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ldh - Page 59

  • Salauds de pauvres !

    En grande difficulté financière, le gouvernement fait feu de tout bois pour renflouer un peu les caisses de l'Etat.

    taxe_pauvres.gifLes exclus et les plus démunis risquent d'être les premières victimes de cette politique. A la demande de la "droite populaire"(l'aile droite de l'UMP), Xavier Bertrand veut mettre en place un fichier des allocataires sociaux. Comme si la richesse nationale dépendait de la recherche de quelques fraudeurs potentiels. Il existe de nombreux domaines où l'Etat pourrait récupérer des sommes qui seraient d'un montant nettement plus important. Il faudrait alors s'intéresser à une autre population, plus aisée financièrement. Mais cette population représente le fond de commerce électoral de l'UMP, alors il ne faut pas leur faire peur. Cette décision n'a rien d'économique, c'est un choix purement politique. Le message est : "voyez on fait plein de choses contre les fraudes, et vous vous vous doutez bien que les bénéficiaires des allocations sont les plus gros tricheurs." C'est reprendre la tactique du FN contre les immigrés "3 millions d'immigrés, c'est 3 millions de chômeurs".

    Mais entre la Droite Populaire et le FN il y a de moins en moins de différences.

    Voici la réaction de la LDH


    Communiqué LDH

    La Ligue des droits de l’Homme condamne fermement le projet annoncé par Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Santé, de la création d’« un fichier unique des allocataires sociaux avant la fin de l’année », création destinée, selon le ministre, à « renforcer la lutte contre des fraudes sociales ».

    Cette annonce vise à donner, une fois encore, des gages à la droite populaire, qui en avait fait un de ses thèmes favoris, et au-delà à l’électorat du Front national.

    Sous couvert de lutte contre les fraudes, la mesure vise à stigmatiser les plus démunis et les plus faibles comme autant de fraudeurs potentiels, tout en renforçant les instruments d’un contrôle social sans grand rapport avec l’idée de justice sociale, de justice tout court.

    Elle s’inscrit enfin dans une dynamique de multiplication de fichiers et dans une logique de leur interconnexion, lourde de périls pour les droits et les libertés tant individuels que collectifs.

  • 14 juillet :liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République

     

     

     Retrouver la République : rassemblement à Vouziers comme dans toute la France

     

     

    ldh,14 juillet,vouziersLes rassemblements organisés par le collectif « Non à la politique du pilori » le 14 juillet 2011 à Paris et dans d’autres villes de France ont permis d’affirmer la volonté des organisations, associations, syndicats et partis de retrouver les fondamentaux d’une république dévoyée par la politique du gouvernement Sarkozy.
    A Paris, en présence de Raymond Aubrac et de Charles Paperon, quelques centaines de militantes et de militants, résistants d’hier et d’aujourd’hui ont entendu les engagement pris par les uns et les autres de ne rien lâcher pour la défense des droits, de la citoyenneté et de la démocratie. Stéphane Hessel, empêché, était présent grâce à un message enregistré spécialement pour cette commémoration du 222e anniversaire de la prise de la Bastille.

    A Vouziers le rassemblement s'est déroulé le 13 juillet au parc Bellevue. Les militants et citoyens présents ont écouté le message lu par Didier Assel au nom de la section locale de la LDH.

    ldh,14 juillet,vouziers


  • Liberté, égalité, fraternité : retrouver la République

     

    La section de la Ligue des Droits de l’Homme de Vouziers, suite à l'appel que vous trouverez ci-dessous, organise un

     

     

     

    5299807865_cae3432cd3_z.jpgRASSEMBLEMENT

    le 13 juillet 2011, à 18h30

    devant l’arbre de la Liberté

    Parc Bellevue à Vouziers

     

     

     

     

     

     

     

    Communiqué LDH
    Depuis le trop célèbre « discours de Grenoble » prononcé il y a un an par le président de la République,medium_arbre_de_la_liberte.jpg se sont accumulés les propos, les décisions, les lois et règlements qui menacent, dans une dangereuse convergence avec les idées xénophobes, racistes et discriminatoires portées par l’extrême droite, les principes les plus fondamentaux de la République « laïque, démocratique et sociale » telle que la définit l’article 1er de notre Constitution.

    Des centaines de milliers de citoyens, notamment le 4 septembre 2010, ont manifesté pour dire leur refus de cette « politique du pilori », de la stigmatisation et de la peur. En ce 14 juillet 2011, pendant qu’il en est encore temps, ils le rediront dans de nombreuses villes de France en lançant un Appel citoyen pour que les élus, les candidats et les forces politiques attachés aux principes de la République fassent barrage à ce qui la défigure trop souvent aujourd’hui.

    A Paris, cet Appel sera lu publiquement, le 14 juillet à 11 heures place de la Bastille, par Raymond Aubrac, en présence d’autres initiateurs de l’« Appel des Résistants aux jeunes générations » du 8 mars 2004. Interviendront solennellement pour le soutenir des responsables au plus haut niveau d’associations (Ligue des droits de l’Homme, Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, Cimade, Ligue de l’enseignement, Observatoire international des prisons, etc.), de syndicats (CGT, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France, Union nationale des étudiants de France, etc.) et de partis politiques (Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Europe écologie-Les Verts, etc.).

