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macron - Page 3

  • « Cette crise sociale s’enracine au plus profond d’un présidentialisme vertigineux »

    Tribune de Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH, publiée dans La Croix.

    Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la LDH (Ligue des droits de l’Homme), juge durement le rapport entretenu par le président Emmanuel Macron à la démocratie. Une vision très « aristocratique » du pouvoir qui s’enracinerait dans un présidentialisme daté.

    On s’épuiserait à détailler la somme des dégâts provoqués par l’entêtement – le mot est faible – d’Emmanuel Macron à maintenir son projet de réforme sur les retraites. Le dialogue politique est dévasté, le dialogue social piétiné, les élus méprisés, les syndicats insultés, l’opposition populaire renvoyée au statut de « foule » en recherche d’« émeute » tandis que la police renoue dans les villes de France avec les mauvaises méthodes mises en œuvre contre les gilets jaunes, les écologistes, les syndicalistes…

    Il faut ajouter au tableau un gouvernement en sursis et un président de la République largement délégitimé tant en France qu’à l’étranger. Même s’il retire son projet, ce qu’il devrait évidemment faire, la crise restera patente, globale et surtout, très incertaine quant à ses issues. Elle doit certes beaucoup à la personnalité du président, même si elle vient de loin. Elle s’enracine au plus profond d’une Constitution (dotée) d’un présidentialisme vertigineux mais elle a pris en quelques semaines une dimension paroxystique.

    Le « J’assume » présidentiel, asséné au-dessus d’un champ de ruines, dit d’ailleurs l’essentiel en deux mots. Un seul aurait d’ailleurs suffit pour exprimer la somme des mécanismes qui défigurent l’image de la République et alimentent une crise institutionnelle aux retombées plurielles – démocratique, sociale, voire républicaine. Pourtant, en rester au stade de l’étude de la psyché d’Emmanuel Macron reviendrait à ignorer son soubassement politique et la dynamique de blocages ainsi « assumés », comme par tant d’autres présidents ces dernières décennies.

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  • Vers la retraite à 64 ans?

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    Dessin d'Aurel pour Politis

  • Les portraits d’Emmanuel Macron mazoutés devant le Parlement européen pour dénoncer son bilan climatique

    Strasbourg, 19 janvier 2022. Alors qu’Emmanuel Macron inaugure la présidence française de l’Union européenne, des activistes d’Action non-violente COP21 ont plongé des portraits officiels du président dans du simili-pétrole aux abords du Parlement européen pour dénoncer son bilan climatique et social désastreux. Soutenus par Greenpeace France et les Amis de la Terre, ils pointent le sabotage climatique du quinquennat d’Emmanuel Macron et le scandale de ses pratiques de greenwashing au service des lobbies et de la finance. Une douzaine d’actions similaires ont lieu en ce moment partout en France.

    Ce matin à Strasbourg aux abords du Parlement européen, peu avant le discours d’inauguration de la présidence française de l’Union européenne (PFUE), les portraits présidentiels d’Emmanuel Macron sont réapparus, près de trois ans après les premiers décrochages dans les mairies par le mouvement Action non-violente COP21 [1]. Les activistes les ont brandis tête en bas et plongés dans un fût de simili-pétrole. Des banderoles “Sabotage climatique : Macron coupable” en français et en anglais ont été déployées pendant que les porte-paroles ont dressé le bilan désastreux d’Emmanuel Macron en matière de lutte contre le dérèglement climatique. L’action s’est terminée juste avant l’intervention des forces de l’ordre qui ont évacué les activistes. Les portraits mazoutés ont été abandonnés sur place.

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  • Citoyen, citoyenne ...

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    Dessin de Herrman pour Le Monde

  • Le président Macron s’apprête à recevoir al-Sissi sur fond de répression en Égypte

    Publié le 02.12.2020 par Amnesty International.

    Avec seize autres organisations, nous appelons Emmanuel Macron à faire pression sur le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour exiger la libération des défenseurs des droits humains, avant sa venue en France.

