila sommés de rendre l'argent. Deux ans après, cela sera très difficile de le faire, alors que beaucoup n'ont retrouvé de travail. Cette décision de la cour d'appel serait motivée par une prise en charge différente de l'ancienneté : les années passées chez Thomé-Génot ne seraient pas prises en compte.

    Voici un lien vers le reportage de FR3 qui montre dans quelle situation dramatique se retrouvent ces ouvriers.

    Reportage FR3(cliquer ici)

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  • EHPAD de Vouziers : rien n'est encore fait

    A Vouziers, deux projets d'EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) se sont montés en parallèle.

    Pour le privé, la société ORPEA cotée en bourse et leader dans le domaine a choisi le haut de gamme et s'implante à Condé les Vouziers. La construction est  bien avancée, et les chambres sont déjà proposées à la vente. L'accès des personnes relevant de l'aide sociale ne sera pas possible.

    Le projet public, porté par le centre hospitalier de Vouziers puis le GHSA depuis le regroupement avec Rethel, est bien antérieur dans l'idée de sa réalisation. Il faut bien dire que les conditions dans lesquelles sont logées les personnes âgées dans les bâtiments actuels sont à la limite de l'acceptable.

    Mais la direction de l'hôpital n'a jamais réussi à monter un dossier solide et réaliste. Soit l'architecture n'allait pas, soit le financement n'était pas assuré et quand il l'était presque totalement, le projet n'était pas prêt.

    Actuellement on en est pratiquement à reprendre tout à zéro mais mais les problèmes s'accumulent. Le GHSA a de très grosses difficultés financières ( un déficit cumulé de 10 millions d'euros) et ne se trouve pas en capacité de dégager un auto-financement. Quant à emprunter dans ces conditions, c'est la galère assurée.

    Le pré-projet envisage une implantation dans l'enceinte de l'hôpital. Pour mener à bien l'entreprise, il faudrait démolir les bâtiments actuels des consultations externes et de l'ancienne maternité.  Mais l'architecte des bâtiments de France s'y oppose, et son accord est un point de passage obligé.

    Devant tous ces retards les co-financeurs s'impatientent. L'Etat gardera-t-il longtemps en réserve la somme promise pour cet EHPAD ? Les temps sont plutôt durs en ce moment, et cela ne risque pas de s'améliorer dans les années à venir.

    Le département des Ardennes se situe parmi les collectivités les plus en difficulté pour boucler son budget. Qu'en sera-t-il de sa participation? On peut rester optimiste, mais il ne faut pas rêver tout de même.

    Tout cela nous fait penser que les personnes âgées du secteur devront probablement attendre un certain nombre d'années avant de voir leur sort s'améliorer. Seront-elles nombreuses à avoir une santé suffisante pour vivre jusque là ? On peut leur souhaiter de connaître de conditions de fin de vie meilleures, mais pour le moment, elles passent leurs derniers jours dans des conditions bien peu dignes.

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    "La résidence", EHPAD de Vouziers

  • Les Japonais contre le nucléaire

    Après la catastrophe de Fukuschima, toutes les centrales atomiques ont été stoppées au Japon.

    Le gouvernement souhaite en remettre en fonctionnement, mais se heurte à une opposition massive des Japonais.

    Après l'autorisation du redémarrage d'une première centrale, une manifestation a réuni des dizaines de milliers de personnes. Voici le compte-rendu repris du site de Radio Canada.

     

    Les organisateurs ont affirmé que 170 000 personnes ont convergé à proximité du parc Yoyogi, dans la capitale japonaise, pour participer à l'un des rassemblements les plus importants depuis l'accident nucléaire de Fukushima. La police avance le chiffre de 75 000 manifestants.

    En fin de matinée lundi, des milliers de petits groupes ont déployé de grandes banderoles verticales recouvertes de slogans. Le rassemblement a rapidement pris des allures de fête en plein air.

    « Je veux rendre un Japon propre à mes enfants et à mes petits-enfants », a indiqué Akiko Ichakawa, une retraitée venue d'une autre région du pays pour exiger la fin du nucléaire.

    « Un accident nucléaire a des conséquences ineffaçables et marque à jamais le territoire. C'est pour ça qu'il faut arrêter d'utiliser cette énergie », a expliqué Satoshi Kobayashi, père de deux jeunes enfants qu'il a amenés « pour les sensibiliser » à l'enjeu.