    La Ligue des droits de l’Homme appelle les citoyennes et les citoyens qui veulent, eux aussi, « retrouver la République » et le manifester en ce jour particulièrement symbolique à participer à ces rassemblements, à Paris et partout où ils sont et seront annoncés sur l’ensemble du territoire.

    Paris, le 11 juillet 2011

  • Liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République

    Communiqué de la section de Vouziers de la Ligue des Droits de l'Homme

    Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l’Etat s’acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres : Roms, Gens du voyage, Français d’origine étrangère, habitants des quartiers popu-laires, chômeurs et précaires qualifiés d'« assistés »...

    De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été62185386.jpg grande ouverte à une crise démocra-tique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

    Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de la République.

    Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous.

    Parce que la République que nous voulons, c’est la République «laïque, démocratique et sociale » que proclame notre Constitution ; celle du 14 juillet 1789, du rassemblement populaire de 1936 ; celle, enfin, du Conseil national de la Résistance, la section Ligue des Droits de l’Homme de Vouziers appelle à un

     

    RASSEMBLEMENT

    le 13 juillet 2011, à 18h30

    devant l’arbre de la Liberté Parc Bellevue à Vouziers

  • Liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République

    Rassemblement le 14 juillet à 11h00, place de la Bastille à Paris et dans de nombreuses villes de France

    Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l’Etat s’acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les Gens du voyage, les Français d’origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d’« assistés »… Elles ont ressorti le vieux mensonge d’une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.

    Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de laBastille.jpg République. Aujourd’hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d’extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l’autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

    Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l’injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.

    Nous refusons cette République défigurée ; celle que nous voulons, c’est la République « laïque, démocratique et sociale » que proclame notre Constitution ; celle du 14 juillet 1789, du rassemblement populaire de 1936 ; celle, enfin, du Conseil national de la Résistance. Celle qui s’attache inlassablement à garantir à tous l’égalité en dignité et en droits, l’égale liberté, l’égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.

    C’est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.

    Deux cent vingt-deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 juillet est le dernier avant l’échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit : en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd’hui et demain.

    RASSEMBLEMENT le 14 juillet 2011, à 11h00 Place de la Bastille à Paris et ce même jour dans de nombreuses villes de France

    NON A LA POLITIQUE DU PILORI

    www.nonalapolitiquedupilori.org

  • La LDH en congrès à Reims : nos droits, nos forces !

    Communiqué LDH
    Du 11 au 13 juin, la Ligue des droits de l’Homme a réuni à Reims 350 délégués représentants les sections, fédérations et comités régionaux lors de son 86e congrès national.

     

    Un grand nombre d’invités représentant les organisations (associations, syndicats et partis politiques)P100030311.jpg amies de la Ligue des droits de l’Homme sont venus renforcer nos débats et marquer la force de notre travail en réseau.

    Le président du conseil régional, Jean-Paul Bachy, et la maire de Reims, Adeline Hazan, ont apporté au congrès leur aide et soutien politique.

    Quatre résolutions, à savoir les positions stratégiques de la LDH, ont été adoptées après débats :

    - « Penser et agir pour les droits de l’Homme dans un monde global ? » : l’actualité montre tous les jours que faire progresser ces droits n’est pas de l’ordre du souhaitable mais du nécessaire. Comme le montrent les révolutions venues du Sud, mais aussi les échecs des politiques économiques et sociales « orthodoxes », aucun développement humain durable n’est possible sans garantie effective de ces droits indivisibles et universels ;

    - « Non à la politique de la haine » : la proximité des échéances présidentielle et législative en France réduit encore trop souvent le débat politique à des manœuvres d’abord personnelles de conservation ou de conquête du pouvoir. Au centre de toutes les manipulations politiciennes des faits, la négation des droits, la désignation de l’étranger comme risque d’insécurité, l’ethnicisation des rapports sociaux, voire parfois la racialisation des caractères physiques. Alors que l’extrême droite, en embuscade, surfe sur toutes les colères et les désillusions, la LDH entend mobiliser contre la politique de la haine ;

    - « Roms, Gens du voyage" : assez de stigmatisation et de racisme » : depuis l’été 2010, les Gens du voyage puis les Roms, désignés comme boucs émissaires au plus haut niveau de l’Etat, sont en butte au racisme et à la xénophobie. Les uns sont roumains ou bulgares, les autres sont français. Tous sont citoyens européens. La LDH se bat pour leurs droits inaliénables, contre toutes les stigmatisations et les discriminations ;

    - « De la place Tahrir à la place Puerta del Sol, construire l’avenir » : les peuples et tout particulièrement les jeunes se lèvent pour faire respecter leurs droits et leur dignité en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Récemment, en Europe, des mobilisations ont eu cours face aux crises sociales et à la précarisation. La Ligue des droits de l’Homme est solidaire de ces mouvements.