    Le président français Emmanuel Macron devrait faire pression sur le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour que ce dernier agisse sur le front des violations des droits humains avant sa prochaine visite à Paris, notamment pour qu'il libère les activistes et défenseurs des droits humains détenus arbitrairement, ont déclaré 17 organisations le 2 décembre 2020.

    Le président al-Sissi doit arriver à Paris le 7 décembre 2020 pour une visite de deux jours, trois semaines seulement après que les agences de sécurité de son gouvernement ont réprimé l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), l'une des dernières organisations indépendantes de défense des droits humains dans le pays, en arrêtant trois de ses directeurs. Ces arrestations ont apparemment eu lieu en représailles directes à une réunion entre l'EIPR et des diplomates étrangers, dont la mission française au Caire, début novembre. L'Égypte détient aussi arbitrairement Ramy Shaath, un défenseur des droits égypto-palestinien réputé, marié à une Française, depuis plus d'un an sans procès.

    La diplomatie française, au plus haut niveau, fait depuis longtemps preuve d’indulgence pour la répression brutale du président al-Sissi contre toute forme de dissidence. C'est maintenant ou jamais que le président Macron doit tenir son engagement affiché en faveur des droits humains en Égypte.

    Si l'Égypte ne libère pas les activistes et défenseurs détenus arbitrairement avant cette visite, et si ceux qui les emprisonnent injustement sont récompensés par des ventes d'armes et des éloges, les conséquences pour ce qui reste de la communauté des droits humains en Égypte seront dévastatrices et l'engagement du président Macron envers les droits fondamentaux en Égypte sera discrédité, ont déclaré les organisations.

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  • Comment Macron a choisi son Premier Ministre

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    Dessin de Coco pour Charlie-hebdo

  • G7 : Les portraits de Macron marchent dans Bayonne malgré l’interdiction

    Communiqué d'ANV-COP21 le 25.04.2019

    La « marche des portraits » pour le climat a réuni plus de 900 personnes au cœur de la ville malgré l’interdiction de manifestation liée à la tenue du G7 à Biarritz. A 10h00 du matin, des portraits officiels du président Macron réquisitionnés dans tout l’Hexagone et recherchés par les forces de police et de gendarmerie de toute la France ont surgi dans le centre ancien de Bayonne. Une conférence de presse a dressé un bilan sévère de la politique climat du gouvernement Macron, et a dénoncé le fossé immense entre ses discours internationaux sur le climat et ses décisions concrètes en France. Un grand nombre de journalistes, dont beaucoup de médias étrangers, ont couvert la marche et la conférence de presse donnée par plusieurs personnalités et spécialistes du climat. Bizi et ANV-COP21 ont en outre réussi une seconde action à Espelette, village basque visité ce même dimanche par les conjointes des 7 chefs d’Etat.

    Ce dimanche 25 août, le G7 entamait sa seconde journée à Biarritz ; à quelques kilomètres de là, dans la ville voisine de Bayonne où toute manifestation était interdite, une marche des portraits de Macron a démarré dès 10 h du matin. Plus de 900 personnes ont bravé l’interdiction et déambulé dans les rues du centre ancien ; beaucoup d’entre elles tenaient sous le bras un tableau emballé. Parmi eux, des peintures de fleurs ou de paysages, et des reproductions de Van Gogh ou de Picasso ; mais également des tableaux officiels du président Macron décrochés dans diverses mairies de France et de Navarre ces derniers mois.

    Dans le Petit et le Grand Bayonne, des fenêtres se sont ouvertes à 10h00 et des crieurs ont indiqué aux marcheurs vers où converger. Les premiers portraits de Macron apparaissent, tenus à bout de bras par des marcheurs ou des marcheuses. Ils sont brandis à l’envers, le président Macron tête en bas, pour montrer que sa politique va à l’inverse de l’impératif climatique. Une manifestation compacte se forme et défile dans le Petit Bayonne aux cris de “Et un, deux, trois degrés, c’est un crime contre l’Humanité”, “Les petits pas, les petits pas, ça suffit pas”, “Alda sistema, ez klima” (“Changeons le système pas le climat” en basque) etc.

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