    Depuis quelques mois, des manifestations rassemblent des dizaines de milliers de personnes à Tokyo tous les vendredis.

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  • Automobile : pour une alternative sociale et écologique

    La décision de Peugeot de fermer des sites de production et de licencier massivement illustre malheureusement de façon exemplaire le fonctionnement de l'économie dans une logique libérale.

    Les hommes ne sont pas au centre du projet de l'entreprise, les ouvriers ne sont qu'une variable d'ajustement du profit souhaîté.

    Rappelons que le plan de PSA ne touche pas seulement Aulnay et Rennes, mais aussi Charleville où la fonderie doit perdre plusieurs dizaines d'emplois,sans compter la sous-traitance.

    Voici un communiqué des"Alternatifs" sur ce sujet.

     

    Communiqué des Alternatifs du 13 juillet 2012

    Les conférence sociales passent, et passe l’illusion de compromis entre le capital et le travail. L’annonce par le groupe PSA du plan de redéploiement de ses activités en France remet les pendules à l’heure.

    Les restructurations d’activités et les suppressions d’emplois vont peser très lourdement sur les intérimaires et la sous traitance, comme sur les salariéEs de nombreux sites (8.000 emplois menacés).

     

    L’arrêt de la production sur le site d’Aulnay touche au cœur un bassin d’emploi de Seine-Saint-Denis déjà fortement affecté par le chômage. Il est vrai que les traditions syndicales et les capacités de mobilisation des salariéEs du site sont assez mal vues par la direction, et que la localisation de l’établissement laisse espérer quelques plus values foncières.

    Le plan de licenciements chez PSA oblige à une réponse alternative :

    -oui, le maintien de milliers d’emplois ouvriers au cœur de la Seine Saint Denis est nécessaire

    -non, les milliers de suppressions d’emplois chez PSA ne sont pas acceptables
    -oui, la production automobile doit avoir sa place dans une agglomération mondiale comme la région Ile-de-France
    -non, il n’est plus acceptable que des entreprises bénéficiaires dans la durée, et rétribuant largement chaque fois que possible leurs actionnaires, se défaussent sur l’Etat et les collectivités territoriales dès qu’apparaissent des difficultés
    -oui, il est indispensable d’engager dès à présent une reconversion sociale et écologique du secteur automobile, sauf à considérer la fuite en avant comme une issue raisonnable
    -non, cette reconversion ne pourra pas se réaliser en respectant la logique patronale.

    PSA-Aulnay-sous-bois.jpgLe premier enjeu est de combattre la précarité du travail, celle, structurelle, des intérimaires, celle subie par les salariéEs victimes de plans de licenciements. La garantie du revenu des travailleurs, la sécurisation de leurs parcours professionnels doivent être assurées par une caisse solidaire financée par des prélèvements sur la spéculation financière et une contribution socialisée des grandes entreprises.

    Le second enjeu est l’intervention des salariéEs et de leurs organisations syndicales : droit de veto suspensif sur les plans de licenciements, droit d’expertise contradictoire en vue de construire des projets alternatifs. Le troisième enjeu est la reconversion du secteur automobile : reconversion portée par les collectifs de travail, en lien avec les collectivités territoriales, pour répondre aux urgences écologique et sociale

    -Une localisation des activités de production limitant les déplacement de main d’œuvre et de marchandises
    -Des activités productives à empreinte écologique réduite
    -Un recentrage sur les transports collectifs et des véhicules individuels durables, à faible consommation énergétique, peu polluants, mais aussi la diversification des activités sur les sites.

    Un débat démocratique doit aussi être engagé sur une réorganisation des activités sociales (travail et autres) qui réduise la dépendance individuelle à l’automobile.

    Le patronat du secteur automobile refusera sans doute la multiplication des " contraintes" sociales et écologiques.

    Se pose donc clairement la question de l’appropriation sociale publique de l’outil de production, sous le contrôle des salariéEs et en lien avec les usagers et les pouvoirs publics.

     

    Une appropriation sociale d’un secteur au cœur des enjeux d’avenir pour la reconversion de l’économie, le devenir de la planète et la justice sociale.