    Des voeux ont été adoptés.

    Le rapport moral, le rapport du secrétaire général et le rapport financier ont été adoptés par une forte majorité des délégué(e)s des sections.

    Les adhérents ont procédé à l’élection du Comité central et du Bureau national. Pierre Tartakowsky a été élu président de la LDH. Outre celui-ci, le Bureau national est désormais constitué ainsi : Françoise Dumont, Vincent Rebérioux, Malik Salemkour et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidents ; Dominique Guibert reste secrétaire général ; Maryse Artiguelong, Nadia Doghramadjian et Tiphaine Inglebert sont secrétaires générales adjointes ; Jean-Claude Vitran devient trésorier ; Jean-François Mignard, Philippe Pineau, Michel Savy, Mylène Stambouli et Gislhaine Rivet complètent l’équipe élue. Jean-Pierre Dubois est désormais président d’honneur.

    Renforcée par cet intense moment de débats, de rencontres et de convivialité militante, la LDH, à tous les échelons, est ainsi en ordre de bataille pour la période à venir : lutter contre le racisme et la xénophobie, combattre les discriminations, gagner le combat du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales, protéger les libertés individuelles et collectives, agir pour les droits économiques, sociaux et environnementaux, soutenir au quotidien les travailleurs sans papiers dans leurs luttes… Et, bien sûr, construire « partout, un monde de tous les droits pour tous ».

     

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  • Psychiatrie : Faisons du 15 juin une JOURNÉE de REFUS

    Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme ( le 15 juin, le Sénat étudie en deuxième lecture le projet de loi sur la psychiatrie)

     

    La LDH est partie prenante du Collectif « Mais c’est un homme… » qui organise la journée du refus du « Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge »

    Nous, collectifs et organisations signataires, réaffirmons notre refus du Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge.

    Déjà inacceptable dans sa version initiale, les amendements successifs ont fini de dévoiler ses intentions premières : imposer la contrainte et le contrôle comme fondement du soin en psychiatrie. Ce n’est pas une loi sanitaire, mais une loi sécuritaire. Elle étend la contrainte à toute forme de soin en psychiatrie, de l’hôpital jusqu’au domicile. Elle prévoit en outre un « accueil » de 72 heures, véritable garde à vue psychiatrique sans droits de recours. La position soignante y est dégradée en « expertise de dangerosité », le soin relationnel est évacué. Elle est une grave atteinte aux libertés. Elle dénature la décision du Conseil Constitutionnel du 26 novembre 2010 imposant l’intervention du juge des libertés, en instituant un contrôle judiciaire au rabais. Elle met en place un authentique casier psychiatrique à vie.

    Cette loi aggravera l’état déjà misérable de l’accès aux soins en psychiatrie et de son dispositif mis à mal par les politiques qui lui sont appliquées depuis vingt ans. L’état des lieux du soin en psychiatrie est catastrophique, dénoncé de longue date, et à juste titre, par les associations de patients, de familles, et les organisations de professionnels. Cet état de fait est aujourd’hui repris par la publication de diverses inspections dans un rapport de l’IGAS. Ce rapport reprend des faits sans revenir sur les causes historiques de délitement des formations et des budgets, sans intégrer les conséquences de la mise en place de la loi HPST. Nous le combattrons dans ses conclusions et préconisations car certaines sont absurdes, instrumentalisées par le gouvernement à des fins purement sécuritaires et insultantes pour le travail des professionnels qui au quotidien luttent pour préserver la qualité de soin malgré les circonstances.

    Cette orientation sécuritaire s’inscrit dans un processus plus global de stigmatisation de populationsfou.gif désignées comme dangereuses. Loi après loi, le fou, le jeune, l’étranger, ou le chômeur…, parmi les populations les plus vulnérables, deviennent ainsi des boucs émissaires pour incarner la peur afin de masquer le démantèlement à l’œuvre des services publics et des solidarités. Ainsi, dans le soin en psychiatrie, l’équilibre est rompu entre les nécessités de soins et les libertés individuelles.

    Nous pensons qu’il est de la responsabilité de tous les citoyens et de toutes les organisations attachées au respect des droits de l’Homme d’exiger le retrait pur et simple de ce projet de loi. C’est la liberté de chacune et chacun d’entre nous qui est menacée Nous réclamons un plan de financement d’urgence pour le soin en psychiatrie, relançant les politiques de formation et donnant aux équipes les moyens d’accueillir, de soigner et d’accompagner la souffrance psychique. Nous demandons l’organisation d’un débat national, incluant usagers, famille, organisations de professionnels et élus afin de poser les bases d’une loi sanitaire, humaniste, pour la psychiatrie publique de secteur soucieuse du respect des droits des citoyens.

    Dès l’automne nous nous proposons d’ouvrir des espaces de débat pour organiser la résistance aux politiques de la peur.